lu pratique, pour -les forôts, la m6nie
up. ; , I ni alors le nom de kcobuage.
, "lis consiste à faire perdre à l'argilo
*; ' >')a imperméabilité, en lui communi-
qii I , iiMiii, les propriétés do la silice. A cet
rit. I -^ tranchées qu'on emplit de matières
ri: il iiiimées et quon recouvre ensuite de
lui: ,1 .1 ■ .11 iM r, l>o résidu de la calcination est mêlant- au :,ul .jiio i un veut amender.
BrulL (Ignace), compositeur autrichien, né à Prossnitz, en Moravie, en 1846. Il avait à peine dix-sept ans lorsqu'il aborda la scène avec un petit opéra intitulé le Mnrchnml de Smiinrcdmli'. Kii I8f.'.), il exécutait au Go-
waiiilliaus .!.■ I < ij. :: .::. . i i-i ii' piano dont il était
rauirin- 1 : : . I I M une, il y fut pro-
fossriu- .1.- 1. , . , , Il ,, In i»75, il donnait à
lln-lii. 1 |: II..:.,... . I. II. s, la Croix dm:
iMii-.:. ni I l'ii, . 1 I.' Vienne un autre
BRULLIOLES.t.imm.du Rhi.iK-, anuinl. vl à 26 kil.
do Lyon ; 924 hab. {BrulUolais, aises.)
BRÛLOIR (lo-ar) n.m. ou BRÛLOIRC n. f. Ustensile pour griller le café en grain : Le brûloir se corn- Brûloir Ii café.
pose d'un fourneau et d'un
cylindre ou d'une sphère métallique que l'on fait tourner audessus. (Lo brûloir à café se nomme aussi torréfacteur.)
— Instrument de tondeur ayant la forme d une boite plate triangulaire munie d'un manche. La partie la plus large porte des ajutages par lesquels s'échappent les vapeurs de l'essence ou de l'alcool qui remplit le récipient. (On enflamme ces vapeurs et on brûle l'extrémité des poils des animaux. On donne quelquefois au brûloir la forme d'uue étrille.)
BrÛLON, ch.-l. de canton de la Sarthe, arroud. et à 37 kilom. de La Flèche ; i -550 hab. Mines de charbon do terre ; élève de bestiaux et de volailles ; fabriques d'étoffes de laine, de toiles de lin façon Laval ; extraction de marbre et de minerais de fer; tannerie, moulins & huile. Ruines d'un château, où ont été trouvés de nombreux tombeaux. Patrie de Claude Chappe. — Le canton a 15 comro. et 9.722 hab.
BrulON (.\ngélique-Marie-Josèphe Duche- MIN, dame), héroïne française, née au milieu en 1771, morte à Paris en 1859. Fille, sœur e militaires, elle obtint, en 1792, de servir comme soldat dans le 42" régiment d'infanterie, devint caporal fourrier, se conduisit d'une façon héroïque en défendant le fort de Gesco (1794), puis, grièvement blessée au siège de Calvi (1799), elle fut admise à l'Hôtel des Invalides. En 1822, elle y reçut lo grade de sous-lieutenant, et obtint, en 1851, la croix de la Légion d'honneur.
BRÛLOT (lo — rad. brûler) n. m. Mar. anc. Bâtiment rempli de matières inflammables, et destiné à mettre lo feu aux vaisseaux ennemis.
— Art milit. Machine dont les anciens se servaient pour lancer des dards enflammés.
— Fig. Attacher le brûlot, Prendre une mesure décisive et dangereuse.
— Fam. Individu déterminé, casse-cou.
— Pop. Morceau de viande très épicé et qui brûle le gosier. Il Eau-de-vie brûlée avec du sucre : Boire, Faire un bbOlot. Il Pipe à tuyau très court, brûle-gueule.
— Entom. Nom vulgaire d'insectes qui, s'attachant aux jambes, y causent une sensation de brûlure.
— Techn. Polissoir dont se sert le fabricant de glaces.
— Encycl. Mar. anc. Les brûlots étaient des navires incendiaires remplis de poudre, d'huiles minérales, de pots à feu, disposés dans l'entrepont, et au milieu desquels serpentait le saucisson qui devait les enflammer. Souvent on entassait, au-dessus des matières explosives, des projectiles de toute sorte. Le brûlot était remorqué ou se lançait par ses propres moyens sur l'ennemi, auquel il s'accrochait par des grappins ; l'équipage mettait alors le feu et se sauvait dans les embarcations. Cet engin servit surtout contre les navires au mouillage ; néanmoins, on tenta de l'employer pour la destruction des villes. Dans les guerres anciennes, il servit avec succès. La flotte turque de Navarin fut en partie détruite par ce moyen ; mais, avec les navires en fer, ce genre de combat a disparu. Rappelons pour mémoire les essais de brûlots à vapeur de 1 Ançletorro : ils étaient armés à l'avant d'un gros obusier. Us n ont pas été adoptés, et avec les navires actuels, ils ne serviraient absolument à rien; on les avait appelés «javelots « ou . navoues do mer.. Les machines infernales n'étaient I' i> iiiii . . lii'M' i|un des brûlots de grandes dimensions et [I .1 iiitô énorme d'explosifs et do projectiles.
lih iiio 1 ii'.ix . M. m. Marin qui dirige un brûlot.
I 'I I . r.r : /.riter) n. f. Efl'ot do la combustion ou
I iinnale de la température : Se faire une
I '1 son habit. Onguenl pour ta BK6LVV.E.
lipment des tiges ou des bourgeons
.■ do la gelée ou par l'ardeur du soleil:
/ ■■"icis à ta brOldre. (Acad.) ii Maladie
parii.iilnie ipii ilonne aux jeunes pousses la couleur noire
du bois brûle, et qui paraît être causée par ia présence
d'un cryptogame microscopique. (On dit plus souvent
ROUILLE, dans ce dernier sens.)
— Art vétér. Maladie des moutons, qui les amaigrit et les dessèche.
— Tochn. Défaut qui so rencontre quelquefois dans les métaux ouvrés, et qui consiste en une oxydation profonde : Les rails des chemina de fer ne doivent pas avoir de brûlures.
— Encycl. Chir. Les brûlures peuvent étro produites par les agents physiques : contact d'un corps très chaud ou très ^oid, chaleur rayonnante, rayons de Rœntgen ; ou par des agents chimiques, acides et alcalis caustiques. Dans les deux cas, il y a modiflcation passagère ou mordes éléments plastidaires dos tissus du corps. On
1» rougeur et inflammation de la peau sans mortiflcation (insolation, sinapisme); 2" inflammation avec soulèvement et mortiflcation de l'épidorme, formation d'ampoules ou phlyctènes (liquides très chauds, vésicatoires) ; 3» destruction de la partie la plus superUciello du dorme, ps'-arn's, cicatrice indélébile se forniain ■ ;i m.. .|nii,,., n. :. , . (corps incandescent, causti.iii. i : dans toute l'épaisseur (cicain r i i . 5" tous les muscles et les us n n, . qu'à l'os exclusivement (héniijir:i,L: II- , . i. n i n . , inin m après une longue suppuration): 0" l'os est atl<iiit, les parties molles sont désorganisées, l'amputation est nécessaire. (La plupart du temps, il y a à la fois brûlure à plusieurs degrés.)
Il existe dos phénomènes généraux, communs à plusieurs degrés de la brûlure : si la brûlure est assez étendue, le sujet éprouve presque aussitôt une soif vive, à laquelle se joignent bientôt une fièvre plus ou moins forte, la diarrhée, la dyspnée, les spasmes de la glotte, lo coma, lo délire. La douleur est quelquefois assez vivo pour causer la mort. Le malade peut être enlevé par l'épuisement qui résulte de l'abondance de la suppuration, par l'infection purulente, ou enfin par le progrès de complications graves : les congestions pulmonaires gastriques et intestinales d'origine réflexe, l'érysipèle, le phlegmon, les phlegmasies gastro-intestinales, les ulcérations des muqueuses bronchiques et trachéales.
Leau ordinaire. Peau blanche, l'eau miellée, l'éther, l'eau de Cologne, l'encre, en un mot, les réfrigérants modérés et les astringents, appliqués en lotions, bains, ou au moyen de compresses, le collodion médicinal, suffisent, dans les brûlures au premier degré, à calmer la douleur et hâtent la réparation. Dans les brûlures du second degré, après avoir percé les phlyctènes. mais sans enlever l'épiderme, on applique des topiques émollients et adoucissants, tels que le Uniment eléo-calcaire, ou les poudres dessiccatives, telles que le sous-nitrate de bismuth. Si la brûlure est étendue sur une vaste surface, on se trouvera bien de bains tièdes très prolongés. Dans les brûlures au troisième, quatrième et cinquième degré, on retirera un avantage sérieux de l'emploi des pansements humides aseptiques ; les moyens antiphlogistiques seront mis en œuvre, si l'on redoute l'inflammation. A la période de réparation, les détersifs, les topiques astringents et toniques ou les absorbants seront indiqués selon les casj l'acide picrique en poudre ou en solution saturée a été préconisé pour les pansements dès le début; d'ailleurs, on surveillera toujours avec le plus grand soin le travail de la cicatrisation, et, parla position qu'on donnera au membre lésé, ou par des débridements, on s'efforcera d'arriver à ce qu'elle s'opère dans les conditions les moins défavorables. Quant aux brûlures au sixième degré, qui ne se présentent guère que sur de petits membres, comme les doigts, l'amputation est le seul mode de traitement à employer. Il faut aussi lutter contre les symptômes généraux alarmants : contre le refroidissement par l'emploi des potions cordiales ; contre la douleur à laide des opiacés. La saignée locale ou générale pourra être utile contre les congestions viscérales ; les laxatifs seront utilisés dans le même but, ou les astringents opiacés opposés à la diarrhée.
BRUMAILLE {Il mil.) n. m. Mar. et pop. Temps brumeux: petite brume.
— Nom que l'on donne, dans certains départements, à une variété de fougère, dite grande brumaille, et que l'on emploie pour la fabrication dé balais.
BRUMAIRE n. m. Deuxième mois de l'année républicaine. (Il commençait trente jours après l'équinoxo d'automne, et durait du 23 oct. au 24 nov.)
— Histoire. Coup d'Etat du 18 brumaire. V. l'art, suivant. (On fait souvent allusion à cet événement en littérature, en politique : Faire un Dix-huit Brumaire signifie Faire un coup d'Etat, un changement prompt et radical.)
Brumaire an 'Vnn (coup d'Etat du dix-hdit) [9 nov. 1799]. Le désordre financier, la bruyante impuissance des conseils législatifs, la vénalité du haut personnel politique avaient jeté l'impopularité sur le Directoire. On pressentait, dès le milieu de 1799, qu'un bouleversement était imminent, et chaque parti (modérés, jacobins, royalistes) essayait d'en tirer profit. Bonaparte, revenu subitement d'Egypte, conseillé par Talleyrand, Fouché, Sieyès. appuyé par son frère Lucien, président du conseil des Cinq-Cents, tourna à son avantage personnel, au moyen d'une combinaison hardie, ces aspirations contradictoires. Brusquement, sous un prétexte à peine motivé, on transféra à Saint-Cloud le siège des deux assemblées législatives. Le décret de translation, voté sans difficulté par les Anciens, ne put pas être discuté par les Cinq-Cents, grâce à l'ingérence de Lucien, qui s'opposa à toute délibération. Les directeurs Gohier et Moulins furent gardés au Luxembourg par le général Moroau, et Barras sun'eillé dans son château de Grosbois. Le 19 brumaire, les membres des deux Conseils, désorientés par le changement de salle, se réunissaient vers midi. Les Anciens, presque tous gagnés au coup d'Etat, ne se décidaient pourtant pas à commettre l'illégalité qu'on exigeait d'eux. Quant aux Cinq-Cents, ils délibéraient en tumulte.
Bonaparte, nerveux, hésitant, se présenta devant les deux assemblées, et y prononça dos protestations déclamatoires à peu près vides de sens. Hué par les Cinq- Cents, qui réclamaient sa mise hors la loi, il acheva de perdre tout sang-froid. Le coup d'Etat paraissait fort compromis lorsque Lucien monta résolument â cheval, harangua les troupes qui cernaient le palais, affirma que son frère courait le risque d'être assassiné, et donna l'ordre d'expulser ses collègues de l'Orangerie. La plupart, effarés, s'enfuirent par les fenêtres, et on eut de grandes peines à en réimir une cinquantaine pour voter la loi qui mit
fin au Directoire et prépara l'organisation du Consulat. Lo peuple se désintéressa absolument do celte révolution.
— Bibi.iocr. : Ernouf. A'oure/fet éludet Kir la Ilihotulion française. Année 1799, le 18 brumaire (Paris, 1854); Boulay do la Mcurthe, Observaliont tur le Dix-huit Drumaire, dans Bnurrienne et tes erreurs (1930); Alb. SorcI, l'Europe et le Directoire (Pari», 1897).
Brumaire fLE Dix-hcit) ou Bonaparte au Conseil des Cino-Cenis, tableau do François Bouchot (musée de ■Versailles). Bonaparte, debout, la tête découverte, occupe lo contre. Deux grenadiers écartent les membres du conseil
bourg,
e menacent. A droite, Lucien Bonaparte est assis au fauteuil de la présidence.
BRUMAL, ALE, AUX adj. Qui croît en hiver, dans la saison des brumes : Plantes urcmales. (Peu usité.)
BRUMALES ou BRUUALIES n. f. pi. Fêtes en l'honneur de Bacchus, qui se célébraient à Rome, en mars et en septembre.
BRUMAN (de bru. et de l'allem. mann, homme) D. m. Gendre. (Vieux et dialectal.)
BRUMASSE n. f. Diminutif de brume.
BRUMASSER V. impers. Se dit quand le temps est couvert par une brume légère : Il brumasse.
BruMATH ou BruMPT (lat. Brocomagus), ch.-I. de cant. d'Alsace-Lorraine (Basse-Alsace), arrond. de Strasle Zern ; 5.550 hab. Vignoble, culture du chandu tabac. Tanneries, briqueteries. Eglise consistoriale protestante: ancien palais do la princesse Christine de Saxe. Près de Brumath, asile départemental d'aliénés de Stephansfeld, fondé au xiii' siècle. Julien l'Apostat y défit les Allemands en 356; entre 1480 et 1789, BrumatQ appartint aux comtes de Hanau-Lichtenberg, puis
BRUME (du lat. bruma, au sens de Hiver) n.f. Brouillard, et particulièrem. Brouillard de mer. il Brume sèche. Brume dont les vapeurs ne se résolvent pas en eau, brumo qui ne mouille pas. il Banc de brume. Bande de vapeur qui semble faire obstacle comme un banc, n Signaux de brume, Conventions pour permettre la navigation et éviter les accidents en temps de brume.
— Par anal. Tout ce qui trouble la transparence de l'air : Une brdme de cendres. (Th. Gaut.)
— Fig. Ombre, obscurité, incertitude, mélancolie, tristesse : La brdme des rêves poétiques. (Th. Gaut.)
Al-Je droit d'accepter ce don de son amour, Et de mêler ma brume et ma nuit a son jour?
— Prov. Dans la brome, tout le monde est pilote. Quand
tout le monde est également ignorant, personne n'est plus qu'un autre capable de commander.
— Enctcl. La brume est produite de lavapeur d'eau des couches inférie
la condensation de l'atmosphère, "à la rencontre d'un courant d'air chaud avec un courant d'air froid. Elle se forme par bancs floconneux, blancs, et ces bancs marchent suivant la vitesse du vent. Los aspects en sont très variés ; quelquefois, ce sont de simples vapeurs courant au ras de l'eau, mais, le plus souvent,toute vue est impossible. Pour éviter les dangers que leur fait courir la brume, les navires se servent de signaux phoniques : sifflet, cloche, cornet à bouquin, destinés à renseigner sur leur position, et doivent aussi ralentir leur marche. H est très difficile, en temps de brume, de percevoir la direction exacte du son ; aussi les abordages sont-ils fréquents. Les navires en escadre ont pour le temps de brumo des bouées de brume leur permettant de rester à portée de leur matelot d'avant et de conserver leur formation. Les ports et les côtes sont pourvus de signaux sonores, qu'un gardien fait fonctionner dès que la brume se produit. BRUME ou BRUHUS (muss — du lat. bruma, hiver, d'où brume) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des coccinellidés, tribu des chilocorinés, renfermant des formes du sud do l'Europe orientale, voisines des chilocores. On connaît deux espèces de brumes : lo brumus desertorum, de Crimée, et le brumus oblongus, de Grèce.
BRUME, ÉE adj. Se dit du poisson couvert d'une poussière brune, lui donnant l'aspect brumeux lorsqu'il est sec. BruMEL (Antoine), compositeur français, né en Flandre, vivait dans la seconde moitié du xv siècle et la première moitié du xW. Brumel fut un des membres les p larquables
i doit la naissance de la musique i mportantes de cet artiste, de messes, dont une à doi
BRUMER — BRUxNEHAUT
mbre de motets à trois et quatre voix, et plusieurs chantts à deux voix. 11 faut signaler particulièrement un morau très curieux, à huit voix, dont chaque voix est écrite
nt chers aux contrapuntistes de
ment de hussards, commandé par le prince de Galles, dont il devint le favori. Il ne tarda pas à quitter le régiment, afin d'être plus assidu auprès du futur George IV, et son élégance lui valut bien vite le surnom de Roi de la mode. Ses vêtements, ses manières, sa politesse froide et glaciale devinrent la loi de l'aristocratie anglaise. La liaison de Brummell avec le prince de Galles dura longtemps ; le dandy ne vivait guère d'ailleurs que des libéralités du prince. Mais ces deux rivaux en élégance finirent par se brouiller. Lorsqu'il n'eut plus de quoi soutenir son luxe accoutumé, Brummell quitta l'Angleterre et devint en 1830 consul à Caen. Mais, peu après, son poste fut supprimé. Depuis lors, il mena une vie misérable, fut emprisonné pour dettes, puis, atteint de monomanie, il termina sa vie à l'asile du Bon-Sauveur. Sa vie a été écrite en anglais par le capitaine Jesse. Barbey d'Aurevilly a publié sous ce titre : Bu dandysme et de George Brummell (1861), un opuscule curieux.
Brummen, ville des Pays-Bas (prov. de Gueldre), près de l'Yssel ; 7.200 hab.
BrUMOY (Pierre), savantjésuite, historien, philologue et littérateur, né à Rouen en 1688, mort à Pans en 1742. D'abord professeur, il collabora ensuite au . Journal de Trévoux i>, se fit connaître par diverses productions, et fut un des auteurs de l'Histoire de l'Eglise gallicane (t. XI et XII); des Révolutions d'Espagne, etc. Son ouvrage capital est le Théâtre des Grecs (Paris, 1730), qui contribua tant à populariser en France la connaissance des chefs-d'œuvre de la scène athénienne. On a publié ses Œuvres diverses (Paris, 1741).
BRUN, BRUNE (du german. brun, allem. braun, qui signifie à la fois brun et brillant [ce dernier sens explique l'acception particulière de brunir, donner à un métal le poli, 1 éclat dont il est susceptible]) adj. Qui a une couleur entre jaune, roux et noir, mais tirant sur le noir : Etoffe
BRUNE. Teint BEDN.
— Par ext. Qui a une couleur foncée : L'un aime les tons clairs, et l'autre les tons bruns.
— tjui a des cheveux bruns ou noirs : Un homme brhn.
— Fig. et fam. Sombre, chagrin ; mélancolique : Avoir l'humeur bhdne.
— Substantiv. Personne qui a les cheveux bruns ou noirs : Un beau brdn. Une brdnk piquante.
— Brun de montagne. Terre d'ombre.
— n. m. Couleur bruno ; Les grandes pennes de l'aile du courlis sont d'un brun noirâtre. (Buffon.) ii Partie brune d'un tableau : Des brcns poussas au noir.
— Comm. Brun rouge. Ocre, pierre d'un rouge foncé
— Encycl. Gramm. Y. abjectif.
— Techn. Le brun, qui s'obtient par le mélange de diverses couleurs jaune, bleu et rouge, se rencontre dans la nature, sous forme d'argiles colorées par le manganèse ou le fer ; on les désigne sous le nom d'ocrés, de terres ou d'oinbres. Ces couleurs se fabriquent aussi dans l'industrie. Certains céphalopodes fournissent un brun très apprécié sous le nom de sépia. Divers végétaux, ou leurs fruits, l'uncaria, l'arec {areca catechu, etc., donnent des bruns remarquables, parmi lesquels le plus répandu est le cachou. Enfin, on extrait le brun d'un grand nombre de dérivés de la houille, et notamment de la rosaniline, de l'anthracène, etc.
Les ocres se divisent en ocres jaunes et ocres rouges. Les premières sont constituées par des argiles renfermant une quantité variable d'oxyde de fer. Les plus estimées sont celles de l'Allier, de l'Yonne, du Cher et la Nièvre. Les ocres routes se trouvent, comme les précédentes, dans la nature ; on les appelle sanguine, terre rosa, terre bolaire, rouge d'Anvers, etc. On les obtient aussi artificiellement en projetant les ocres jaunes sur des plaques métalliques chaufl'ées au rouge ; c'est ainsi que l'on a : le brun Van Dyck, rouge d'A nglelerre, rouge de Prusse, rouge indien, etc. Quelques autres bruns minéraux méritent encore d'être cités ; tels sont le brun de Prusse, le colcotar, et enfin le miriium de fer.
Les terres et ombres sont des ocres brunes composées d'un mélange d'argile et d'oxyde de fer et de manganèse ; elles prennent différents noms : on a ainsi les terres d'ombre de Cassel, la terre de Cologne, le bistro et le brun de momie.
Les principales ocres artificielles prennent les noms de bruns et se subdivisent depuis le brun foncé jusqu'à
Les bruns végétaux comprennent trois types principaux : cachou, gambir et kino. Le cachou se distingue commercialement en deux sortes : le cachou brun coulé sur feuilles et le cachou brun coulé sur sable. Enfin, il existe un cachou artificiel appelé cachou de Laval et que l'on fabri-
?ue en faisant chauffer des sciures de bois avec des sutures alcalins.
Les bruns artificiels, des dérivés de la houille, se divisent en bruns de rosaniline, bruns d'anthracéne, bruns azolques, bruns nitrés, et enfin les bruns de couleurs diverses. Les
Sremiers prennent le nom de . brjin havane . ou « brun 'aniline >.
Les bruns dérivés de l'anthracène ont industriellement une importance secondaire.
Les bruns azo'iques sont les plus importants de ces dérivés do la houille ; leur nombre est assez considérable.
Les principaux sont ; le brun Bismarck, le brun Coudan, le brun Tillmanns, le brun Lucius, le rouge Castelhan, le brun de Badische, etc.
Les bruns nitrés comprennent la rothine (ou brun phénicien) et le grenat soluble.
Les bruns de couleurs diverses proviennent des dérivés de la naphtaline; leur importance industrielle est nulle.
— Usages. Les ocres jaunes s'emploient principalement dans l'industrie de la peinture sur bois, peinture commune ; dans celle des papiers peints. Parmi les ocres rouges, la sanguine sert pour la fabrication de crayons ; d'autres variétés sont utilisées pour le polissage du fer, du verre et la peinture à la détrempe. Le cofcofar s'emploie comme couleur et pour le polissage des métaux. Le minium de fer remplace en partie le minium de plomb. Les ocres artificiels fournissent des couleurs brunes, mais de peu d'éclat. Le cachou, le gambir et le kino teignent le coton en brun ; il en est de même du cachou de Laval. Avec les bruns dérivés de la rosaniline, on obtient la teinture brun châtaigne des tissus. Les bruns dérivés de l'anthracène s'emploient dans la teinture des cotons. Les teintes données par les bruns azolques se rapprochent beaucoup de celles du cachou ; on les emploie couramment en teinture. Avec les bruns nitrés, on obtient de belles teintures de la soie et de la laine.
Brun (Rodolphe), magistrat suisse, né à Zurich, mort en 1360. S'étant mis, en 1336, à Zurich, à la tête du parti des artisans, il se fit proclamer dictateur, et fit établir une constitution donnant à ceux-ci des droits égaux à ceux des patriciens. Devenu bourgmestre avec l'appui de l'empereur, il sévit contre les magistrats qu'il avait renversés. Un complot formé contre lui fut découvert (1350), et les conjurés furent massacrés. Mais Brun ayant dévasté Rapperswil, dont le comte s'était prononcé contre lui, se rendit ainsi l'Autriche hostile. Il s'allia alors avec les quatre cantons suisses confédérés, et avec Glaris et Zug. La guerre éclata entre les confédérés et le duc d'Autriche, mais l'empereur gagna à prix d'argent le bourgmestre, qui fit la paix au détriment des confédérés.
Brun (Antoine), diplomate, né à Dôle en 1600, mort à La Haye en 1654. II représenta l'Espagne aux diètes de "Worms et de Ratisbonne, au congrès de Munster (1643), puis fut nommé ambassadeur en Hollande. Il a laissé des écrits politiq lesqu
la glorieuse' mémoire de Philippe III (1621); Bibliotheca Gaîlo-Suecica (1642) ; Amico-critica monilio ad Gallix kgatos (1644) ; Pierre de touche des véritables intérêts des Provinces-Unies des Pays-Bas ; etc. (1647).
Brun (Sophie-Christiane-Frédérique Monter, dame), femme de lettres allemande, née à Tonna (Gotha) en 1765, morte à Copenhague en 1835, fit de nombreux voyages en Allemagne, en Suisse, en France, en Italie, et se lia avec des personnages éminents : Bonstetten, M"« de Staël, Sismondi, etc., qu'elle savait charmer par sa bonté et l'aménité de son caractère, aussi bien que par ses connaissances étendues et variées. M»' Brun a composé de nombreux ouvrages, notamment: Poésies (1795); Ecrits en prose [n99-lS0\); Episodes de voyages faits dans les années 1801- 1805 dans l'Allemagne méridionale, la Suisse occidentale et l'Italie (1807-1809); Nouvelles poésies (1812); Lettres de Borne, écrites de 1808 à 1810 '1816); Poésies récentes (1820); la 'Vérité dans les rêveries de l'avenir (1824), oii l'on trouve d'excellentes observations sur l'éducation. Brun (Conrad), jurisconsulte. V. Brcncs.
Bruna, planète télescopique, n« 290, découverte par Palisa, le 20 mars 1890.
Brunai ou Brouni, protectorat anglais dans la partie nord-ouest de l'ile de Bornéo (archipel indo-malais), entre les possessions anglaises de Saba au N., et de Serawak au S. L'ile de Labouan, située sur la côte de Brunai, est rattachée administrativement au Bornéo britannord. Réduit au bassin du Limbang, Brunai n'a superficie de 7.800 kilom. carr. — La capitale
et du sagou.
péjorat. âtre)
BRUNÂTRE (de brun, et de la désinenc adj. Tirant sur le brun : Etoffe brunâtre.
— n. m. Couleur qui tire sur le brun : Bois d'un rouge vineux, passant par le poli au brunâtre.
BbUNCK (Richard-François-Philippe), philologue français, né et mort à Strasbourg (1729-1803), fut un des plus savants hellénistes de son siècle. Ses travaux les plus re-
BRUNE (rad. brun) n. f. Déclin du jour;
'obscurci]
— Comm. Toile qui se la briquait autrefois à Rouen
— Hist. relig. Nom que 1 on donnait autrefois, à Pans aux religieuses de l'hôpital général.
— Ichtyol. Poisson du genre des labres.
Brune (Guillaume-Marie Anne), maréchal de France Brive-la-Gaillarde
A la brune Sur la brune
Général à l'armée d'Italie il Hollande i-emporta la victoire de Ber gen (1799), pacifia la Vendée Mu é
après le 18 brumaire, revint en Italie comme général en chef en 1801 Mincie et sur l'Adige, une série de succès
l'armistice de Trévise. Brune, nommé m
opéra en Pomôranie et s'empara de Stralsund (1807). Il
qui préparer!
tomba en disgrâce pour des motifs peu connus. On 1'; accusé de concussion, sans preuves d'ailleurs. Commandant de l'armée du Var pendant les Cent-Jours, il combattit les Autrichiens et le duo d'Angoulême. Ap'rès l'abdication de Napoléon, Brune se dirigea sur Paris, pour rendre compte de sa conduite au roi. îi ---'-- ' •-■en pleine terreur blanche, et fut ass
tomba, a Avignon, coups ■
carabine par des énergumènes qui l'accusaient « d avoir porté au 'bout d'une pique ■ la tête de M»« de Lamballe, et qui ne furent même pas poursuivis.
— BiBLioGR.: les Evénements d' Avignon (Paris, 1818); anonyme. Esquisse historique sur le m'aréchal Brune (Paris, 1840); général Lambot, le Maréchal Brune à Avignon en ISIS (1840) ; Capmal, le Maréchal Brune à Avignon (1879); Conchard-Vermeil, l'Assassinat du maréchal Brune (1887).
Brune (Emmanuel-Jules), architecte, né et mort à Paris (1836-1886). Elève de Questcl, il avait d'abord passé par l'Ecole polytechnique avant d'entrer à l'Ecole des beaux-arts, où il remporta le prix de Rome en 1863. Il est l'auteur de nombreuses et savantes restaurations ; nommé en 1871 professeur de construction à l'Ecole des beauxarts, il a laissé sur la branche d'enseignement qu'il était chargé d'exposer un Cours qui n'a pas cessé de faire autorité.
Bruneau de Tours, trouvère du xm« siècle, né à Tours vers 1240. Les poésies lyriques qui nous restent de ce poète sont fort remarquables, et comptent parmi les meilleures production* du genre. Elles ont été publiées pour la première fois, en 1865, avec un essai sur la poésie lyrique du moyen âge par Brachet.
Bruneau (Matburin), né à Vezins (Maine-et-Loire) en 1784. Fils d'un sabotier, il mena une existence aventureuse, se fit d'abord passer pour le fils d'un seigneur ruiné, fut emprisonné, puis se rendit en Amérique. Ayant connu, à son retour en France (18151, un aubergiste des Ponts-de-Cé, ancien cuisinier de Louis XVI, l'idée lui vint de se faire passer pour le fils de ce prince. En conséquence, il se fit appeler Louis XVII. Arrêté et enfermé à Bicêtre, il fut pris au sérieux par des naïfs qui lui fournirent de l'argent. Le 19 février 1818, il fut traduit devant le tribunal correctionnel de Rouen, qui le condamna pour escroquerie à cinq ans de prison. Selon les uns, il mourut peu après sa condamnation. Selon d'autres, il vivait encore en 1844 à Cayenne, où il se livrait au cabotage sur la côte.
Bruneau (Alfred), compositeur français, hé à Paris en 1857, fit son éducation musicale au Conservatoire, où il fut élève de Franchamme pour le violoncelle, de Savard pour l'harmonie, et de Massenet pour la composition. Il obtint le premier prix de violoncelle en 1876, et en 1881 le premier second grand prix de Rome à l'Institut. C'est aux Concerts popu' lires qu'il s'essaya en faisant exécuter une « Ouverture héro'ique « et un poème symphonique intitulé Léda. En même temps, il publiait un certain nombre de mélodies. Eu 1887, il aborde le théâtre en donnant un drame lyrique, Kérim. Puis il fait représenter àrOpéra-Comique,en 1891, le Béve, dont le livret avait été tiré du roman d^mile Zola. Bruneau reparut en 1893 à l'Opéra-Comique avec l'Attaque du moulin, ouvrage supérieur au précédent, au double point de vue du sentiment dramatique et de la générosité de l'inspiration ; puis il donne Alessidor à ce même théâtre (1897). On doit encore à Bruneau : Penthésilée, poème lyrique exécuté aux concerts du Châtelet, et une autre composition du même genre, la Belle au bois dormant, exécutée à la Société nationale de musique. Bruneau a exercé les fonctions de critique dramatique à la « Revue contemporaine » , au « Gil Blas » , et au . Figaro » .
BruneckeN ou Bruneck, ville d'Austro-Hongrie (Tyrol), au milieu de la vallée où r Ahren se réuuit au Rienz ; 2.285 hab. Carrières de marbre ; fabriques de maroquin. Vieux château. Ville fondée au début du xii' siècle, actuellement un des séjours d'été les plus fréquentés du Tvrol. — Pop. du district de Brunecken : 34.920 hab.
Brunehaut ou Brunhild, reine d'Austrasie, née en Espagne en 534, morte en 613 à Renève (Côte-d'Or, canton de Mirebeau), tille d'Athanagilde, roi des Wisigoths d'Espagne. « C'était, dit Grégoire de Tours, une jolie fille, belle de visage, séduisante en ses manières, honnête et décente en ses mœurs, douée de prudence dans les conseils, et d'un langage flatteur. . En 566, elle épousa Sigebert, roi des Francs d'Austrasie (Metz). Sa sœur Galswinthe devint l'épouse de Chilpéric I", roi des Francs de Neustrie (Paris et Soissons). Lorsque celle-ci fut assassinée par son mari, â l'instigation de Frédégonde, Brunehaut détermina Sigebert à venger sa sœur. Chilpéric entra en composition et donna comme wehrgeld. c'està-dire en indemnité de l'assassinat, les cités de Bordeaux, Limoges, Cahors et les pays de Béarn et de Bigorre. Puis Chilpéric essaya de reprendre ce qu'il avait donné. La
fuerre éclata (575), Sigebert s'empara de Paris, et il allait tre proclamé roi des Francs de Neustrie lorsqu'il fut assassiné, à Vitry-sur-Scarpe, à l'instigation, dit-on, de Frédégonde. Brunehaut tomba entre les mais de Chilpéric, fut exilée à Rouen, mais, ayant gagné le cœur de Mérovée, fils de Chilpéric, elle l'épousa. Chilpéric, s'étant emparé des deux époux, jeta Mérovée dans un cloître et renvoya Brunehaut auprès de son fils, à Metz. Elle gagna l'appui de Gontran, roi des Burgundes, et gouverna l'Austrasie au nom de son fils Childebert. Le traité d'Andelot (587) scella d'une manière plus étroite l'alliance des Francs d'Austrasie et des Burgundes. Chilpéric ayant été assassiné en 584, Childebert, tils de Brunehaut, étant mort en 596, Frédégonde et Brunehaut purent donner libre carrière à leur haine. Les troupes de Brunehaut furent vaincues à Lafl'aux ou Latofao (Aisne, canton de Vailly). Frédégonde périt peu après sa victoire. Brunehaut reprit autorité en Austrasie ; mais elle entra en lutte avec sesleudes, qui appelèrent Clotaire H, fils de Frédégonde. Celui-ci fit attacher la vieille reine, alors âgée de quatre-vingts ans, à la croupe d'un cheval fougueux, qui la mit en pièces. Malgré ses cruautés, Brunehaut a trouvé des admirateurs parmi les écrivains de son temps et parmi les historiens de la postérité. Son
fouvemement a été surtout remarquable par l'importance es travaux qu'elle fit exécuter. Les « chaussées de Brunehaut " ont longtemps subsisté et porté son nom à travers le moyen âge.
— BiBLiÔGR. ^V. les chroniqueurs contemporains : Gré-
foire de Tours, qui est très favorable à Brunehaut, Fréégaire qui lui est hostile. On lira les nombreux historiens
■ I .1 i iiic-rovingionno, notamment Au- I 11 iliios d' Antoine Flobcrt (ColiM.iin.yron (Besançon, 1807).
I II! d! 1 , ingdniour, néon 1709 à Hac- '■r\ ii I.riiiilros on 18-19. Ilémigraon 1793, n\ Etats-Unis, où il construisit le canal ;itro do New-York, puis se iKva ù Lonil inventa on 1808 une macliino à fabri- I liois Dour la marine, ainsi que diverses tilos. Mais son plus beau titre do gloiro ih'l de Londres, creusé sous la Tamise, 1 s2 1 à 1842. Le gouvernoniont le nomma
II, H, M cil, lo pont do Mal.
'iii MiKTt sur lo ïamar, i-^ M-jiNhiw. le pont suspendu
|M,m- s-, Il iii,i ni[i,|iie bâtil
BRUNELLE n.r — altérât, du mol prunelle) n. f. Genre de plantes, do la lainiUe des labiées. V. ritL'NKLLE.
BruNELLESCO ou BrunellescHI (Philiijpo), architecte et sculpteur italien, né à Florence en 1377, mort en lin;. 11 •■il! lit d'ahunl connaître comme sculpteur, et son y'"'' 1 1 'il' ! .iitiuro se développa pendant un séjour
rai d'après les princi Grecs et des Romains bandonner le gothiqi qui avait régné pend
Brunelleaco
mense coupole les quatre nefs de Sainte-Marie-des-Fleurs, cathédrale de Florence, entre prise immense que r osé tenter depuis la i d'Arnolpho di Lapo, et proposa d'exécuter sans ployer aucune espèce de tien intérieur, et par un tème en vertu duquel la struction se servirait à elle-même d'échafaudage et de point d'appui. Il éleva cette fameuse coupole, qui est restée un chef-d'œuvre, et qui n'a même pas été dépassée car lo dôme de Saint-Pierre. Celte admirable construction lut l'œuvre capitale de l'architecte florentin. Mais il exécuta d'autres ouvrages importants qui ne doivent pas être oubliés; entre autres : les églises Saint-Laurent et du Saint-Esprit, à Florence, empreintes encore du style gothique; le palais Pitti, dans la même ville, qu'il éleva jusqu'à l'entaolement du premier étage ; l'église du monastère de Sainte-Marie-des-Anges, les forteresses de Milan et do Pesaro, les citadelles de Pise, les digues du Pô, etc. Brunellesco fut le restaurateur de l'architecture gréco-romaine, et c'est lui qui ouvrit la voie aux Alberti, Bramante, aux Vignole et aux Palladio. Michel-An( sait de lui qu'il était difficile de l'iinit le surpasser.
BRUNELUE {nèl-li — de BrunelU, bot. ital) n. m. Genre ssiées, comprenant des arbres )ur la plupart dans l'Amérique tropicale.
BHUNET (nt'l n. m. L'un des noms donnés par les oiseleurs à une variété de merle.
BRUNET, ETTE (h-u-nè, nèf — dirain. de brun) adj. Un peu brun, à peu près brun : Cheveux brunets. n Substantiv. Petit brun, petite brune : Une jolie brunette.
Brunet (Hugues), troubadour, né à Rodez, mort en 1223. Il compta parmi ses protecteurs le comte de Rodez, le comte de "roulouso et le roi d'Aragon. Devenu amoureux d'une bourgeoise d'Aurillac, Galiana ou Juliana, il trouva un rival heureux dans le comte de Rodez, et, dans son désespoir, il se retira dans un monastère de chartreux, où il mourut. On trouve des fragments de ce poète dans le Choix des poésies originales des troubadours, par Raynouard.
Brunet Uacques-Charles), célèbre bibliographe français, lie a Pans en 1780, mort en 1867. Libraire, comme S" I le passion pour la science bibliogra-
1 1M>2, par un supplément au Dicïion-
' ' de l'abbé Duclos et fit paraître on
nge di-
tribu
Brunet (Jean), né et mort à Avignon (1830-1890), l'un dos sept jeunes poètes qui, en 18.'i4, fondèrent lo Félibri(je. Sa principale œuvre provençale a pour titre Bachiquèllo sus la luno (Bagatelles sur la lune). Se» poésies on dialectes du Rhùno se trouvent éparses dans l'Armana prouve7tçau de Roumanille. Jean Brunet était peintre, on mémo temps quo poète.
Brdnet-DEBAINES (Charlos-Fortuné-Louisl, architecte français, né à Vannes en 1801, mort à Pans' on 1862. Il exécuta à Paris d'importants travaux, en collaboration avec son frère Clauoe-F nANçois Brunet-Debaines (né à 'Vannes en 1799, mort en 1855). Nommé, en 1839, architecte de la ville du Havre, Charles iluta ceuo ville du musée-bibliothèque, de la casin, ,1 :,,,:, , lie ihotel de ville; de l'hôtel de la sous |, , : , .lise Saint-
Nicolas de l'Eure, etc. Nomu, , ,-■ l'hôtel des
Invalides en 1860, ce fut lui lii.i j i; i. ,1,» do Napoléon I" dans lo tombeau i|ui lii.r a^aa , lu |.,ruparé. Il ter-
Bruni
Bbunei
des
,'uerres du premier Empire.
i-Jean, baron), général fran- Loiro) en 1778, mort en 1806.
tit !a campagne d'Egypte, fut le do camp de Murât, fut mis ■ ment de la Restauration, et imtés sous Louis-Philippo, au ■on m. "
(Seine-ri l'Acadi-iin moderne î
,11: l 'harles-Marie-'WIadimir), helr.iiis en 1809, mort à Parouzeau 11 devint, en 1852, membre de ,1 II-, et, en 1864, professeur do grec s langues orientales. Parmi ses ouvrages, qui témoignent d'autant d'érudition que de judicieuse critique, nous citerons : liecherches sur les établissements des Grecs en Sicile (isir,); Kxamen critique de la succession rf»,ç ,h,n.tHi:.-^ ,:,,,n,t,..„„r, '1850); te Grèce depuis la coniju,:, ,/. » /,,, , ,!.,:.■;, ii,-)2), dans 1'" Univers
piUores,| ;■ / > " si'-e du Louvre et de la
Biblioth'i , ■■ commencé par Le-
tronne, et ■|n. jiniiH-t <!■ l'i. :■■ ...hcvaavec Egger.
BruNETEAU (Gilben-.Ioseph-Martin de), comte de Sainte-Sozanne, général français, né à Mothé (Aube) en 1760, mort en 1830. Il se distingua pendant les guerres de la Révolution. Obligé de donner sa démission pour cause d'infirmités, il devint sénateur, comte lif l'I^'iiii.in- pn r rto
France en 1814; il faisait partie de 1 ■■ ■ i,i,,i,i..
et refusa de prendre part au procès , , . i , \, i ' Il a publié : Siège de Dantzig en /,\" , , : / ,7
de changements à opérer dans le systrnr <i. ^ /,/,,, h>rirs
BrunetiÈRE (Ferdinand), critique et professeur français, né à Toulon en 1849. D'abord professeur libre, il débuta, comme critique, à la « Revue bleue » , puis entra vers 1875 à la « Revue des Deux Mondes », dont il fut secrétaire de la rédaction, et directeur-gérant eu 1893. Nommé, en 1886, maître de conférences, do langue et littérature françaises à l'Ecole normale, il a été élu, en 1893, membre de l'Académie française. Brunetière a fait avec succès des conférences en France et à l'étranger, et, à deux reprises, il a eu des entretiens avec Léon XIII à Rome.
Critique doctrinaire, la doctrine de Brunetière se fonde sur la tradition humaine, ou, si
applu
commun. Sa méthode, postérii à sa doctrine, consiste dans
Jéciale de l'évolu-
genres littéraires.
es deux plus importantes
3es qui modifient les gen-
sont-elles pas l'influence
d'ordinai]
F. Brunetière les
précé-
)ar des réactions dentés, et r« idiosyncrasie n, autrement dit le géni viduel? — Dogmatique, homme d'autorité, Brunetièn che en tout la discipline. Cette tendance se traduit, en matière de littérature et de poésie, par une sorte de défiance à l'égard du moi. A ses yeux, une œuvre semble n'avoir de valeur que pour ce qu'elle a de généralement humain. Il aime surtout à discuter, à juger, à classer. Sa critique tient moins du «naturaliste", quoi qu'il dise, que du dialecticien. — Brunetière a rendu d éminents services à la littérature française. Réagissant contre l'école de Taine, il distingua nettement la critique littéraire de l'histoire. On doit encore lui savoir gré do son éloquente et courageuse campagne contre l'impressionnisme purement voluptueux qui, ne cherchant dans les livres que le plaisir de la sensibilité, s'abstenait de contrôler ce plaisir, d'en estimer la valeur. Il a voulu donner à la critique des principes et des règles. Le dogmatisme de Brunetière. quelle qu'en soit la valeur intrinsèque, a du moins quelque chose d'imposant et comme une autorité
Ses principaux ouvrages sont : Etudes critiques sur l'fiistnirc de la littérature française; Hisioireet littérature; Uiwstions de critique et Nouvelles questions de critique: J^ssais sur la littérature contemporaine et Nouveaux essais sur ta littérature contemporaine; le Jtoman naturaliste ; l'Evolution de la critique; l'Evolution de la poésie turique ;
, . sdu théàtt ■ ' "- ■■'•■• i- •
littérature française,
BRHNETTE (nèf) 1
■ Chass.
I des t
f. Bot. Nom vulgaire du prunella 10ms vulgaires d'une espèce do bé-
— Comm. Tissu de laine do la nature du drap, toujours de couleur sombre, brune ou violette, et qu'on fabriquait en Picardie et en Flandre, au moyen âge. (La brunette était UD drap très fin, valant jusqu'à 14 sous l'aune [environ 17 francs de notre monnaie] et qui ne servait guère qu'aux costumes de luxe. Il n'en est plus guère fait mention à partir de la fin du xv« s.)
— Mus. Genre de chanson d'un style galant et naturel, presque toujours tendre, s
BRUNEL - BRL.NIOUEL
La voyue de la dhunktte fut immenne au xvm» siècle, époque a laquelle elle fut remplacée par la romance.
en-ten-du la voix; Chan -te . ros -ai
don-
dont la mélodie était :
et facile à retenir
Ce-lui que j'ai tant
BrunETTE (la), fort du royaume d'Italie (Piémont), défendant le Pas de Suse. Le général russe Bagration s'empara, en 1799, de ce fort, qui fut repris par les Français l'année suivante.
Brunetto Latini. Biogr. V. Latini.
BrunfeLS ou BrunSFBLS (Othon), médecin et boUniste allemand, né en 1488 à Mayence, mort à Berne en 1534. D'abord chartreux, il adopta les idées de Luther, se fit maître d'école, puis devint médecin à Berne. Il fut le restaurateur de la botanique au xvf siècle, et fit connaître beaucoup d'espèces nouvelles. Son travail le plus considérable a pour titre Herbarum vivx icônes... (1030-1536), avec des figures remarquables.
BRUNFELSIE (fél-sl — de Brunfels, n. pr.) n. f. Genre de scrofulariacées, renfermant des arbustes ou arbrisseaux qui habitent l'Amérique du Sud elles Antilles. La 6nin/'e^ia americana fournit des baies vireuses, employées dans la préparation d'un sirop antidiarrhéique ; les brunfelsia latifolia et hoppeana sont cultivées dans les jardms comme plantes d'ornement. 11 On dit aussi brcnsfelsie.
BRUN-FOnRCAT n. m. Variété de raisin connu aussi sous les noms de mourrastel flourot, de brun d'Auriot ou de moulan. Il mitrit tardivement.
Brunhilda Inil). planète télescopique, n* 123, découverte par C.-H.-F. Peters, le 31 juillet 1872.
BriinllUde, tragédie en cinq actes du poète allemand Geibel(1857). Elle se rattache à l'épopée des Niebelungen, dont elle suit la fable aussi exactement que possible. L'act'nn commence le lendemain du double mariage de Brùnhilde avec Gunther et de Chriemhilde avec Sipfrid, et finit avec la mort de ce dernier héros, assassiné par Hagen. La pièce se termine par la prophétie de la sorcière Sigurn, qui annonce aux Niebelungen tous les malheurs futurs. L'action est intéressante et bien menée ; les vers lourds parfois, mais solides et rudes, rendent bien l'impression que fait ce monde de géants et de héros. BRUNI, n. m. Le poli, par opposition au mat. Bruni (Léonard), dit PArétin, littérateur italien, né en 1369 à Arezzo (d'oti son surnom), mort à Florence en 1444. Secrétaire apostolique sous différents pontifes, puis chancelier de la république de Florence, il fut un des savants qui contribuèrent le plus à la renaissance des lettres grecques et latines au xv« siècle. Outre ses traductions et ses commentaires, il a laissé des Vies de Dante et de Pétrarque (1671), souvent réimprimées, et des travaux historiques, dont les plus importants sont : Histoire 'de Florence jusqu'en 1404 {HK); De betlo italico adversus Gothos... (1470). traduit en partie de Procope; Detemporibus suis libri //(1475); etc. On a aussi de lui des lettres latines extrêmement précieuses pour l'histoire littéraire du xv« siècle, et dont l'édition la plus complète est celle de l'abbé Mehus (Florence, 1731).
Bruni (Antoine-Barthélémy), musicien italien, né et mort àConi (1759-1823), a passé la plus grande partie de sa vie en France. Arrivé à Paris, il publia des sonates, concertos et duos de violon, ainsi que des quatuors. Il se fit une renommée méritée comme compositeur scénique, avec des ouvrages charmants qui obtinrent un succès prolongé : Coradin (1786); Célestine {nsi); l'Ile enchantée (1789); A:^iie (1790); Spinelte et Alarini (1791); le Mort imaginaire (1791); Cadichon ou les Bohémiennes (1792); l'Officier de fortune (1792); Claudine (1794); le Mariage de Jean-Jacques Jiousseau (1795) ; Tobeme ou le Pêcheur suédois (1796); te Major Palmer (1797); la Rencontre en voyage (1798); tes Sabotiers (1798); l'Auteur dans son ménage (1798); l'Esclave (1800); Augusline et Benjamin ou te Sargines de village (1801); la Bonne sœur (1802); te Bégne de douze heures (1814); te Mariage par commission (1816). BRUNIACÉES n. f. pi. Groupe de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre brunie. — Une bruniackb.
BRUNIE (ni) n. f. Genre type du groupe des bruniacéet, de la famille des saxif ragacées , comprenant des sousarbrisseaux polymorphes ayant le port des bruyères et dont on connaît une dizaine d'espèces, qui croissent au cap de Bonne-Espérance, et dont quelques-unes sont cultivées dans nos jardins.
BrÛNIG (le), dépression dans l'arête montagneuse qui sépare la vallée de la Renss (lac des Quatre-Cantons) et celle de l'Aar (lac de Brienz). Ce col, peu élevé (1.035 m.) et riche en pavsages pittoresques, livre passage à une route carrossalile et à une voie ferrée qui font communiquer Brienz et Lucerne par Sarnen.
Brunim
allemande,
en 1805. Inspecteur en chef des digues des Pays-Bas (1769). il exécuta les travaux d'endiêuemcnt du "lac de Harlem, les canaux de dérivation du Wahal et de Pannerden, etc., et inventa l'échelle graduée pour mesurer la crue des eaux et prévenir les inondations.
Bruniquel, comm. du Tarn-et-Garonne, arrond. et à 22 kilom. de Montauban. sur la Vère. près de son confluent avec l'Aveyron: I.IIO hab. Ch. de f. Orléans. Carrières: forges et fonderies importantes. Ruines d'un château dont on fait à tort remonter la fondation â Brunehaut ; beffroi, grottes préhistoriques célèbres, c