‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 329 sur 956 · RÉGNIER · texte numérisé non relu

RÉGNIER

BRELANDER (rad. brelan) v. n. Jouer continuellement aux cartes, fréquenter les tripots. (Vieux.)

BRELANDŒR {di-é), ÈRE (rad. brelan) n. m. Personne qui joue continuellement aux cartes, qui fréquente les tripots. (Vieux.)

— Adjectiv, : Gentilhomme bkelandieR- BRELANDINXER {ni-ë), ÈRE (rad. brelan) n. Marchand,

marchande qui a un petit éventaire sous les portes cochères. (Vieux.)

— Fam. Personne lento à faire une chose. BRELAUDER v. n. Perdre le temps à des choses futiles.

(Fam.)

BRÊLE n. f. Sorte de martingale qu'on applique aux hœuf.s et aux vaches pour les empêcher de lever la têto et de manger les pousses ou les fruits des arbres. C'est une longe liée au licol et passant entre les jambes de devant pour s'attacher à une sangle.

BRELÉE n. f. Fourrage d'hiver pour les moutons.

BRELER V. a. Assembler les poutrelles du tablier d'un pont volant avec les corps de support du pont.

BrÉLÉVENEZ, comm. des Côtes-du-Nord, arrond. et à 2 kilom. de Lannion, dont elle constitue un faubourg ; 1.534 hab. Eglise romane.

BRELINGUE n. f. Vieille voiture sonnant la ferraille.

BRELI QUE-BRELOQUE (lik, lok) loc. adv. Fam. Sans soin, sans ordre, confusément : Etourdi gui fait tout bbe-

LIQUE-BRELOQCE.

BRELLAGE n. m. Action de breller.

BRELLE n. f. Chacun des quatre radeaux de bois à flotter que l'on assemble pour composer un train.

BRELIiER v. a. Fixer, au moyen de cordages, les poutrelles aux bateaux, ou les madriers aux poutrelles.

BRELOQUE {lok') n. f. Objet de curiosité de peu de valeur. (Se dit plus particulièrement des cachets et autres petits bijoux qu'on attache à une chaîne de montre.) il Dans ce sens, ce mot s'emploie le plus ordinairement au pluriel.

— Petite boutique des marchands étalagistes.

— Autrefois, Batterie de tambour pour appeler les soldats aux distributions de vivres, ii Actuellement, Batterie

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La breloque; Tambours et clairons réunis. de tambour et sonnerie de clairon pour faire rompre les rangs. (Dans ce sens, on dit aussi berloqce.)

— Fam. Battre la breloque, Par comparaison avec le jeu irrégulier des baguettes qui battent la breloque, Déraisonner, parler à tort et à travers.

— Stn. Breloque, babiole, bagatelle» brimborion, colifichet. V. BABIOI.B.

BRELOQUET (ké) n. m. Réunion de petits objets fixés à

Breloux, comm. des Deux-Sèvres, arrond. et à 12 kil. de Niort, près de la Sèvre Niortaise ; 2.190 hab. Commerce de beurre. Distillerie de betteraves, chamoiserie.

1 Ti retain e Jn dit aussi breluchet n. m.)

Brembo. rivière torrentielle de l'Italie continentale (Lombardie), affluent de l'Adda. Cours, 60 kilom. Ses crues causent de grands dégâts dans le val Brembano.

BRÈME {bas lat. brama) n. f. Genre de poissons physostomes, famille des cyprinidés, renfermant des espèces ovales, latéralement comprimées, à grandes écailles, à nageoire dorsale courte, anale lon^e, à bouche

— Encycl. Zool. Répandues dans les eaux douces de l'hémisphère boréal, les brèmes sont représentées en France Bi-ème par une espèce, la brème commune, brame des vieux auteurs, avec sa variété dite « brème de Géhin » , spéciale aux cours d'eau de l'Est. La brème [abramis brama) est commune partout, dans les eaux courantes et dormantes, elle atteint 50 centimètres de long. Elle paraît s'allier avec le gardon pour prodi la varier' ^■''- -•--■" - ■ ■ .- v.^j.,:

été dite : abramii

ou le rotengle, dans l'Est, pour produire la brème rousse {abramis abramorutilus), dont on a fait le sous-genre bliccopsis. La brème bordelière appartient au genre voisin blicca {brayna bjœrkna) ; on la nomme brèmette, brème gardonnée, petite brème, hazelin, etc. Le nom de brème a été donné à d'autres poissons, la brème de mer est le cantharus brama de la Méditerranée. On nomme brème denté (au

la carpe, dans iux profondes et calmes. Cette pêche exige l'emploi I ligne sohde. Les appâts les plus usités sont le blé,

BRÈME n. f. Dans l'argot des voleurs, Carte, par allusion au poisson plat du même nom. ii Jouer aux trois brèmes. Jouer aux trois cartes, c'est-à-dire au bonneteau, il Carte que la préfecture de police donne à chaque fille soumise.

Brème, en allemand Bremen, ville libre d'Allemagne, dont le territoire est enclavé dans la province de Hanovre, sur le Weser et à 65 kilom de son embouchure, à 122 kilom N -O de Hanovre; 141.894 hab. {Brémois, oises) et 196.404 sur tout le territoire Travail du coton, de la laine, du jute du ta bac ; fonderies de fer, chantiers de con structions navales, minoteries de riz raffineries de sucre, brasseries Grand commerce de céréales, sucre pétrole produits textiles, tissus. Sise dans une plaine alluviale parfois marécageuse Brème s'étend sur les deux rives du fleuve peu profond. Les nécessites d la navigation, les progrès de Brème firent qu'en 1618-1622 on dut aménager l'avant-port de Vegesack ; en 1827 sur l'initiative du bourgmestre Schmidt on acheta Bremerhaven. Là se porta le mouvement maritime; mais Brème reste le centre commercial. En ces der nières années, on a rectifié, approfondi le fleuve. La cathédrale fut commencée au XI" siècle ; le Rathaus date du xv* En face s'élève une « colonne de Ro land », symbole d'indépendance Belle collection de dessins de Diirer Ecole de navigation. Quatre ponts sur le "Weser Le territoire de Brème occupe 2d7 kil carr. — Patrie des voyageurs Kohi Mertens, Rohlfs, Bastian , Mohr de l'astronome Olbers.

— Histoire. Lorsqu'au viii* siècle Charlemagne établit là un évêché»

Brème déjà avait quelque importance.

Elle grandit vite (en 1158 ses marins fondent Riga; elle prend part aux croisades). Indépendante à partir du xni* siècle de son seigneur évêque, de venue l'une des principales places de la H; . " jusqu'au xv siècle, le premier port de la région allemande sur la mer du Nord. L'agitation de la Réforme, rence hollandaise, la guerre de Trente ans arrêtèrent un temps son essor. Entrée en 1640 comme cité libre dans la diète germanique, elle redevint bientôt prospère. Française en 1806, elle servit ensuite de chef-lieu au département des Bouches-du-Weser.

Depuis 1815, elle est demeurée ville libre. Brème fait partie du ZoUverein depuis 1888 ; en 1892, la Prusse a obtenu, sur ce territoire, l'établissement d'un port de guerre.

Brème a pris une part très

colo-

Un membres nommés à cent cinquante gouvernent avec d< pour quatre ans et en fonctions al' Tribunal régional. Ch. de fer sur Bremerhaven, Oldenbourg, Osnabriick, Hanovre, Berlin, Hambourg.

— BiBLioGR. : phmck et Bippen, Bremisches Urkunden 6i«/i (Brème, 1853-1893); von Bippen, Geschichte derStadt Bremen (Brème, 1892).

Brème (Louis-Joseph Arborio Gattinara, marquis DE), publiciste et diplomate piémontais, né en 1754, mort en 1828. Il entra dans la diplomatie, fut nommé successivement envoyé extraordinaire à Naples en 1782, ambassadeur à Vienne et en Espagne. Lorsque l'armée française occupa le Piémont, il partit pour la France. Nommé conseiller d'Etat par Napoléon (1805) et commissaire général des subsistances de l'armée d'Italie, il reçut de Beauharnais le portefeuille de l'intérieur, devint président du Sénat d'Italie en 1808, et, en 1814, après le retour du roi de Sardaigne, fut appelé à occuper la charge de grand trésorier de l'ordre de Saint-Maurice.

BrEMER (Frederika), romancière suédoise, née en 1801 àTuorla, près d'Abo (Finlande;, morte en 1865. Elle fut institutrice à Stockholm, publia des romans et se consacra entièrement aux lettres. Elle fit de nombreux vovaires en Europe, en Amérique (1851), en Orient (1853- 1856),' puis se fit dans ses écrits l'ardent champion des idées humanitaires. Les romans qui ont fait sa réputation, ot qui pour la plupart ont été traduits en français, contiennent de minutieuses peintures de la vie de famille où, à défaut de grande invention, se trouve beaucoup do

frâce, de fraîcheur, d'émotion et la morale la plus pure, es principales œuvres ont été réunies sous le titre de Tableaux de la vie quotidienne (1835-1843) et de Nouveaux tableaux. Parmi ses romans, nous citerons : la Famille II... (1830); la Fille du président (1834); Nina (1835); la Maison (1839); Un journal (1843); la Vie des frères et des sœurs (1848) ; Père et fille (1858) ; etc. Parmi ses relations de voyage, citons : la Vie dans le Nord (1849); la Vie de famille dans le nouveau monde (1853-1854); Description de la Palestine (lRr.3); etc.

Bremerhaven ou Bremerhafen. ville et port

d'Allemagne, à l'embouchure du Weser, dépendance et à 58 kil. de Brème; 10.4 l."i hab. Comm. maritime: 1.500.000 ton-

neauxparan. Cet avant-port de Brème, créé en 1827 ponr répondre aux nécessités nouvelles du commerce maritime, a quatre bassins (Vieux, Nouveau, Impérial, du N. D. Lloyd), des cliantiers de construction, des docks. Les émigrants s'y embarquent et des quantités considérables de marcbandises y passent. Mais Brème reste le centre commercial. Collèges, écoles diverses ; monument de l'empereur Guillaume I". Portd'attacheduNordDeutscher Lloyd. Ch. de f. de Brème.

BremeRVÔRDE, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Hanovre]), ch.-l. de bailliage, sur l'Oste, à l'origine du canal qui joint cette rivière à la Schwinge ; 3.000 hab. Fabriques de papier et de draps; distilleries, commerce de bois et do tourbe. — Pop. du cercle du même nom : 17.000 hab.

BREMETTE {mèf) n. f. Poisson. V. brémottk.

Bremgarten, bourg de Suisse (canton d'Argovie), ch.-l. du district de son nom, sur la Reass; 1.875 hab. Filature ot moulinac^e de coton, fabriques de soieries et

do tresses de paille. Louis-Philippe, roi des Français, a habité ce bourg avec le général Montesquieu, pendant la Terreur. — Pop. du district du même nom : 17.500 hab.

BrÉMOIS, OISE (mo-a, az'), personne née à Brème, ou qui habite cette ville. — Les Brémois.

— Adjectiv. Qui appartient à Brème ou à ses habitants : Tradition brémoise.

Brémond (Pierre), dit le Tort ou de Tor, troubadour, né à 'Viana (Navarre), mort au commencement du XIII' siècle. C'était un pauvre chevalier qui prit part à la croisade de Richard Cœur de Lion. Il a laissé des chan-

Brémond de Noves, dit Ricas Novas (Pierre), troubadour, né vers le commencement du xiv* siècle, au bourg de Noves (comtat Venaissin), mort en 1270, Il joua un rôle assez important à la cour de Raymond VII, comte de Toulouse. Il a écrit des complaintes et des chansons à " sa dame • dans le goût du temps.

Brémond (Jean-François) peintre français né et mort a Pans fl807 18b8) Ce fut par une Heunwn de parti att\ <le fnmilU exposée au Salon de 1831 que Brémond Il a pris part à toutes les

iParisdi

Brémond d'Ars (m ) ancienne famille originaire de 1 Angoumois, que les dotuments signalent dès le \i* siècle ( Ars, dans le dép. de la Charente). Elle a produit un grand nombre de vaillants capitaines. Ceux d'entre eux qui ont

qui avait été tué à la bataille d'Azincourt (25 oct. 1415). [II se distingua dans la lutte contre les Anglais en Aunis et Saintongel; — Charles, né en 1538, mort en 1599. [Sous le nom de « baron des Chastelliers » , il prit part, dans les rangs des catholiques, aux campagnes qui l'amenèrent sur les champs de bataille de Dreux (1562), Saint-Denis (1567), Jarnac et Moncontour (1569). Henri III le nomma gouverneur de Saintonge, Aunis et Angoumois, et Henri IV

■ ' JosiAs,

il, mort au château d'Ars en 1651.

[Il prit part aux guerres de religion et au siège de Saint- Jean-d'Angely (1611). Il eut son fils, François de Brémond, tué a son côté] ; — Charles, né à Cognac en 1737, tué su, les côtes de Bretagne, en combattant les Anglais en 1761r à bord de VOpale qu'il commandait. [Mort à vingt-quatre ans, ce jeune officier de marine comptait déjà au tableau de ses faits d'armes onze prises, dont deux frégates anglaises]; — Piebre-René- Auguste , marquis de Brémond d'Ars, né et mort à Saintes (1759-1841). [II siégea comme député de la noblesse aux états généraux de 1789 ; il émigra en 1792 et rentra en France en 1800. [Il renonça dès lors à la vie politique et employa sa vie à des travaux de littérature utile. En 1806, il fit paraître un traité sur la Ctdture de la vigne et la Fabrication du vin en Saintonge];— Théophile-Charles, comte DEBrémond d'Ars, né à Saintes en 1787, mort en 1875, second fils du précédent. [Il combattit dans les armées napoléoniennes et fit les campagnes de Prusse et de Pologne. En 1808, il prit part aux principales actions de la guerre d'Espagne. Colonel en 1831, maréchal de camp en 1841, inspecteur général en 1847-1848, il fut admis à la retraite en 1853]; —

GUILLACMF

Saintos 011

I I iMimas), inspoctour çAnéral ci cil 1738àQuovilly, prf'S Rouen, imé, on 1781, ingénieur en cliof do 1 dû flxor les dunos qui dominoat

rdoaux. 11 y parjisement. Ayant t endroit les traces d'anciennes forêts, il conçut le projet do les reconstituer au moyen de semis do pins et do genêts. Après do nombreux essais effectués i La Testp, près d'Arcachon, et restés longtemps infructueux, il réussit à protéger les graines et les jeunes

plunl^ o.inlm l'onvahisso-

sculo espèce connue [birinuntiera ammoxytoiij est vulgairemont appelée bois de sable.

BBÉMOTTE n. f. Nom donné vulgairement à la petite brème. (Elle se prend à la ligne; mais sa chair molle, fade, en fait un des plus mauvais poissons. Sa pccho s'exécute dans les eaux qui avoisinent les égouts.) Il On appelle aussi ce poisson brème BORDELmKK, hazelin, et bre-

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