BREF
agglomérés. — Les brèches osseuses sont des amas d'ossements, le plus souvent brisés, mélangés de limon de gravier, et qui se forment dans le fond et les hssures des cavernes fréquentées par les carnassiers. Ces différents matériaux sont entraînés et accumulés par les pluies tor rentielles. V. caveene.
BRÈCHE-DENT {brécli'-dan — de brèclie, et dm) adj Qui a çerdu une ou plusieurs dents de devant Jeunes filks
BRÈCHE-DENTS. Il Substantiv. : Des BRÈCHE-DtNTS
Brèche de Roland (lai, étroite gorge des P\ re nées, départ, des Hautes-Pyrénées, arrond. d Argelès i ra tiquée dans la crête des rochers qui forment 1 enceinte du cirque de Gavarnie. Selon la légende, Roland ouvrit ce défilé d'un coup de sa fameuse épée Durandal
BRECHET (elle — du kymri brysced; angl biisket poi trine) n. m. Nom vulgaire du sternum ou os du devant de la poitrine, auquel sont attachées les côtes II Partie infe rieure de cet os. (Se dit plus particulièrement des oiseau\, dans l'un et l'autre sens.)
— ■ Fam. L'estomac : Avoir mal au BRECHET (Peu usité )
— Ancienne espèce de cruche.
BRÉCHIFORME (de brèche, et forme) adj. Qui ressemble à une brèclic, qui est constitué comme le marbre de ce nom
BRECHiN, honvs d'Ecosse (comté de Forfar) sur le South Esk ; s.î'ôo hao. Fabrication de toiles, blanchisseries distilleries, chaudronneries. Autrefois, place forte et siège d'un évêché érigé en 1150. Restes d'un ancien château
BRÉCHO'lDE (de brèche, d'une roche dont la
Brecht, i
judic. d'Anve
BRÉCIN ou BRESSIN n. m. Cordage qui sert à hisser et à amener une vergue, il Corde attachée à un croc et servant à monter de la cale, ou à y descendre a la main divers petits objets. (On dit aussi bercin.)
BRECKTTE (de Breck, n. pr.) n. f. Silicate naturel de for, de chaux, de magnésie et d'alumine, trouve en Ecosse sur des morceaux de quartz enfumé.
Brecknock ou Brecon (anc. Brechima) ville d An gleterre (principauté de Galles), capitale du comle de B eck vock, au confluent de l'Honddu et de l'Usk d 800 hab Fabrication de lainages et de bas. Château fort bati par les Normands, en 1094, et détruit pendant les guerres civiles au temps de Cromwell; ruines de l'antique donjon appelé Ely Tower, qui fut la prison de Morton, évèque d'Ely, etc. — Le comU de Brecknock (ou Brecon) est neuplé de 57.000 hab., sur une superficie de 1.862 kil. carr. '
Brécourt (Guillaume, MARCotJREiU de), auteur dramatique et comédien français, Hollandais d'origine, mort en 1 685. Il joua successivement en province, dans la troupe du Marais, dans celle de Molière (1662), et au théâtre de l'hôtel de Bourgogne (1664). Brécourt jouait supérieurement certains personnages comiques. Louis XIV disait de lui qu'il ferait rire des pierres. Brécourt composa un certain nombre de comédies en vers ou en prose, toutes médiocres; entre autres : lî Feinle mort de Jodelet (l6eo) ; la Noce de village (1666); le Jaloux invisible (\6M); l'Ombre de Molière (1674). — M""* Brécourt, née Etienne des Urlis, morte en 1713, jouait les rôles de confidentes.
BRÉDA n. m. Bout de cordage volant terminé par un croc, et servant à fixer au bossoir, quand le cas l'exige, le point du vent de la
nm. de Belgique, prov., arrond ; 2.981 hab.
. nage est gris ardoisé. ^-oi et poule (rate lirtila)
BrÉDA, ville de Hollande (prov. du Brabant septentr.), ch.-l. d'arrond. et de cant., sur les rivières de Merk et d'Aa; 21.200 hab. Cette ville, dont la forteresse est aujourd'hui démantelée, était une des plus fortes de la Hollande. Siège de tribunaux de 1" instance et de commerce, école des ponts et chaussées : fabrication de tapis et lainages, brasseries estimées. Bréda, aux rues larges et bien bâties, renferme plusieurs édifices remarquables : le Vieux Château, bâti par Henri d. \',, m , i 1. N..iiveau, cjui s'élève à peu de distance, par i . , ' ' i 1 1 [ ■ < Mange ; 1 église protestante, fortcurieusr . :i(a.ause
des sculptures sur bois qu'on \ \ i m, et du
magnifique tombeau (attribué'à M i i.^ I \ii r m ,;omte Engelbert II de Nassau, gouverneur des Pa\s-Bas pour Philippe le Beau ; l'église BaintJear , un des beaux édifices religieux de la Hollande, et un hôtel de ville remarquable.
— Hisloire. Erigée en ville en 12o' Breda était uneliaron nie qui entra par les femmes dans la tamiUe de Nassau For tifioe en 1534, elle tomba par strata^cmc aux. mains des sol dats du prince de
reprise parSpinola en 1625, et prise de nouveau sur les Espagnols par Pré-
para en 1793. Plusieurs traités ont été signés à Bréda :
celui de 1575 entre les Provinces- Tombeau d'Eu^elbert II de Nassau.
Unies et l'Espagne, et celui de 1667 qui amena la paix dite de Brédn. et termina la guerre engagée entre l'Angleterre d'une ]iart, les Pays-Bas, la France et le Danemark de l'autre. Ce dernier traité se composa do deux actes distincts : par l'un, l'Angleterre et la Hollande se restituaient récijiroquement quelques conquêtes coloniales et concluaient un traite de commerce qui apportait quelques :
la sévérité de l'acte de navigation ; par l'aut rendit à Louis XIV la Nouvelle Ecosse et recouvr'a do les Antilles En iDb6 les nobles reclamant une certami tolérance religieuse et 1 abolition de 1 Inquisition a\dien signe le compiomis de Breda
Breda (la reddition dl) ou les Lances tableau de \ e lazpez au musée roi al do Madrid Ce chef dœmie re
met le prince Justin de Nassau gou\erneur de cette ville Au delà des officiers sont ranges les soldats espai^nols coilïes de chapeaux a larges bords et armes de longues pi [ues qui se détachent sur le fond bleu du ciel ce qui a tait donner a cette composition le surnom de Cuadio de l is Lan.as (tableau des Lances) ou simplement las Lanças sous lequel on la desierne en Espagne Tout a fait a droite se tient comme al écart un jeune officier dont la belle têto brune coiffée d un grand feutre a plume passe pour éti e le portrait de Velazquez lui même
Breda (quartier) nom donné au quartier de Pans dont la rue Breda et 1 église de Notre Dame de Lorette consti tuent le centre et qui fut longtemps une sorte do quartier général de la galanterie parisienne. Ouverte en 1822, sur des terrains appartenant à un particulier qui y attaclia son nom, la rue Bréda voulut donner au plus vite les apparences de la vie et du mouvement à ses bâtisses fraî-
tallé
des loyers.
(Christian-Hviid), poète dramatique danois, ïrt en 1860. Simple cultivateur, il commença 19, d'un style quelque peu abrupt, mais puises de drames où il proteste contre les abus, les vices des puissants et où l'on trouve une grandeur tragique et comique qui le firent surnommer le Shakspeare danois. Ces pièces ont été réunies sous le
BRÉDALER (du picard berdaler, gronder entre ses dents) V. n. Se dit du bruit que fait le fuseau d'un rouet à filer, quand il est percé d'un trop grand trou.
BREDBERGITE {brèd', jif) n. f. Variété de grenat ferroux-, contenant de la chaux et de la magnésie.
Brederode, ancienne famille de la Hollande, qui prit parti pour Jean d'Avesne et les Hœcks (Hameçons) contre les Kabetjaux (Cabillauds) dirigés par les Eymont. Parmi ses membres les plus connus, il faut citer : Frans van Brederode (1466-U90), qui s'empara de Rotterdam. [Assiégé peu après par le comte d'Egmont, et obligé de se rendre, il s'échappa ; mais, blessé et fait prisonnier-dans un combat, il fut conduit à Dordrecht, où il mourut) ; — Hendrick van Brederode (1532-1568), qui se joignit aux comtes d'Egmont et de Horn pour s'opposer à la tyrannie du cardinal Granvelle. Il présenta à la gouvernante des Pays-Bas, Marguerite de Parme, la requête qui donna
" isance à l'insurrection des Gueux, et signa le comprode Bréda (1566). Banni par le duc d'Albe, il mourut ?xil, en Allemagne.
BRÈDES ou BRETTES (bref — du portug. bredos) n. f. - ' - ■ iles Mlurice et de la
âécri
1 oppression,
pi. On appelle Réunion, et aux An mange cuites comme BREDI-BREDA (so Avec précipitation, co (P.
;inde, £ Europe 1
qu'il est à garants simples ou à garants doubles. II comprend deux poulies simples, et triple la force appliquée sur le garant, ou trois poulies simples et quadruple la
force, ou deux poulies simples et une double et quintuple l'elfort I On dit aussi berdindin
BREDIR V a Assembler deux pièces de cuir avec des lanicres au lieu de fil i Alêne a bredtr Alêne qui sert à percer les lentes pour le passage de la lanière de cuir.
BREDISSAGE n m Nom donné par les bourreliers à la couture iui se fait avec de la Uniere de cuir i On dit aussi
aiecles loues
— Techn V bredissage
Bredons comm du Cantal arrond et à 5 kilom. de Mjiat 8*^1 hab Carrières de pierre de taille eaux minéral s leriugineuses Eglise du xi* siècle
BREDOUILLAGE (dou llaj [Il mil ]) n m Action de bre- Icu lier paroles prononcées en bredouillant Le duc de
0 che se s ibmeigeait en BUEDOijihL^GLS (St -Sim ) BREDOUILLE (doull [Il mil ]) n f Jeux Au trictrac,
Douze 11^ j es sans que lad%ersaire ait pu en prendre 1 1 j- c marque avec un double jeton.)
il On I pj la partie bredouille.
— ^ / tille Quand un des joueurs fait de nvenus les autres en ayant pris qi I le biedouille Lorsqu'un des
1 -lueurs la t les [ :)ints sans que ses adversaires en aient
— Chass Déconfiture d un chasseur qui n a rien tué :
BRI DOi ILLF I La\all e I ^ E 1 ec eprou^é dans ce
qu on f / egoisme et sur l'in-
yiatit enel)
— Ar I un rôle sans im-
Liii dire 1 i i j i n a sur le cœur (Peu usité.)
BREDOUILLEMENT ij //[«mll])n m Action de bredouiller Le BREDOiiLLLMENT esf^jar/'ois simuie
BREDOUILLER (i/ji lie II mil ] — origine inconnue ,- vx franc, irerfc'to) v. n. Parler dune manière précipitée et peu distincte : Les auteurs comiques font souvent bredouiller leurs personnages.
— Activ. Prononcer en bredouillant : Bredouiller une
— SVN. Bredouiller, balbutier, bégayer. V. balbutucr.
BREDOUILLEUR (dou-lleur [Il mll.]i, EUSE ad]. Qui bredouille : Un pédant très bredouilleur. ii .'-iiibstantiv. Personne qui bredouille : Brmdouilleuse inst'pporfable.
Bredstedt, ville d'Allemagne (Prusse (Slesvig-Holstein)); 2.000 hab. Verrerie, manufacture de tabac.
BRÉE n. f. Garniture en fer du manche d'un marteau de forge, il On dit aussi abeas.
BrÉE (Mathiev-Ignace van), peintre flamand, né et mort à Anvers (1773-1839), alla à Paris suivre les leçons de Vincent. Il fut peintre du prince d'Orange, et directeur de l'académie des beaux-arts à Anvers. Il a laissé des tableaux historiques et allégoriques d'un coloris vif, mais faiblement exécutés : l'Entrée de Napoléon A Anvers, la Mort de Coton, Van der 'Werf au siège de Leyde, la Mort de Ru-
Breede, fleuve côtierde l'Afrique méridionale, colonie iglaise du Cap, se jetant dans la baie de Saint-Sébas-
angl
BREEDER {bri-deur — mot angl.) n. m. Turf. Eleveur, propriétaire qui s'occupe de l'élève du cheval de course.
Breemberg (Bartholomeus), peintre et graveur hollandais, né à Utrecht en 1620, mort en 1660 ou 1663. Il se
lesquels il a
placé des ruines romaines, sont savamment dessinés ; l'exécution réunit la vigueur et la déhcatesse ; les figures sont habilement peintes. Le Louvre possède six petits tableaux de Breemberg : le Bepos de la sainte Famille, le Martyre de saint Etienne, deux Vues du Campo-Vaccino et deux autres Paysages ornés de ruines. Une de ses meilleures productions est un Moïse sauvé des eaux (National Gallery).
BREF [bref — lat. brève, liste, sommaire : formé de breris, court) n. m. Dr. canon. Lettre du pape portant une décision ou une déclaration, mais ayant un caractère privé.
Il Bref taxé, Bref sous l'anneau du pécheur. Celui qui est délivré sans préface ni préambule, et qui est scellé de l'anneau du pêcheur, n Préfet des brefs taxés. Cardinal qui revoit toutes les copies et miuutes des brefs taxés.
Il Maître des brefs, Officier qui dresse les décrets du préfet de la signature, sur les minutes rédigées par le préfet des minutes.
— Fr.-maçonn. Titre ou diplôme attestant qu'un maçon possède les grades capitulaires et est rose-croix.
— Législ. Lettres de bref. Lettres de chancellerie obtenues pour intenter une action.
— Liiurg. Petit calendrier ecclésiastique, indiquant l'office de chaque jour pour chaque diocèse.iiOnditaussioRoo.
Congé ou autorisation do naviguer, il Droit lar celui à qui ce congé était délivré, n Bref de saii-
lortait assurance du navire, ii Bref de conduit, Autorisation de se faire conduire loin des écueils de la côte. Il Bref de victuailles, Autorisation d'acheter des
— Encycl. Le bref, comme la bulle, est un rescrit apostolique, émané de la chancellerie romaine ; il en diiïère en co que, s'appliquant ordinairement à des choses do moindre importance, il est moins étendu, plus court; de là son nom. En outre, le bref est toujours écrit sur papier et en italique, tandis que les bulles se délivrent sur parchemin et sont écrites en ronde ; enfin, le bref est scellé de cire rouge, et la bulle de cire verte. La langue latine est toujours employée dans la rédaction des brefs ;
Sîf^
II. brevis) adj. Court, prompt, , L'heure du plaisir est tou-
/•i!pin le Brck. (Vieux.) , luipératif : Avoir la parole