BRUNIR — BRUNO
en poudre et calciné. (On dit
BRHNIB V. a. Rendre brun : ie soleil brunit le temt.
— Fie. Obscurcir : // n'est pas de vérité si nette que les avocats ne bed.n-issent, à farce de la polir. (Cormenin.)
— Teclin. Rendre des métaux brillants par le poli : Brunir de Vor, de l'argent, il Brunir Vacier, C'est lui faire subir une opération qui fonce ou brunit sa teinte primitive. Il Répandre sur la baudruche qui doit feuilles d"or battu du gyps aussi Passer au iniJi.) , , , „ ,
— V. n. Devenir brun : Beaucoup d enfants blonds bro- NissENT avec l'Age. -, i ■ ,
— Véner. Le cerf, le daim et le chevreuil brumssent, lorsqu'ils frottent leurs bois pour les polir et les débarrasser de la peau morte.
Se brunir, v. pr. Devenir brun : Le visage se brdnit au
° — Techn. Prendre le poli : L'or se brdmt tris bien. . m. Effet du bruni.
de donner le bruni à t
BRUNIS (ni) BRUNISSAGE n. m. A
tal ; Le iiRONissAGii de l'or.
BRUNISSANT {San), ANTE adj. Qui devient brun, q brunit : Des couleurs brunissantes.
BRUNISSEMENT n. m. Action do devenir brun : icBB NissEMENT de ta barbe, des cheveux.
BRUNISSEUR, BUSE n. Ouvrier, ouvrière qui brui les métau.^.
BRUNISSOIR {ni-so-ar) n. m. Outil à brunir les ouvi ges d'or et d'argent ou d'autres métaux. (Ils sont
ou en sanguine, avec un manche en bois. Les formes que possèdent les brunissoirs leur font appliquer des nomsspéciaux,parmi lesquels les plus connus sont : les brunissoirs enrfemisphère, en olive, en
biche, en langue de chien, etc. De plus, ces brunissoirs sont dits tisseurs et trancheurs.)
BRUNISSURE n. f. Techn. Poli
i été observée
1 srèsli 6. Lani agate); ^. Ea grès; 8. hn acier; 9. Eq agate.
donné à un métal parle brunissage, il Art du brunisseur. Il Renforcement ou diminution des teintes d'une étoile.
— Véner. Poli que présentent les bois du cerf, du chevreuil et du daim, quand ils les ont brunis.
— Vitic. Maladie de la vigne causée par un cryptogame parasite.
— Enctcl. 'Vitic. La brunissure n i en France avant 1882 ; si elle existai ble, on la confondait avec lerougeot elle a été constatée dans nombre de départements, situés dans des régions très diverses de la France. D'autre part, on l'a re- M trouvée aux Etats-Unis, et elle fS ne parait pas inconnue en Espa- i« gne ni en Italie. Elle n'a pris H qu'exceptionnellement, et dans certains départements français du Midi, un caractère de gravité. Elle commence à se montrer en juillet, mais se développe surtout en août, septembre et uruiussure. octobre, et exclusivement sur les
feuilles. On aperçoit d'abord de petites taches d'un brun clair, qui s'étendent ensuite et forment de larges plaques de teinte plus foncée ; bientôt, la coloration change et tourne au brun rougeâtre, puis au rouge sale ; toutefois, ces changements de coloration sont assez variables, et la même souche montre des feuilles de tons fort différents. L'Aramon et l'Alicante-Bouschet sont particulièrement atteints par cette maladie.
Le cryptogame parasite de la brunissure est un myxomyoète : le plasmodiophora vitis. Il pénètre dans les cellules intérieures de la feuille et en détruit le protoplasma, aux dépens duquel il se nourrit ; tous les points attaqués
frennent cette couleur brunâtre dont nous parlions tout à heure. Les composés cupriques, du moins à la dose usitée pour le mildiou, n'ont pas d action sur le plasmodiophora vitis, et l'on ne connaît pas encore de remède à lui opposer. BRUNITURE n. f. Se dit des compositions employées pour la brunissure des étoffes, il Opération par laquelle on rend plus foncées les teintes d'une étolîe. (On dit aussi BRUNISSURE dans ce dernier sens.) Il Teinte obtenue par cette opération ; couleur franche dont on a rabattu et rompu les teintes pures par le mélange du noir, depuis le ton le plus clair jusqu'au ton le plus foncé.
BruNIUS (Charles-Georges), archéologue, poète et littérateur suédois, né en 1792 à Tanum, mort à Lund en 1869, fut professeur de littérature à l'université de Lund. Ses poésies latines, réunies sous le titre de Carniina Mina, de mémo que son grand poème De diis Arctois libri sex, secundum Ëddas concinnati (1822 et 1857), sont regardées comme ce qui a été publié en Suède de plus parlait dans ce genre. Parmi ses ouvrages archéologiques, nous citerons : Iraité de la gravure sur rocher (1813) ; Antiquités du Nord (182.
en collaboration avec Liljegren ; i/i toire artistique de ta Scanie pendante moyen âge (1850) ; etc.
Brunn (tchèque Brno), ville d'Au iche-Hox confluent
Schwarza; 95.342 hab. Filature laine, tissus, machines.
Commerce de draps, vaisselle émaillée. Trente faubourgs ceignent la ville proprement dite bien et largement bâtie. Cathédrale Saint-Pierre, églis Saint-Jacques, Landhaus (hôtel de la Diète prov.), théâtre écoles nombreuses, citadelle du Spiclberg où fut enfcrm
Rome
Silïio Pellico, de 1322 à 1830. Ch. de f . de 'Vienne à Prague. (Ch -1. de prov. et d'un district peuplé de 147.850 hab.) Brûnn, connue au ix' siècle, fut souvent assiégée (bussites, 1428; bohémiens. Suédois, 1645), occupée par les Français en 1805 et 1809, par les Prussiens en 1866.
— BiBLioGE. : Hanak, die Konigliche Landeshaupstadt Briinn und die Umgebung (Brûnn, 1880).
Brunn on BruNNER (Jean-Conrai), médecin suisse, né à Diessenhofen en 1653, mort à Manheim en 1727. Il professa la médecine à Heidelberg (1687), et il acquit une si grande réputation, qu'il donna des consultations pour les rois de Prusse, d'Angleterre et de Danemark. Ses
principaux ouvrages sont : Expérimenta
créas (1682), où il montra que le pancréas analogue aux salivaires ; Glandulx duodeni seu Pa secundarium detectum (1715); etc.
Brunn (Henri de), archéologue allemand, né à'Vœrl près Dessau, en 1822, mort en 1894. Il séjourna à Ro en 1843, puis en 1856, et devint alors secrétaire de 1 Institut archéologique. Appelé à Munich en 1865, il y professa l'archéologie et fut conservateur du cabinet des médailles, ainsi que du musée céramique du roi. Parmi ses ouvrages, mentionnons: Histoire des artistes grecs {liM-Mi9) \ lArt dans Homère (1868) ; les Reliefs des vases étrusques (1870) ; Etude sur l'histoire des vases peints (1871) ; etc.
BruNNEN, village de Suisse, canton de Schwitz, sur le lac des Quatre-Uantons, près de l'embouchure de la Muota ■ 2.500 hab. Petit port : entrepôt des marchandises allant d'Allemagne en Italie par le Saint-Gotbard. A Brunnen fut conclue, le 9 décembre 1315, la première alliance entre les cantons d'Uri, de Schwitz et d'Unterwalden, contre la domination autrichienne. En 1799 et 1800, plusieurs combats entre les Français et les Autrichiens.
BruNNER (André), historien, archéologue et excellent orateur allemand de l'ordre des jésuites, surnomme le Tite-Live bavarois, né à HaUe (Tyrol) en 1589, mort en 1650. L'ouvrage qui a fait sa réputation est intitulé : Annales virtutis et fortune Boiorum, a primis mitiis ad an 1314 (1626). On a encore de lui : Fastt ilariam; Excubix tuielares Ferd. Maris ducis Bavarix (1637), avec les portraits des ducs de Bavière.
BrUNNERON ou BrunneRTON, bourg de rOcéanJe anglaise (Nouvelle-Zélande [î'
vi^mii,^.'
Armes de BrOnQ.
1 Grey
!.230 hab. A 20 kil<
Benoît, en les accommodant ;
Bruno fut un des hommes les \
On a de lui, outre deux lettres, des commentaires mjsti-
ques, beaux et estimes sur les. Psaumo!, et sur les Epl-
tresde saint Paul -i' i ,o ,
-BiBLIOGR Ej.pos,u 1 "'™''' l^'V'
Expositio m omne'! episl I ""n • isa^j,
avec les deux epitres il ' sanctoi um
(octobris, t. III,die VI) I i ^ ,\""'^T°w
Vorrfre rfes c/ia.fjeuj (Parii l^^J) Tare (Zenon), Vie rfe saint Bruno, d après les tableaux de iesueur (Ljon, 1888).
Bruno (REPRESENTATIONS DE LA VIE DE SAINT) C'est
une biographie complète du saint que les vingt-deux tableaux commandés i Eustache Lesueur pour le petit cloître des chartreux qui ouvrait, au xmi' siècle, sur la rue d'Enfer, à Paris, et qui furent exécutes^en trois ans (1(;4d- 1648) par l'artiste, aidé de ses f ' "- """ ' """ '"'
les, cédées au roi Louis XVI en 1776,et qui occupi
Louvre sodés
de Raymond Diocrès; mort de Diocrès, et scène tragique qui signala ses obsèques (v 1 art precéd )
Louis XVI en 1776, salle spéciale.
BRUNNICHIE (de Brunnich, natural. danois, né en 1737, mort en 1827) n. f. Genre de polygonacées, comprenant une espèce qui est un arbrisseau de l'Amérique boréale.
BruNNOF (Philippe-Ivanovitch, baron, puis comte de). diplomate russe, né à Dresde en 1797, mort à Darmstadt en 1875. Ministre à Stuttgart en 1839, il fut chargé de la négociation du mariage du grand-duc Alexandre avec Marie de Hesse. Il fut un des principaux négociateurs du traité de 1840 entre la Russie, l'Autriche, la Prusse et l'Angl"terre, qui réglait — en dehors de la France — ' ^ d'Orient. Il persista dans la même voie en et solidarité entre les intérêts russes et angla affaires du Nord (protocole de Londres, 1852). Envoyé russe à la diète de Francfort (1855), membre du congrès de la paix à Paris (1856), envoyé à Berlin (1857), " ' -''-"- (1858), il fut promu ambassadeur en 1860. Il consolider encore les liens d'entente cordiale établis entre la Russie et l'Angleterre, et y re nof fut encore ambassadeur à Pans (1870) e (1871); il prit sa retraite eu 1874.
le Grand, archevêque de
es affaires blissant la
Londn
oiseleur. Il fut s par Baldric, ■ de Cologne, icre, Othon I", t fut employé
Bruno ou Brunon,
Cologne et duc de Lorraini 965, était tils de l'empeniinstruit dans les lettres l évêque d'Utrecht, fut n après la mort de Wicfred i :• le gouvernement du ducln dans diverses négociations imporiautes.
Bruno ou Brunon (saint), apôtre de la Prusse, mort en 1008. Il entra dans l'ordre de Saint-Benoit, accompagna saint Adalbert dans ses missions en Prusse, fut choisi pour chapelain par Henri II, et fonda une église a Querfurt. Ayant été pris par des païens de la Lithuanie, ceux-ci lui tranchèrent la tête, après lui avoir coupé les mains et les pieds.
Bruno ou Brunon (saint), évêque de Wurzbourg, né en Saxe, mort en 1045. Fils de Conrad, duc de Carinthie, et parent de l'empereur Conrad II, il fut élevé à l'épiscopat en 1033, se signala par sa science et par ses vertus, et mourut écrasé sous les ruines de sa salle à manger. Sa fête se célèbre le 17 mai. On a de lui des commentaires sur le Pentateuque et sur le Psautier, publiés dans la Bibliothèque des Pères.
Bruno (saint), fondateur de l'ordre des chartreux, né vers 1035 à Cologne, mort en 1101 en Calabre. De la famille des Hartenfaust, il fut élevé à l'école de Saint-Cunibert de Cologne, puis à l'école cathédrale de Reims, enlin, semble-t-il, à l'Université de Paris. Successeur de son maître Hermann comme écolâtre de Reims, il professa avec éclat, et forma de brillants élèves (entre autres, Urbain II). Chancelier de l'église de Reims, il eut de violents démêlés avec l'évêque simoniaque Manassès de Gournay (1069-1080), qu'il parvint à faire déposer (1080). Il a raconté dans une lettre remarquable à Raoul Leverd, futur archevêque de Reims (1107), comment il avait, de concert avec Folcuin le Borgne, résolu d'embrasser^ la vie monastique. Parmi les motifs de sa résolution, il n en donne pas un qu'on a donné depuis, et que Lesueur a rendu célèbre : la légende de ce cnanoine de Paris, Raymond Diocrès, qui, mort en odeur de sainteté, aurait levé la tête de son cercueil le jour de son enterrement, pour crier trois fois dans le chœur de la cathédrale ; « Dieu m'a accusé... Dieu m'a jugé... Dieu m'a condamné !... » Retiré d'abord à Saisse (ou Sèche)-Fontaine, dans le diocèse do Langres, il put fonder ensuite la Grande-Chartreuse, près de Grenoble, avec six compagnons (1034), trace aux donations de Seguin, abbé de la Chaiso-Dieu, et ■HumbertdeMiribel. Appelé à Rome (vers 1089) par Urbain II, qui no pouvait se passer de ses conseils, u obtint bientôt de se retirer en Calabre, où il fonda (1091) la char-
> Della-Torre. Il mou Grande-Chartreuse. Il n'a culicres pour ses disciple
; sans avoir pu
Mort de saint l
saint Bruno et
Urbain II (le , , j , , i ,
message le voyage à Rome le refus d un ardie\fchel 18 saint Bruno dans sa cellule 19 et 20 saint Bruno et Roger de Sicile 21 et 22 mort et apothéose de saint Bruno Parmi ces tableaux les plus émouvants sont ceux qui représentent saint Bruno en prière, le rêve, la mort, et l'apothéose de saint Bruno. . <■ ■. ■ „
Parmi les œuvres des autres artistes qui ont tait revi\ re la figure de saint Bruno, il convient de mentionner : un tableau du Garofalo, à Dresde ; saint Bruno écrivant sous l inspiration de la Vierge ; saint Bruno et sainte Catherine, par BonifazioVeneziano, àVenise; iaux samt Bruno en prière : l'un du Guerchin (à Bologne), l'autre de Zurbaran (à Munich) ■ deux saint Bruno dans le désert : 1 un de i-ietro Francesco Mola (au Louvre), et l'autre de Restent (au Louvre). Enfin, un des meilleurs peintres contemporains, J -P Laurens, a composé une scène forte et colorée avec son saint Bruno refusant les présents du comte iior/er (1874). En sculpture, il faut signaler deux statues d'artistes français à Rome : d'abord le saint Bruno de Houdon, colossal et profondément imposant dans son attitude de mutisme recuoiUi (Sainte-Marie-des-Anges) ; puis, à Saint-Pierre de Rome, le saint Bnmo d'un sculpteur qui eut grande réputation au siècle dernier, Michel-Ange Slodtz.
Bruno (Giordano), penseur italien, né à Nola en 1550, brûlé vif à Rome en 1600. Il avait porté dans sa jeunesse l'habit de dominicain; mais, devenu incrédule, il quitta le couvent et commença sa vie errante en visitant successivement Naples, Gênes, Nice, Milan, Venise, toujours chassé de ville en ville, à cause de l'audace de ses opinions. En 1530, il esta Genève, où il embrasse le calvinisme. U se brouille bientôt avec Calvin et Bèze, et passe à Lyon, „„;= à Toulouse, qui accueille sa parole par des clameurs,
- - ■ -> -^ é deux fois à Paris : une
mis, après un voyage en juva des protecteurs puis-
et enfin à Paris. Bruno a séjourn première fois de 1582 à 1583 ; f Angleterre, de 15S5 à 1586. Il y tri sauts dans le grand prieur Henri d'AngouIême etdans l'ambassadeur de Venise J. More, qui le présenta à Henri III. Grâce à ce haut patronage, il obtint du recteur de l'Université de Paris, Jean Filesac, la permission d'enseigner la philosopliie.
A Paris, Bruno eut le plus grand succès. Il était jeune, beau, éloquent. Autant que l'on peut juger de ses leçons par ses livres, Giordano Bruno combattait tout l'enseignement officiel d'alors. A la logique d'Aristote il en substituait une autre, dont
Ray
nprui Xul
Giordano Bruno.
son monde fini, à son ciel incorrupd'un monde infini, livré à une évoselle et éternelle ; à la religion chrétienn pposait la religion de la nature, et ne voyait d'; " ans les reliçic— ''"- '
l'astronomie do Ptolémée il op posait celle de Copernic ; à la physique d'Aristote, ■ il opposait 1'--'
- -....11.. g^ eierueiie ; a. m leiiKiou 4;iucnc
, illeurs
que des superstitions et des symboles, vrai qu'il n'en croyait pas moins lui-même â l'astrologie et à la magie. , ,
Durant son séjour en Angleterre (1584-1585), Giordano Bruno fit imprimer à Londres deux de ses principaux ouvrages : De la Cause, du Principe et de l'Unité (1584); De l'Infini, de l'Univers et des Mondes (1584), tous les deux en italien ; puis, de retour à Paris, lo Spaccio délia Besta trionfante (l'Expulsion de la bête triomphante). De Paris^ '
, doctrine à 'W'i
RRUNO