‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 378 sur 956 · Livre, Nouvelle qui fait du bruit · texte numérisé non relu

Livre, Nouvelle qui fait du bruit

— Particul. Propos, nouvelle répandue dans le public : Briits de guerre. L'imagination populaire accueille les BRiiTS les plus étranges. (Thiers.) il On dit : faire courir un BRUIT, de» bruits de...Le bruit encourt. t\Jl n'est bruit que de cela, On ne parle que de cela, il Bruit de bourse. Nouvelle vraie ou fausse, souvent imaginée par les spéculateurs, pour faire hausser ou baisser les fonds.

— A grand bruit. En faisant beaucoup de bruit, n Fig. Avec un grand retentissement : Célébrer i grand brcit un succès. Il Eaire grand bruit de, Attacher grande importance à, faire valoir beaucoup, se prévaloir de...

— A petit bruit. Sans bruit, En faisant peu ou point de bruit. Il Fig. Doucement, sans éclat :

.... De ce monde éphémère DétaehoDS-Dous sans bruit, sans regret et sans âel.

— Dr. Bruit public. Idée universellement répandue de l'existence d'un fait : Le bruit public tient lieu de preuve, en certains cas, et à défaut d'autres indices.

— Véner. Chassera grand bruit. Chasser à cor et à cri.

— Anton. Silence, calme, tranquillité.

— Prov. et loc. prov. : Faire plus de bruit que de besogne. Parler beaucoupetfairepeu.il Faire beaucoup de bruit pour rien. Donner beaucoup d'importance à des choses qui n'en ont pas, faire beaucoup d'éclat à propos de rien, il n n'aime pas le bruit s'il ne le «ait, U désapprouve chez les autres ce qu'il se permet à lui-même.

— EscYCL. Physiol. Certains organes font normalement entendre des bruits dont les modifications sont, en clinique, les signes physiques de maladies correspondantes. Ces bruits sont les suivants :

— Bruits cardiaques. En auscultant le cœur, on entend, pendant le cours de chaque révolution cardiaque, deux bruits particuliers qui se succèdent à de courts intervalles : le premier, grave et prolongé, se produit pendant la systole ventriculaire, et est dû surtout au claquement des valvules auriculo-ventriculaires ; le second, clair et bref, succède immédiatement à la systole ventriculaire et est dû au claquement des valvules sygmoïdes aortiques et pulmonaires. Ces deux bruits sont séparés par un petit silence (0"3), et chaque révolution cardiaque est suivie d'un grand silence (o''5), qui coïncide avec la diastole générale. Toute modification de ces bruits dénote un trouble de la révolution cardiaque, et l'intensité, le siège et le mo-

SUFFISANCE, RÉTRÉCISSEMENT, SOUFFLE, OtC.

— Bruits musculaires. Le muscle, en tétanos physiologique, produit, par suite de la fusion des secousses (v. contraction muscolairk), un bruit qui répond normalement à 30 ou 35 vibrations par seconde ; mais, si le nombre des excitations augmente, la hauteur du son musculaire qui correspond augmente également. Il n'est pas très certain, cependant, que le bruit normal résulte d un nombre correspondant d'excitations nerveuses.

— Bruits respiratoires. Lo passage de l'air dans les tubes aériens des poumons produit des Irottements que l'oreille perçoit et que l'on désigne sous le nom de • bruit de l'inspiration > ot • bruit de l'expiration » , ce dernier ayant lieu pendant le premier temps seulement de l'acte cxpiratoire. Le

s vésicules pulmonaires, et aussi

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au retentissement des vibrations glottiques. Comme l'a montré Laênnec, auquel on doit la découverte de l'auscultation, ces bruits sunissent des modifications en rapport avec l'état de l'appareil respiratoire et de ses enveloppes (plèvre). Aussi l'auscultation, facilitée par l'emploi (le divers instruments (stéthoscope, niicroplionc, etc.), fournit-elle à la sémciologie les plus précieuses indications. V. AUSCULT.1TI0N, BRONCHITE, BRONCHOPNEU5IOME, LaÈNNEC, PUTISIE, PLBCKÉSIE, PLiiVRE, PNEUMONIE, POU- MONS, RÂLES, etc.

— Bruits vasculaires. Ces bruits s'entendent dans les organes périphériques de la circulation, veines ou artères, et spécialement dans la région du cou ; continus ou intermittents, à timbres d'ailleurs très variables (brmt de souffle, bruit musical, bruit de diable), ils paraissent dus

plus'large où le cours sanguin se ralentit. V. anémie, tèrbs, souffles, veines, etc.

i consume par la

BRUIX — BROLEUR

— Dr. Bruits injurieux et nocturnes. La répression des bruits et tapages n'était l'objet, avant la Révolution, d'aucune législation générale. L'article 479 (n» 8), du Code pénal punit d'une amende de 11 à 15 francs les auteurs ou complices de bruits ou tapages injurieux et nocturnes. Le juge de paix peut, et doit même, en cas de récidive, prononcer 1 emprisonnement de I à 5 jours (C. pén., art. 480 [n°5], et 482). Les charivaris, déjà réprimés au xvm" siècle, sont, au premier chef, des bruits délictueux. Les bruits qui résultent de l'exercice d'une profession ne sont punissables que pendant les heures où l'exercice de cette profession est interdit par arrêté municipal.

Bruix (Etienne-Eustache), amiral français, né à Saint- Domingue en 1759, mort à Paris en 1805. Il était lieutenant de vaisseau en 1789. Major général de l'escadre de Villarot- Joyeuse en 1794, il fit partie de l'expédition d'Irlande, devint contre-amiral en 1798, et fut nommé ministre de la marine le 9 floréal an VI. En mars 1799, faisant une sortie audacieuse, il ravitailla Masséna, bloqué dans Gênes. Bruix, partisan décidé de Bonaparte et ducoup d'Etat de brumaire, reçut le commandement de la fameuse flottille de Boulogne. On sait comment avorta cette entreprise mal étudiée. Bruix, peu secondé par les bureaux de la marine, éprouva de telles difficultés, de telles fatigues et de telles rancœurs, que sa santé en fut gravement atteinte et qu'il mourut prématurément.

BROlable adj. Qu'on peut brttler. ii Fier. Oui mérite d'être brûlé.

BRÛLAGE n. m. Agric. Destruction par le feu des herbes sèches provenant d'un champ, ii Préparation que l'on donne aux terres en calcinant leur surface avec un feu d'herbes

— Techn. Action de brûler à la lampe les couches de peinture qui n'ont pas pu être enlevées par lessivage. Les couches de peintures s'efl'ritent et se détachent ensuite aisément sous le grattoir.

BRÛLANT {lan), ANTE adj. Qui brûle, qi combustion : Alarmer un condamné d'un fe est en ignition : Des maisons BRtJLANTES.

— Par exagér. Excessivement chaud; qui donne une sensation de grande chaleur : Du café brûlant. Des vents BRÛLANTS. Il Qui éprouve un sentiment de chaleur excessive : Une tète brûlante. Des mains brûlantes.

— Par anal. Dont les efl'ets ressemblent à des brûlures : La brûlante froidure, il Dont la saveur est forte, au point de produire sur les organes une sensation de brûlure : Une ligueur brûlante.

— 'Vif, brillant, qui témoigne de l'ardeur, de la passion : liegards brûlants. Zèle brûlant. Style brûlant.

— Délicat, dont on ne peut s'occuper, ou parler sans danger : Une question brûlanth. il Marcher sur un terrain bi-ùlant. S'occuper d'une question, s'engager dans une affaire délicate, épineuse, pleine do dangers.

— Plantes brûlantes. Bot. Plantes dont la piqûre produit un sentiment de brûlure : L'ortie est une plante brû-

— Anton. Frais, froid, glacé, glacial, tiède. Brulart (Laurent), l'un des chefs de la conspiration

de 1618 contre la république de Venise. C'était un aventurier français au service de cette république. Connu parce qu'il dénonça en justice le vice-roi de Naples, d'Ossuna, et l'ambassadeur d'Espagne, Bodmar, comme ayant tramé une sorte de révolution sociale à Venise. Il mêla à cette affaire le nom de l'ambassadeur de France. Bien qu'on ait mis en doute !a véracité de ces aveux, il semble bien que cette espèce de conjuration était assez conforme à la politique espagnole, qui cherchait à s'établir chez ses voisins, comme en France, à l'époque de la ligue des gouvernements très démocratiques dont le roi d'Espagne aurait été le protecteur. Brulart fut étranglé, avec plus de cinquante de ses coaccusés.

BrdlaRT de Léon (Charles Brdlart, dit), diplomate français, no après 1571, mort en 1649, fils de Pierre Brulart, seigneur de Crosne et de Genlis. Il fut ambassadeur à Venise de 1612 à 1615, en Suisse en 1629, pendant l'affaire des Grisons, et à Ratishonne, où il aida le père Joseph à faire triompher la politique de Richelieu.

Brulart de Sillery. Biogr. v. Sillert.

BRÛLÉ n. m. Dans les verreries. Verre à vitre nui dans le four de recuite, a suh' ' "

(Sa surface est toute piqué , ,.

qui lui fait perdre une partie do ,. ^^^C" -'A

son poli et de son brillant.)

BRÛLE-AMORCE n. m. Appareil employé dans la marine à brûler les amorces de signal, ii PI.

Des brûle -amorce (ou brûle amorces).

"oii)n.m.Appa-

l une petite bo-

pointe

■ : de griffes placées

les bouts de Syn. BiNET,

tu'un, Battre

BRÛLE-BOUT (bi reilquialafoi

bords, et qui permet de consumer

, BBULE-BODTS).

BRÛLE-MAISON n. l

>1. : Des nnûLE-MAlsoNs BRÛLEMENT n. m.

ustion, action de brûle ■Balz.) Il Action de calcii I' s des pieux que l'on d

" ' ' '■ I '■ -Sentir des chaleurs c

^"'- ■' . l' Il m.) [Peu usité.]

BHÛi.i:-!' Ai;rii)„ , ■; m. Brasier ou réchaud sur

''■'!'■ "^ I' PI. OeSBRÛLE-PARFDMS.

-' ' • '' I I' I I 1 I |!) 1 ■. los brûle-parfums affectés aux ...ji, 1É...I,,. -^ uu lUiu- Liaient des trépieds de marbre, de bronze uu do motal précieux. Ils étaient parfois munis do couvercles percés de trous qui faisaient un passade à la fumée de I encens. Depuis la Renaissance, l'art dé-

coratif fit un grand usage des brûle-parfun antique. Raphaël Caravage et Du cerceau en ont représenté Pen dant les xvii" et xviii> siècles les motifs décoratifs en forme de cas solettes furent très en faveur BRÛLE-POURPOINT \pom] (A) s, à boutpor tant, en mettant, po le canon de l'i

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