BROYEUR
rique du Nord et à Londres, où il fut médecin de l'hôpital des paralytiques ; puis il se fit recevoir professeur aerégé à l'Ecole de médecine de Paris. Après a\ oir professé la phy
siologie et la pathologie Etats-Unis, il succéda, en 1878, à Claude Bernard dans la chaire
du(
université de Harvard, aut
egc à l'Académie des 18S6) et fut président de ciété de biologie. On lui doit d'importants travaux sur la composition du sang, la moelle épinière et ses maladies, la chaleur animale, les systèmes nerveux et musculaires et les ganglions lymphatiques. Ses essais de restauration des forces chez les vieillards et les convalescents, par les injections de suc testiculaire, ont été le point de départ de la méthode thérapeutique connue sous les noms d'il organothérapie » et d'« opothérapie». II a consigné ses rechercnes dans près de 500 publications, soit en français, soit en anglais, parmi lesquelles nous citerons : Expérimental researc/ies appUedto physiology and palhoiogy (1853); deux mémoires sur la Physiologie de la moelle épinière (1855) ; Expérimental and clinical researches on the physiology and pathology of the spinal cord (1855); Becherclies expérimentales sur la physiologie des capsules surrénales (Paris, 1856); Besearches on epilepsy {Boaon, 1857); Course of lectures m the physiology and pathology of the central
-y^tem (Philadelphie, 1S60); Dual character of the
.. v.o77). Uafondé, en I85r '- ' . .- .- . '■ .
gie ('
Brown-Séquard.
lE (George),
par Henri 'VIII archevêque de Dublin (1534), il entraîna ses diocésains et le parlement à la rupture avec le pape, devint primat d'Irlande en 1551, fut privé de ses dignités par la reine Marie, et mourut en 1556.
BrO'WNE (Thomas), médecin et antiquaire anglais, né à Londres en 1605, mort en 1682, exerça son art à Nor- ■wich. On a de lui quelques ouvrages singuliers, qui ont été traduits en français : la Religion du médecin (1642); Pseudodoxia epidemica ou Essai sur les erreurs populaires (Londres, 1646). — Son fils, Edouard Bro-wne, né en 1642, mort en 1708, visita les principaux Etats de l'Europe, et devint médecin de Charles II et président du collège de médecine. On a de lui la relation de ses voyages, publiée à Londres (1673), traduite en français (1674).
BrowNE (Pierre), théologien et prélat anglican, né en 1682, mort en 1735 à Cork, où il était évêque. Prédicateur et homme de bien, il employa ses revenus à la fondation d'écoles de charité et d'une bibliothèque. Parmi ses écrits, citons : Béfutation du « Christianisme ■> de Totand (1696) ; la Doctrine des partis et des circonstances en fait de religion (1715); le Progrès, l'étendue et les limites de l'entendement humain (1728).
BrO'WNE CWilIiam Alexander Francis), médecin alié- Diste anglais, né à Stirling en 1805, mort en 1 885. Il devint, en 1857, directeur général du bureau des asiles d'aliénés d'Ecosse. Avocat zélé de la liberté presque absolue des aliénés, convaincu que le meilleur mode de traitement consiste, dans la plupart des cas, à substituer au régime de la réclusion toutes sortes de distractions et d'amusements, il exposa ses idées dans un ouvrage, devenu en quelque sorte classique : B7m« asylums were and ouaht to be. (Ce que les asiles ont été, et ce qu'ils devraient être.) Cet ouvrage a beaucoup contribué à la réforme radicale introduite dans le système des hôpitaux et asiles d'aliénés. Il est encore le premier aliéniste anglais qui ait mstitué des cours réguhers sur les maladies mentales, et qui ait rattaché cette branche de la médecine à la psychologie et à la philosophie.
Browne (Henriette [de son vrai nom M" de Saux, née Sophie de BonTEiLLEKl), femme peintre, née à Paris en 1829. Elle reçut les leçons de Chaplin, et elle débuta, au Salon de 1853, par un petit tableau de genre : la Lecture de la Bible. Deux ans après, elle se fit remarquer par un Frère des écoles chrétiennes, l'Ecole des pauvres à Aix en Savoie, les Lapins. Son tableau, la Consolation, exposé en 1861, avec la Femme d'Eleusis, deux Intérieurs de harem (la Visite et la Joueuse de flûte), valurent à leur auteur une très grande réputation.
BROWNÉD (de Brown. bot. angl.) n. f. Genre de légumineuses, tribu dos césalpiniées, comprenant un certain nombre d'espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
BROWNÉTÈRE n. f. Bot. Syn. de pbtlloclade.
Brownhills, ville d'Angleterre (comté de Stafford) ;
BROWNIE n. m. Nom que l'on donne, en Ecosse, au génie bienfaisant d'une famille.
— Encycl. Le brownie tire son nom de sa couleur brune. Actif et vigilant, il n'a que l'intérêt de son maître en vue, et jamais il ne demande pour son travail incessant d'autre récompense qu'une maigre nourriture. U reste attaché à la famille jusqu'à ce que le dernier membre en soit mort, et 11 se transmet comme un héritage. Ses services sont encore rehaussés par le don précieux qu'il possède de prédire 1 avenir. Autrefois, chaque famille illustre de l'Ecosse avait son brownie; de nos jours, on ne croit plus aux brownies, et le dernier dont on ait garde le souvenir appartenait à la famille des TuUochzom, à Strathesgey.
BROWNIEN, ENNE {braou-ni-ln, en' - do Brown) adi Qui a rapport au système du célèbre médecin Jean Brown :
— Mouvements browniens. Mouvements que présentent les très petites particules solides en suspension dans un fluide.
— n. m. Partisan des doctrines médicales de Brown. Il On dit aussi browniste.
— Encycl. Robert Brown qui a étudié les mouvements browniens, a montré qu'ils appartiennent aux particules inorganiques aussi bien qu'aux particules organiques et
vements : On prend une plaque de verre transparente et bien nettoyée, sur laquelle on étend une couche mince de sirop d'orgeat délayé, à la manière ordinaire, dans une eau bien pure. En interposant cette plaque entre l'œil armé d'une loupe et une flamme, on sera surpris de la bizarrerie des mouvements présentés par les particules étrangères. Pour expliquer les mouvements browniens, qui se résument en une sorte d'agitation sans direction et sans loi apparente, on imagine que les particules très petites, de l'ordre de grandeur des intervalles intermoléculaires, reçoivent de la part des molécules du fluide des chocs en sens divers ; les particules plus grosses ne participent pas au mouvement, soit en raison de leur masse, soit parce que, en raison de leur volume, les chocs reçus en divers sens, dans un fluide en équilibre, se neutralisent. Browning (Elisabeth Barbett, dam.
anglaise, pi née en 1805 dans le en 1861. Elle s'adoni jeune à la poésie, et acqi une grande réputatioi
la fois de l'originalité, sensibilité mélancoliq du charme et de la vigi Parmi ses œuvres de j fille, nous citerons : i..., sur l'esprit et autres poèru' (1826); Prométhée enchain, (1833), traduit d'Eschylo, Poèmes divers (1833) , le Bo-
: de Marguerite (1836) ;
; le Boman
Drame de (exir(1840). En 1847, Elisabeth Barrett épousa le poète Browning, avec qui
elle alla se fixer
la cause de l'unité itali
ses dernières œuvi
le, et elle embrassa avec chaleur 3nne. Les plus remarquables de l : Sonnets portugais ; les Fenêtres de la Casa duidi (1851); Aurora Leigh (1857), roman poétique, son chef-d'œuvre, et Poems before Congress (1860).
Browning (Robert), poète anglais et mari de la précédente, néâCamberwell en 1812, mort à Venise en 1889. Il fut un des poètes les plus distingués de son pavs par la grandeur des pensées, l'éclat dos images, la profo"ndeur subtile de l'analyse psychologique, la vigueur du style, mais il gâta ses qualités par des fantaisies étranges et le manque do goût. Parmi ses œuvres, nous citerons : Paracelse, poème dramatique (1836); Strafford, tragédie jouée sans succès en 1837 ; Clochettes et Grenades, essais dramatiques (1846); Christmas etjour de Pâques, poèmes religieux (1850); Sommes et Femmes, petits poèmes (1855); Dramatis persans, poésie (1864); l'Anneau et le Livre (1869); Confessions du prince Bohenstiel-Schwangau, sauveur de la société, roman satirique (1871); Fifine à la foire, série de contes (1872) ; le Pays du Bonnet de coton rouge (1873) ; Pachiaretto, comment il travaillait, et autres çoèmes, ouvrage empreint d'une profonde tristesse (1876); poème (1878) ; les Deux Poètes du Croisic (1878); (1879-1880); Jacoseria (1883); Aso
la Saisiaz Idylles drâmatiqu lando (1889).
BROWNISME ibraou-nissm' — de Brown) i édicale de Brown. V. Brown (Jean).
BRO'WNISTE [braou-nissf — de Brown) n.
brownismi — Hist. rolig. Partii Robert Brown.
des docti
religi{
BROWNLOWIE {braoun' — àe lady Brownlow, bot. angl.l n. f. Genre de tiliacées, comprenant trois espèces. Ce sont des arbres qui croissent dans l'Asie tropicale.
BROWN-ROT (mot angl. signiL pourriture brune) n. m. Nom donné assez souvent à la maladie de la vigne vulgairement appelée mildiou.
Brownsville, nom de plusieurs villes et circonscriptions communales des Etats-Unis, dont la localité la plus importante est située dans l'Etat de Texas ; 6.150 h. Centre de transit pour le Mexique.
BrOWNWOOD, ville des Etats-Unis (Etat de Texas), sur le bayou Pécan, affluent du Colorado ; 4.300 hab.
Broxburn, ville d'Ecosse (comté de Linlithgow), sur le burn de Brox, affluent de l'AImond ; 5.900 hab. Huile-
i')n.m. Ac
"pffn^c^t^
BROYE (6ro-a) n. f. Figure d'armoiries consistant en deux nrnve-^ rhia» \
branches de fer dentelées et ^ ' ■'•
jointes par une charnière fixée à une de leurs extrémités. (Les broyés représentent des pinces ou forces, ou des instruments à broyer le chanvre. Les Anglais les appellent barnacles ou bernicles.)
BROYE Ibro-a) n. f. Autre orthographe de bkoie.
BROYE {bro-a) n. f. Constr. Syn. de brate.
BrO'ïE, comm. de Saône-et-Loire, arrond. et à 14 kil. d'Autun ; 1.306 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Forêts, élevage de bestiaux, culture de céréales. Moulins. Aux environs, montagne et château do Montjeu.
BROYÉE (broa-ié) n. f. Quantité de mortier faite en une seule fois par un broyeur.
BROYEMENT n. m. Techn. V. broiement.
BROYER (6n
- du german. brekan, rompri
broierons. Prend un
pers. plur. c
broyions. Que vous' broyiez) v. a. Triturer, rédu
dre ou en pâte ; déformer par l'écrasement : Il faut broyer
les aliments, avant de les avaler.
— P^"" <=■'"■ Mêler, brouiller en écrasant : La bonne encre de Chine doit exhaler, lorsqu'on la broie, un léger parfum de musc. (Topfl'er.) ' n i- i
— Fig. Ecraser, maltraiter, détruire, abattre, renverser : Dieu, disait J. de Maistre, en parlant de la Bévulution, ne nous a broyés que pour nous mêler. (Guéroult.)
— Fam. Broyer du noir, S'abandonner à des idées sombres et tristes.
Broyé, ée part. pass. ii Pain broyé, Pain particulièrement soigné que faisaient les ouvriers boulangers autrefois pour leur chef-d'œuvre, quand on les recevait maîtres.
— Syn. Broyer, piler, pulvériser, triturer. Broyer, c'est écraser, désagréger les molécules en pressant ou en frottant ; on broie sous une meule ou sous ses dents ; on broie les couleurs au moyen d'une molette qu'on promène dessus en foulant. Piler, c'est produire le même efl'et en frappant avec un marteau, avec un pilon. Pulvériser, c'est réduire en poussière ; il se prend quelquefois dans le sens do détruire, et peut s'appliquer même à des raisonnements auxquels on enlève toute leur force et qu'on réduit à rien. Triturer est un terme didactique et savant ; il ne s'emploie donc que lorsqu'on décrit scientifiquement les procédés propres à un art.
BRO'YEnR {broa-ieur), EUSE n. Celui ou celle qui broie, qui s'occupe de broyer ; Broyeur de chanvre.
— Broyeur d'ocre. Nom que l'on donnait autrefois aux mauvais peintres.
— n. m. Tonneau qu'autrefois on faisait tourner autour d'un axe, pour opérer le mélange du sable, de la chaux et de l'eau, et obtenir du mortier, n Instrument pour broyer.
— Adjectiv. Qui broie ou sert à broyer : Insecte broyÈlr.
— Encycl. Techn. On rencontre dans l'industrie un grand nombre de systèmes de broyeurs appropriés à divers usages. En principe, un broyeur est un instrument destiné à réduire eu poudre plus ou moins impalpable ou en menus fragments, suivant la nécessité, les matières sèches, humides ou pâteuses : minerais, roches, grai-
On peut classer les broyeurs en quatre grandes catégories auxquelles ils se rattachent tous et qui se divisent ainsi : instruments agissant par chocs répétés ; â l'aide d'une énergique pression ; par friction ; par déchiquetage, au moyeu de lames ou de stries à vives arêtes. Dans la première catégorie figurent les outils connus sous les noms de bocards, marteaux et pilons. Les meules cylindres sont des instruments de la seconde catégorie et en partie de la troisième. D'autres broyeurs se rattachent aux trois catégories déjà énumérées ; d'autres , enfin , tels que les broyeurs à noix, meules horizontales, font plus spécialement partie de la quatrième classe.
L'un des broyeurs les plus communément en usage dans l'industrie métallurgique est le broyeur à mâchoires Blake, qui réduitles minerais en menus fragments, sans les pulvériser cependant.
Les broyeurs à cylindres lisses ou cannelés s'emploient plus particulièrement pour réduire en poudre des matières
ayant déjà subi un premier broyage. V. meunerie, ce casseur.
Les broyeurs à force centrifuge lancent contre leurs ] rois ou contre un obstacle dur et résistant les matiè: qu'ils contiennent, les réduisant en poudre.
Les broyeurs à meules se classent en broyeurs à meules verticales et à meules horizontales. Les premiers se subdivisent eu.\-mémes en deux systèmes difl'érents, suivant que les meules sont douées d'un mouvement de rotation, ou qu'elles tournent seulement sur place. Les broyeurs à meules horizontales s'emploient surtout en meunerie.
Les broyeurs à noix sont constitués par un cône de fonte ou d'acier à surface striée, le sommet dirigé vers la partie inférieure du bâti et par une boîte conique dont les parois sont également garnies de cannelures.
Les broyeurs à boulets agissent à la fois comme broyeurs à force centrifuge, à compression et à friction.
On fait encore usage d un broyeur spécial, dit broyeur à trois cylindres, vont la broyage et le mélange do matières pâteuses. Ce genre de broyeur s'emploie en droguerie et pour la fabrique du chocolat. — Pour les mêmes industries pharmaceutiques et de droguerie, on emploie des broyeurs à pilon auxquels on transmet le mouvement, soit à la main, soit mécaniquement.
Les broyeurs à molette sont constitués par une sorte de table de marbre et par un pilon en marbre ou en verre et servent au broyage des couleurs.
Les broyeurs à billes s'emploient généralement pour broyer séparément différentes substances qui, réunies, forment un corps dangereux à manier. Telle est, par exemple, la poudre do chasse.
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