‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 332 sur 956 · BRÉSIL — BREST · texte numérisé non relu

BRÉSIL — BREST

y ont pris part.

— BiBLioGE. : Spix et Mart us B 1823) ; Tschudi, Jîeisen du c 'i Agassiz, Voyage au Brés l (Pa Nery, le Pays des Ama one en 1889 ; Max Leclerc, Lettre Varnhagen, £'xamenrfeg' elq sil (Pans, li5S); Bistoria gérai farol, Histoire du Brésil fra ea s

zac, Considér,

géograpl ques sur 1/ sto i

Historia das luctas Pereira de Silva, Bistor a d leiro (Paris, 1870); Segmdo2 (Paris, 1875); Bistoriado Bra Schneider, Historia da g

Rio-Brauco(l:

■^XpùSIÇ'f

Catalogo da Ex^ bibbotheca nacional de R ranjo, l'Idée républicaii

3) O dA .- . --, A Fal o Historia da fondaçao da lepubhta (Rio, 1891), E. Villalba, a Révolta da. Armada de 6 de setembre de 1893 (Rio, 18S4). Brésil (Jules-Henri), comédien et auteur (framatique, n* à Paris en 1823, mort à Bois-Colombes en 1899. Il débuta à la Gaîté, puis joua le drame en province, à la Nou- TBlle-Orléans, à Bruxelles, etc., revint à Paris en 1858 et fut attaché à divers théâtres jusque vers 1874. Comme auteur dramatique, il a fait représenter un assez grand nombre de pièces, notamment : Si j'étais roi, musique d'Adam; la Mandragore, musique de Litolff (1870) ; le Tribut de Zamora, musique de Gounod (1886); l'Escadron volant de la ----- musiquede Litolff (1889)^^ et des drames, dont plu-

(1884); etc.

BRÉSILÉINE n. f. Chim. V. BRÉsiLiNE.

Brésilien, ENNE (U-in, en'), personne née au Brésil, ou qui habite ce pays. — Les BKtsrr.iENS.

— Adjectiv. Qui se rapporte au Brésil ou à ses habitants ; Conquête brésilienne.

— n. m. Linguist. Langue parlée par les habitants du Brésil : Savoir le brésilien.

— Encycl. Peu do pays présentent une population plus mélangée que le Brésil. On y trouve d'abord une race à tête à la fois longue et très haute, dont la caverne de Lagoa- Santa a révélé y ■ ^ sous le nom

de Caboclos (cuivrés), comprend les Aymaresou. Botocùdos, les Goytacazes ou Coroados, les Coropos, les Paris (voleurs), les Bororos, etc., qui vivent de pêche, de chasse, et sont anthropophages à l'occasion. Il y a ensuite une autre race à peu près blanche, au nezaquilin, au système pileux développé : Cahans, Chanes ou Buanas, Parexis, Xarayes, Ticunas, Bakaïris, etc. Très intelligentes, ces populations s'adonnent à l'agriculture, à l'exception des Gaycarus ou Mbayas, des Ticunas et des Mundurucus (coupeurs de têtes), restés longtemps à l'état nomade, mais qui, depuis le commencement du siècle, vivent à peu près en paix avec les Brésiliens civilisés. Une grande migration, à laquelle il est difficile d'assigner une date et un point de départ, et composée de Guaranis ou Tnpis, s'est répandue dans l'Amérique du Sud jusqu'à la république Argentine. Les Guaranis, de petite taille, de forme massive, au crâne arrondi, à la face large et pleine, aux yeux, petits et un peu obliques, aux cheveux gros, raides et noirs, sont assez industrieux et vivent de chasse et de pêche, quoique beaucoup de Tapuios (demi-civilisés) fassent un peu d'agriculture. La polygamie est en usage parmi eux; ils croient à un être supérieur bienfaisant et à une foule de divinités malfaisantes. Les Galibis du Nord, les Oyampis et une infinité de peuplades des bords de l'Amazone appartiennent à ce type, dont on retrouve des traces jusqu à l'extrême Sud.

Des nègres esclaves sont venus compliquer cet amalgame, sans parler des éléments que les Hollandais, Français, Italiens, Allemands, y ont apportés. Le mélange des premiers colons avec les Indiens a généralement donné des produits excellents, d'une grande résistance physique et d'un niveau intellectuel élevé. Il y a des termes pour distinguer ces croisements de race : on appelle Curiboca le métis demi-sang de blanc et d'Indienne ; Mameluco. celui de blanc et de Curib6ca ; Cafuzo, celui du nègre et de l'Indienne, etc. Les métis ont presque partout la supériorité numérique.

BRÉSIUNE n. f. Matière colorante de bois de Brésil, appelée aussi brasiline.

— ENcycL. Chim. La brésiline C"H"0' est une matière colorante rouge, qui a été isolée par Chevreul et qui se retire des bois de teinture rouges, particulièrement du brésil. Pour l'obtenir, on dissout 10 grammes de brésiline brute, extraite du bois de Brésil, dans de l'alcool, auquel on ajoute de l'éther et 5 grammes d'acide azotique concentré ; on laisse ensuite la solution s'évaporer lentement, et on lave à l'alcool les cristaux recueillis. Elle se présente en lamelles brillantes, d'un éclat argenté, densité 1,5. Chauffée avec du phosphore amorphe et de l'acide iodhydrique, elle se transforme en un autre corps dont la formule est C'"H"0' et qu'on nomme brésinol. Si à 10 grammes de brésiline dissoute dans l'alcool on ajoute 400 grammes d ether et qu'on traite le tout par 5 grammes d'acide nitrique concentré on obtient, par distillation de la solution, après un repos d'un jour et demi, dos cristaux qui ont pour formule : C"'H"0'H'0, c'est la brésiléine. La distiUation sèche de la brésiline donne une grande abondance de résorcme. En chauffant la brésiline avec de l'acide acétique anhydre, on obtient de la triacétxjlbrésiline cristallisant dans 1 alcool en fines aiguilles incolores. Il existe aussi une tétracétylbrésiline transformable en monobromobrésiline. Le brome et la tétracétylbrésiline peuvent encore s'unir en produisant un dérivé tribromé se présentant en petites aiguilles incolores, très oxydables, fusibles â 145".

La brésiline ne se fixe qu'à l'aide d'un mordant; elle donne une teinte rouge avec le bioxyde d'étain, une teinte griso violette avec les sels de fer, olive avec les sels de cllrome, etc. Ces couleurs sont très sensibles aux réactifs ; les rouges virent immédiatement au bleu sous l'influence des alcalis, au jaune sous l'influence des acides.

t (Il mil.) V. a. Teindre avec du bois de Brésil. BRÉSILLER [H mil. — de brésil) v. a. Casser en petits lor eaux, comme lorsqu'on écrase, n Fig. : Postillon allant

o t BRÉSILLER. (Balz.)

— V n Tomber en débris, en poudre, par l'effet de la sé-

BRÉSILLET (zi-llé [Il mil.] — de bresil) n m Comm. ■\ a e e de brésil la moins es n ee de toutes.

— Bo Genre de légumineuses césalpiniées , renfermant des arbres, des arbustes des plantes herbaées des régions chaudes

Izi-llo [Il n 11 J ) n m. Bot. Syn. de

BRASILIASTRE, et de BRASI-

BRÉSINE n. m. Nom vulgaire d'une plante ornementale, le zinnia multiflora.

BRÉSINOL (rad. Brésil) n. m. Corps dérivant de la brésiline sous l'action du jiiir diohydrique CWiednian:! \

agne, capi-

los rempa

taie de la prov. de Sil. : -> , r ;.-,8 kilom' S

Beriin; 373.206 hab.. sa .,!,.,, M un,. ,■„,■ plaine fertileet le

bassin industriel de la toilcsii- lui a valu un grand essor économi([ue. Machines, matériel do chemins de fer, pianos, scieries, huileries, tabacs, orfèvrerie. Commerce de métaux bruts et ouvrés, charbon, bois, tissus (foire aux laines), lin, graine de trèfle, céréales, bestiaux. Importante

ilture maraîchère. Une ceinture de boulevards remplace es en 1813. Eglise Samte Elisabeth (pro siècle, portraits de Lutlier et Mélan. li-

thon par Cranach. Cathédrale Saint-

Jean (catholique) du xii' siècle madone de Cranach. Belle synagogue Hôtel de ville du xiv siècle, au beffroi élégant, sur le Ring (pilori de 1492) Université Leopoldina, écoles réaies d'instituteurs, séminaires catholique et juif. Fondée au x' siècle, d abord polonaise, Breslau devint capitale du duché de Silésie (séparé de la Pologne en 1163), puis uu grand marche hanséatique. Ravagée par les Mongols (xiii' s.), elle passa à la Bohême en 1335, adopta la Réforme en 15i2.

Frédéric II s'en empara en 1742 (paix de Breslau), et dut la reprendre à 1 A cupation française (1807-1813). — Patrie de Gentz, Schleiermacher, Wolf (mathématicien), Lessing (peintre).

Bresle (la), petit fleuve côtier de France, né dans le départ, de l'Oise ; elle passe à Aumale, sépare les départements de la Somme et de la Seine-Inférieure, baigne Sénarpont. Eu, et se jette dans la Manche au Tréport, après un cours de 72 kilom.

Bresles, comm. de l'Oise, arrond. et à 11 kilom. de Beauvais ; 2.269 hab. Ch. de f. Nord. Tourbe, culture maraîchère; fabriques d'instruments aratoires, sucreries, tuileries et briqueteries. Ruines d'un château fort pris par les ligueurs en 1590 et démantelé en 1699.

BRESOLLES {zol' — do l'ital. braciuola, viande cuite sur la braise) n. f. pi. Se dit de rouelles de veau amincies et mises en ragoût. — Une bresolle.

BRESSAN n. m. Nom vulgaire du canard sauvage.

Bressan, ANE, personne née en Bresse, ou qui habite ce pays. — Les Bressans.

— Adjectiv. Qui appartient à la Bres tants : Coutume bressane.

— Encycl. Bace bovine bressane. C'est vines françaises qui se soient le mieux de tout mélange. Les animaux qui la corps trapu, petit, l'encolure médiocre, la taille, les cornes un peu horizontales, pâle. La race bressane comprend deux si la haute Bresse et celle de ïa. Bombes. — La sous-race de la haute Bresse a le corps trapu, épais, la tête plate, les membres fins, le poil jaune clair, quelquefois pie, blanc et noir ou jaune et blanc. Les bœufs sont estimés pour le travail. Quand on les engraisse, quoique déjà vieux, ils donnent beaucoup de suif et de très bonne viande, très agréable au goût. — La sous-race de la Dombes est généralement très petite ; elle a le poitrail resserré, les lombes étroits, l'encolure longue et grêle, le poil jaune, couleur de paille ou froment, le squelette volumineux relativement aux chairs. Comme dans la sons-race précédente, les produits pour la boucherie sont d'excellente qualité. — La race bressane est bonne laitière, d'un facile entretien, travaille bien et s'engraisse très facilement; malheureusement, elle est petite, sans épaisseur et manque de muscles. Cependant, elle rend beaucoup en proportion

DU à ses babi-

) des races boiservées pures oposent ont le tête forte pour poil blond très : celle ('

1 qu elle consomme.

\^bré-san) n. f. Genre de coiffure, de coupe de cheveux, pour les hommes, mises à la mode par l'acteur Brossant. (Elles comportent les cheveux taillés en brosse) : Une bressant. Coupe de cheveux à la Bressant.

— Adjectiv. : Coiffure Bressant.

Bressant (Jean-Baptiste-François), acteur français, né à Chalon-sur-Saône en 1815, mort à Nemours en 1886. Tout jeune, il s'essaya d'abord au théâtre de Montmartre, puis aux Variétés (1833), o* il jouait avec Jenny Colon et Frederick Lemaître , ce qui commença à le mettre en rcWef. Le Marquis de Brunoy, Kean et le Chevalier d'Eon furent les premières pièces où il brilla. Après quelque temps à Saint-Pétersbourg, il fut

engagé au

é^-au*

Gymnase (1846). Ses créations de Lovelace, dans Clarisse Harlowe, et d'Albert, dans la Protégée sans le savoir, inaugurèrent la période la plus brillante de ses succès. Son extérieur séduisant, sa voix charmante, son jeu parfaitement mesuré, son débit naturel et juste firent de lui le type accompli de lamoureux. Reçu sociétaire au Théâtre- Français en 1854 il y brilla aupremierplan danslanuen comme dans le nju\iau re-

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Octave (Crtyjncfj (/ Wm im ne), etc II se montra également hors de pair dans le re pertoire de Musset, et créa 1 principal rôle dans le L u amoureux. leFils.laJocot I le Fruit défendu, la Tsai i le Feu au couvent, etc Retii du théâtre après 1870, il Im nomme professeur au Con-

Bressay, île du groupe des Slictland (Ecosse), â l'E.

de Mainland, station fréquentée par rengs. Tourbières, ardoisières ; 900 hao.

Bresse (en lat. Brexia et Brissia), pays situé sur la rive gauche de la Saône, dans les départ, de l'Ain, de Saône-et- Loire et du Jura. La Bresse s'étend de la vallée de la Saône à 10. jusqu'au premier chaînon du Jura, à l'E., entre la Dombes au S. et la vallée du Doubs au N. La Bresse proprement dite, ou pays de Bourg, ou Bresse bressane, s'arrête avec la limite du département de l'Ain ; au delà de cette limite, elle prend les noms de Bresse louhannaise, autour de Louhans ; Bresse chalonnaise, à l'E. de Chalon. C'est une plaine mamelonnée à pente douce où coulent la Saône la Veyle, la Reyssouze, la Seillc, etc., où se réunissent dans la partie nord la Saône, lOgnon, le Doubs et laLoue. Le sol est froid, composé de cailloux roulés et d'argile, mais non sans fertilité. La Bresse élève le bétail et les volailles.

— Histoire. Henri IV acquit la Bresse en 1601, par le traité de Lyon, en échange du marquisat de Saluées. En halant leurs bateaux ou en ramant vers la rive gauche, celle de la Bresse, les mariniers de la Saône s'accompagnent du cri : En Empire!, tandis qu'en se dirigeant vers la rive droite, ils crient : En Béaume! C'est un souvenir du temps où la rive gauche de la Saône était encore territoire d'Empire, alors que la rive droite appartenait à la France.

. (Jacques-Antome-Charles), ingénieur français, né à Vienne (Isère) en 1822, mort à Paris en 1883. Indépendamment de nombreux mémoires, il a publié les ouvrages suivants : Becherches analytiques sur le flexion et la résistance des pièces courbes, accompagnées de tables numériques (1854) ; Cours de mécanique appliquée, professé à 1 Ecole des ponts et chaussées (1859-1865).

BRESSEAU {so) n. m. P6ch. Nom donnéaux petites lignes qu' on attache sur la maîtresse corde ou ligne de fond.

BRESSIN n. m. Mar. V. brécin.

BRESSON n. m. Bœuf roux, de couleur de froment mûr.

BressON (Charles, comte), diplomate, né à Paris en 1798, mort en 1847. Ce fut lui qui fit accepter à la Belgique, où s'agitaient les partis, les résolutions des conférences de Londres (1830), et qui négocia le mariage de Louise d'Orléans avec le roi Léopold et les fameux mariages espagnols : l'infante Isabelle avec le duc de Cadix, son cousin, et Marie-Louise-Fernande, sœur d'Isabelle' avec le duc de Montpensier (1846). Par suite de chagrins domestiques, il se coupa la gorge.

BressuiRE, ch.-l. d'arrond. des Deux-Sèvres, à 70 kil de Niort; 4.668 hab. (Bressuirais, aises.) Ch. de fer dé

l'Etat. Tribunal de 1" instance. Carac- ,

tères en bois pour imprimerie; commerce de blé ; étoffes de laine ; bestiaux. Eglise Notre-Dame, construite du XII» au XVI» siècle, avec une nef romane, un chœur du style gothique flamboyant du xv" siècle, et un clocher de la Renaissance. Sur un pro-

ton ; ruines du château de Bressuire da tant des xii» et xiii» siècles. — L arrond. a 6cant., 91 comm., 86.189 hab. , le canton 13 comm. et 16.876 hab

— Histoire. On a identifié sans preuves décisives Bressuire avec la Ségora des itinéraires. C'est en 1029 qu'un acte mentionne, pour la première fois, le château de Bressuire {castrum,Berzoriacum) à l'abri duquel se développa la ville. Ce château appartenait aux seigneurs de Beaumont, qui le conservèrent jusqu'en 1510. Il fut pris et sacoaîrô avec la ville par Du Guesclin, en décemiiri- I ;:.' l'-i,!nr !.■. i.'uerres de Vendée, Bressuire, prise Cl rr; ,,,s de 1792 à 1796, brûlée par les répuln . lut complètement ruinée : sa populal i.ni i.iNi., -■ I i,.;n liahitants on l'an IX.

— BIBLIO..U. . l.idaJi., U,..l,ui;-il,' /(.-..f:";.-»"?', Mit. ,1880); B^?ha.ni, Xotici: sur k chnh, 1,1 ,:, l:r,:.::nr, l'ans, 1891).

Brest, ch.-l. d'arrond. Iii 1 ,1 liilom.de

Quimper, surlarnderfi; fl/v.ïf il r : 1538 hab.

fii-es<ou, o/sM.) Ch. de f. Ou.-si liil>i.,,,l .,■ 1 lustance et de commerce, école navale à bord ,lu Borda, école d'hydrographie ; école des mousses â bord de ï Austerlitz ; école des novices et apprentis marins à bord de la Bretagne ; école de médecine navale ; bibliothèques ; musée; observatoire. Place de guerre de 1" classe ; ch.-l. de la 7< subdivision militaire du H" corps d'armée (Nantes). Préfet maritime ; ch.-l. du 2* arrond. maritime et d'un sous-arrond. maritime; état-major du port; directions nombreuses ; arsenal et chantiers de construction ; hospices civil et de la marine. Brest possède deux ports : un port militaire établi sur les deux rives d'un petit bras de mer sinueux, encaissé, formant l'embouchure de la rivière Penfeld, et le port de commerce de Porstrein. Ces ports, creusés au fond d'une vaste rade magnifiquement abritée, une des plus

Bressuire.

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