‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 330 sur 956 · METTE · texte numérisé non relu

METTE

BrËMULC. Ce nom, porté aujourd'hui par une forme de la commune de Gaillardbois (Eure), désignait au moyen âge la plaine qui s'étendait au pied de la colline de Verclives , '

Louis VI fut battu i du premier éditeur d'Orderic Vital a consacré penda longtemps le nom erroné de bataille de Brennemlle.

BREM [brin) n. m. Ancienne forme du mot bran, sigi fiant son ou matière fécale. (Cette forme, encore usilt sert de racine à plusieurs mots français.)

BRENACHE n. f. Ornith. V. BERNACLE, ou bernache.

Brendan iu Brandan (saint), né on Irlande en 4S4,

1,-in s i Mii\ , iiiN Lins sa patrie, et alla, suivant la légende, h.Tili.T tiiir rriraite jusqu'aux Canaries. Il existe une elation riiiiéo do ses voyages.

Brendan ou Brandan (île de Saint-), ile imagi-

aire ou, suivant la légende de saint Brendan, ce samt -lauilai^ aurait vu lo paradis. Cette île, que les cosmograli'- 'i ni \.!i iji' ont placée sur leurs globes jusqu'à la \'iM'rique (Behaim l'a marquée sur son 'I I . lies Canaries, a été cherchée par des

a-.,. ., ,1 ,111 cours du xviii" siècle. V. Behaim.

8RENECHE 11. 1. r

prosr

1,0 Lou- .Vcadé-

ùianufacturo ili-s i,uholins ot oxpu^o on 178J.

Brenet (N-icolas-Guv-.\ntoine), graveur en médailles, fils du préoédonl, né et mort à Paris (1773-1846). On lui doit

personm,,. "s""' 'I,.. ,rr "^.'l',. "..^"^Ifs^^", rFmp"ro?T^"a

Ki'-ïa'iiaM.'ii iM iji .;..i|Maii.ai;.aii ,l.- .lu:,!,- 1,-s |iortraitS

li. - . : . .'■■ .,'•.•■. . .1 I , \\ IlI.Char-

pationcc lui avait coûté plus do dix ans de travail assidu pour la confection des modèles en cire, et cinq années pour le moulage et la ciselure. On peut voir cette copie et los inuJôlos on oiro ;\ la Monnaio de Paris.

Bhenets la Mil,..' il ^a: ,p. canton do Nou-

I l'ios du Doubs, qui

ia I ! I 1 il, I ,, acion de dentelles,

li,|, ■a-;.,, a, aa-i I iiiiiaiii,. .r,.|,'; l'ha AuX BrOUetS, OU

a, il a,, a ;,i a, i:,, , lai; a .li.jial,!, la .•,,,,,, ,lu Doubs ot la grotto ,1e I Klnf/irrr, amsi quo k< potit tac lies Brenets, que lo

BRENEUSEMENT adv. Duno manière breneuse. (Vx.) BRENEUX ineù ), EUSE (rad. breo) adj. Sali de matière

fécale : Une chemise brenedse.

— Fig. Sale, grossier, indécent : Les avejttures itn peu

de Verville et de Rabelais. (Guoz de Balzac.)

— .Substantiv. Personne salie do matière fécalo; merdoux ; Mettons a la porte ce bhhnkox.

BRENHAM,vilIedesEtats-UDis(EtatduTezas); 10.000 h. Grand cominorce de coton.

1 (ni-é) n. m. Autrefois, Officier chargé de lover le droit de brennage. ii On disait aussi bkrnieb.

Brenil (le), petit pays de France (Cfttc-d'Or), anc. prov. ,1e Bourgogne, arrond. de Semur, dont lo nom subsiste dans celui de la commune de La Rocue-en-Brenil.

BRENIQUET Ai ) n. m. Techn. Syn. do berniquet.

Brenn. ilisi. V. Brknnos, et Bbennus.

BRENNAGE

luoo c

6RENAGE ( bre-naf — rai ,i,,),,i,> lie fournir du son po 1,11 I ' n,! redevance fut s

t, éva-

Bbenne II l'rance, du bas Berry, dans lo

dôpartoni- 11* Il ; lu, in- , mro la rive droite de la Creuse au S., qui la siqiaro du Bois(diaut,et la Claiso au N,, tributaire de la Creuse, ou, plus exactement, entre Prouilly, Mozièros-oii-flreiii(e, sur la rive droite de la Olaise, puis Le Blanc et Saint-Gaultier, sur la Creuse. Vers l'E., elle confine au Boischaut, sur la vallée de la Bouzanne, au S. do Châteauroux; à 10., elle confine à la Champagne berrichonne. C'est un plateau triste, formé de collines boisées, do mamelons coniques d'une trentaine de mètres de hauleur, troué d'innombrables étangs, à l'altitude do 100 à l'ii métros. On peut évaluer sa longueur à 50 kilomètres I i; a 10., et .sa largeur à 20 kilomètres du N. au S. Il II nno et le Boischaut ont une formation commune : Il no supérieur, dépôt tertiaire qui recouvre comme un l'i I lao le sous-sol oolithique. Les argiles rappellent colles do la Sologne ; le fer s'est déposé à la faveur de sources qui attaquaient le calcaire. On l'appelle parfois Petite Sologne ou Sologne du Berry, ou encore Brenne berrichonne, par opposition à la Brenne tourangelle. Les étangs engendrent des miasmes, mais l'étendue des espaces iharécageux diminue tous les jours.

Brenner, montagne du Tyrol central, qui culmine à 2.027 m. Au pied de la montagne, le col de même nom ( l .307 m.) fait communiquer par une route carrossable

plus déprimé des passages des grandes Alpes, a dû être fréquenté dès une haute antiquité. Après les Romains, les souverains germaniques le franchirent bien souvent, au moyen âge ; car nulle part la traversée des Alpes n'est plus facile. La route est d'ailleurs pittoresque, et les paysages y sont grandioses et variés. Le Brenner est un de ces chemins qui s'ouvrent tout naturellement aux migrations des peuples.

Brenner (Elias) , archéologue et numismate , né en Finlande on 1647, mort à Stockholm en 1717. Il épousa en secondes noces Sophie-Elisabeth "Weber, poète suédois, née à Stockholm en 1659, morte en 1730. Elle parlait plusieurs langues. Ses succès comme poète lui valurent le surnom de Sapbo du Nord. Ses œuvres comprennent, outre ses Poésies, nne Histoire de laPassion dcJèsus-Christf écrite en vers. Elles ont été publiées en 1713 et 1732.

Brenner (Richard), explorateur allemand, né à Mersebourg(Saxe) en 1833, mort à Zanzibar en 1874. Parti pour l'Afrique en 1864 avec le baron Von der Deçken, il explora avec lui les fleuves de la côte orientale du continent, et remonta le cours du Jouba jusqu'en amont de Berbera, où furent assassinés peu après le chef de l'expédition et le D' Link. Quanta Brenner, qui avait regagné Zanzibar avec le reste de l'expédition, il fut chargé par la famille Von der Deçken do faire une enquête sur la mort de son chef, et, dans un second voyage dans l'Afrique orientale, explora la côte dos Gallas dont il publia le premier, en 1868, la description dans les Petermanns Mitteilungen (n"* x et xii). Brenner exécuta, en 1870, pour le compté de maisons de commerce suisses et autrichiennes, un nouveau voyage dans le golfe Porsique et sur la côte africaine, et explora le fleuve Kin-

fani en face de Zanzibar. Il y prit les germes de la malaie dont il mourut peu après.

BreNNEVILLE (bataille de). V. Brémdle.

)re, arr. et à 30 kilom. de a ; 965 hab.

BrennoS, chef d'une tribu gauloise de la vallée du Danube. Il battit les Péoniens en 280 av. J.-C., et, de concert avec Akichorios, envahit la Macédoine l'année suivante, écrasa Ptolémée Ceraunus et Sosthèoe, ravagea la Thessalie, franchit les Thermopyles et marcha sur Delphes pour en piller le temple, fame'ux par les richesses qu'il renfermait. Non loin de la ville sacrée, les Gaulois furent assaillis par une tempête, et leur destruction fut achevée le lendemain par une armée grecque, qui profita habilement de leur désordre. Brennos, blessé dans la mêlée, recommanda les débris de l'armée à Akichorios, puis se donna la mort. Certains érudits ont supposé que Brennos n'était pas son nom, mais un surnom signifiant n chef « ou " roi II , et cette idée a fait fortune. C'est pourtant une erreur complète.

BRENNOU, OUE adj. Se dit d'une race de chevaux particulière à la Brenne. (Cette race, par ses défauts de performance, est peu remarquable. La tête est carrée et mal attachée, 1 encolure courte et mince, le garrot bas, l'épaule sans longueur, la côte ronde, le ventre volumineux, le rein court, la croupe largo, la queue plantée haut, les membres solides mais courts, le pied petit. On la croit d'origine arabe.)

Brennus, chef des Gaulois Sénonais, envahit l'Etrurie, l'an 390 av. J.-C., assiégea Clusium, écrasa les Romains à la bataUIe de l'Allia et pénétra sans coup fôrir dans Rome, d'où la population s'était enfuie. Ses sol la avoir égorgé quatre-vingts consulaires restés sur 1 ses curules afin de s'ofi'rir en holocauste au salut A,détruisirent la villeetassiégèrentleCapitole, où s , tifiée l'élite de la jeunesse patricienne et du Sénat. 1.. ., fenseurs de la forteresse, assiégés depuis sept mois ot livrés à toutes les horreurs do la famine, demandent enfin à capituler. (V. Capitole.) Brennus consent à lever le siège moyennant mille livres pesant d'or. Le tribun Sulpicius apporte la somme au jour marqué. Pendant qu'on pèse l'or, une contestation s élève, et les Romains reprochent aux vainqueurs de faii"e usage do faux poids. C'est alors que Brennus, jetant sa lourde épée dans la baUmce, pro-

BREMOND — BRENZ

nonça le mot célèbre, devenu i .Malheur aux taincui dictateur, parait au même instant devant Rome, renverse la balance, livre bataille aux Gaulois et remporte sur eux une victoire décisive. Tel est, du moins, lo récit de Titc- Live, accrédité par la vanité romaine et suivi par Plutarque, qui est d'ailleurs formellement contredit par d'autres historiens do l'antiquité, Polybe rapporte que les Gaulois dictèrent à leur fantaisie les conditions do la paix ot se retirèrent volontairement en emportant tout leur butin. Diodoro ne parle même pas de la dictature de Camille, et  plus forte raison de la délivrance de Rome par ses armes. Tite-Livo est seul à donner un nom au chef des Gaulois qui prirent Rome, et il no parait pas douteux que ce nom ne soit imaginaire et suggéré par l'histoire de la prise do Delphes en 27». V. Bbennos.

Breno, ville d'Italie ( Lombardie [prov. dcBrescia]), sur rOg:lio ; 3.400 hab. Forges, quincaillerie, ferronnerie. — Le circondario a 62.000 Hab.

BrÉNOD, ch.-l. do cant. do l'Ain, arrond. et â 27 kilom. de Nantua, près de l'Albarinc naissante ; 836 hab. Elève de bétail ; fromages, minoteries, scieries mécaniques. Aux environs, ruines de la Chartreuse de Meyriat, dans le vallon du Valoy. — Le canton a 12 comm. et 5.853 hab.

BreNS, comm. du Tarn, arr. et à 2 kilom. de Gaillac, sur le Tarn; 1.176 hab. Minoterie.

BreNTA (le Medoacui major des Romains), fleuve côtier d'Italie (Vénétie). Il sort du petit lac de Caldonazzo, dans le Tyrol, baigne Bassano, et se Jette dans le golfe do Venise, après un cours de 180 kilom. Ses principaux affluents sont la Cismone et lo Bacchiglione. — Sous le premier Empire, la Brenta donna son nom à un département du royaume d'Italie, ch.-l. Padoue.

Brentano (démens), poète et romancier allemand, un des chefs du romantisme, né à Francfort-sur-le-Mein en 1778, mort à Aschafi'enbourg en 1842. Doué d'une imagination ardente, tournée vers le mysticisme, il se c au catholicisme (1818)et finit par entrer dans t Il est un de ceux qui ont tenté, en Allemagne, de régénérer la poésie en l'imprégnant de la foi religieuse du moyen âge. ^''~ "■,vrages principaux sont : Satires et jeux poétiques Godwi ou l'Image de pierre de la mère (1801), ro- . Victoria. (1804) ; Ponce de Léon, comédie extrêmement remarquable (1804); la Fondation de Prague (1817), drame. Des poésies, des contes : Histoire de Vhonnêle Gaspard et de la belle Nanette, un petit chef-d'œuvre, etc. — Sophie Brentano, femme du ]irécédent, née en 1761, morte en 1806, s'est fait connaître par des i*o^*ic<(1800) ; dos romans : Kalathiskos (1801) ; Amande und Eduard (1803); une Série variée de petits écrits (1805) ; etc.

Brentano (François), écrivain et philosophe allemand, né à Marienberg, près Boppart, en 1838, neveu du précédent. Ordonné prêtre en 1864 à Gratz, il devint professeur de philosophie à l'université de Vienne; mais il .se démit de ces fonctions officielles en 1880, préférant s'adonner à l'enseignement libre. Parmi ses écrits, la Psychologie des Aristoteles (1867) et la. Psychologie vom empirischen standpunkt (la Psychologie au point de vue empirique) [1874], méritent une mention. — Son frère Lodis-Josepb, surnommé Lujo, économiste allemand, né à Ascbaffenbourg en 1844, professeur d'économie politique, a publié un grand nombre de livres et brochures sur les questions ouvrières au point de vue historique et au point de vue actuel.

BrENTEL (Frédéric), peintre et graveur, né à Strasbourg vers 1590, mort en 1651, excella dans la miniature et dans la peinture à la gouache. On connaît de lui qua^ rante miniatures représentant les chefs-d'œuvre de Rubens, Van Dyck, Teniers, Breughel, etc. Elles ornent un livre d'heures, aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de Paris. Ce travail avait été commandé â l'artiste en 1647, par le marquis de Bade.

BreNTFORD, ville d'Angleterre (comté de Middiescx),

au confliionf lie la fl >' et de la Tamise; 13.700 hab.

Marctii s. [1 ' ! Il 1^ a -in. malteries, brasseries, savons.

béfai.aa" Il • r

: victoire des royalistes en 1642.

BRENTur , lil;i:NTE

'•rinf— du gr. brenthos, canard)

optères rhynchophores. famiUo

des brenthu^.-s. ronferman

des formes très allongées, das-

sez grande taille, ha-

bitant les régions

tropicales de l'Asie et .^

de l'Amérique. (Les ,

1^^^^^ Igr. natur.)

brenthes vivent sous ^

les écorces, dans le '

bois décomposé.)

^SiJJ^^I^

BRENTHtDÉS (irin

— rad. Aren(/ie)n.m.

pi. FamiUe d'insectes

Y-^^i>ai^^|S.

coléoptères rhyncho-

\"=^^2^^&Cn

phores, renfermant des formes répandues

^x^g^^aL

dans

les

chaudes du globe, à corps très allongé, à têtei ordinairement difi'orme, prolongée horizontalement en un long musea

— Encycl. Les brentkidés vivent souvent en compagnie des fourmis et abondent dans les troncs pourris des forêts tropicales. Un seul genre est européen : Vamorphocéphale.

Un BRKNTHIDB.

Adriatique (auj. Brindisi).

oan) [en lat. Brentius], théologien allemand.

cr. néàWeil(Souabe^en 1499,mort àStutt-

ait chanoine de Wurtemberg, lorsqu'il em-

. lie la Réforme et se maria. II réorganisa

1 ut mis à la tête de l'université de Tubmguc,

-aluquos de Haguenan et de Ratisbonne,Joua

Tant dans les querelles religieuses, rédigea la

t que le corps du Sauveur est partout depuis s . Charlcs-Qmnt demanda aox habitants de Hall de lui livrer Brenz ; celui-ci, forcé de fuir, erra longtemps avec sa femme et sesenfants, et trouva enfin un asile près du duc Ulrich de 'Wurtemberg et de son successeur. Ses œuvres thcologiques ont été publiées a Tubingue (1576-1590).

BREOMYCE

BRESIL

BRÉOMYCE n. m. Genre de licheDS à thalle crustacé, étalé, lobé ou imbriqué.

BRÉONIE (de Bréon, botan. franc biacées, tribu des nauclées, comp pëce, fondée pour un arbre qui croît à Madagascar.

BRÉPHOS [foss — du gr.

bréphos, fœtus) n. m. Genre d'insectes lépidoptères, sous-ordre dos noctuélinos, type d'une famille spéciale, dite des bréphidês, qui fait le passage entre les noctuelles et les phalènes. Les

bréphos habitent l'Europe. Citons le brephos Partlœnias et le brephos Notha, dont les chenilles vivent sur le bouleau (France).

Brépoung ou Bhréboung, ou BÉPOUNG (en thibotain 'Brn.^-sj^uiiijs '■ Mui).e.iu île n/ '. grand monastère, résidomc d rté îles Dal.ii-L.iMias, sMué à environ 8 kilom. à l'O. (le Lhàsa, qui lui luiiib- jiiir Tsuug-Khapa vers l'an 1414. Il appartient à la secte orthodu.te Gélougpa. C'est aujourd'hui l'un des plus riches et des plus peuplés des • 1 Thibot.

BrÉQUIGNY (Louis-Georges Oudard Feddrix de), érudit français, né à Montivilliers (Seine-Inférieure) en 1714, mort à Paris en 1794, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1759) et de l'Académie française (1772). Bréquigny ,run des plus illustres représentants de l'érudition française, collabora à presque tous les grands recueils d'i^ni'liti.in fin xvi!i< siècle et, plus particulièrement, au //■: '' -'' . n. ,<^.uu,i}ices et à la Table chronologique des r!'. '' imprimés concernant l'histoire de Franc,-. , ^. , . . ,, i lnMitut. Il traita des sujets les plus divers, .Il ! i ciiiin .i .l.sChinois, des historiens grecs, des révolutions ae (.lenes. il rapporta de Londres mille copies de pièces intéressant l'histoire de France et qui eussent suffi à immortaliser son nom.

BREQUIN (Al du vilebrequin

BRERA (palus, BIBLIOTHÉQnE et MCSÉe). W. MlLiN.

Brera CValérien-Louis), médecin italien, né à Pavie en 1772, mort à Venise en 1840. Le plus important de ses ouvrages est intitulé : Leçons médico-pratiques sur les principaux vers du corps humain et sur les maladies vermineuses (1802), traduit en français (1804).

BreRE'WOOD (Edouard), mathématicien et savant anglais, né en 1565 à Cbester, mort à Londres en 1615. Il fut nommé, en 1596, premier professeur d'astronomie au collège de Gresham à Londres. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : Recherches sur la diversité des langues et des religions dans les principales parties du monde (1614), ouvrage très curieux et très estimé, et le Gouvernement patriarcal de l'ancienne Eglise (1641).

BrÈS (Jean-Pierre), littérateur, né à Limoges en 1782, mort en 1832, abandonna la médecine pour la littérature. On lui doit des couvres érudites ou gracieuses ; entre autres : Lettres sur l'harmonie du langage (1821), qui abondent en savantes recherches, en aperçus fins et ingénieux ; les Paysages (1821), poèmes gracieux; Tableau historique de la Grèce ancienne et moderne (1826). C'est également à Brès qu'on doit : Myriorama ou Collection de plusieurs milliers de paysages (1823), jeu amusant et ingénieux, composé de trente-deux cartes, avec lesquelles on peut former âges; Observât'

, . . . . s les corps ort

dans le corps de l'homme (1813)." BRESAGNE (gn mil.) n. f. Nom que, dans un grand nombre de campagnes, on donne à l'etfraie commune.

BrESCELLO (l'anc. Brixellum des Latins), ville d'Italie (Emilie (prov. de Reggio d'Emilie]), sur le Pô ; 4.750 h. Verrerie, cristallerie, poterie.

Breschet (Gilbert), médecin français, né à Clermont- Ferrand en 1784, mort à Paris en 1845, fut chirurgien de l'Hôtel-Dieu et professeur à la faculté de médecine de Paris. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Recherches anatomiques, physiologiques et pathologiques sur le système nerveux (1827-1830); Répertoire général d'anatomie et de physiologie pathologique (1826-1829); Histoire des phlegmasies des vaisseaux (1829); le Système lymphatique (1836); Recherches anatomiques et physiologiques sur l'organe de l'ouïe dans l'homme et les animaux vertébrés (1836).

Brescia (lat. Brixm), ville d'Italie, en Lombardie, près de la Mella, affl. de l'Oglio, au débouché du val Trompia, à 99 kilom. de Milan; 67.700 hab. (Brescians, ânes.) Ch.-l. de la prov. de Brescia; évêché suffragant de l'archevêché de Milan. Nombreuses églises : la Rotonda, très ancienne basilique : la cathédrale

■- '--■— du Titien,

se), etc. La « Loggia n (palais municipal) date du XVI" siècle. Bibliothèque fondée par le cardinal Quirini. Collections d'antiquités romaines. Manufactures d'armes (armes à feu pour le gouvernement), coutellerie, tanneries, forges, filatures de soie, huileries. Commerce de tissus, armes, huiles, toiles et fromages renommés, bétail, lin. Bien bâtie, sur les dernières collines des Alpes et dans la plaine du Pô , dominée par un

vieux château, Brescia possède de larges voies, des palais magnifiques et passe pour une des plus belles villes de la Lombardie. — Patrie de Arnaud de Brescia, du mathématicien Tartaglia, du peintre Bonvicino(l6 Moretto), de Zendrini, Mazzuchelli, Komanino, etc.

— Histoixe. Les Etrusques seraient ses premiers habitants; puis ce furent les Cénomans. Conquise par les Romains, ravagée par Attila, elle fit partie de l'empire de Cliarlemac-'iie. Agitée par les luttes entre guelfes et t:i'.il:' ^ '■•]]'■ fut"']! i-r rlii^ieurs fois par divers conquér:,i ! 'I M I ■ Henri VII [1311], Milan [1378], \. !. I I ,1111 ais, maîtres de Brescia en

I II 11, II. sur les Vénitiens en l.ïl2.

(\ lai: -i,:\ 1 ram.ji I. le nouveau en 1796, Brescia fut,

sous l'Empire, le ch.-l. du départ, de la Mella. Les traités de 1815 la firent autrichienne; en 1849, sa révolte fut cruellement réprimée par le général Haynau ; enfin , depuis 1859, elle appartient au royaume d'Italie.

— BiBLioGR. : Corti, le Provincie d'Italia, n' 20, Brescia (Turin, 1887).

Brescia (siège de). En février 1512, Gaston de Fois, que son oncle Louis XII avait nommé gouverneur du Milanais, se trouvait à Bologne lorsqu'il apprit la révolte de la ville de Brescia. Il marcha aussitôt contre elle avec douze mille fantassins. Brescia possédait une garnison de près de seize mille hommes. Sommée de se rendre, elle refusa. Alors, Gaston de Foix ordonna l'attaque. Les Français s'élancèrent vers les murailles, comblèrent les fossés, et se précipitèrent au-devant des brèches ouvertes dans le rempart par le canon. A la tête des assaillants, Bayard donnait l'exemple de l'intrépidité. Atteint d'un coup do pique à la cuisse, il tomba. Ses soldats le crurent mort et, saisis de fureur, se ruèrent sur l'ennemi et le refoulèrent jusqu'au cœur de la ville. Là, il fallut livrer un nouveau combat. Rompus de nouveau, les Brescians s'enfuirent en désordre vers la porte San-Giovanni pour gagner la campagne. Mais il se heurtèrent contre les trois cents lances d'Yves d'Allègre, que Gaston de Foix y avait postées avant l'assaut. Alors, le combat ne fut plus qu'une tuerie qui durajusqu'au soir. Plusieurs milliers d'hommes tombèrent sous les coups des Français. V. Bayabd.

BreSCOU, îlot français de la Méditerranée, sur les côtes du départ, de l'Hérault, arrond. et à 25 kilom. de Béziers, près d'Agde; fort construit, en 1589, dans les cachots duquel ont été enfermés plusieurs prisonniers d'Etat.

BrESDIN (Rodolphe), dessinateur et graveur à l'eauforte, plus connu sous le nom de Chien-Caillou, né à Ingrande (lUe-et-Vilaine) en 1825, mort à Sèvres en 1885, débuta par le métier de tanneur, qu'il exerçait encore à la tin de sa vie deux ou trois jours la semaine. Entre temps, il faisait de la gravure. La notoriété lui vint en grande partie de l'étude humoristique que lui consacra Champfleury en 1847, sous le titre de Chien-Caillou. Ses compositions sont bizarres ; toutefois, la Fuite en Egypte et le Bon Samaritain méritent d'être citées.

BRÉSIL {:il') n. m. Comm. Sorte de bois, employé pour la teinture, il On dit aussi bois de Brésil.

— Loc. prov. Sec comme brésil. Extrêmement sec, parce que le bois de Brésil s'emploie très sec.

— Art culin. Quartier de bœuf séché à la cheminée, n On dit aussi BRÉzi.

— Encycl. On entendait dès le moyen âge, sous le nom de brésil, un bois rouge provenant de l'Inde et qui arrivait en Occident par la voie du commerce d'Egypte, et cela plusieurs siècles avant que le Brésil américain fut découvert. Le bois de Brésil, ou brésil, employé en fine ébénisterie et comme matière tinctoriale, était celui de diverses légumineuses du genre cxsalpinia, telles que la cxsalpinia insignis, etc. Sous la dénomination de hrésillet se rangeaient les catégories inférieures fournies par la cxsalpinia vesicaria, etc. La découverte de l'Amérique du Sud porta un grand coup au commerce asiatique et amena sur le marché des brésils qui revinrent à meilleur marché que ceux d'Asie. Dès 1556, on savait que la région américaine nommée " Brésil » avait été ainsi appelée à cause de l'abondance du bois de Brésil dans ses forêts. Le bois de Brésil était très employé pour le montage des dagues et des couteaux, pour faire des petits meubles, etc. C'est de la fragilité de ce bois qu'est venue l'expression sec comme brésil, déformée depuis en sec comme grésil.

Brésil, le plus vaste Etat de l'Amérique du Sud. 11 couvre une superficie de plus de 8 millions de kilom, carr., soit presque la moitié du continent sud-américain. Il commence au N. de l'équateur et se prolonge jusqu'aux régions tempérées de l'hémisphère austral. Il est borné au N.-E. et à l'E. par l'océan Atlantique; au N., à l'O. et au S., il confine à tous les Etats du continent, sauf au Chili : mais ses frontières ne sont encore presque nulle part définitivement tracées.

— GÉOGRAPHIE physique. Relief. Le Brésil est occupé, en majeure partie, par un vaste plateau triangulaire qui va en s'abaissant assez régulièrement vers l'O. et qui s'appuie, du côté de l'E., à une série de chaînes côtièros parallèles au rivage de l'Atlantique. Les principales sont la serra do Mar (ou Chaîne maritime), qui longe de très près l'Océan ; et, en arrière de celle-ci, la serra da Mantiqueira, qui prend vers- le N. le nom de « serra do Espinhaça », et contient le point culminant du territoire brésilien, l'Itataya (2.712 m.). A la surface même du plateau apparaissent quelques renflements formant autant de chaînons ou serras, dont la nomenclature est encore assez mal fixée. A l'E. et au N. de ce plateau, le séparant des Andes, se développent de vastes plaines presque complètement horizontales, que parcourent l'Amazone, le Paraguay et leurs affluents.

Côtes. Sur les 7.500 kilom. de cotes que le Brésil possède, celles du N., jusqu'à la baie de San-Marcos, sont basses et marécageuses ; celles du N.-E. et de l'E. sont au contraire rocheuses, découpées, et olfrent des baies nombreuses et des rades magnifiques (baie de Tous-

au 34' degré de lat. S., on y rencontre une grand de climat; on peut y distinguer trois zones: 1" amazonienne, où la chaleur est intense et les pli abondantes (la température moyenne est avec 22'

■iété

les très

comme extrêmes"; l'humidité est forte et as de saison sèche. C'est la région des selvas ou forêts vierges) ; 2° la zone du plateau où, grâce à l'altitude, la chaleur est moins grande, et où il ne pleut qu'on été (il y a deux saisons : c est la région des campes ou savanes) ; 3« la zone littorale, qui est la plus favorisée (elle reçoit des pluies toute l'année, mais en moins grande abondance que l'Amazonie; la température moyenne y est aussi moins élevée [24» à Rio de Janeiro, 18" à Santa-Catharina] : c'est la région des cultures.)

Géologie. On ne connaît la géologie du Brésil q^ue d'une manière incomplète; nous résumerons ce que Ion sait. Tout d'abord , les formations anciennes , les terrains archéens et paléozoïques ont un grand développement, tandis lépôts plus récents ont une moindre impi

mais plus rarement; enfin des roches éruptives des temps paléozoïques. La terra roxa de Sâo-Paulo, comparable pour sa fertilité à la terre noire de Russie, est formée par la décomposition de plusieurs de ces roches. Le terrain archéen contient aussi des dépôts aurifères et des gisements en place de diamants et autres pierres précieuses. Il est également riche en minerai de fer. Mais l'importance de ses mines a diminué depuis la découverte des gisements de l'Afrique méridionale.

Les terrains siluriens, dévoniens et carbonifères, de formation marine, existent dans la partie inférieure du cours de l'Amazone et de ses affluents ; on y trouve de nombreux brachiopodes. Le trias est peu connu, et le crétacé, bien représenté, offre une faune riche en poissons. Les terrains tertiaires, constitués presque exclusivement par des grès, couvrent les bords de 1 Amazone ; on les retrouve aussi, dans l'intérieur, représentés par des petits bassins lacustres renfermant des lignites. Les terrains quaternaires consistent en dépôts argileux, en graviers, en conglomérats et en couches argileuses salpétrées qui existent dans des grottes calcaires de Bahia et de Minas- Geraes, où l'on a découvert des restes de grands mammifères éteints tels (|ue le megatherium, le mylodon, etc. Les gisements de diamants de Bahia, de Minas-Geraes, de Goyaz et de Matlo-Grosso sont de formation quaternaire.

Hydrographie. Les fleuves qui parcourent le Brésil comptent parmi les plus longs et les plus abondants qu'il y ait au monde. Au premier rangyient l'Amazone (6.400 kil.) qui, quoique né en dehors du Brésil dans les Andes, est bien un fleuve brésilien,'le trait caractéristique de la géographie physique du pays. Coulant dans une immense plaine sans pente, le fleuve, très large, s'épanouit tout à son aise, forme une quantité de bras et de chenaux latéraux, et couvre, en temps de crue, d'immenses espaces. Ses principaux affluents sont : à gauche, le Yapura et le rio Negro ; à droite, le Parus, la Madeira, le Tapajoz et le Xingu. Le Para, ou rivière des Tocantins, qui venait autrefois grossir l'Amazone, est aujourd'hui complètement indépendant. Parmi les fleuves côtiers qui se rendent directement à l'Atlantique, le plus important de beaucoup est le rio Sâo-Francisco (2.500 kil.), qui coule sur le plateau et franchit la chaîne côtière par les chutes Paulo Alfonso. Au Brésil appartiennent aussi par leurs cours supérieurs le Paraguay et le Paraûa, les deux branches maîtresses du rio de la'Plata.

Flore. Le naturaliste allemand Martius, qui a étudié la flore du Brésil, divisait ce pays en quatre régions, auxquelles il donnait les noms de naïades, dryades, hamadryades et oréades. La première de ces régions, que de Humboldt appelait Hylxa, est formée des forêts humides des bassins de l'Amazone et de l'Orénoque ; c'est là qu'existe la flore tropicale dans toute sa beauté : on y voit les forêts vierges immergées des bords marécageux de l'Amazone. Les plantes sont de taille moyenne, à tronc nu et à feuillage sombre abondant (myrtacées, guttifères, bombacées, méliacées, mimosées, cinchonées, anonacées), mais elles sont dépassées par des palmiers (mauritie, léo- I poldinie). Les rives des cours d'eau sont bordées par le I saule de Humboldt, des scitaminées, des musacées, des palmiers, des aroïdées, et enfin, à la surface des eaux, la Victoria regia étale ses feuilles gigantesques qui peuvent mesurer 2 mètres de diamètre et épanouit ses fleurs d'abord blanches, puis rouges, et dont les fruits peuvent atteindre la dimension d'une tête d'enfant. Dans les parties de la forêt qui ne sont pas submergées régulièrement, la flore diffère un peu ; les palmiers sont souvent dépassés par des lauracées de 60 à 65 mètres de haut, et dont les troncs sont couverts de lianes, d'épiphytes, de broméliacées, d'orchidées. Sur le sol poussent des fougères, des scitaminées, des aroïdées, le phytelephas, ce palmier qui fournit l'ivoire végétal, les carludoviques. Parmi les végétaux qui fournissent d'importants produits, nous citerons les hévées (siphonia elastica), euphorbiacées qui donnent du caoutchouc, le cacaoyer {theobroma cacao), la vanille, la salsepareille, la berthoUétie qui donne la noix de Para, le cephœlis ipecacuanha, etc.

La région orientale du Brésil (dryades de Martius) est couverte de forêts tropicales qui offrent çà et là des parties éclaircies où poussent des végétaux ligneux de petite taille ; la végétation dans les forêts est luxuriante ; on y voit des fougères arborescentes, telles que l'alsopbile armée, des mélastomacées, des malpighiacées, solanées, apocynées. etc.

A mesure qu'on se rapproche du tropique du Capricorne, la flore change. Sur le littoral, vers l'équateur, sur les rivages mêmes de l'Atlantique, on distingue la zone des palétuviers, contre les racines enchevêtrées desquels se brisent les flots. Viennent, après cette flore côtière, des forêts dont les arbres sont couverts de lianes et de plantes épiphytes ; on y voit aussi des fougères des genres : lomaire, alsophile, cyathée, etc.; puis des bambous et des arbres dont le bois est utilisé pour l'industrie, ce sont des bodwichies, des césalpinies, des nectandres, etc.

Des sapinières, composées par l'araucaria brasitiensis, couvrent les pentes des sierras, du Rio-Grande-do-Sul au Minas-Geraes, et dans une grande partie des provinces de Parana et Sào-Paulo.

Les plateaux plus ou moins élevées qui existent à l'intérieur sont arides et secs et ne permettent pas une végétation luxuriante. Dans ces savanes, ou campos, croissent de nombreuses graminées, des liliacées, des cactées, des broméliacées épineuses. En certains points où l'eau est retenue on rencontre des marécages où poussent des cypéracées et nninnr ile<;qT;els on voit des palmiers particuliers (mauriin. '■■■' I m. i.iT'liésdesvoyageursaltérésàcauso deleiii- I |i . I II! pos on voit aussi des ca/i'ni/as, fo-

(gneiss, micaschistes, quartzites micacés, schistes chloriteux et micacés) appartenant au terrain archéen, ainsi que des roches calcaires cristallines souvent magnésiennes.

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I s |.l nii- , i|iii peuvent résistera i sécheresse, ce sont des broméliacées, des cactées, «es cierges {cereus), des optmtia. D'ailleurs ces catingas offrent des flores qui varient selon les contrées. Ainsi du côté de Bahia on trouve des bombacées, des térébinthacées, des légumineuses; vers Minas-Geraes, ce sont particulièrement des légumineuses {copaifera, andira, acacia), des bignoniacées, des urticées. Les régions où, par suite de l'exploitation ou d'incendie, les forêts ont été détruites, où la végétation repousse, en formant des taillis, sont appelées par les indigènes capueiras.

Dans la province de Matto-Grosso, existent de vastes plaines, ou pantanaes ; là se trouvent de grandes forêts, de vastes marécages, ou croissent des palmiers à cire lca~ rondo). Dans les parties non marécageuses vivent d'autres

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les grands boas constricjereux etaps. Les iguanes aille, les alligators et les izone vivent d énormes tories.

représentés par des gre-

; nombreux et variés. Nous

La faune entomologique est d'une grande richesse. Parmi les coléoptères, nous citerons de grands longicornes {titanus, macroduntia, aci'ocinus longimamts ou arlequin), des cétonides, des bupresiides, des lucanides, aux brillantes couleurs: citon; '"

érycinides, les ht Mh>Mi,h, i - -| luii... [mmi moins bien parés. Les hainii'; i . i ,r^ par un

névroptère lucifugc, l^ .-,■,.■ , i ,r los bois

de charpente. Parmi i'-s m .i. imiir " imi i[. i i--s;;randcs mygales; parmi les nivnapuae^. ^o ;^iuii<u-.-, ,i. ulopendres. Les mollusques terrestres sont bioa reprùscniés (bulimes, cyclostomidés) ; des ampullaires habitent l'Amazone, et les vaginaiidés remplacent les limaces de Tancien

— GÉOGRAPHIE POLITIQUE. Gouvernement. Le gouvernement du Brésil est, depuis 1889, une république fédérative.

Population. La population du Brésil n'est encore que de H millions d'habitants, soit 1,7 par kilom. carré. Elle se compose de blancs, de métis, d'Indiens et de nègres. Les premiers sont les descendants des anciens colons portugais ou des étrangers immigrés à diverses épooues (Itafiens et Allemands surtout). Les villes principales sont : Hio de Janeiro, capitale et grand centre commercial du Brésil; Bahia, l'ancienne capitale; Pornambouc ; Belem, sur la côte; et à l'intérieur Sào-Paulo.

La religion catholique est le culte de la prest^ue totalité des Brésiliens, mais les autres cultes sont tolérés. L'mstruction publique fait do rapides progrès ^5.641 écoles primaires et nombreux établissements d'enseignement secondaire et supérieur). La langue la plus usitée au Brésil est le portugais; mais l'italien, l'espagnol et le français sont très répandus.

— GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE. Agriculture. Sous le rapport agricole, le Brésil peut se diviser on trois grandes régions, correspondant assez exactement aux zones climatériques : 1" le bassin de l'Amazone, couvert d'immenses forêts riches en bois précieux; 2» le plateau Brésilien, pays de culture des céréales, mais surtout pays d élevage ; S" la zone du littoral où toutes les cultures réussissent, depuis celle du coton, du café, au N., jusqu'à celle du blé, au S. L'agriculture a, d'ailleurs, à conquérir encore d'immenses territoires.

L'industr>'\ lnf,.^t^-nip'^ n-^^ligée, se développe rapide-

de voies navigables, que l'on <\:i! : i , '.>m ; mais

elles ont besoin d'être aménatji''^ > :i : ! in-s^Los

chemins de fer ont pris un i ■, , , - .; i lo : ils

relient les ports de la côte aux rr^:, Il ^ .i 1 1 ;> ^ .t rainiè-

Commerce. Le commerce extérieur duBrésil s'est beaucoup accru, grâce au développement des voies de communication. L'importation consiste surtout en tissus, en matières alimentaires, en produits manufacturés ; l'exportation, en café, sucre, coton, tabac, caoutchouc, peaux, or et diamants. L'Angleterre et les Etats-Unis sont les principaux clients du commerce brésilien, puis vient l'Allemagne» qui a enlevé le troisième rang à la France.

— Histoire de la découverte. Pedro-Alvarez Cabrai, qui arriva à la côte méridionale de la province de Bahia le 28 avril 1500, et crut atterrir à une île qu'il appela la Vera- Crus, n'est nullement le premier explorateur des côtes du Brésil; Améric Vespuce et Hojeda, Vincent Pinzon et Diego Lepe avaient déjà, dans les mois précédents, longé certaines parties du littoral, dont les expéditions subséquentes de Vespuce et de Diaz do Solls achevèrent la re- " " inée 1515.

'pays,

lo rio Saô-Francisco et les Amazones.

Condamine précisait la connaissance du cours des Amazones, ot, vers 1780. Félix d'Azara fournissait dos indications positives sur los territoires arrosés par les sources du rio do la Plata ot des affluents droits du Maranon.Co n'ost toutefois qu'au xix» siècle que la géographie do 1 int/ricur du Brésil a commencé à. 6tro vraiment bien

1 voyages du prince Maximilien do Wied-Neuwied,

; i !.. u'og, do Spix et Martius (1717-1820), ont, dès le [ I MM r i^uart du siècle, commencé une œuvre qu'ont

1 iiivio, après eux, les Casteinau, les Agassiz, los

Iwais. los Teffé, los Crovaux, d'autres encore, tandis que les Mouchez faisaient uno étude approfondie du littoral. Grâce à ces explorateurs et à ces savants, le réseau hydrographique de rAmaznne et une bonne partie du territoire ont été explnn'-s avor soin, ot s'il reste encore de vastes espaces tui n- mi. m m. vjlorés, certains Etats des plus prospi'-n- ^ ; ii^s sont déjà levés dans leurs

grands II. i: u -. Minas-Geraes, Sâo-PauIo) ;

un vasi, , , ; , . : , u,/-nie été levé à l'échelle do rr> - - I , . ,, ;i '" l-fînya;!. Il s'en faut tou-

■ . . 1 , , !■ i[M' do simple recon-

,' . ii \"o; plus dune géné-

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