‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 38 sur 956 · BERNOULLI · texte numérisé non relu

BERNOULLI

, repute e

le chef-

de la décadence italienne.

Alexandre VII, ayant nommé Bernin son architecte et celui de la chambre apostolique, le chargea de décorer de portiques les avenues de la basilique du Vatican dune manière digue de cet édifice.

La chaire de Saint-Pierre, qu'il exécuta ensuite, est le plus considérable des ouvrages en bronze doré que l'on connaisse, après le baldaquin. Une œuvre qui no lit pas moins d'honneur à l'artiste est le grand escalier du Vatican, construit dans un emplacement des plus ingrats.

Ces divers ouvrages avaient répandu dans toute l'Europe

pour 1 attirer à Pans. Vmgt ans plus tard, Louis XIV chargea Colbert de l'inviter à venir se charger de l'achèvement du Louvre. L'artiste se décida non Bermn.

sans peine à quitter Rome. Son

voyage fut une véritable marche triomphale. Le 5 juillet 1665, il alla saluer Louis XIV à Saint-Germain-en-Laje, et reçut de lui l'accueil le plus gracieux Les plans qu il proposa pour l'achèvement du Louvre devaient entraîner la destruction à peu près complète de tout ce qui avait déjà été construit, contrairement aux intentions de Colbert. Néanmoins, la première pierre du nouvel édifice fut posée en grande cérémonie, le n octobre 1665; maison harcela tellement Bernin que, à la fin, il déclara qu'on le traitait en petit garçon et iju'il voulait s'en aller. Colbert exprima des regrets, mais, au fond, il était bien aise d'être débarrassé de l'artiste italien. Louis XIV consentit à accorder à Bernin son congé, et, la veille de son départ, lui envoya 3.000 louis d'or, avec un brevet de 12.000 livres de pension par an et un autre de 1.200 hvres pour son fils. Mathias Rossi resta à Paris pour diriger les travaux d'après les plans de Bernin ; mais on le décida lui-même à partir au printemps de 1666, et on le remplaça par Perrault.

Les éloges extraordinaires que Bernin a reçus de ses contemporains n'ont pas été ratifiés par la postérité. La critique a même poussé jusqu'à l'excès la sévérité à son égard. Ses grands défauts ont fait oublier ses grandes

âualités. — Son fils aine, Domenico, entra dans les ordres ; a laissé une Vie du cavalier Bernini (1713), et une Histoire des hérésies. — Son second fils, Paolo, né à Rome en 1647, fut sculpteur et architecte.

— BiBLioGR. : Journal du voyage du cavalier Bernin en France, par M. de Chantelou, publié par Ludovic Lalanne (Paris, 1885).

Bernina, massif et montagne des Alpes des Grisons, au S.-E. de Coire (Suisse), un des groupes les plus grandioses des Alpes, situé entre la vallée de l'Inn (Engadine) et la vallée de l'Adda (Valteline). Le seul passage carrossable qui unisse ces deux grandes vallées est le col du

1 Bernin;

Bernh

5 fréquenté, même l'hiver (hôtel, hospice près du sommet). Les principaux pics de ce beau massif sont le pic (ou piz) Bernina, 4.052 m., dont la première ascension authentique date de 1850, et le pic Pain, 3.912 m. Le petit massif du Monte delta Disgrazia, 3.660 m., au S. du col de la Maloja, 1.811 m., qui fait communiquer par une route carrossable l'Engadine et le Bergell (vallée de la Maira), est en général considéré comme une annexe du niassif du Bernina ; il présente, comme lui, de vastes glaciers, moins souvent parcourus par les touristes que ceux du massif principal.

Bernini (Louis), mécanicien italien du xvii" siècle, frère du cavalier Bernin. H construisit des appareils ingénieux et la tour de bois qui sert encore pour les travaux intérieurs de l'église Saint-Pierre à Rome.

Bernini. Biogr. V. Bernin.

BERNIQUE, interj. pop. Sert à exprimer un mécompte, un désappointement : Il faut de Vargent pour être heureux; sans argent, bernique ! (Balz.)

duquel on appli-

ERNiQUE. 11 Petit coup ainsi

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