‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 376 sur 956 · BRUANT I · texte numérisé non relu

BRUANT I

famille des fringillidés, renfermant do nombreuses espèces de l'hémisphèro boréal. Les trente espèces de bruants connues, toutes do petite taille, ont été réparties dans divers sous-genres : le nom scientifique des bruants proprement dits est emberiza, et lo type en est l'ortolan {emberiza florin- Bruant.

lana). Le bruant de roseaux

(cijnchramus schœnicla) est commun en Europe, ainsi que le bruant jaune. \\ On dit aussi bréant.

Bruant t i, ■ i'- nrhitecte, un des fondateurs de M ' r né en 1637, mort en 1697, a

;i ! I los, à la réserve du dôme qui

: ;r .ijouté postérieurement par ,iiii. . 11.(1 .1 I Mii^i;' Il fut aussi associé à d'autres arohiteotes pour la construction de la chapelle de l'hospice de la Salpêtnère (avec Le Vau) et l'église des Petits-Pères

château do Richement en Angleterre (1662). Il fut chargé avec Nicolas de l'Espine de l'agrandissement du Châtelet do Paris. — Deux fils de Bruant et un de ses neveux furent également des architectes estimés.

Bruant (Aristidel. chansonnier, né à Courtenay (Loiret) en isr.i. Il entra, vers 1880, comme chanteur, dans un cafô-con. ' : : . Il r. iiii'l.i :i, en 1884, Salis à l'ancien café du Chat \ : i hrection, devint « le Mirliton». Il ne tari 1 . i t r la foule en chantant dans une langui- ai.. ,1. i, vnique, la vie de l'assommoir

paroi

■Smenè

Saii

.i Baliffnollcs. A Montrouge, le Cas- GreloticH.r. etc. La plupart do ses

', lo titre do Dans la

BRUAN

Bbuai

Guadeloupe, pendant la période troublée qui anivlt l'afTran-

manda une escadre do la flotte dan» la mor Noire, pondant la guerre d'Orient, sous les ordres do l'amiral Ilamelin, auquel il succéda commo chef do la flotte en 1854. Il prit une part brillanto au siège do Sébastopol, A l'expédition do la mer d'Azov, & la prise do Kinburn ot à toutes les opérations do la guerre, fut promu au grade d'amiral, et mourut en mer alors qu'il revenait en France.

BrUAY, comm. du dép. du Nord, arrond. ot à 5 kil. de Valeiicicnnes, sur l'Escaut; 6.053 hab. Ch. do f. Nord. Houilles, brasseries, fonderies do fer.

BrUAY, comm. du Pas-de-Calais, arrond. ot à 10 kil. do Bétliune, sur la Lawe, affluent do la Lys; 11.380 hab. Ch. do f. Nord. Mines importantes d'une variété do houille grasse que l'on emploie pour la fabrication du gaz d'éclairage : brasseries. Bruay possédait un château fort appartenant é. la famille Spinola, aujourd'hui détruit.

BRUC n. m. Dans les Landes, Produit du nettoiement dos plantations de pins : Le bruc s'emploie comme litière.

BruC, comm. d'Ille-ot-Vilaino, arr. et à SO kilom. do Redon, sur le ruisseau do Saint-Méen, affluent de l'Aff; 1.357 hab.

Bruce, famille normande, qui tirait son nom d'un château situé dans le Cotontin, et qui, ayant accompagné Guillaume lo Conquérant en Angleterre, reçut d'immenses domaines et fournit des rois à l'Ecosse ot à l'Irlande. Le fondateur de la branche écossaise fut Robert III (1138-1189), qui reçut le flef d'Annandale. — Robert VI do Bruce (1210-1295), comte d'Annandale, surnommé le Compétiteur, revendiqua le tréno d'Ecosse, laissé vacant par la mort d'Alexandre III en 1280 ; mais Edouard I", roi d'Angleterre, se prononça pour John Baliol en 1292, et Robert VI, trop vieux pour lutter, se résigna. John Baliol ayant tenté

cesse, mais il refusa do donner la couronne à Robert VII, qui se retira en Angleterre et mourut en 1304. On a répété toutes sortes de légendes sur Robert VII, et on l'a généralement confondu avec Robert VI. — Robert VIII (1274- 1329), fils de Robert VII, résolut de conquérir la couronne d'Ecosse, en se posant cette fois comme le champion national, et en combattant les Anglais, qui avaient annexé l'Ecosse en 1305. Robert de Bruce fut reconnu par la plus grande partie de la noblesse du pays et couronné à Scone, le 27 mars 1306. Mis en fuite par Edouard I", il profita de la nullité d'Edouard II pour reprendre toute l'Ecosse, et infliger aux Anglais le sanglant échec de (1314).- "■ • "■

imposa

nockburn

"défendre aussi contre Edouard III et lui

nnaissanco de son indépendance.

.. frère cadet, Edouard de Bruce, entreprit de son

S de chasser les Anglais d'Irlande, débarqua en Ulster

ifitc

fut ^

Dundalk, en 1318. —David de Bruce (1321-1371), roi d'Ecosse, fils de Robert VIII, fut détrôné par Edouard Baliol, fils do John Baliol, en 1332, et dut se réfugier en France, oiX il resta de 1334 à 1341. Revenu en Ecosse, il recommença la lutte contre les Anglais. Vaincu et pris à NeviUe's Cross en 1346, il n'obtint sa liberté qu'en 1357, moyennant une ruineuse rançon de 100.000 marcs.

— BiBLioGR. : .^Eneas Mackav, art. Bruce, dans ■ Dict. of national biography », t. VII (Londres, 1886).

Bruce (Jacques-Daniel Villiemovitch, comte), général russe d'origine écossaise, né à Moscou en 1670, mort en 1735. Entré dans l'artillerie, il se distingua à la bataille de Pultava (1709), fut nommé par Pierre le Grand grand maître de l'artillerie (1711) qu'il réorganisa, fonda une école du génie, devint un des négociateurs de la paix de Nystadt ( 1721), et reçut le titre de « comte • . Fort instruit, il traduisit en russe des ouvrages allemands et anglais, publia un traité de géométrie, et composa un calendrier séculaire, appelé Calendrier de Bruce ou Livre noir. Il laissa de riches collections d'objets d'histoire naturelle, des médailles, etc.

Bruce (Jacques), voyageur écossais du xviii' siècle, né en 1730, à Kinnaird, mort en 1794. Ce descendant plus ou moins authentique (par les femmes) des anciens rois d'Ecosse, ayant amassé dans le commerce une fortune considérable, se mit à. voyager d'abord en Espagne, puis dans l'Afrique septentrionale. En 1768, il gagna 1 Egypte, puis pénétra en Abyssinie, explora les ruines d'Axoum et atteignit Gondar. Pendant un séjour de quatre années en Abyssinie, il parcourut le pays en tous sens, visita ce qu'il crut être les sources du NU et ce qui n'était en réalité que les sources du Nil abyssin, le Bahr-el-Azrak ou fleuve Bleu (déji découvertes par le P. Paez), puis revint en Egypte en passant par la Nubie, et regagna sa patrie en 1772. Il se remaria alors, mais devint encore veuf en 1784, et vécut depuis dans la retraite, occupé de la rédaction de son Voyage, qu'il publia en 1790.

Bruce (Michel), poète élégiaque écossais, né à Kinnesswood en 1746, mort en 1767. Forcé, pour vivre, de se faire maître d'école, il a laissé des œuvres pleines d'une mélancolie pénétrante, publiées à Edimbourg en 1770. On cite, comme ses deux meilleurs morceaux : Loch-Leren, poème qui est un modèle de tableau descriptif, et son ilégie sur le printemps, qui fut pour lui lo chant du cygne.

BRUCÉE (de Bruce, voysigeur écossais) n. f. Genre de rutacécs, tribu des quassiées, comprenant des arbres amers qui croissent dans les régions tropicales de l'Afrique, de l'Asie et de l'Australio.

BRUCELLES (sèV — altérât, do bereelles) n. f. pi. Petites

pinces à ressort, et qui ser-

vent à saisir les objets trop

petits pour être pris à la

main. Il Dans les fabriques

de papier. Pinces très fines

avec lesquelles on enlève certaines impuretés moulées

dans la pâto.

(Max), violoniste, chef d'orchestre et compoillemand, né à Cologne en 1S3S. Il s'est fait connaître comme compositeur par un certain nombre d'oeuvres importantes : deux opéras, Loreley ©t ffermione, deux cantates dramatiques intitulées Fritkiof et Odijsseus, deux symphonies, un concerto de violon avec orchestre, une

lur la Jeanne d'Arc de Schiller; Arminius, ora-

des quatuors et trios pour '

siours morceaux <lo musique religieuse et dos mélodies pour une ou plusieurs voix.

BRUCHE (lat. bruehiu) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille do» curculionidé».

— Encycl. Los bruchei, dont on connaît des centaines d'espèces répandues surtout dans cion monde, se rapprochent beaucoup plus des phytophages que des curculiooidés. Leurs larves vivent dans diverses graines, oH elles causent de véritables ravages. Pour les détruire, il faut suspendre pendant deux ou trois ans la culture des pois et des lentilles ; mais on peut encore les faire disparaître par ' lo triage des graines en plongeant celles-ci dans l'eau. Au bout d'un jour ou deux, les graines attaquées remontent à la surface, tandis que les graines

intactes restent au fond. Nous citerons , ^

lo bruche des pois {bruchus pisi), lo bruche des fèves (ftrucAu» rufimaniu), lo bruche des lentilles {bruchu» pallidicomii).

Bruche (la), sous-affluent du Rhin par l'Ill, rivière d'Alsace qui naît dans les Vosges au col de Saaies, arros» Schirmeck, Molshcim et Souitz, et alimente le canal de la Bruche. Cours de 70 kil. — Le canal qui'porte le mémo nom, exécuté en 1681, d'après les plans de Vauban, commence à Souitz, et va, parallèlement à la Bruche, déboucher dans 1111, près do l'embouchure du canal du Rhône au Rhin. Longueur, 20 kilom.

BRUCHIDÉS n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères, anciennement appelés ptinidés, renfermant les piines et K^ . .. .... • ^ ^—.ftm

Bnich« det poU

genres ^

, etc.

■Un

sium, bruchu* (pour

BRUCHŒ (de Druch, botan. bavarois) mousses, comprenant des espèces qi ' rique, mais dont une seule vit en Europe, dans les Vosges.

BruchionouBruchium.

Géogr. V. Brouckion.

BRUCHOPTINE n. m. Sous-gcnre d'insectes coléoptères du genre ôruche ou ptine, renfermant cinq espèces européennes, dont la plus commune est le bruchoptinus rufipes de France, {heplinu-i ilalicus appartient à ce groupe ; on le trouve en Italie et en Provence.)

le Salzbach; 11.900 hab. Ecole de jetmcs aveugles; haras grand-ducal. Culture do tabac, fabriques de machines, de douves, de caisses, do cirages, de malt, de bougies, de chaussures; brasserie. Château de style baroque, ancienne résidence des évêques princiers de Spire; maison seigneuriale du xv siècle dite Hoheneggerhaus.

BruCIA, planète lélescopique, n» 323, découverte par Max Wolf, le 20 décembre 1891.

BRUCINE n. f. Alcali végétal, que l'on extrait particulièrement de la noix vomique.

— Encvcl. La brucine, dont la formule est C"H"Az'0', a été extraite en 1819 par Pelletier et Caventou d'une écorce qui fut longtemps désignée sous le nom de • fausse angusture ■, pour la distinguer de l'écorco du galipea febrifuga (ou angusture vraie), arbuste de la famille des rutacées. Cette écorce n'est autre que celle du vomiquier.

La brucine, quelquefois désignée sous les noms de romicine eu de caniramine, accompagne presque toujours la strychnine. On la rencontre dans la fève de Saint-Ignac«, la noix vomique et le bois de couleuvre, végétaux du

fenre strychnos, famille de loganiacées. On l'extrait soit es eaux de lavage qui ont servi à la préparation de la strychnine, soit en traitant directement, comme l'ont fait Pelletier et Caventou, l'écorco de fausse angusture. Le procédé suivi par Pelletier ot Caventou a été simplifié ; Thénard traitait directement l'écorce par l'eau bouillante et ajoutait l'acide oxalique. Il concentrait la liqueur, puis lavait à l'alcool absolu maintenu à O».

La brucine se présente sous l'aspect d'une masse cristalline blanche. Elle est très amère, moins que la strychnine cependant, mais sa saveur est plus acre et plus persistante. Elle se présente le plus souvent cristallisée en prismes rhomboïdaux ; cependant, en refroidissant brtisquement une solution aqueuse, on peut l'obtenir en masses feuilletées. Enfin, si l'on évapore rapidement sa solution alcoolique, la brucine se dépose en formant de petits champignons au fond du vase.

Cet alcaloïde est insoluble dans l'eau froide, peu semble dans l'eau chaude. Cependant, il s'hydrate très facilement en durcissant. La brucine est plus soluble dans l'alcool que dans l'eau bouillante. Sa solution dans l'alcool dévie à gaucho la lumière polarisée. Elle donne des sels avec les acides minéraux et organiques.

L'acide sulfurique forme avec la brucino on sulfate neutre et un sulfate acide. L'acide azoteux donne la dinitrobrucine, poudre rouge grenue assez soluble dans l'eau. L'eau de chlore dissout la brucino; le composé obtenu, distillé, perd de l'acide chlorhydriane et donne une dichlorobrucine. L'acide azotique à chaud donne, avec la brucine, la caeothétine. La brucine du commerce renferme de la strychnine en quantité notable. On peut mettre cette dernière en évidence en traitant la masse par l'eau de chlore, ijui dissout la brucine ; on soumet alors le résidu à la réaction colorée de la strychnine par le dichromate do potassium et l'acide sulfurique.

La brucine est un poison violent qui agit à la façon de la strychnine et produit le tétanos ; elle est moins énergique, toutefois, que ce dernier alcaloïde. On l'a quelquefois employé© en médecine, mais los effets dangereux qu'elle peut produire ont fait renoncer à son emploi. L'empoisonnement par la brucino peut être combattu an moyen du tanin; mais ici, commo dans lo cas d'empoisonnement avec la strychnine, il faut que le remède soit appliqué dans les dix minutes qui suivent l'absorption du po'?°°- — Béactions de ta brucine. Après avoir dissons la brucine dans l'eau, ce qu'on obtient facilement avec 1 acide acétique, si l'on traite cette solution neutralisée par la

HRUCINIUM — BRUGES

potasse, il se forme un précipité blanc dans le cas où la solution do brucine est au centième; si elle est cinq fois moins concentrée, la liimeur ne se trouble que légèrement, mais ne tarde point à donner quelques cristaux.

Le chromate de potassium donne un précipité jaune, cristallisant en longues aiguilles.

Le ferrocyanure de potassium donne en quelques secondes un précipité qui se présente sous forme de cristaux jaunes et brillants.

Avec l'iodure de potassium ioduré, on obtient un précipité brun orangé qui ne se dissout point dans l'acide acétique, mais est facilement soluble dans la potasse.

La solution aqueuse de brucine, évaporée à siccité et traitée par l'acide sulfurique, se colore en rose. Si on ajoute an produit un peu d azotate de potasse cristallisé, il se colore en jaune orangé.

Avec l'acide tannique, on obtient un précipité blanc sale que l'acide acétique dissout très bien.

Avec le chlorure d'or, il se produit un précipité jaune incristallisable, très abondant.

Enfin, le réactif qui puisse le mieu.x déceler la présence de la brucine est l'acide azotique concentré, qui donne, avec cet alcaloïde, un précipité rouge sang, virant au jaune par la chaleur.

BRUCINIUM (ont') n. m. Radical hypothétique, formé de brucine unie à un atome d'hydrogène, comme l'ammonium est formé de gaz ammoniac uni à un atome d'hydrogène. On connaît, entre autres composés, le triodure de brucinium cristallisé.

BRUCIQUE adj. Se dit des sels à base de brucine.

BRUCTTE (de Bruce, n. pr.) n. f. Oxvde hydraté naturel de magnésie, dont la formule est li'MgO', le poids spécifique 2,3 à 2,4, la dureté 2 La briicite se présente i cristaux tabulaires, avec éclat soluble dans les acides et se ainsi que dans certaines rouh caires.

— Oxyde naturel de zinc manganésifère uSjn de ZI^

— Fluosilicate naturel de ma li Syn. de chondhodite

Bruck, bourg d Allemagnf Bavière), sur 1 Amper, 3 200 hab \u environs, dans l ancienne abba\e d Fiirstenfeld, hôtel d invalides et m:

nufactures d'armes (Pop du dis Met de Bruck 22 700 hab ; an-der-Leitha, ville d Austro-Hongrie (basse Autriche), sur la Leitha , 4.570 hab. Fabrication de machines à filer, beau château. (Pop. du district : 62.600 hab.) — Bruck-an-der-mur, ville d'Austro-Hongrie (Styrie), sur la Mur; 5.900 hab. Usines sidérurgiques, papeteries. Vieux château. (Pop. du district : 63.600 hab.)

Bruck (Charles-Louis, baron de), homme d'Etat allemand, né à Elberfeld en 1798, mort en 1860 à Vienne. U servit d'abord comme officier dans l'armée prussienne pendant les campagnes de 1814 et 1815, puis ilfonda, àTrieste, la célèbre compagnie de navigation connue sous le nom de Ltoyd auMchieit, à la tête de laquelle il resta jusqu'en

1848. Il fut alors nommé représentant de Trieste au parlement de Francfort, puis plénipotentiaire d'Autriche. En

1849, de Bruck était appelé à Vienne au ministère du commerce et des travaux publics, où U entreprit de vigoureuses réformes. En 1853, il fut nommé internonce et ministre plénipotentiaire à Constantinople. En 1855, il fut appelé au ministère des finances. Sous son administration, les chemins de fer, les lignes télégraphiques et les postes reçurent une vive impulsion ; il poursuivit activement l'adoption d'un projet d'union douanière entre l'Autriche et le reste ae l'Allemagne. Impliqué, après la guerre d'Italie (1859), dans une accusation de malversations, il donna sa démission, et se suicida dans son hôtel. Son innocence fut reconnue depuis sa mort.

Brucke (Esnest-Guillaume), physiologiste allemand, né à Berlin en 1819, mort à Vienne en 1892, fils du peintre Jean-Godefroy Brucke. Il professa l'anatomie successivement à Berlin, à KSnigsberg et à Vienne. Ses principaux ouvraires sont ; Description anntomîque du globe de l'œil (1S47) ; Principes de physiologie des sons du langage (1856); Nouvelle méthode de la transcription phonétique (1863), exposant un système dans lequel les caractères devant servir à l'impression sont des signes indiquant la position des différents organes vocaux pendant la parole ; Physiologie des couleurs et applications aux arts industrifls ( 1860J; Conférences sur la physiologie {lii3-mi); Fragments de la théorie des beaux-arts (1877).

BruckENAU, ville d'Allemagne (Bavière [prov. de la basse Franconie]), sur la Sinn ; 1.550 hab. Commerce de bois. Château, résidence royale d'été. A 2 kilomètres, eaux minérales très fréquentées. — Pop. du district :

BRUCKENTHALIE (de Bruclsenthal, n. pr.) n. f. Genre d'éricacées, comprenant une seule espèce, qui est un arbrisseau croissant dans les régions orientales du midi de l'Europe.

Brucker (Jean-Jacques), érudit et philosophe allemand, né et mort à Augshourg (1096-1770). Il devint pasteur do l'Eglise réformée et se voua à la prédication, qu'il abandonna bientôt pour écrire d'importants ouvrages, notamment : Historia critica philosophijB a mnndi incunabulis ad noslram usgue œtalem rferfucM (1742-1744). Brucker fut un savant, mais il manque d'esprit critique. Il doit être considéré comme le père de l'histoire de la philosophie, et son im|ioit;iiioe relève déco fait. On a de lui. avant la putjIicjtiiMii ■{■■ ^on Histoire, et comme préliminaires à cetic annre. 'h- nombreux travaux.

Brucker (Raymond), romancier et littérateur français, né à Compiègne en 1800, mortàPariscn 1875.Sousle pseudonyme de Michel Raymond, il a écrit, en collaboration avec son ami Michel Masson , entre autres romans : le Maçon (1828); les Intimes (1831); les Sept péchés capilaux (iS33); Un secret (na^) ; Mensonge {ISSl); le Scandale{M4l); ifn jacobin sous la Bégence (1842) ; les Docteurs du jour devant la /'ami/te (1844), etc.; aes nouvelles et autres travaux sous les pseudonymes de Champercier, Ddvernay, Ch. Du- PUY, Olibrids, etc.

BRUCKMANNU; (de Bruckmann, naturaliste allcm d xviii* s.) n. f. Bot. Genre fossile provisoire, renfermai! les fructifications équisétiformes que 1 on n a pu jusqu'ici rapporter à un genre connu de calamariées. U contenait entre autres la bruckmannia tuberculata , rapportée maintenant a l'annularia longifolia, la bruckmanma Grand- Eurtfi, qui est regardée par certains auteurs, ainsi que le calamostachys binneyana, comme se rattachant au genre arthropitus.

— Encycl. Les bruckmannies sont de longs épis cylindriques, formés de verticiUes, d€ feuilles stériles et de sporangiophores dispo ses en alternance ; les sporangiophores, moitié moins nombreux que les feuilles stériles portent chacun quatre sacs renfermant les or ganes reproducteurs.

NER ( chien, néà Ansfel mort à Vienne en 1896.'Organi il fut nommé professeur au uonservatoir Vienne. Il se distingua comme compositeur de — '

musique religieuse, par ses deux messes en ré ^r mineur et en fa mineur, et son Te Deum U fut ,';'''' ''" " ""■ moins heureux dans ses autres oeuvres Bruck- 'fXÎTuST ner fut toujours très discuté et même combattu à Vienne, à cause de ses tendances ultra-wagnériennes. Il écrivit neuf symphonies, dont la troisième fut dédiée à Richard Wagner, et la dernière » au bon Dieu •.

Bructeres, grande tribu germanique qui habitait les

(remarquable

bords de la i

Amasia

lugei (l'Eu

Histoire. On distinguait les petits Bructeres (sur les bords de la Lippe), et les grands Bructeres. Soumis par Drusus au dire de Strabon , par Tibère à ce qu'affirme Velleius Paterculus, ils n'en semblent pas moins avoir pris une part active au désastre essuyé par les Romains à Teutoburg, car on sait positivement, par Tacite, qu'ils reçurent une des aigles enlevées aux légions exterminées. Au dire de Tacite encore, les Bructeres furent détruits par d'autres peuples germaniques ; cependant, ils apparaissent plus tard comme alliés des Francs. La prophétesse Velléda, qui entraîna les Germains dans le parti de Civilis, en 69 apr. J.-C, était une Bructère.

BrÛE (André), administrateur français, de la seconde moitié du xvii' siècle et du commencement du xviii", fut envoyé dans l'Afrique occidentale en qualité de direc

lonie française du Sénégal. Il envoya Compagnon visiter le Bambouk et voulut étendre loin dans l'est et dans le sud la domination et l'influence françaises. Mais la versa-

tilité des diverses compagnies qui l'employèrent empêcha Brîie, beaucoup plus que la rivalité des Anglais et des Por- "- - ','hostiiité des indigènes, de réaliser la plupart

tugais

de ses desseins. La Nouvelle relation de l'Afrique occidentale, publiée par le P. Labat, en 1729, a été écrite surtout d'après ses mémoires.

BruÉ (Etienne-Robert), géographe français, né à Paris en 1786, mort en 1832. Il employa le premier la gravure sur cuivre pour la confection des cartes. Ce géographe doit sa réputation aux cartes qu'il e-xécuta pour le Voi/aqe en Amérique de Humboldt, et surtout à son Atlas universel,

BRUÉE n. f. Bot. Syn. de macaranga.

BruÈRE-ALLICBAMPS, comm. du Cher, arrond. et à 8 kiIom.de Saint-Amand-Mont-Rond ; 1.061 hab. Carrières de pierre de taille.

BruEYS (David-Augustin de), auteur dramatique, né à Aix, en Provence, en r640, mort en 1723 à Montpellier. Elevé dans le calvinisme par son père, directeur de la Monnaie de Grenoble, il écrivit d'abord des traités de controverse religieuse ; entre autres, des Entretiens sur l'eucharistie, où il attaquait la présence réelle, et répondit à l'Exposition de la doctrine de l'Eglise, de Bossuet, alors évêque de Condom, qui s'attacha à le convertir et y réussit. Il embrassa l'état ecclésiastique en 1685, et reçut la tonsure des mains de Bossuet. Sa nouvelle profession lui inspira : la Défense du culte extérieur de l'Eglise catholique {IG86) ; la. Béponse aux plaintes des protestants contre les moyens qu'on a employés pour leur réunion (1686); Traité de l'eucharistie (1686); Traité de l'Eglise (1687), ce qui ne l'empêchait pas de fréquenter la Comédie-Française tout autant que les églises. Lié avec Palaprat, il fit, en collaboration avec lui, le Concert ridicule (1689); le Grondeur (1691); le Muet, en cinq actes (1691); puis, seul, l'Important, les Empiriques, VAvocat Patelin, imitation de la farce du vieux théâtre français: Gabinie, tragédie, toutes pièces représentées à la Comédie-Française avec un certain succès, et auxquelles il ne cessa de mêler des ouvrages de controverse religieuse : Histoire du fanatisme de notre temps (1692); Traité de l'obéissance des chrétiens aux puissances temporaires (11Û9) ; Traitédu légitime usage de la raison sur les objets de la foi (1717). Ce mélange extraordinaire donne un caractère tout particulier à la physionomie de cet écrivain.

BrueVS D' Aiga'illiers (François-Paul), vice-amiral français, né à Uzès en 1753, tué devant Aboukir en 1798, entra en 1766 dans la marine, prit part comme lieutenant de vaisseau à la guerre d'Amérique et fut destitué comme » ci-devant » en 1793. Réintégre dans la marine et promu contre-amiral, il commanda successivement l'escadre de l'Adriatique (1797), puis la flotte destinée à l'expédition d'Egypte (1798). Après avoir contribué à la prise de Malte et opéré heureusement le débarquement de l'armée, il commit la faute d'attendre les Anglais dans la baie d' Aboukir, fut attaqué par la flotte de Nelson (1" août 1798), et mourut héroïquement, frappé par un boulet.

BruffiÈRE (La), comm. de la Vendée, arrond, et à 41 kilom. de La Roche-sur- Yon, sur la Morte, affluent de la Sèvre Nantaise ; 3.000 hab. Fabrique de cuirs.

Brugelette, bourg de Belgique (prov. de Hainaut), arrond. admin. d'Ath, arrond. judic. de Mous, sur la Dondre; 1.900 hab. Commerce d'huile et de chaux, toile, bétail et beurre. Brugelette a possédé pendant longtemps un grand établissement d'instruction publique, dirigé par les jésuites (fermé en 1854).

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BruGERON (Le), comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et à 37 kllom d Ambert,aupied du Puy-Gros; 1.137 hab. Bétail renomme commerce de bois de construction, fabriques de sabuts et de chapelets.

Bruges, en flamand Brugge (;)on/), ville de Belgique, ch -1 de la province de Flandre occidentale, dans une plaine basse; 49.600 hab. [Brugeois, oises.) Ch.-I. d'arrond. adm et d arrond. judic, siège d'un évêché; séminaire diocésain, congrégations religieuses. ath/Tn-e ro\al. . ollege episcopal, écoles normales d'il stitutrices, académie communale d beaux arts, école industiielle, école de musique. Brasseries, distilleri minoteries à vapeur, brosseries; mage de harengs ; forges et acicri' commerce de bois du Nordet de grai construction de bateaux.

Klle a une forme ovale, allongée > < ) au N.-E., et marquée par I I n fossé qui l'entoure depuis

\ -.lecle; â l'intérieur, la ville I a\ersee par un canal de navigation \rin. s de Bru -os 1 ji me en partie de la Reye, et, à l'extérieur, la section orientale du fossé de l'enceinte relie le canal dOstende à celui de Gand (construit en 1758).

Bruges, au xiv» siècle une des plus l'Europe,

ques années, plusieurs branches d'industrie et de c merce y acquièrent une, certaine importance : la caractéristique est la dentelle, dont on enseigne la fî cation dans une douzaine d'écoles spéciales.

— Histoire. On ne peut assigner une date préci l'origine de Bruges, Au vu' siècle, le diocèse de S; Eloi s'étendait sur le municipe de Bruges. En 86; comte Baudouin, Bras de Fer, y construisit un bourg veau, avec château fort et égl'~" * '- "^ ^ "" Bruges devait avoir déjà une certaine importance. Vers 912, elle fut dotée d'une foire et entourée de fossés et de

nale. Dès lors, Bruges prit un rapide essor.

Après la réorganisation de la foire, en 1200, par Baudouin IX, les relations commerciales s'étendirent au dehors, particulièrement en Angleterre. En 1275, un décret de la comtesse Marguerite étendît les limites de la viUe et de la juridiction de Bruges telles qu'elles subsistèrent jusqu'à la fin du xviii* siècle. L'industrie et le commerce avaient alors atteint leur apogée : l'industrie nationale était la fabrica un grand nombre de nai

leurs produits : la hanse de Londres, fondée^par les ] geois, s'était étendue aux autres villes de la Flandre ; les relations embrassaient d'un côté la France, l'Espagne, l'Italie, l'Egypte et jusqu'à la Syrie ; de l'autre, l'Angleterre, la Hollande, les villes de l'Allemagne septentrionale et des autres pays entourant la Baltique. La lutte du comte Guy de Dampierre (1279-1305) avec le roi de France, Philippe le Bel, les querelles des comtes de Flandre avec leurs sujets (1305-1384) n'altérèrent pas sérieusement la prospérité commerciale. Le faste de la cour de Philippe le Bon augmenta encore l'éclat de la ville de Bruges. Mais la voie maritime qui menait à Bruges s'altérait par l'ensablement progressif du Zwyn ; ensuite, les fréquentes révoltes des Brugeois, sous la régence de Ma.\imilien d'Autriche (1482-1494), ne laissant pas au commerce la tranquillité et la sécurité nécessaires, les marchands étrangers quittèrent Bruges pour aller se fixer à Anvers ; enfin, les troubles religieux du xvi" siècle, la désorganisation de la hanse allemande et la concurrence d'Anvers rendirent définitive la ruine de Bruges. Aujourd'hui, la ville de Bruges, avec la physionomie de moyen âge qu'elle a gardée, présente des aspects pittoresques et surtout des trésors artistiques qui lui donnent le plus haut intérêt.

— Monuments. L'église cathédrale de Saint-Sauveur doit son origine à une chapelle fondée par saint Eloi vers 646; elle fut érigée en église paroissiale vers 961, sous le vocable de Saint-Sauveur ; trois fois, au xii* et au xiv* siècle, elle fut en partie brûlée et reconstruite; de là résulte la variété de style de ses diverses parties. Cette église renferme un grand nombre d'œuvres d'art et d'objets précieux. De l'église primitive de Notre-Dame, il ne reste rien ; l'église actuelle possède le tombeau de Marie de Bourgogne et celui de Charles le Téméraire ; de nombreux tableaux; une statue de la Vierge avec l'enfant Jésus attribuée à Michel-Ange.

La chapelle du Saint-Sang se compose de deux chapelles superposées : la crypte de Saint-Basile, du xt" siècle, et la chapelle du Saint-San;; proprement dite qui, datant de 114S, fut reconstrniir' m r, j I.:, , liasse actuelle, exécutée en 1617 par Jean c i' ' > i, !.■ Bruges, a

remplacé une magnifique I I. , -ilnjue q'ui fut

enlevée par les iconoclaste. :i

Citons encore l'église .^.in. .1 , .,m. -, l,,i'i,. vers iiso. agrandie et remaniée plusieurs Inis au xv- siècle ; l'hôpital Saint-Jean, construit de 1270 à 1291, qui doit sa renommée aux œuvres d'art qu'il renferme et spécialement aux œuvres do Hans Memling; les Halles, le plus ancien monument de la puissance commerciale de Bruges, et qui datent du xiii« siècle. (Sur le milieu de la façade principale s'élève le befl'roi, qui, haut de 80 mètres, renferme un beau carillon). L'Hôtel de ville, reconstruit en 1376, sur l'emplacement d'un bâtiment qui datait de 865 et qui contient une riche bibliothèque; le Palais de justice, bâti en 1722 sur l'emplacement de l'ancien hôtel du Franc de Bruges (la cheminée du Franc, merveille de l'art de la Re

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