‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 359 sur 956 · D EXPLOSIFS · texte numérisé non relu

D EXPLOSIFS

. Premier cardage de la

BRISAUDER (bri-zâ—Tad. briser) v. a. Soumettre la laine à un premier cardage. II Syn. BRISER, DBOUSSEK. (C'est par

Brisbane, ville d'Australie, capitale du Queensland et chef-lieu du comté de Stanley, sur le fleuve côtier Brisbane ; 124.700 hab. Port important, terminus de la malle royale du Queensland, qui vient de Londres; cabotage. Cathédrales catholique et anglicane, palais du gouvernement, de justice ; théâtres, hôpitaux, écoles d art. Sir Thomas Brisbane en désigna l'emplacement en 1825, pour la création d'une colonie pénitentiaire qui fut ouverte aux colons libres en 1842, et s'est surtout développée depuis 1870.

Brisbane, comté d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), peuplé de 22.000 hab.

Brisbane (sir Thomas Mac Dougall), général et astronome anglais, né en 1773 à Bishoptown en Ecosse, mort à Bmiane-House en 1860. U entra au service en 1789, et fit, en 1794, la campagne de Flandre avec le duc d'York. De 1796 à 1802, il fut attaché à l'expédition envoyée aux Antilles sous les ordres de Ralph Abercromby, pour s'emparer des colonies françaises et espagnoles. En 1812, il fut envoyé en Espagne comme major généra! (général de brigade). A ce titre, il prit part aux batailles de Vittoria, d'Orthez et de Toulouse. Puis, après une campagne au Canada, il fut nommé, en 1821, gouverneur de la Nouvelle-Galles du Sud. Ses quatre années d'administration furent marquées par de très utiles réformes. En Australie, il avait fait élever un observatoire, et il avait déterminé et catalogué 7.385 étoiles à peine soupçonnées des astronomes. De retour en 1826, il continua ses travaux scientifiques, qui sont consignés dans le Catalogue des étoiles de Brisbane. et dans trois des grands volumes des Transactions, publiées par la Société royale d'Edimbourg, dont il a été président.

BRISCAMBItXE {briss, et ll mil.) n. f. Sorte de jeu do cartes. (V. brusquembille.) il On dit aussi brouscambillb.

BRISCAN (briss) n. m. Sorte de jeu de cartes qui se joue à deux personnes avec un jeu de piquet. (Chacun des j oueurs cherche à atteindre 600 points, ou plus, selon les conventions.) Ce jeu, abandonné aujourd'hui, a été remplacé par celui do la grande brisque ou mariage. V. ce mot.

BRISCARD n. m. Argot mil. V. BRisQnARD.

BRISE (bri:') n. f. Mar. Nom générique donné au vent quand il n'est pas très violent. Les qualificatifs ajoutés à ce mot en complètent la valeur : Belle brise, Bon vent qui n'est pas trop frais, n Bonne brise, Vent frais, il Brise carabinée. Grand vent ou grand frais. — On dit aussi : Brise faible. Brise folle, il La brise adonne quand le vent se rapproche de l'arrière. — La brise refuse, dans le cas contraire. Il Une brise est faite quand elle souffle régulièrement do la même direction et avec la même force.

— Dans le langage commun. Vent doux et irrégulier qui souffle sur le rivage de la mer, et Vent frais et doux en général : La brise, pour le papillon, est un ouragan. (C. Dollfus.) V. la partie encycl.

— Bot. Se dit pour brize.

— Techn. Poutre posée en bascule sur la tête d'une pièce, et servant à appuyer les aiguilles d'un permis. II Eclats de bois. (S'emploie surtout au plur.)

— Encycl. Mar. Brise est synonyme de vent; néanmoins, dans les grands mouvements aériens de l'atmosphère, on ne se sert que du mot • vent ». L'intensité de la brise est mesurée de 0 à 9 dans les journaux de la

nière suivante : 0 calme; 1 presque calme; 2 faible brise ; 3 petite brise ; 4 jolie brise ; 5 bonne brise ; 6 forte brise ; 7 grand frais; S coup de vent; 9 tempêle. La vitesse du vent qui indique sa force s'estime au jugé, ou se lit sur l'anémomètre enregistreur placé en tête d'un mât. La direction est donnée par des girouettes ])lacéos en tête du mât ou des pennons attachés sur les galiiaubans, près du banc de quart ou de la passerelle. La brise est régulière ou irrégulière, forte ou faible. Le long des côtes, quand il n'existe pas de brises bien établies, on ressent des brises ditférentes le jour et la nuit, en été surtout. La brise de terre souffle de la terre vers le large pondant la nuit, la brise du large souffle vers la terre pendant le je

forte. Enfin, on désigne souvent, sous le nom de « bris, solaire n , le vent qui semble se lever avec le soleil et cesser quand il se couche en suivant à peu près sa direction. — Météorol. Tout le pourtour des continents est bordé, pour ainsi dire, d'une frange de brises produites par la différence de température entre la terre et l'eau. Pendant la journée, la terre se réchauffe plus rapidement que la mer. Vers 10 heures du matin, après une période de calme plus ou moins longue, une rupture d'équilibre s'opère entre les masses aériennes, et 1 atmosphère plus fraîche reposant sur les eaux se porte vers la terre pour y remplacer l'air dilaté, qui s'élève dans les régions supérieures. Peu à peu, ce mouvement de translation, qui d'abord se faisait sentir seulement dans le voisinage de la côte, se communique à toutes les couches atmosphériques en avant et en arrière, et bientôt la brise, ébranlant de proche en proche tout l'océan des airs, occupe un assez large espace au-dessus de la mer et du continent, qu'il unit comme une plaque de fer unit les deux branches d'un aimant. Durant la nuit, le sol perd par le rayonnement une grande partie de la chaleur qu'il avait reçue, tandis que la mer conserve à peu près la température de lajournée. L'équilibre se rompt encore une fois, mais c'est maintenant au profit de la mer ; la brise est ramenée en arrière et souffle en sens inverse. C'est ainsi que, dans l'espace de vingt-quatre heures, la brise oscille de la terre à la

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de reflux analogue à celui des marées.

De même les montagnes ont leur système propre do brises, alternant avec une régularité semblable à celle do la brise de terre et de la brise de mer sur les côtes do l'Océan. Le jour, surtout en été, lorsque les cimes des

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BRISE-BISE n. f. Bando d'étoffo tendue sur la rainure d'uiio fciifttro, pour arrêter les courants d'air. — Des

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