‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 324 sur 956 · BRAZZAVILLE · texte numérisé non relu

BRAZZAVILLE

émigrés de Quiboron fusillé» o

gc» Cadoudal, né au hameau do Korléono.

BRÈCHE (do l'anc. haut allem. brecha ; do brechen, rompro) n. f. Ouverture faite à on mur, & une haie, à une clôture quelconque ( se dit particulièrement d'une ouverture faite dans une enceinte assiégée; : Ouvrir une BBkcuu. Mourir sur la BRJtcUE.

— Par anal. Trouée faite ilan» une troupe d'hommes : Ouvrir une large BnfcciiE dam Ici rangs des ennemit.

— Généralom. Ouverture ou cassure produite par des fragments de matière enlevés : Faire une bbkcue daiu un pité, à une assiette, à un couteau, etc.

— Fam. Diminution, perte : Faire une brèche à sa forlune. TouteBKKcaK,encommerce,di,itse boucher. iVeniaall.)

— Fig. Lacune, vide, atteinte morale : ("est toujours sous le manteau de la religion qu'on a fait les BR^icues les plus sensibles à. lareligion. (Dupin.)

— Battre en Oréclie, Ouvrir ta brèche. Attaquer à coups do canon ou toute autre machine de guerre, pour pratiquer une brèche, il Fi^. Attaquer vivement et perler atteinte, faire du tort à : L économie politique bat es brèche tous les privilèges. (L. Faucher.) n Faire brèche. Ouvrir une brèche à coupsdecanon;FAiBKBBÈCHE(4in*un rempart n Fig.Porter atteinte, causer un domm^e, une diminution à : Les catholiques ont attaqué le monopole de l'université ; FAIRE BRiicHE. (E. Laboulayo.) — Signif. a ment. S'insinuer, arriver à s'introduire : // faut plus d'une génération de portiers pour faire brèche dans la société. (E. Augier.) n Entrer par la brèche, au fig.. Réussir, s'impo-

plus ou moins violents, ii Etre toujours

I fini par y

: brèche, 1

t de lutte

— Econ. agric. Rayon sans miel d'une ruche d'abeilles.

— Géol. Coupure naturelle dans une crête rocheuse, n Roche formée de fragments qu'un ciment naturel est venu réunir. H Brèches osseuses. V. Encycl.

^ Jeu de paume. Coup de brèche. Celui qui fait entrer la balle à l'intérieur du jeu, à proximité des encoignures.

— Navig. Perche d'environ 1",15 de longueur, qu'on emploie dans la construction des trains de bois à brûler.

— Pêch. Syn. de brège.

— Encycl. Art milit. Jusque vers la fin du xiv siècle, on ne savait faire brèche dans les murailles qu'au moyen de béliers, ou en les sapant à la base pour y pratiquer des mi7ies telles qu'on les comprenait avant l'invention de la poudre. Ensuite, on eut recours au canon, qui ne devint vraiment efficace que depuis l'emploi des boulets en fonte. Vauban fut le premier à formuler, pour l'exécution du tir en brèche, une méthode pratique, dont le principe consistait essentiellement à découper, par une tranchée horizontale et des tranchées verticales pratiquées à coups de canon, la portion de muraille qu'on voulait abattre. Cette méthode, successivement perfectionnée, fut amenée à son maximum d'efficacité par les études du capitaine d'artillerie — depuis général — Piobert, et les expériences qui aboutirent à l'Instruction sur le tir en brèche du 25 mai 1852 — que l'introduction des canons rayés n'avait pu faire modifier, malgré les expériences exécutées à 1 île d'Aix en 1863-1864 — quand, en 1870, l'artillerie allemande vint confirmer ces expériences en prouvant la possibilité, grâce au tir plongeant, de faire brèche à grandes distances et de remplacer le (ir méthodique par un (ir de démolition.

L'Instruction du n mai 1876 admit enfin quelques modifications à la méthode de 1852, ainsi que le principe du tir en brèche à grande distance, dont l'utilité fut pourtant encore longtemps contestée.

Mais, depuis qu'on sait charger les projectiles avec d© puissants explosifs, tels que la mélinite, ces discussions ont perdu tout intérêt. Le canon n'a même plus besoin do s'attaquer à la maçonnerie ; car les obus, tombant dans le parapet que cette maçonnerie soutient, suffisent à faire écrouler tout à la fois. On peut même ainsi renverser do loin la contrescarpe, aussi bien que l'escarpe.

Cette faculté de 1 artillerie permettra sans dente de ne plus recourir que très rarement, pour faire brèche, à l'emploi de la mine, procédé qui n'est applicable que de près et nécessite des travaux de forage longs, pénibles et dangereux.

La défense des brèches ne pourra pins guère se faire à l'avenir avec la même énergie qu'autrefois : le tir incessant de l'artillerie ne permettra généralement pas l'exécution des travaux auxquels on avait recours pour barrer l'ouverture faite par la brèche et arrêter les assaillants. Ceux-ci auront de même plus souvent recours à l'assaut, ou attaque de vive force, qu'à l'attaque pied à pied, exécutée à la sape sur la rampe même de la brèche, comme le voulait Vauban. Il est même très possible que les ouvrages d'une place soient bouleversés de loin

au point d'obliger leurs défenseurs à les sans attendre l'assaut. L'assiégeant n'aura plus : se préoccuper de rendre les brèches praticables^

larges et de pente assez douce ] scalade à ses colonnes ; et l'assiégé : lans l'impossibilité matérielle de* se conformer règlements qui lui interdisent de capituler

d'avoir repoussé an moins un assaut Uvré à une brèche du

corps de p^ace. V. fortificat

— Géol. 1.3, brèche est i:

as un conclo-

mérat dont les éléments .

is qu'ils sont

roulés dans le poudingu, 1

. inposent les

brèches existaient d'ab.ir

masses plus

.- sont éprouvé

des r'ii ' , ,

Il irairmenls de diffé-

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- a ressoudés pour don-

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.ompacte. Quelquefois,

lesbi.-,i..s ,..,„.„,

agglut.iu-.s par un noiiveau c.

f I . duites en fragments qui, iieui, ont produit des brèches

surcompos.'es. appelées duitblex brèches.

On distinjgue uq grand nombre de variétés de brèches: les brèches d'agate, formées de fragments de jaspe, réunis par du quartz cristallisé ou compact, ou de la calcédoine; les brèches calcaires, représentées par une foule do marbres, souvent très beaux et assez recherchés ; les brèches éruptives. généralement composées do lapilli; les brèches de friction, résultant du refroidissement et du frottement exercés sur une colonne éruptive montante par les parois du canal d'ascension (de Lapparent). Les brèches sont trachytiqucs, porphjriliques, andésitiques, basaUigues. etc.. seloû la ixature do la roche qui consûtu© les uagments

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