BRETAGNE
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dans le pays armoricain abandonné par Icr Romains dès le commoncomont du v siècle. Ces émigrés comptaient dans leurs ran^'s des évéquos et des moines, qui fondèrent des évécliés, des monastères, et propagèrent la foi chrétienne dans ce'pays où le paganisme vivait encore par la superstition populaire. L'Irlande, la « terre dos saints », y envoya de nombreux émigranu. Les vies des saints bretons . dans leurs récits légendaires à peu près tout s savons do l'histoire do Breta^e Jusqu'au X* siècle Moines et colons défrichèrent l'Armoriquo, encore couverte do forêts.
Les chefs, qui depuis Conao Mériadec (iv'-v «.), pre- ■ , durent à plusieurs reprises reconnaître la suzeraineté de l'empire franc. Au ix* siècle, Noménoe parvint à rendro la Bretaf^ne indépendante, on succf'sseur, Erispoé. désireux de se ménager 1 des Francs contre tes envahisseurs normands, se ; vassal de Charles le Chauve. A la fin du x' sièforfroi I" i omte de Rennes, peut être considéré héréditaire de Bretagne. Rennes
général d'Aboville ; du marin Linois L'arrondissement de Brest comprend 12 cant., 84 comm., 235.249 hab Il y a 3 cantons du nom de Brest le l" avec 1 comm. et 28.5113 hab.
le 2' avec 6 comm. et 50.SO8 hab.
le 3»
1 hab.
tt
— Histoire. Brest est l'ancien port gallo-romain de Gesocribate ; durant la deuxième partie du moyen âge.
premier port militaire de la Franco Armes de Brest, sont dus à Richelieu et à Colbert.
-^ BiBLioGR. : Lovot, Histoire de la ville et du port de Brest (lirest, i8Gj).
BRESTC {brèsst') n. m. Manière de prendre les petits oiseaux avec de la glu et des débris de graines, pendant l'hiver, en temps de neige.
BrESTEL (Rodolphe), homme politique autrichien, né et mort à Vienne (1816-1881). Professeur de physique à r«niversité dOlmutz, et de mathématiques à l'École supérieure do Vienne, il fut élu membre du Reichstag de Vienne, et y joua un rôle prépondérant ; mais son attitude politique ne fut pas favorable à sa fortune privée. En 1849, il dut quitter sa chaire, et, pour vivre, il dut accepter un emploi dans un établissement de crédit coraraercia! et industriel. En 1861, il fut élu député à la diète de l'Autriche méridionale, puis au Reichsrath ; enfin, au conseil de l'empire, comme représentant de la ville de Vienne. En 18ti8, Brestel accepta le ministère des finances, se signala par d'importantes réformes et réduisit le déficit.
BRETAGNE {gti mil) n. f. Chorégr. Ancienne danse française en pas de deux, qui était grave et noble.
— Comm. Etoffes de lin fabriquées en Bretagne. Bretagne (lat. Britannia minor), ainsi dénommée
après l'arrivée des émigrés de laGrande-Bretagne(iv''-vi" s. apr. J.-C), l'ancienne Armorif^ue (il pays sur la mer «), ancienne province de la France, délimitée au N. par la Manrhe, au N.-E. par la Normandie, à TE. par le Maine et l Anjou, au S. parle Poitou. On la divisait généralement on hante et has-te Bretagne; la première comprenait les cin(i évôchés de Rennes, Aleth (ou Saint-Malo), Dol, Saint-lirieuc, Nantes; la seconde, les quatre évêchés do Tréguier. Léon, Quimper et Vannes. Elle a formé les cinq départements d"Il!e-et-Vilaine, Cotes-du-Nord, Finistère, Morbihan et Loire-Inférieure. (Bretons, onnes.)
— Géogr. La Bretagne forme une région naturelle des mieux caractérisées. Au point de vue géologi
:ique, c
licaschistes) et de roches
bas
moyenne. La Bretagne géologique, qui comprend en dehors de la Bretagne proprement dite le Cotentin, une partie du Maine et de l'Anjou, le bas Poitou, se relie par des formations profondes au Massif central et à la Cornouaillcs anglaise. — Dans l'ensemble, c'est un pays de relief médiocre, constitué essentiellement par la juxtaposition de deux plateaux ou plutôt de deux pénéplaîjies, orientés l'un vers le N., l'autre vers le S. Les hauteurs du plateau septentrional, alignées de l'E. à l'O., continuent la direction générale des collines do Norman. lie et du Maino. La section la plus élevée dos iii..iiis s, i ;i ■ i i ih' .|M,iid aux
monts a'Arrée{o\iii\\v' i. ; A\.[opic
Saint-Michel, atteint : il;, , i septen-
trional est relié en iju- |i,. . , ,i .il; ,ii plateau méridional par le chaiiinn i. ^ ,,,,,,,,;, \ \, .. , ^ ; '.ti m. au Menez-Hom). Les collines de ce pïaieau ntéruiional sont alignées assez régulièrement du N.-O.au S.-E., et se dià la rencontre des collines do la Gâtine ven-
Kn.":
importance de son relief, l;i I il ii,i ,ti iti.>rh-:iine subit partout l'influence clima- I' I.'* voisinage de l'Océan, qui entoure
1,1 "is côtés, détermine encore bien des
tr:, I 1 ■ I ■ I im-s du climat breton : la prédoi .i,-., >,ni,,.e i..,r, vents d'O. et surtout do S.-O. Ces ve (■tant pluvieux, la Bretagne est naturellement une reliions de France les mieux arrosées. La mer, qui du' climat armoricain le plus tempéré des climats franc
Inégalement entre les deuxversants ; celui du S., trois fois
plus étendu que celui du N., possède les rivières les plus
longues ; celui du N. les plus courtes et les plus rapides.
Ces deux versants de la Manche e ' "" '
quent par le canal d'IUe-et-Rance
tes à Brest. Une seule rivière bretonne
navigable sur une grande étendue (depuis Rennes) sans
le secours de la marée. Les autres, la Loire exceptée,
n'ont d'importance que pour la navigation maritime.
L'originalité de la région bretonne apparaît encore dans la configuration de ses côtes, en majeure partie rocheuses et découpées par de petits fjords. Sur plus d'un point, les phénomènes d'oscillation littorale, les alTaissenients surtout, semblent avoir moditié !,■ n,,,,' ],i imif iT ,lu littoral breton. Mais c'est l'érosion rii:ir i,, n , in, !,■ |irincipal rôledans cette œuvrede desTni, I , ,, moricaine,
séparantdu rivage les îles br,' ;i ' ; -ntfsd'ori-
de l'Océan communiât par le canal de Nanitonne, la Vilaine, est
es, déchiqu
l'action des vagues, les côtes occidentales de d'Ouessant, travaillées par la mer « sauvage » . Les courants sont violents, surtout dans les passages resserrés {ra: de la Déroute, raz des Trépassés), où ils causent de trop fréquents naufrages. Enfin, les marées de la côte septentrionale s'élèvent jusqu'à 14 m. dans la baie du mont Saint-Michel et à Granville : ce sont les plus hautes marées de l'Europe.
La Bretagne est, avant tout, un pays de vie maritime intense. Pour la grande pêche (Terre-Neuve, Islande, mer du Nord), la Bretagne fournit plus de la moitié des navires et des équipages. La pêche côtière n'y est pas moins active, surtout sur la côte sud (sardines, maquereaux, homards, etc.). — Dans l'intérieur, les populations vivent surtout de l'agriculture. Les terres, améliorées par les amendements calcaires (coquillages marins, saoles de mer, tangue, engrais marins de toute nature, etc.), produisent des céréales riches : froment, avoine, orge. Le seigle et le sarrasin, sont la ressource des terres pauvres et caillouteuses, où les amendements calcaires sont rares. 'Viennent ensuite les landes, jadis beaucoup plus étendues, les prés et herbages, les bois. Les cultures maraîchères ont, sur certains points de la côte (primeurs de Roscoff, etc.), une grande importance. La pomme de terre est répandue un peu partout. Le pommier à cidre remplace généralement la vigne, sauf dans la plus grande partie de la Loire-Inférieure et dans l'extrémité méridionale du Moriiihan (région de Sarzeau). Les cultures du chanvre et du lin sont depuis longtemps en pleine décadence. — L'élevage a été longtemps la grande industrie agricole de la Bretagne. On élève surtout des bœufs et des vaches dans la haute Bretagne; des chevaux dans la basse Bretagne. Il reste encore beaucoup à faire pour améliorer le bétail breton, qui souffre trop souvent de la pauvreté naturelle du sol. — L'industrie n'est guère représentée que par la pêche. Par contre, la vie commerciale est active, grâce au cabotage et à la navigation. Les côtes présentent, en effet, nombre d'abris, de refuges, de ports, depuis Saint-Malo jusqu'à Saint-Nazaire et Nantes.
— Hist. L'histoire de la Bretagne commence à la lutte des Vénètes (peuple de 'Vannes) contre Jules César. On ne sait rien de précis sur les époques antérieures, sur les peuples qui ont laissé comme traces de leur passage les noinbreux mégalithes de l'Armorique : cromlechs, tumuli, menhirs, dolmens. Les mégalithes, d ailleurs, sont loin d'être localisés en Armorique. Si elle ne dépassait pas au S. le cours de la Loire, laissant à la. cité des Pictons (Poitou) le pays de Retz, l'.^rmorique débordait à l'E. au delà des limites de la Bretagne proprement dite, englobant une bonne partie de la Normandie occidentale. Crassus, lieutenant de César, en fit une première conquête en 57 av . J .-C. Mais, l'année suivante, les Vénètes se révoltèrent. Après une grande bataille navale, livrée dans le golfe du Morbihan, ou à l'embouchure de la Loire, les Vénètes, vaincus, durent reconnaître l'hégémonie de Rome. Puis le nom de « Arraorique o disparut pour faire place à celui de « Bretagne « [Rntannia, Britannia minor), lorsqu'aux v* et vi* siècles dos bandes d'émigrés vinrent de la Grande-Bretagne
Armes de Bretagne.
i officielle , les, à Vannes, etc.
1 1213, avec Pierre Luce une nouvelle Miastn de du<s do Bretagne de la
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La Bretagne e<>t dès lors un cham]
do bataille toujours ouvert entre la
Franco et 1 Angleterre jusqu'à h
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[guerre de \ '<4" ~ '^ À
le France. \^/"'>*^''^^^ rent habi- ^^'<.l^^^ pour déve- ^^^
Bretagne (v Bbetagse succissinn de\\ Les rois d Louis XI surtout, profitèrent lement dos circonstances pour i lopper de plus en plus l'influence française. Le dernier duc, François II, ureux. intriguait avec l'Angleterre, mais il
dut, par le traité de Sablé (1488), s'engager à ne marier sa fille que d'après l'avis de son suzerain. Le mariage d'Anne de Bretagne, fille et héritière de François II, avec Charles VIII (1491), puis avec Louis XII (1499), prépara l'union de la Bretagne avec la France. La fillo aînée de la duchesse Anne, Claude, épousa en 1514 François de Valois, qui devint roi l'année suivante, sous le nom de . François I" ■ , et qui, après la mort de sa femme (1524), parvint en 1532 à faire accepter par les états de la province la réunion définitive de la Bretagne avec la France. Dès lors, la Bretagne ne se distingua plus du reste du royaume que par son attachement très vif à ses libertés provinciales et à ses privilèges, que les rois de France avaient promis de respecter. Les états de Bretagne et le parlement de Rennes se signalèrent toujours par leur résistance aux vexations fiscales imposées par l'auiiini, i,,.,!, , i .,; nbusde pouvoir des gouverneurs. Les (-iii ', [1: l'Tinusdeces luttes, parfoistrèsvives, s.jir I, l'untcallec, et le procès La Chalotais. !'• ' : , i: ir!,;n, la Bretagne prit une part active a I m i r, ■ :, Vr-ndée. Les chouans et les bleus s'y firent une pucrrc trop souvent sans merci. Aujourd'hui, l'ancienne autonomie de la Bretagne n'est plus représentée que dans l'organisation judiciaire. La cour d'appel de Rennes a dans son ressort les cinq départements formés en 1790 du démembrement de la province.