‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 364 sur 956 · partie de la jambe · texte numérisé non relu

partie de la jambe

, pour empêcher

Broilequia (moyen âge).

Il Auj., Sorte de bottines, pied.

— Fam. Rougeur du pied et d'un après un bain de pied très chaud.

— Dr. Brodequins, Nom commun moyen desquels on torturait les r patient soumis à la question.

— Manèg. Sorte de petits bas à la botte de grimacer.

— Encycl. Cost. Chez les anciens, le brodequin diSéTai essentiellement du cothurne; celui-ci était la chaussure des tragédiens, le brodequin était affecté aux acteurs comiques. Il se composait d'une semelle de cuir ou de bois, appelée calceus, et d'uue partie supérieure, en peau ou en étoffe plus ou moins précieuse, qui s'attachait sur la jambe, et qu'on nommait caliga. Depuis cette époque reculée, il y a toujours eu des chaussures de ce genre. On trouve le brodequin chez les Grecs, chez les Etrusques, aussi habiles à travailler le cuir que l'or. Les fantassins romains avaient un brodequin dont la semelle largement garnie de clous , caliga clavata, leur donnait le pied ferme dans les corps à corps des combats antiques. Pour la cavalerie, les clous étaient plantés dans la tranche ou la lisse de la semelle et servaient d'éperons. Plus tard, on adopta le brodequin des Goths, fermé par une languette ou courroie de cuir.

Les renseignements que l'on a sur les brodequins du moyen âge sont assez vagues : ce mot signifiait aussi bien une bottine de cuir qu'une chaussure légère de peau qui se mettait d'abord au pied avant de l'entrer dans la botte. Au xvf siècle, le brodequin de veneur est signale pai Robert Estienne comme prenant le gra^ de la jambe ; Rabelais emploie ce mot comme synonyme de » botte fauve » . Les brodequins ecclésiastiques sont des bas liturgiques; faits d'une étoiïe riche et ordinairement brodée, ils habillent la les souli autres églises, au xvi" siècle, ne permettent r-^^ pas le doute sur cette question. \

— Ane. dr. pén. Comme instrument /

torture, les brodeq quatre pièces de bois formant boîte et serrées à volonté, au moyen de

I froissait les ligament:

des brodequin hait solidcmen

les jambes entre quatre planches, dont deux puis on enfonçait, à coups de maillet, des coins entre les deux planches du milieu : la pression broyait les chairs et faisait éclater les os. D'autres fois, on enveloppait les jambes avec du parchemin, on les mouillait, puis on les approchait d'un grand feu, et la contraction produite occasionnait des douleurs atroces. Supprimé en 1780 comme mesure d'instruction, l'usage des brodequins fut maintenu pour arracher aux condamnés à mort la révélation de leurs complices, et aboli définitivement par une déclaration de 1788 et par la loi du 9 octobre 1789.

BRODER (d'un rad. celtique et german.. brozd. pointe) v. a. Orner à l'aiguille de dessins en relief : Un sot a beau faire broder son ha (Rivarol.) il Exécuti un chiffre.

— Par anal. Imiter la broderie : Les dessins qui brodent Ui carapace de certaines tortues sont fort élégants.

— Fig. Orner, parer, embellir ; Broder de fleurs le linceul du passé. (Lamart.) Il Amplifier, orner de détails, do

î, de développements accessoires : Broder ais farder la vérité :

Le guerrier brode l

Il Se dit particulièrement, en musique, des fioritures ou agréments que l'exécutant ajoute à la musique de l'auteur.

— Techn. Métier à broder, Appareil qui sert à exécuter les ouvrages de broderie.

Brodé, ée part. pass. du v. Broder.

— Hortic. Melon brodé. Variété de melons ayant sur l'écorce des dessins imitant la broderie. V. mei.o'n.

Se broder, v. pr. Etre brodé : Le taffetas se bkode diff-

BRODERIE n. f. Ouvrage que l'on fait en brodant ; Broderie plate, au plumetis. (Se dit partiouhèrement des ornements à l'aiguille que l'on porte, comme signes de distinction, sur certains uniformes) : Sotte chose que la gloire de montrer des galons, des rubans et des broderies. (P. Mérimée.)

— Par ext. Commerce, industrie du brodeur : Vers le XVI* siècle, la brodekie prit de l'importance d Venise.

— Par anal. Ornement, dessin compliqué, imitant un ouvrage de broderie : Les broderiks a'un bas-retief, d'une fleur, etc. ii Objet confus, embrouillé : Mes manuscrits et mes épreuves sont, par ta multitude de confections et de renvois, de véritables broderies. (Chateaubr.)

— Fig. Circonstances accessoires et de pur agrément : Z.a vie est une mauvaise étoffe, dont la broderie fait tout le prix. (De Meilhan.) il Amplification, détails,

- Encycl. Techn. Il existe deux sortes de méliei : le métier proprement dit, et le tambour. Le premier pose de deux ensouples horizontales, garnies d'une

lompos de Se

Deux traverses les réunissent à leurs extrémités.

Le tambour, d'origine' -chinoise, consiste en un court cylindre creux, en bois, recouvert de flanelle, et sur lequel on tend l'étoâ'e, soit au moyen d'une courroie à boucle, soit à l'aide de plusieurs cerceaux qui s'emboitent les uns dans les autres. 'V. brodeuse.

On distingue, d'une manière générale, trois sortes de broderies : la broderie blanche, la broderie de couleur, d'argent ou d'or, et la broderie sur canevas, ou broderie en tapisserie, en laine ou soie, faite à l'aiguille.

— Broderie blanche. Elle s'exécute sur étofl'e blanche, avec du coton, du fil, du cordonnet, etc., de même couleur. Elle comprend : la broderie de feston, qui consiste à broder et à découper la bordure de l'étoffe, en suivant 1 dessin

dits pde reprise», et remplissant les pie avec ces mêmes pela broderie au plumetis, qui se fait sur des tissus souples et serrés, au moyen d'un point ho en dessus qu'en dessous, et la broderie t s'exécute sur tulle, par des points à fils tin ou par des applications plus ou moins compliquées. La broderie dite " à l'anglaise » est aussi une broderie blanche, mais c'est une simple broderie au feston, mélangée ou non de quelque autre espèce de broderie.

— Broderie de couleur. Elle s'exécute sur un tissu quelconque, avec des fils d'or, d'argent, etc. Elle renferme les six genres suivants ; la broderie appliquée, dont les ornements sont relevés et arrondis au moyen de flocons de coton ; la broderie d'application, dont les dessins se composent de découpures de drap, de velours, etc., cousues sur l'étoffe ; la broderie en couchure, appelée aussi broderie au lancé, dont les figures sont obtenues en cousant de la passementerie sur le fond ; la broderie au passé, qui s'exécute comme celle au plumetis ; la broderie au passé épargné, ayant à l'envers une surface pla gulière, et la broderie en guipure, mélange di en couchure et de broderie d'application.

Ces divers genres de broderie reçoivent le nom des matières employées : broderie en laine, en soie, eu coton ; broderie de perles, d'or, d'argent, etc. ; application do velours, de drap, etc. On les appelle aussi broderies au crochet, au tambour, au métier, à l'aiguille, suivant les outils qui servent à les exécuter. Enfin, on appelle broderies en relief celles dont les dessins font saillie sur l'étoffe, et broderies plates celles dont les ornements se trouvent dans le cas contraire. On distingue encore les broderies par méplats, ou à teintes plates, dont les fils sont simplement juxtaposés, et les broderies nuancées, dont les hls imitent la coloration naturelle des objets représentés.

— Broderie sur canevas. On y emploie la laine ou la soie. C'est une broderie de couleurqui sert à faire, soit de menus objets de toilette, soit des pièces de grande dimension destinées à la garniture de meubles. On appelle aussi ce genre de broderie • broderie en tapisserie », à cause de la ressemblance qu'elle offre avec l'étoffe de ce nom. On l'appelle 0 tapisserie dessinée » quand le dessin est tracé sur le canevas; s'il n'est tracé que sur une partie de l'étoffe, et que la brodeuse soit obligée de l'imiter sur le reste, c'est la «tapisserie à points comptés». Aujourd'hui, la majeure partie do ces types de broderies se font non plus à la main, mais avec des machines dites tnétiers à broder, et qui ont peu à peu reçu des perfectionnements considérables.

— Hist. L'art de labroderie date de toute an tiqui té et semble avoir fleuri, à l'origine, dans les régions asiatiques. Mais il est à peu près impossible de distinguer, jusqu'aux époques historiques, les tissus brochés des tissus brodés. Les fameux vêtements attaliques, de provenance orientale, en usage à Rome, étaient sans doute faits de brocart. Mais les Egyptiens ont connu la broderie à l'aiguille comme celle au métier, des fragments d'étoffes brodées ont été retrouvés dans les sépultures. Les broderies de soie furent toujours rares; c'est à l'époque byzantine, lorsaue le moine Cosmas Indicopleustes rapporta en Europe des œufs du ver à soie chinois, que celles-ci devinrent communes. Le luxe de la broderie orientale se répandit en France pendant les croisades, et on commença de copier les aumônières sarrasinoises et les belles broderies d'Asie Mineure comme de l'Inde. Encore aujourd'hui, ce dernier pays a gardé la supériorité dans cet art. Dès le xiv" siècle, tous les procédés de broderie étaient en usage en France, et les quelques œuvres que l'on possède de cette époque comptent parmi les plus belles du genre. Les broderies byzantines, dont quelques musées possèdent des spécimens,

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