BROUTANT
BROUILLEBIE {broulV-rl [Il mil.] — rad. brouiller) n. f. Désunion, division : Entre amants^ dès qu'il survient des nuai/es, des BROoiLLiiRiKS, des ruptures, tout est perdu. (Marmontel.) il Bagatelles, futilités. (Vieux.)
BrOUILLET (Pierre-Aristide-André), peintre français, né à Cbarroux (Vienne) en IS57. Fils du statuaire Pierre- Amédée Brouillet, il entra à l'Ecole centrale, qu'il quitta ensuite pour l'Ecole des beaux-arts. Il y fut élève de Gérômc et J.-P. Laurens. Il débuta au Salon do 1879 par un Portrait d'homme. Il oirtint sa première récompense au Salon de 1881 avec la Violation du tombeau de l'évêque d'Urgel par les dominicains (musée de Poitiers). En 188'2, après son tableau les Femmes de Paris allant demander du pain a Versailles (5 octobre nS9), il renonça à la peinture historique, et se mit à peindre des scènes de la vie contemporaine. En 1883, son tableau Auchantier marquait co cbangement. Ses principales compositions, sont : la Leçon clinique du û' Charcot (1887, musée de Nice) ; l'Ambulance du l'oi/er de la Comédie-Française en 1870 ('iSQl, faculté de médecine do Paris) ; Intimité (musée du Luxemboug); le Vaccin du croup à l'hôpital Trousseau (1895, à la ville de Pans) ; au Salon de 1897, Brouillet a exposé la Visite du tsar à l'Académie française, et, on 1898, Au coin du feu.
BROUILLEUX. Ibrou-lleû [Zimll.]), EUSE adj.Qui produit la brouille ; qui est plein de brouille (graminée aquatique).
BROUILLIS (brou-lll [H mil]) n. m. Dans diverses contrées de France, on désigne sous ce nom le premier jet provenant de la distillation du \m pour faire de 1 eau-de vie
BROUILLON (H mil — rad biouillei) n m Premier travail manuscrit destine ittie oiri rature, etc , avant d'être copié au propre 1 i l II e, de discours.
— Syn. ancien do bi 11 LOmmerLO.
BROUILLON, ONNE qui embrouille les art i qui s'y rapporte Le lotiu LON. Humeurs brouilloinni
^ Ut de qiielqu'l
giands quieteà (Descartes.)
BROUILLONNEB (brou llo ne [Il mil ]1 V a Le rire eu brouillon : Acte BromLLONXL /)ar un cleic
BROUINE ou BRUINE u. f. Cane du ble.
BROUIR (anciennem. bruir, briiler, du haut allem. hrtirjen, mémo sens) v. a. Dessécher les jeunes pousses par l'action de la trop grande chaleur du soleil.
BROUISSURE {i-sur) n. f. Effet d'un soleil trop chaud sur les plantes ; il les grille.
BroUNCKER ou BrounkeR (Guillaume, vicomte), mathématicien irlandais, né en 1620, mort en 1684. Partisan de la monarchie sous Cromwell, il devint, sous Charles II, chancelier de la reine et président de la Société royale, dont il avait été un des fondateurs. On lui doit, notamment, la découverte des fractions continues. I! a laissé de savants mémoires, et des Lettres sur des sujets scientiliques publiées par 'Wallis dans son Comme?xium epistolicum (1658); etc.
BROUNE n. f. Bot. Syn. de brownée.
Brouni ou BROUNE'i, ou BrUNE'I, sultanat protégé par l'Angleterre dans l'archipel asiatique, sur la côte nord de Bornéo. Il est peuplé de 25.000 hab. environ. Capit. Bi-Oiini (12.000 à 15.000 hab.), sur le fleuve côtier Limbang.
BROUS {brou) n. f. Seconde cuite du lait employé pour la fabrication du fromage, n On l'appelle aussi séracéiî.
; les BKOUSSAILLES.
— Fig. Embarras : Les broussailles de la philolagii I) Rebut : Les sots sont la BROussAiLLii du genre humain
(Marmontel.)
— Cheveux, Barbe en broussaille. Cheveux, Barbe ci désordre.
— n. f. pi. Branches minces ayant 3 ou 4 mètres de long avec lesquelles les pêcheurs dits boucholeurs monteui c garnissent les bouchots
BROUSSAILLEMENT («(OU sn;/[/i mil ])n m Action d faire pousser des broussailles sui un ttiiain lore-stici Loni plèteinent dénudé.
BBOUSSAILLEUR, EUSE (/ t dd|
Se dit, en Dauphiné, dts pu i hu i
ueuses, qui ne cèdent ricu ci a m i i i
I lUii II mil EpSEalj Cou
BroUSSAIS (François Joseph "\ ictor) médecin fiançais, né à Saint-Malo eu 1 72 mort a \itry en 1& ^ II s'enrôla en 1792 comme \olontaire devint sergent distingua plusieurs fois contre 1 insurrection \en ' Revenu chez lui malade il ctudia la médecine a 1 I de Saint-Malo, puisa l'école de Brest, et devint clmii: de la marine; il lit, en cette C|ualité, la course aux iia\ if anglais à bord du JJougainville. Ensuite, il se rendit à Paris pour compléter ses études. Il y fut l'élève de Chaussier, de Bichat et de Pincl. Reçu docteur à l'âge de trente et un ans (1803), il s'établit à Paris, puis se fit nommer médecin aide-major dans l'armée des côtes de l'Océan (1805). Il s'appliqua surtout à l'étude de la phtisie pulmonaire, et reconnut q^uo lo Irait caractéristique de cette maladie est latubercuhsation du poumon, mais se trompa sur la cause de la maladie. En octobre I80S, il fut nommé médecin en chef de l'arméo d'Espagno, et com - .. ...i v |-i campagne des i/t^moires sur 7a cii-cu/. , ; Il témoignent de plus d'imagination tji i:ii 1814, Broussais devint doiixièmo ju. -''■race' puis à la faculté. Il répandit sr , i uent un véritable système. Ce système, uevinii ceieure, procède de la notion de l'irritabilité dos tissua qui a été signalée par Bichat, et dont l'excitation, aux yeux de Brown, constituait la vie. Broussais ne reconnaît à la matière vivante qu'une seule propriété : la contractililé. Toutes les autres ne sont qu'une modification de celle-ci. Cette propriété fondamentale ne peut être mise enjeu que par l'action des agents physiques : ainsi, la lumière est lo stimulant de l'œil, 1 air excite les poumons, le sang porte l'économie. Lorsque la stimula-
dance
tion produite chez l'homme par les agents modificateurs est renfeimée dans des limites convenables, l'équilibre OMSte entre les différents organes et dans leur action réciproque c est 1 état physiologique Mais elle peut être trop tdiblo ou trop lorte ce sera 1 état morbide Si 1 exci talion est trop faible, il y aura dcbilitc si elle est trop forte il y auia iiritation <> ' la paitie irritée I 1 trop j.
e la Chili
L indammation selon son de gre d intensité et les organes quelle occupe produira la di versite des maladies Telle est, en résume, la doctrine à laquelle Broussais donna le noaiAQmédecinephysiologique En pathologie Bioissais
cas e\(. i i
therap
jours dai la
saignée \ l la l u i ^lu lie place) il faillit
être victime bon lamcux i'j.amen des doctrines médicalei
(1817) est une critique de toutes les anciennes théories
bien atténuée dans la dernière édition (1829 1834) L im
mense succès de la médecine physiologique auquel eon-
tribuèrent les i Annales de la médecine physiologique
fondées en 1822, ne résista pis à l'épreuve qui en fut faite,
au cours de l'épidémie de choléra qui décima Paris en 1832.
Dans son Traité de l'irritation et de la folie, Broussais
appliqua son système aux fonctions et aux maladies du
cerveau. II y niait le libre arbitre en avançant que « la plus
forte stimulation » l'emporte sur les autres. Adepte du
système do Gall, il reconnaissait aux animaux comme à
l'homme l'idéalité, la vénération, l'espérance. Ses cendres
sont à Paris, au Val-de-Gràce, où l'on voit sa statue.
Broussais (hôpital), hôpital de 260 lits, ouvert en 1888 dans la partie sud de Paris. Les constructions sont des pavillons en brique élevés sur sous-sol, sans étages, largement espacés dans un vaste terrain et renfermant chacun une salle de malades avec les locaux accessoires.
BROUSSAISIE {brou-sê-:i — de Broussais) a. f. Genre de saxifragacées, comprenant une seule espèce, qui est un arbuste croissant aux îles Sandwich.
' i adj. Qui se rapporte
BROUSSAISIEN, EN NE i Broussais ou à sa li-ji im — Substautiv. : /'" i-!.' BROUSSAISISME (sr-:.,s
Doel
le médicale do
BROUSSAISISTE {sè-zissf) a. et adj. Se dit des partisans du système médical de Broussais.
BROUSSE (du provenç. brousso) n. f. Sorte de fromage frais, ou plutôt de caillé, fait avec du lait de chèvre ou de brebis, il On dit aussi recoite.
. f. Etendue c
3 d'épais
î broussailles.
Brousse, ville d'Anatolie (Turquie d'Asie), dominée par lo Kéchich-Dagh (ou mont Olympe, 2.530 m.), à 32 kil. de la mer de Marmara ; 76.300 hab., dont 58.900 musulmans et 8.440 Arméniens. Brousse est célèbre par son industrie de la soie : école séricicole, avec magnanerie modèle. On compte dans la province de nombreuses filatures à vapeur. Fabrication d'étoffes' de soie, tissus de coton, feutres brodés, tapis de laine; tanneries; huile d'olive, vins. Eaux minérales (sulfureuses, ferrugineuses) renommées. Le commerce emprunte presque tout entier la voie de Moudania, port de Brousse, sur la mer de Marmara, relié à cette ville par un chemin de fer (1892). — Prusa ad Olijmpum aurait été fondée par Prusias II, roi de Bithynie, sur le conseil d'Annibal, réfugié à sa cour. Romaine en 75 av. J.-C, elle prospéra sous la domination byzantine. Assiégée pendant dix ans par les Ottomans, elle fut, do 1327 à 1453, la capitale de leur empire ; alors furent con'struites les sept mosquées impériales (lui la décorent. En 1856, un grand tremblement de terre ravagea la contrée ; mais la ville s'est relevée de ses ruines.
Brousse (Joachim Bernier de La), jurisconsulte français du XVII" siècle, qui cultiva la poésie et composa des odes, des bergeries, des tragédies. Ses œuvres poétiqurs ont paru à Poitiers (1618).
Broussel (Pierre), conseiller au parlement do Paris, ;..ii,[ i;:i lie i mportant dans les troubles de la Frundi-. I ■■ ■ ; ;; i; - M il s'était acquise par son opposition aux ■il crétées par le gouvernement do Mauné aux rigueurs de la cour, qui le lit .:.:.. I . .1 .1 1018. Il fut délivré deux jours après, sur les instances du jiarlemeut et en présence de l'attitiule menaçante du peuple, qui avait couvert Paris de barricades. A partir de ce moment, il ne joua Fins cju'un rôle effacé et tomba dans oubli, une fois la Fronde terminée
chou
1 les !
BROUSSIN (du lat. bruscum, même sens). Bot. n. m. Excroissance qui vient aux branches et au tronc de certains arbres.
— Econ. dom. Fromage blanc auquel on ajoute uu peu de vinaigre, de sel et de poivre.
— Encycl. Bot. C'est quand la circulation de la sève rencontre un obstacle quelconque que le bois de comme forcé de se renfler et de former une tubérosité
iités. Le broussin d'érable était très recherché chez les
Homaius pour la fabrication des beaux meubles, parce que le bois en est souvent veiné et coloré d'une manière fort agréable. Quand on coupe plusieurs années de suite les branches du buis, la souche de cet arbre devient comme un véritaWe broussin, que les tabletiers modernes emploient pour faire des taoatières, des nécessaires, et d'autres petits objets de luxe. Les broussins, dans les vignes, se voient sur les sarments, mais plus souvent sur les racines des ceps ; leur présence affaiblit la souche et peut même occasionner sa mort. Le remède consiste à tailler le sarment malade jusqu'à la rencontre de la partie saine, et, et sur les racines, à enlever l'excroissance au moyen de
BrouSSON (Claude), protestant, né à Nimes en 1647, mort en 1698. Il fut d'abord avocat à Castres, où il se fit le défenseur ardent du protestantisme, ce qui le rendit odieux au parlement. Après la révocation de l'édit de Nantes, il partit de Toulouse, se réfugia à Nîmes, puis en Suisse. Jugé par contumace en 1684, et condamné, il fut pendu en effigie, sur la place du Marché de Nimes. Brousson revint bientôt en France (1689), et recommença la lutte,
' " ' " DSOCLE.
tête à prix en 1691. II rentra pour quelque temps en Suisse. Bientôt fatigué de son repos, il revint en France en 1695, pour y prêcher sa doctrine. BasviUe, averti de son retour, promit cette fois six cents louis a*or à qui le lui livrerait, mort ou vif. Pris à Pau, comme il fuyait, il fut conduit à Montpellier et exécuté sur la place du Peyrou, en 1698.
BrOUSSONNET (Pierre-Marie-Auguste), médecin et naturaliste français, né et mort à Montpellier (1761-1807). Après un voyage en Angleterre, où il avait commencé sa réputation, il devint suppléant de Daubenton au Collège de France (1783) et à l'école vétérinaire (1784) et membre de l'Académie des sciences(1785).
Elu député à l'Assemblée législative, il devint suspect comme girondin sous la Convention et se vit forcé de s'expatrier. De retour en France (1796), il fut nommé professeur de botanique à Montpellier. Il a enrichi la • .science de travaux remarquables sur les poissons, et de divers ouvrages de botanique. Il a, do plus, introduit en France Je premier troupeau de mérinos "et les chèvres d'Angora. Vers la fin de sa vie, Broussonnci eut une attaque d'apoplexie, à la suite de laquelle il perdit la mémoire des noms propres et
des substantifs. Le principal ouvrage de Broussonnet est son Elenchus plantarum horti Monlispeliensis (IS05). On a aussi de lui de nombreux mémoires.
BROUSSONNÉTIE [brou-so-nâ-ti — du natural. Broussonnet) n. m. Genre d'ulmacées, tribu des morées, voisin des mûriers.
Broussonnet.
— Encycl. La seule espèc papier, vulgairement appeléemtirierde Chine,mûrierà papier. Son bois est tendre, léger et susceptible de recevoir un beau poli. Ses feuilles servent à faire le papier de Chine, si recherché pour l'impression en taille-douce. Les fruits ont une saveur sucrée très agréable. L'écorce, fortement battue dans un courant d'eau, est employée par les Taitiens à la conlèc-
; celle des
; connue est la broussonnétie i
d'un
ifait,;
vrir les parasols. La brous- '
sonnétie à papier, répandue
en Orient depuis le Japon
iusou'à la Nouvelle-Zé- i
lande, s'est naturalisée en
Europe et résiste même aux hivers de la liel.npie. ii
Syn. do polysiphonie, et de eusophoea.-
BROUSSURE Agric. n. f. Carie du froment.
BBOUT {brou — subst. verbal de brouter) a. m. Eaux et for. Pousse des jeunes taillis au printemps.
— Artvétér. Malde broui ou de bois. Inflammation violente de la muqueuse intestinale et des reins, provoquée par l'ingestion de jeunes feuilles ou de bourgeons contenant des principes résinoïdes ou tanniques, comme les feuilles nouvelles de chêne, de hêtre, de charme, etc. Elle s'observe sur les herbivores et particulièrement les ruminants que l'on envoie, au printemps, pâturer dans les bois ; elle se caractérise par la faiblesse, la suspension i' la rumination, la fièvre, et surtout par l'hématurie t sèment do sang. On la combat par des breuvage graine do lin additionnés de quelques grammes de sel de nitre, et en évitant la cause.
— Véner. Etre au brout. Le cerf, le daim, le chevreuil mangent avec plaisir les premiers bourgeons des arbres. (La sève nouvelle les enivre ; on dit alors que ces animaux
BROUTAGE u. m. Travail défectueux d'uu outil qui broute, il Soubresaut que les blocs éprouvent dans les moules du potier.
BROUTANT ((OH), ANTE adj. Qui broute : Bêles broctantes.
— Bouch. Se dit des jeunes animaux tués après avoir commencé à manger. (S'emploie surtout en parlant des chevreaux) : La pedu de chevreaux à la mamelle est plus chère que celle des chevreaux broutants.
— Substantiv. : ies broutants.
"â'ia
BROUTART
BROWi\-SEQLAI<D
DHOiiTAHT . /.(/■') n. m. ot adj. Syn. do beootant.
HHOIITl: I. I I liiTlist. V. BRUIS.
imou'n;M m s,mio do moulo très mince, ayant la forme uiM Mil.' |,l.iÉi.',oi dont les faces sont striées, employée I II . Lipuluires. (Le brouté tournoavoc une très grande :. ,. , .r qui porniot d'user les pierres précieuses on . i i;ii ur la meulo un pou d'oau tenant do l'émeri en
ii!iOiJTi;ivir,NT 11. m. Action de brouter. (Pou us.)