‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 358 sur 956 · BRIQUETERIE · texte numérisé non relu

BRIQUETERIE

. Ouvrier (

emplo

BRIQUETEUR ylirik-teur) n.

brique dans les constructions.

BRIQUETIER [brik-ti-é) n. n de la brique, ll Ouvrie manufactures de poteries et de porcelaines.

BRIQUETON (brik) n. m. Constr. Fragment à peu près régulier de brique, ii Demi-brique.

— Comm. Fromage anglais en forme de brique. BRIQUETTE (kH) n. f. Combustible aggloméré auquel on

donne la forme d'une brique et que l'on prépare avec du poussier de houille, du coke, de la tourbe, etc. V. agglomérés. BRIQUETTE-PILE {kéf — de briquette, et pile) n. f. Générateur d'électricité proposé en 1882 par Brard do La Rochelle, et composé d'un aggloméré de houille et do brai et d'un noyau de fil de cuivre.

— Encycl. La briquette-pile porte sur l'une de ses faces des dépressions tapissées d'amiante, dans lesquelles on a coulé un mélange de cendres et d'azotate de potasse, en y insérant des fils de cuivre pour prendre le courant. Si l'on place cette briquette-pile dans un foyer ardent, on obtient un courant continu pondant tout le temps do la combustion. Becquerel, en 1855, et Jablochkoff, en 1877, ont produit aussi de l'électricité en oxydant le carbone en présence de l'azotate de potasse ou de soude.

BRIS {bri — rad. briser) n. m. Action de briser ou de se briser: Une goutte d'huile a souvent suffi pour prévenir le 8RIS d'un engrenage. (E. de Gir.) il Fragment d une chose

brisée, débris : Le bris des vaisseaux, après Van et un jour passés sans réclamation, appartenait anciennement au seigneur du lieu où la mer te jetait.

— Blas. Bris d'huis ou simplement Bris, Bande de fer, longue happe de fer à queue, qui, dans les armoiries, soutient les portes sur leurs gonds.

— Encycl. Hist. du droit. Droit que s'arrogeaient les habitants des bords de la mer ou leurs seigneurs de s'emparer, en cas de bris ou naufrage, de tout ou partie des objets que les flots rejetaient sur le rivage. Une ordonnance de 1543 déclara que les naufragés avaient seuls droit à ce qui provenait de leur navire ; mais, à défaut de réclamation dans l'année, le fisc s'emparait des débris. Enfin, l'ordonnance de i^^U 1681 mit sous la sauvegarde du roi les vaisseaux,

leurs chargements et leurs équipages, quand la tempête les jetait sur les côtes.

— Dr. marit. En matière d'assurances , on distingue : 1» le bris absolu, perte totale du navire qui donne lieu au délaissement; 2" le bris partiel, lorsqu'un navire, par suite d'un abordage ou d'un choc quelconque, a une voie d'eau. (S'il n'y a alors ni naufrage, ni échouement, le bris partiel ne constitue qu'une avarie simple, ne donnant pas lieu à délaissement) ; 3" Véchouement avec bris, qui donne la faculté de délaisser; 4» Véchouement sans bris, quand le navire échoué n'est pas brisé, mais ne peut être remis à flot. (Ce cas équivaut à l'innavigabilité et donne ouverture au délaissement.) Y. BARATERIK.

— Dr. pén. Bris de clôture. Le bris ou destruction de clôture est prévu par l'article 456 du Code pénal. Ce texte punit d'un emprisonnement d'un mois à un an et d'une amende égale au quart des restitutions et des dommages-intérêts, sans pouvoir être inférieure à 50 francs, ceu.x qui ont, « en tout ou en partie, détruit des clôtures, de quelques matériaux quelles soient faites, coupé ou arraché des haies vives ou sèches » . La jurisprudence a étendu ces dispositions aux clôtures des édifices (portes et fenêtres).

Bris de prison. Le bris de prison est l'une des circonstances qui, pour le détenu, font de son évasion un fait punissable. En efi'et, l'évasion simple, c'est-à-dire abstraction faite de toute circonstance aggravante, ne constitue, en général, au point de vue du détenu, aucun délit. L'article 245 du Code pénal n'incrimine l'évasion, au point de vue du détenu, qu'autant que cette évasion a lieu «par bris de prison ou par violences». Le bris de prison est toute efl'raction des clôtures de la prison.

Bris de scellés. Le bris de scellés est l'enlèvement on la destruction matérielle des bandes et cachets appliqués par l'autorité compétente sur la fermeture des portes ou des meubles. Le Code pénal prévoit le bris de scellés dans ses articles 249 à 253 et dans son article 256. Il y a lieu de distinguer si le délit a été commis par le gardien des scellés ou par d'autres personnes et, lorsqu'il est imputé au gardien, s'il y a eu de sa part simple fait de négligence, ou, au contraire, fait intentionnel.

L'article 249 punit de six jours à six mois d'emprisonnement la négligence du gardien. Mais la faute du gardien négligent s'aggrave et, en conséquence, lapeine encourue par lui peut s'élever jusqu'à deux ans d'emprisonnement, si le bris des scellés s'applique à des papiers et effets d'un individu, soit prévenu ou accusé d'un crime comportant la peine de mort ou une peine perpétuelle, soit condamné à l'une de ces peines. Si le gardien est coupable non plus seulement de négligence, mais de dol, s'il a lui-même brisé les scellés ou participé à leur bris, la peine est un emprisonnement de deux à cinq ans ; la peine est la même, qu'il soit auteur ou complice et, en outre, quels que soient les objets mis sous scellés (art. 251, § 2, et 252).

Quant au 'bris de scellés commis par toute autre personne que le gardien, si le bris s'applique à des scellés apposés sur les papiers ou effets par ordre de l'autorité publique, du gouvernement ou par ordonnance de justice, la peine est d'un an à trois ans d'emprisonnement. Mais, s'il s'agit du bris de scellés mis sur tous autres papiers ou effets, lapeine n'est que de six mois à deux ans d'emprisonnement (art. 252). Ajoutons (art. 253) que « tout vol commis à l'aide d'un bris de scellés sera puni comme vol commis à l'aide d'effraction » ; et que l'article 256 prononce la peine des travaux forcés à temps si le bris de scellés a été « commis avec violences envers les personnes ».

BRISABLE adj. Qui peut être brisé.

Brisach. Géogr. V. Neuf-Brisach et Viedx-Bbisach.

Brisaciep., .■,,.1)1 ,1 ,hi XVII» siècle, secrétaire des commun, I' ! ,1 iiie Marie-Thérèse, femme de

Louis Xl\ , i , r,- passer pour fils naturel de

Jean Sol m - ;, i i ,,u.-. afin d'obtenir la dignité de duc et pan. ba;,.^ to bi.i, il obtint, par surprise, une signature de la rc-iuc et l'envoya au roi de Pologne avec un portrait de la souveraine et une traite de 100.000 livres. .Son imposture fut facilement découverte, et il fut mis à la Bastille. On lui rendit la liberté, peut-être à cause de l'étrangeté de son invention. Il alla alors en Pologne solliciter d'il roi le remboursement de ses 100.000 livres, mais il n'en obtint qu'une faible partie avec laquelle il passa en Russie, où il mourut.

Brisacier Mean de), théologien français, né à Blois ri,: 1.1 iiis la même ville en 1668.11 entra dans la , professa dans plusieurs collèges, fut ! ■ I lUL'al, recteur du collège de Clermont, à

i'i, - , : ■ l'i-ua surtout par son zèle contre les jan-

ieiiiMcs. .-Mil] Jdfisriiisme confondu (Paris, 1651) fut censuré par 1 archevêque do Paris et combattu par Arnauld.

BRISACQUE ou BRISAQUE (zak') n. et adj. Pop. Personne qui brise tout : Bonne qui est une vraie brisaque.

— n. m. Vacarme à tout briser.

BRISANT {zan — rad. iriser. S'emploie surtout au plur.) n. m. Banc ou écueil formant obstacle à la houle et sur lesquels elle se brise en déferlant. Il Rencontre à l'embouchure- des fleuves de courants antagonistes ; sur certaines côtes, au Dahomey, à la côte d'Or, par exemple, la houle du large vient "déferler en créant des brisants très dangereux. (On appelle ces brisants la barre.) il Se dit de matériaux que l'on immerge pour que la mer, en s'y brisant, perde une partie de sa violence et cause moins de dégâts sur des constructions situées plus en arrière du côté do la terre : Proléger une jetée par des brisants. (Dans ce cas on dit aussi brise-lames.)

BRISANT (cfln), ANTE adj . Se dit des poudres ou substances explosives que la trop grande brusquerie de leur déto-

i production de puissants eS'ets destructeurs.) V. poudre,

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