BERNARDINE — BERNE
peu molle ; mais sa douceur et surtout sa délicatesse curieuse et nuancée lui font, parmi les peintres de la nature, une place à part entre Jean-Jacques et Chateaubriand.
BERNARDINE n. f. Hist. relig. V. beenardin.
BERNABDINITE (do Beiiiardino, n. pr.) n. f. Résine fossile, qui se trouve dans le comté de San-Bemardino ^Californie), en masses transparentes, à structure fibreuse.
Bernardino, montagne et col des Alpes. V. San- Bernardino.
BERNARD-L'ERMITE (ou -L'HERMITE) n. m. Nom vuleaiie dos pagures en général, et de ceux du genre bern- Tianhis en particulier.
BernardO DA Cruz. V. Crdz (Bernardo da).
Bernardo del Carpio, héros légendaire espagnol. Né des amours secrètes de dona Jimena, sœur d'Alphonse le Chaste (ix' siècle) avec don Sancho Diaz de Saldana, il est poursuivi, lui et son père, de la haine du roi. Alphonse enferme don Sancho Diaz dans la forteresse de Luna, et lui fait crever les yeux ; quant à Bernardo, il se couvre de gloire, prend des forteresses, entre autres celle de Carpio, dont il ajoute le nom au sien, Alphonse le chasse de sa cour, puis, ayant fait semblant de se réconcilier avec lui et promis "de lui rendre son père, il no lui en livre que le cadavre. Bien d'autres aventures, comme d'avoir tué Roland à Roncevaux, sont encore prêtées à Bernardo del Carpio ; il est le héros d'un grand nombre de pièces du Romancero. Lope de Vega a pris î de deux de ses dra-
dans la mort. On a de plus sur lui deux épopées, l'une ùAlonzo de Salamanque, l'autre de Bernardo de Balbuena.
BeRNARDONI (Pierre-Antoine), poète italien, né à Vignola, près de Modène, en 1672, mort à Bologne en 1714. Il devint, en 1701, poète impérial à la cour de 'Vienne. On a de lui deux recueils de vers : / Fiori (Bologne, 1694) ; Bime varie (Vienne, 1705) ; deux tragédies : Irène (1695) et Âspasia (1697), et des drames en musique.
Bernasconi (André), compositeur, né à Marseille m 1712, fut élevé à Parme, et mourut en 1784 à Munich. Compositeur distingué, mais froid et manquant d'originalité, il n'en fit pas moins représenter une vingtaine d opéras : Alessandro Severo (Venise, 1741); la Ninfa Apollo (Vienne, 1743); remistocfe (Vienne, 1744), etc.; un oratorio dont le succès fut très grand, la Betulia liberata. On connaît aussi de lui beaucoup de compositions religieuses. . Bernau, ville de Prusse (prov. de Brandebourg); 7.725 h. Fabriques de passementeries, de corsets, de gants, de tabac, de clous ; sculpture sur bois.
BERNAUDOIR n. m. Grand panier d'osier dans lequel se rr cueillent les brins de laine tom bant pendant l'opération 1 battage,
BernAUER (Agnès), femme allemande du xv« siècle, célèbre par sa beauté et sa mort tragique. Fille d'un bourgeois de la ville d'Augsbourg, elle avait épousé secrètement le duc Albert de Bavière, fils du prince régnant, qui la cacha dans le château de Frohbourg. Cette union clandestine ayant fini par être connue, le duc de Bavière fit saisir Agnès dans son château. Accusée d'avoir usé de sortilèges pour se faire aimer du prince, elle fut condamnée à être précipitée dans le Danube (1435). Albert prit les armes contre son père, et resta longtemps l'allié de ses ennemis; à la fin, l'empereur Sigismond réconcilia le père et le fils. On éleva une chapelle sur la tombe d'Agnès, et la poésie et la légende se chargèrent de perpétuer le souvenir de sa beauté et de ses malneurs.
BeRNA'VILLE, ch.-l. de cant. de la Somme, arrond. et à 16 kilom. de Doullens; 913 hab. Fabrique de boutons. Tombelle. — Le cant. a 27 comm. et 8.607 hab.
BerNAY (Bernacum), ch.-l. d'arr. et de cant. du départ, de l'Eure, à 41 kil. d'Evreux, sur un affl. de la Rille, la Charentonne, dans une charmante vallée, entre des coteaux ; 7.966 hab. (Bemayens. ennes.) Ch. de f. de l'Ouest. Ville industrielle, importante par son industrie cotonnière, qui
,nte par i , la fabrîi
ques de lacets, tanneries, corroiries, mégisseries, fonderies de fer, taillan-
ques. Grand marché de blé dans une région de grande production. Quartier général de la 5" subdivision militaire du 3» corps d'armée (Rouen).
Tribunal de !'• instance (cour d'appel de Rouen), justice de paix, tribunal de commerce, conseil des prud'hommes, bibliothèque (4.500 vol.), musée, chambre consultative des et manufactures, chambre et société
-la-Couture (1340-1352), pèlerinage. Bâtiments de l'ancienne abbaye (1007, reconstruite en 1628). L'église, transformée en halle, est presque entièrement du xi' siècle. Maisons anciennes. Sources minérales. — Patrie du trouvère Alexandre de Bernay, contemporain de Philippe-Auguste, des deux frères Lindet, conventionnels, de Thomas, évêque constitutionnel de l'Eure (1743-1823), de Robert, ministre des finances sous le Directoire (1746-1825), de l'antiquaire et historien Aug. Le Prévost (1787-1859).
— L'arrond. de Bernay compte 6 cant., 124 comm. et 66.910 hab.; le cant. a 18 comm. et 14.581 hab.
— Histoire, A la limite du Lieuvin et du pays d'Ouche, Bernay a une origine antérieure au xi* siècle. Quand, en lois, Judith de Bretagne, femme do Richard n, fonda l'abbaye des bénédictins, Bernay avait déjà un marché et des foires annuelles ; ses étoffes furent fameuses au xiii' siècle. C'était alors une ville forte, où saint Louis tint ses assises en 1231. Elle souffrit de la guerre de Cent ans. Du Guesclin la prit en 1378, et en chassa Charles le Mauvais. Les Anglais s'y établirent en 1417; ils en furent expulsés en 1449. Saccagé parles calvinistes en 1563, Bernay devint, en 1589, le quartier général des paysans dits n gauthiers » .
Bernay (trésor de). On désigne sous ce nom une des plus précieuses collections du Cabinet des médailles près la Bibliothèque nationale à Paris. Ce trésor, trouvé en 1830 dans un champ, près de Bernay (Eure), consiste en soixanteneuf objets d'argent : statuettes, vases, coupes, ustensiles divers, qui pèsent ensemble plus de 25 kilogr. et ofl'rent un caractère artistique remarquable. Il est probable qu'ils
. Œnochoé;
proviennent d'un templ
tance. En effet, parmi c
dieu, en argent, haute de 0",55, et une autre plus petite,
en fragments. Les vases et les patères sont décorés de
reliefs travaillés au repoussé, et, pour leur donner plus
de solidité, doublés intérieurement d une seconde plaque
d'argent. Deux grandes œnochoés représentent des scènes
tirées de l'Iliade, traitées dans un style
large et sévère ; deiLx paires de can
thares des scènes bachiques. Ces deux
groupes appartiennent à la même épo
que, c'est-à-dire au i" siècle de
ère; les autres objets se répartisse
ainsi que leur style et les inscr'
permettent de l'établir, jusqu'à
du m" siècle.
Bernay ( Louis- CamUle), auteur dramatique, né à La Malmaison en isn mort à Paris en 1842. Après s'être occupé de peinture et de gravure, il se tourna vers les lettres, écrivit des poésies publia un roman. Sous les toits (1833) et composa des drames : Le roi s'ennuie Dante, Irène, l'Héritière du mal, joué à l'Odéon après sa mort précoce, etc. et une comédie, le Ménestrel. Ses dramatiques ont été publiées, suivies de poésies diverses et de fragments de prose (Paris, 1843).
Bernay (Alexandre de). V. Alexa.n
BernbouRG ( Bemburgum ) , ville d'Allemagne, capit. du duché à'Anhalt Bvrnbûurg, sur la Saale ; 28.( " '
sièg ■ ■■--
BERNE n. m. Du XV' au xvii' siècle. Vase de grande dimension, à bec et à anse. (Les bernes étaient des aiguières ou même des pots en forme de chaudron, toujours de métal, souvent en argent.) il On écrivait aussi bernioal.
Berne (en allem. fl«-n), ch.-l. du cant. de ce nom et, depuis 1848, capit. de la Confédération helvétique ; environ 45.000 hab., presque tous réformés.
— Encycl. Berne occupe un site magnifique sur un plateau dominant de 35 m. le cours de l'Aar, qui l'entoure de trois côtés, et du haut duquel, par les temps clairs, le regard embrasse le panorama des montagnes neigeuses de 1 Oberland (ou Alpes Bernoises), distantes de 30 kilom. Avec ses voies larges et propres, bordées de maisons neuves aux magasins bien tenus, ou de vieux hôtels en pierre de taille, sillonnées par de nombreux tramways mécaniques, Berne passe ajuste titre pour une des plus belles et des plus pittoresques cités européennes. Depuis quelques années, la ville s est étendue au delà de l'Aar : trois ponts la relient à son nouveau quartier dit de Kirchenfeld.
Le principal monument de Berne est la cathédrale (Munster); comme celle de Bâle, elle s'élève sur une place on terrasse au-dessus de l'Aar. Commencée en 1421 dans le style gothiq^ue, elle n'a été achevée qu'en 1894, par la construction d une tour de 100 m. de haut. A l'extérieur, on admire les sculptures du grand portail, représentant le Jugement dernier, et la balustrade ajourée qui court le long des combles. L'intérieur, dénudé comme dans toutes les églises protestantes, n'offre d'intéressant que les verrières du chœur et des orgues, aussi célèljres que celles de Fribourg.
L Hôtel de ville (Hall ans) du x\' siècle a sa façade décorée de fresques et coupée par un escalier double, conduisant au premier étage à la salle des Conseils
luché; industrie, commerce
vigation actifs ; exploitation de sel gem 8 Monnau -
me ; fonderies, raffineries de sucre, fabriques de machines, briqueteries, poteries. Le château, des XV» et xvii' siècles, sert de résidence au prince héréditaire, et contient une collection de portraits de famille. V. Anhalt. Pop. du cercle de Bernbourg : 82.500 hab.
BerndorF, village de l'Austro-Hongrie (Basse-Autriche), sur le Triesting, affluent du Danube ; 3.430 hab.
BEB
^ /^M-ii
Palais fédérau\
10 Funiculaire
■> HitPl d Fosse aux Ours Musée historique
t couverture : La
en le faisant sauter e
lit dune fille de ferme fut la berne sU7 laquelle on jeta Sancho Panca
— Par anal. Supplice en usage chez les Maures et les Maro cains, infligé par trois ou quatre hommes vigoureux qui prennent iî le patient par -les jarrets et le lancent en l'air aussi haut qu ils ' «^ peuvent. i
— Fig. Moquerie railler j <• quante infligée avec insi
par plusieurs personnes /
coups de si filet du thédtie s
jilus cruelle de toutes les bei j
— Cost. Sorte de mante (ue
portaient jadis les femmes et qui est encore en dans certains pays entre autres en Irlande
— Mar. V. la partie encyclopédique.
— Techn. V. berme. '' ^ ^
— Encycl. Mar. Un pavillon est en berne quand pas hissé à bloc du mât ou de la corne oil il se met habituellement. C'est un signe de deuil, de détresse ; c'est souvent un moyen de demander un pilote, du secours, et on l'appuie, quand on le peut, d'un ou do plusieurs coups de canon. A la mort du commandant d'un navire, le pavillon est mis en berne. Pour un chef d'escadre, les ver-
gues
même dans un deuil national dredi saint. Quand on transporte à ter une personne du bord décédée, le pavi Ion est mis en berne jusqu'à ce que l'en barcation ait touché terre. Enfin, en cou de route, le pavillon national mis en berne indique que le bâtiment qui fait ce signal a un homme tombé à la mer. A terre, sur les monuments publics, les drapeaux se mettent en berne, en signe de deuil, de la même manière qu'à bord, lorsqu'ils sont portés par un mât muni d'une drisse ; dans le cas contraire, on lie le drapeau à sa hampe, le plus souvent avec des cravates de crêpe noir, de manière que sa pointe seule reste flottante. Quant à :
tantôt on l'iuolii
lisse dans ;
positM
I babiluellt
Les autres édifices publics sont modernes. Ce sont : l'ancien et le nouveau palais fédéral, construits l'un et l'autre dans le genre du palais Pitti, à Florence ; le musée des Arts, celui d'histoire naturelle, et le Muséum,, avec de riches collections archéologiques et ethnographiques. Dans le voisinage se trouvent la Bibliothèc^ue publique (60.000 vol.) et l'Université, qui comprend cinq facultés : théologie catholique , théologie protestante , droit , médecine philosophie (lettres, sciences et philologie). A citer encore les deux fosses où des ours sont entretenus aux frais des contribuables.
Grâce à ses établissements scientifiques et aux nombreuses administrations qu elle possède comme siège du gouv ornement fédéral et résidence d 1 corps diplomatique, Berne, au premier abord, semble plutôt une ville de fonctionnaires, de professeurs et d'étudiants Elle renferme, cependant, de nombreux établissements industriels et d'importantes maisons de banque et de commerce, qui donnent à certaines rues une grande animation Quant à son histoire, elle se confond avec celle du lanton — Pop. du district de Berne : 73.000 hab.
— BiBLioGR. : Wattenwyl : Geschichte der Stadt und Landschaft Bern (Berne, 1867-1872).
(canton de), l'un des 22 cantons de la Confédération helvétique et le plus grand; ch.-l. Berne.
Au point de vue physique, on peut diviser le canton de Berne en trois parties : au N.-O., la région du Jura; au centre, la plaine de l'Aar et de ses affluents, plaine ondulée que sillonnent de larges vallées aux verdoyants tierbages, àonxV Emmenthal (vallée de l'Emme) peut être donné comme type ; au S.-E., VOberland bernois. Ce dernier pays est célèbre par l'accumulation de ses beautés naturelles. C'est là qu^in admire les cimes glorieuses des Alpes Bernoises, le "Wetterhorn, l'Eiger, le MOnch, l'éblouissante Jungfrau et les champs de glace du Finsteraarhorn et de Grindelwald, les cascades fameuses du Reichenbach, du Giessbach, du Staubach et du Trummelbach, les beaux lacs de Thoune et de Brienz, séparés par l'élégante station d'Interlaken, les profondes et grandioses vallées de la Kander, du Hasli, de Grindelwald et do Lauterbrunnen, aux légendaires chalets de sapin perdus dans les hauts pâturages où paissent d'immenses troupeaux de vaches. Tout un système de bateaux à peur, '- ''' — ;-- J- ' ' -•
de chemins de fer et de » funiculaires . facilite aul'accès de ces merveilles, qui attirent chaque année des milliers de touristes. Aussi peut-on dire que r« industrie des étrangers » occupe la première place dans le canton de Berne : Interlaken ne compte pas moins de 47 hôtels, tous plus ou moins luxueux. Puis vient l'industrie agricole, consistant presque exclusivement dans la fa-