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Berneuil, . umm. de la Haute-Vienne, arrond. et à 9 kiluiii. ijc Bcllac ; 1.218 hab. Etain ; moulins.
BERNEUR, EUSE n. et adj. Fam. Celui, celle qui berne, soit au propre, soit au figuré : Je ne crains ni la berne ni les BEHNEnRS. (Acad.)
Berneville (Gilbert de), originaire de Berneville, près d'Arras ; l'un des meilleurs poètes de la belle floraison artésienne du xiii" siècle. Sa romance Ma très douce dame chière, en l'honneur de Béatrix d'Oudenarde, était célèbre.
BerNEX, comm. de la Haute-Savoie, arrond. et à 23 kilom. deThonon, sur l'Eau-Noire, affluent do la Dranse d'Abondance; 1.018 hab. Anthracite.
BernhARO iKarl S.iiM-AcBiN. dit\ romancier et chroniqueur danois, né en 1798, mort à Copenhague en 1865. Il
s'est acquis comme conteur Uiio réputation européenne. Ses Œuvres complètes ont été imprimées en deux collections (1840-1817; 1849-1850). Le» Aouvetlei do Bernhard sont autant de cUefs-d'œuvrodo fantaisie otd'oxpression.
BernRARDI (Théodore de), histprlon ot diplomate allemand, né à Borlin en 1802, mon à Hirschbcrg (Silôsio) on 1887. H se fit connaître par plusieurs ouvrages historiipifs: Ih-itku-urdnjkt'iti'H nus diin /.e/,en der russtschenGcne-
"<■■' A l / ■ ' 1 '•' > ! "Ii'>- liusslanda undder
' ' ' isl.i-ISSI (1863-1877).
1 i , 1 ii, sienne comme pre-
• ' I. i.ii II l'iusse à Florence ; il
lui ■,. ,.i. Il, m ui a l.i..l;uiiiai, |iu. .sa Madrid (1866-1871).
BERNHARDIE ^do BeniharU, u. pr.) n. f. Bot. Syn. do
Bernhardt (Rosine Bernard, dite Sarah), actrice, néo il Paris on 1844. Elle entra au Conservatoire, et débuta en 1862 à la Comédie-Française, puis joua au Gymnase, a la Porte-Saint-Martin, à l'Odéon (1804), ot se révéla en créant avec un charme incomparable le Passant, de Cop- ["■■o (iKiJii). KciUrco à la Comédie-Françaiso en 1872, so- ' ;. 'Il ' 111 1-7.. i-llo y obtint de brillants succès dans le Il nncue, la Fille de Holand, V Etrangère ,
II' ' /.' , /lis. etc., puis rompit brusquement avec I 1 ot fut con-
Sarah Bernhardt.
De retour a l'au ., ilir i.nt la direction do l'Anilu^ii sous le nom de son fils Maurice (1882), créa Fédora au Vaudeville (1882), et épousa cotto môme année l'acteur Damala, mort en 1889. Après avoir créé à la Porte-Saint-Martia ?lana Sahib, Théodora, etc., oUe fit un nouveau voyage triomphal en Amérique (1886- ( 1887), revint à la PorteSaint- Martin, od elle créa la Tosca (1887), retourna en Amérique (1888-1889), joua à la Porte-Saint-Martin. on iR'in J.nnne
d'Arc, CUopâtre; puis fit de nouvelles (mi ,i. i i ..i-s
(1891-1893). Directrice du théâtre de la I;. :.
elle y a joué ies Rois, Phèdre, Izétl. '. -, i.' . .
la Princesse lointaine, et, après un noiiM .m \ . i. 1-7 , la'Ville morte (\isi). Merveilleusement .luui-t-, .saïaii lii-nihardt s'est placée au premier rang des aLinces par le charme de sa voix, sa grâce enveloppante, son admirable diction et ses créations géniales. Elle a publié un volume : Dans les nuages (1878), et fait représenter un drame : l'Aveu (1888). — En novembre 1898, elle loua à la ville de Paris l'ancien théâtre de l'Opéra-Comique, place du Châtelet, en prit la direction, lui donna le nom de Théâtre Sahah- Bernhardt et inaugura, le 18 janvier 1899, cette scène, où elle a repris la Tosca, créé Hamlet, de Morand et Scliwob ; l'Aiglon, d'Edmond Rostand, etc.
bernrardus {duss—n. pr. lat.pour Bernard-i.'ermite) n. m. Genre de crustacés décapodes macroures, famille
des paguridés, sous-fa- —
mille des pagurinés, dif- pj^ ~~ " " '
férant de tous les autres M \ ''' ' '
pagures par l'écarté- [ ^' ment des pattes mâchoi- % res inférieures. Syn
PAGURUS.
— Encycl. Chez bernhardus, la preii patte de gauche est jours la plus dévelop ■ • spèc
''rt^isiâ^
^Tp> .;> - ,^'
Bernhardus.
inuiio lie ce genre est le
beruliardus ou eupagurus
bcmhitrdus, des cotes de l'Océan ; une forme voisine, bern-
Imrclus prideauxii, habite la Méditerranée. V. pagdre.
Berni (François), également connu sous les noms de Berna et de Berma, poète italien, né à Lamporecchio, en Toscane, à la fin du xv" siècle, mort en 1536. Il fut secrétaire de l'évêque Ghiberti, dataire de Léon X, et mourut empoisonné par le duc Alexandre de Médicis. Outre des poésies latines, publiées dans les « Carmina illustrium poetarum italorum • (1719), Berni a composé des vers Italiens, où l'extrême licence se joint à une verve satirique et à une certaine bonhomie pleine d'enjouement. Parmi los plus remarquables do ses productions, citons : Bime 6i(WescAe(1538), et surtout Ortando mnmora/o (1541), poème dans lequel il refait celui de Bojardo. Berni a perfectionné le genre burlesque, auquel il donna plus d'élégance piquante, et qui prit dès lors en Italie le nom de genre bernesque ou bemiesque [maniera bernesca ou berniesca).
BerniciE, ancien royaume de la Grande-Bretagne qui, uni au Deira, forma le royaume de Northumberlând, un des sept Etats do l'heptarchie. Il se trouvait dans le Northumberlând contemporain.
BERNICLE n. f. Conchyl. et ornith. Nom vulgaire dos coquillages du genre patelle, et aussi de l'oie bernache.
BERNICLES {nikl'\ n. f. pi. Autref. Sornettes, vaincs paroles : H voulait m emprunter de l'argent, mais il a eu des BERNICLES. Il Gons de rien : Ce pays ne peut être habité que
m'engager dans cette a/faire ; tnais, berniclks ! 11 On dit plus souvent bernique.
— Anciennem. Fourches de bois que les Orientaux employaient pour tourmenter les suppliciés. C'est sans doute en souvenir de ces bernicles, signalées par JoinviUe au xm« siècle, que les bateleurs et les enfants donnaient le nom de « bernicles • à des petites fourchettes da bois que l'on faisait tenir en équilibre sur le nez.
BernieB, trouvère du xm» siècle, qu'on croit né en Picardie. Il s'acquit de la réputation par ses poésies, dont il ne nous reste qu'une seule pièce, un fabliau intitulé la Housse partie, puolié dans le recueil de Méon. Le sujet do ce fabliau, qui roule sur liDgratitude des fils, a servi do thème 4 plusieurs conteurs et fabulistes-
(Jean), médecin fraoçais, né à Bloi» on 1622, mort en 1098. Il exerça la médocino à Blois ot & Paris. Nous citerons parmi ses écrits : Histoire chronologique dji la médecine et des médecins (1095), où l'on trouve un grand nombre <lo curieuses recherches, mais exposées sans choix ni critique; Itéjlexiom, pensées et bons mots (1690), ouvrage publié sous le nom do Popikcodbt.
Bbrnier (François), médecin, voyageur ot philosophe célèbre, né à Angers vers 1025, mort à Paris on 1688. Il visita l'Orient et l'Iode, ou il devint médecin d'Aurangzcb, et où il resta douze ans. De retour en Franco (1688), il publia ses Voyages, remarquables par l'cxactitade des renseignements nistoriques ot la justesse des ob.servations. En 1685, il visita l'Angleterre. Bernier était un hommo d'esprit; sa philosophie épicurienne, son caracfre cnjouA otaimablo, sa figure et ses manières charmanuis, lui méritèrent d'être appelé le Joli Philosophe et lui valurent l'amitié des plus célèbres personnages de son temps. Bernier a collaboré au fameux Arr<?f burlesque do Boileau. Ses principaux ouvrages sont : Voyaf/c» (te Bemii description des Etait du Grand Mogol, de VI
Bernier (Nicolas), musicien français, né à Mantes en 1664, mort â Paris en 1734, fut l'un des bons organistes do son temps, et acquit une grande renommée. Il avait fait un voyage en Italie pour se perfectionner, et s'était lié à Rome avec le célèbre Caldara. D'abord maître de musique à Saint-Gcrmain-l'Auxerrois, Bernier devint ensuite maître de musique du roi dans la sainte Chapelle du palais. U a publié de nombreux motets et un recueil do Cantates françaises.
Bernier ( Etienne-Alexandre-Jean-Baptiste-Marie ), prélat français, né à Daon (Mayenne) en 1762, mort à Paris en 1806, était curé de Saint-Laud d'Angers en 1780; il souleva les paysans de l'Anjou et de la Vendée contre la République après l'exécution de Louis XVI. Il exerça parmi eux une influence prépondérante, et, après leur défaite, s'attacha à Stofflot (1795). Après la mort de ce dernier, il se cacha, pour se rallier au Premier Consul après lo 18 brumaire, joua le rôle de pacificateur entre lui et les cho uans, 0 1 f ut récompensé par le siège épiscopal d'Orléans.
d'avocat dans sa ville natale, puis se rendit à ] de pouvoir s'adonner plus facilement à son goût pour les études historiques. Les ouvrages qu'il a fait paraître sont : Eludes sur l'économie politique (1834); Monuments inédits de l'histoire de France, de 1400 à 1600 (1834) ; Journal des états généraux de France, tenus à Tours en I4S4 (1836) ; Mémoires secrets et inédits de la cour de France sur la fin du règne de Louis XIV, par le marquis de Sourches (1836).
Bernier (Camille), peintre français, né & Colmar (Haut-Rhin) en 1823. Il commença assez tard l'étude do la peinture, se rendit à Paris, et prit des leçons de Léon Fleury. Bernier débuta en 1855 en faisant admettre à l'Exposition universelle tm tableau représentant le Village d'Arberg (Ain). L'année suivante, il partit pour la Bretagne, où il a ensuite presque constamment puisé les sujcTs de ses paysages, d'une fraîcheur de tons remarquable et d'une composition toujours simple et naïve. Ses meilleures toiles sont : Landes près de Bannalec (1867) ; Etang de Qiiimerch, le Sentier dans les genêts (1868): Lunde de Kerlagaitic, Fontaine en Bretagne (1869); Janvier, Août (1872); etc.
Bernier (Stanislas-Louis), architecte français, né à Paris en 1845. Elève de Daumet, Bernier obtint, en 1872, le grand prix de Rome. Parmi ses envois de la villa Médicis, on a remarqué la Bestauration de la basilique de Palestrina et ses études sur le Temple de Minerve, à Assise. Cet artiste a exposé, en 1880 : Détails du portique des écoles et du camp des soldats à Pompéi, et aux Salons suivants : Ensablement de l'ancienne bibliothèque à Venise ; Hôtel d'un peintre à Paris; Hôtel rue de Bassano. Bernier a été chargé de la reconstruction de l'Opéra-Comique après l'incendie de 1887.
Bernier de La Brousse, v. Brousse (de La).
BerniÈBES-LE-PATRY, comm. du Calvados, arrond. ot à 14 kiloni. lie Vire, sur le Tortillon, sous-affluent du Noircau; 2.212 hab. Filature do laine, tuileries, moulins.
BerNIÈRES-SOR-MER, comm. du Calvados, arrond. et à 15 kilom. do Caen, près des rochers du Calvados ; 807 hab. Bains de mer.
BerNIN (Giovanni Lorenzo Bebnini, appelé communément en France le Cavalier), architecte, sculpteur et peintre italien, néàNaplesen 1598, mort à Rome en 1680, reçut les premières leçons, dans l'art du sculpteur, de sou père, Pietro Bernini, artiste médiocre. Ses premiers ouvrages attestent ses rares dispositions, sans laisser pressentir les énormes défauts qui déparent les œuvres do son âge mûr. Le David tuant Goliath, qu'il exécuta, dit-on, â l'âge de quinze ans, ot que l'on voit aujourd'hui à la villaBorghèse, atteste la sûreté de ses études ot le goût dont il ne s'était pas encore départi. Le cardinal Barberini, devenu pape sous le nom d'Urbain VIII (1623\ lui confia l'exécution des embellissements qu'il avait projetés pour l'église de Saint-Pierre. Lo premier ouvrage auquel Bcrnin mit la main fut le fameux baldaquin en bronze doré, placé an-dessus du tombeau de saint Pierre, sous la grande coupole. U exécuta ensuite les niches des quatre piliers qui soutiennent cette coupole, et y plaça quatre statues, dont une, celle de saint Longin, aété sculptée par lui. L'artiste construisit ensuite le palais Barberini, un des plus beaux édifices modernes de Rome; on y adnaire surtout l'ordre dorique du premier étage, et un escalier à vis, dont le plan est eUiptique. Bernm fut moins heureux dans les travaux qu'il entreprit pour achever la façade do Saint-Pierre, qui, d'après les dessins do Carlo Maderna, iccompagnée
campaniles était à peii . , ,
portique qui lui servait de soubassement s ouvrit en plusieurs endroits. Bien que la faute dût être imputée surtout à Maderna, le constructeur du portique, les ennemis de Bernin ne manquèrent pas de se déchaîner contre lui, et le campanile fut démoli.