‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 384 sur 956 · BRUXELLES · texte numérisé non relu

BRUXELLES

BRUTE-BONNE, ORUTE-MANNA n. f. Variété do poiro oniluiiro <t'j liotijio iiualitô.appoldo aussi poms i>u l'APii.

Brutien, F.NNE (si-in, en'), personne néo dans lo Bruni n. Il I . ' -' ■ lit, co pays. — Les Brdtiens.

\ iippartonait à ceilo province ou ù SCS

initions {lirulii), soumis d'abord aux ilans la suite, subjugués par les Koii les Brutii on Transmontani et Cis-

L'iaioncaudolàouon dcçildo l'Apoimin '. Ayant pris parti pour les Carthai;i-

r Anuibal, ils furent réduits par los csclavos.

e, faire)

.Très

BRUTiriER (do brute, ot du lat. fa lin \ liiiitir : BiinTiFiER un enfant.

BiuiTiON (si-on) n. m. Nom adopté pour los élèves du 'r\i lu.o militaire de La Flèche, pour so désigner ouxi.nii'. /,''.» BTtvTions passent plusieurs fois par jour du . .; ,, rin! itii rt>i/ime militaire. (Roger do Beauvoir.)

BBUTISTE ' ■■!'■, adj. Ouvrier on ferblanterie qui fabrit. .11, lu il ^ .11' niénago sans leur donner la dernière

isM', I ...Il 1 !.. cil laissant lo for-blanc à l'état brut.

Brutuim,

BRUTOLÉ(il

rital:

méridionalo, actuoUomont la Cosentia, Khos). Les Romains

do

lèrp) I

BRUTOLIQUE (rad. brutolé) adj. Qui contient de la bière.

BruTUS, petit-fils d'Enéo, dans les légendes du moyen âge. Ayant tué par accident son père Silvius, il passa on Bretagne, par l'ordre do Diane, et y devint roi.

BruTUS (Lucius Junius), fils de Lucius Junius ot d'une sœur de Tarquin le Superbe, le principal auteur de la révolution qui détruisit la royauté à Rome et institua la république. Son histoire est en partie légendaire. Pour écnapper à "

il contrefit l'insensé, tus, mais il nourrissait dos désirs de vengeance. A l'o sion d'une peste, les fils de Tarquin allèrent consulter I clo de Delphes. Brutus les accompagna. Il ofl'rit en sont au dieu un bâton grossier, mais qui renfermait une baguette d'or, emblème do sa conduite. La Pythie ayant promis l'empire de Rome à celui d'entre eux qui baiserait le premier sa mère, Bri ber i. terre, ot baisa cette

; éclater

L J. Brutus (musée de Naples]

hommes. Ces

de l'outrage commib par

Sextus, fils de Tarqt

Lucrèce, qu'"' - ■ ' '

véritable na

le fer dont Lucrèce s était

frappée, il jura ot fit jurer

aux assistants la perte des

Tarquins, soule\a le peu

pie et fit décréter labol

tien de la royauté et l'exil

de la famille royale. Le pouvoir exécutif fut confié à deux

magistrats annuels pris dans l'ordre des patriciens, et qui

furent d'abord appelés préteurs, puis consuls. Les deux

premiers élus furent Brutus et Collatin, mari do Lucrèce.

Le nouveau (gouvernement no s'établit pas sans lutte.

Les Tarquins soutenus par louis partisans dans la cité et

car les Etr is i les t ntèrent de reprendre le pouvoir. Les

hls m me de Brjtus cntrt rent dans une conjuration qui

fut de\o le f r 1 la\ ^ \ i dex. C'est alors que Brutus

condamna a [ i b enfants et présida, comme

magistrat \ 11 périt peu de temps après,

dans un Vr •> fils de Tarquin. De grands

honneur 1 \ ar ses concitoyens.

Cette r \ I i \ urement aristocratique.

La 1 itt 1 [1 U ns pour accéder aux magistratures devait j ter Homo dans une longue suite do troubles. U fallut c Ht cin juaiito ans pour que la république, enfin arrivée à un harmonieux équilibre, recouvrât et dépassât la puissance à laquelle Rome était arrivée sous les rois.

Le nom do Brutus a passé dans la langue, où il est devenu une sorte de nom commun pour désigner un républicain farouche, qui sacrifice tout, même sa vie, à ses principes : Un BRUTUS.

Brutus, d'aprcs l'.v.i l,

Brutus, un des plus rplèliros tableaux de P.ivia, (ont,

l'art, 'daiîl.iurs daté dV iTsJ," et.'ce qu'î'rcin't b'ica'lV'poquc , commandé â l'artiste par Louis XVI lui-même.

. ingé]

Cotte toile est un dos moilleurs spécimens des grandes qualités, comme aussi dos grands défauts do David. C'était, certos, une liollo ponséo do peintre que d'avoir joié une ombre sur la ligure du Romain, meurtrier do >os enfants. D'autre part, la sévérité du cadre, l'oiactitudo archéologique du mobilier, donnent bien l'impression de l'art nouveau do David, on réaction contre los fadeurs do l'ancienne académie. Cependant, un excès d'arrangoment dans los draperies dos femmes, leur douleur maniérée et d'autres détails d'exécution, entachent d'atfétorio cotte grande page. Tel quel, co tableau n'en marque pas moins une dato il

offre, de plus, un intérê- ' —

sa conception avec colli qui dut, à quelque douze ans do lA point copier sou prédécesseur David a représenté le père, Lotliièro le con sul ; l'un lo dramo au foyc r 1 autre la tragédie sur la place pu'bliquo

Brutus condamnant ses flis a mort, tableau de Lethi ro mus du Louvre (1812), vaste toile de "* do long sur 4"*, 36 de lary 1 i so passe au Forum. Hr-nidroite Collatin, son - sur une estrade ((ui i l'exécution. Dorn. i sénateurs sont ran^ , ir rang, au bas du pndcsi: 1 , n porte la figure eo bronze de i i 1 ou\ Au contre do la composition d ux licteurs emportent sur leurs e| ault lo cadavre do l'un dos fils do Hrutus entièrement enveloppé dans une dra porio; l'autre fils attend lo mémo son L'artiste a bien rendu l'émotion de 1 1 foulo et l'impassibilité dure do Brutus

Brutus, tragédie en cinq actes et e.i vers, de Voltaire, représentée pour la première fois à la Comédie-Française, le 14 décembre 1730. Cette pièce a pour sujet la conspiration d'un des fils do Junius Brutus pour le rétablissement dos Tarquins et sa condamnation à. mort par son pure. Voltaire composa cette pièce â son retour d'Angleterre, encore plein du souvenir de Shakspeare ; elle est remplie de sentiments républicains. Gâtée par l'amour, elle n'a pas une grande valeur artistique : cependant, elle présente cet intérêt que l'auteur y donne au spectacle proprement dit et au mouvement des personnages et des masses une importance toute nouvelle.

Brutus (le premier et le second), tragédies d'Alfieri, toutes deux inspirées de Voltaire. Dans la première, les fils de Brutus s'inscrivent parmi les conjurés, uniquement pour protéger leur père dans le cas où Tarquin remonte-

Cependant, le triumvirat s'était formé. Les armées se rencontrèrent dans la plaine do l'bilippos. Cassius et Brutus commandaiont les républicains ; Octave et Antoine, los césarioos. Ca-ssius, vaincu 1 l'aile gauche, se fit tuer par un do ses affranchis. Brutus, vainqueur, recommença la bataille le lendemain ou vingt jours après, suivant d'autres autours. Mais la victoire était impossible. A la nuit, tout était perdu, brutus, se retirant avec quelques amis, proDonça ces deux vers d'Euripide :

personnage

collectif,

rait sur le trône. Alfieri a introduit un perso renouvelé des anciens ; le peuple. Dans la seconde, le plan est lo même que celui de la Mort de César par Voltaire, mais Alfieri sacrifie complètement le personnage de César, et ajoute celui de Cicéron, auquel il donne un assez triste rôle. Le rôle de Brutus est le mieux tracé.

(Lucius Junius), l'un des chefs qui, en 493, enle peuple dans sa retraite sur lo mont Sacré. Cette scission ne prit fin que par la création du tribunat. Brutus ot Sicinius furent les deux premiers tribuns.

Brutus (Decimus), consul de Rome en 138, contribua à la soumission de l'Espagne, et le premier montra aux légions romaines le soleil so couchant dans l'Atlantique. Il fonda la ville de Valence, qu'il peupla de Lusitaniens.

Brutus (Lucius-Julius Damasippus), préteur romain du parti do Marius ; il égorgea, en 82, les sénateurs syllaniens, pour venger la défaite des partisans de Marius à Sacriport. Lui-même se poignarda en 79, pour échapper aux outrages dont Sylla abreuvait ses principales victimes avant de les tuer.

Brutus (Marcus Junius), père du meurtrier de César, suivit le parti de Marius. Sous Sylla, il devint cependant

fouverneur de la Cisalpine; mais quand, après la mort de ylla, le consul Lépide parut relever lo parti de Marius, il se déclara pour lui. Pompée l'assiégea dans Modène, le prit et le tua par trahison.

Brutus (Marcus Junius), l'un des meurtriers de César, fils du précédent et de Servilie, sœur de Caton d'Utique. 11 naquit à Rome, vers l'an 86 av. J.-C. Rêveur et mélancolique, vivant en dehors de la réalité, dans l'abstraction philosophique, l'éducation stoïcienne qu'il reçut de Caton et son nom même de Brutus décidèrent de sa destinée tragique. Orphelin, il fut élevé par son oncle, qui lui donna sa fille Porcia et l'emmena dans sa mission de Chypre. Quand éclata la guerre civile, il rejoignit Pompée et combattit â Pbarsale (48), soldat d'une cause perdue qui ne répondait pas à son idéal philosophique, mais lui paraissait encore le fondement do ce qu'on appelait alors la liberté romaine. Après la défaite de Pompée, César, qui peut-être se croyait le père de Brutus, recommanda qu'on l'épargnât. 11 le fit gouverneur de la Gaule cisalpine v47), puis le fit nommer préteur urbain (A5\ Brutus semblait avoir accepté les arrêts de la victoire. Mais, l'ail.lo et cntrainable, confident de Cassius, troublé par le» n-iiroilii-s do ses amis, poussé par li'S billets qu'on jetait sur son tribunal ou aux pieds de la statue du premier Brutus, et dans lesquels il lisait : « Dors-tu, Brutus? — Non, tu n'es pas Brutus ! », il entra dans la conjuration qui so formait contre césar, et en devint le chef. On sait que c'est aux ides do mars (15 mars 44) que César fut tué en plein sénat. En voyant le poignard do Brutus levé sur lui, il s'écria :

< Toi aussi, mon fils '. (Tu guoque, filï), et couvrit sa tête de sa toge. Les meurtriers, hommes par le cœur, enfants par ta tête, dit Cicéron, n'avaient point formé de plan pour l'avenir. Bientôt, ils durent quitter Rome devant le peuple soulevé à la voix d'.Antoino. i Pendant la lutte d'Octave et d'.\ntoine, ils so rendirent maitros de l'Orient, qu'ils accablèrent do contributions. Brutus, d'aiUeiffs, s'efforça d'adoucir le sort de ces provinces '

mort, d'après Lelhiere.

cher la tête de Brutus et l'envoya à Rome pour être jetée au pied de la statue do César. Suivant Salluste, Autoine aurait fait ensevelir Brutus honorablement. — On a donné à Brutus et à Cassius le nom de derniers des Bomains. Brutus avait une éloquence mâle et grave Cicéron lui a dédié plusieurs de ses traités. Il avait lui-même composé quelques ouvrages ; entre autres, un éloge de Caton d Utique. II ne reste de lui que quelques lettres â Cicéron et à Atticus.

— Allus. hist. : Tu dore, Bmtas, et Rome est dans les fers, Vers de Voltaire dans la. Mort de César. V. dokmir.

Brutus ou les Orateurs illustres, dialogue de Cicéron composé, l'an 706 ou 707 de Rome. L'auteur supposo qu'après son retour do l'Asie, Marcus Brutus, accompagné d' Atticus, vient le voir ot que ses deux amis l'engagent à reprendre un entretien qu'il avait eu, peu auparavant, avec Atticus seul, et qui avait roulé sur les grands orateurs romains. Dans cet ouvrage, où Cicéron cherche l'idéal de l'orateur, il retrace l'histoire de l'éloquence latine, et dresse une table anaWtique de tous ceux qui se sont fait entendre à Rome. De ce vaste cadre so détachent les portraits de Caton, des Gracques, de Crassus, de César, d'Antoine et d'Hortensius, son rival et son ami. C'est une source précieuse pour l'histoire de la littérature latine,

Brutus (BUSTE de), par Michel-Ange (Musée des offices, à Florence). Ce buste n'est pas terminé, allais la vo lonté farouche, l'entêtement y respirent d'une façon souveraine. C'est une ébaucho puissante, digne du ciseau qui la sculpta.

Brutus (Decimus Junius), parent du précédent, et comme lui l'un des meurtriers de César dont il avait été le lieutenant en Gaule et qui l'avait inscrit sur son testament pour succéder aux droits d'Octave, an cas où celui-ci ne laisserait pas d'enfant mâle. Attaqué par Antoine dans la Gaule cisalpine dont il était gouverneur, il le battit sous Modène. Mais, plus tard, aban'donné de ses troupes, il se réfugia en Gaule, où il fut tué par ordre du triumvir.

Brux ou BRtX, ville do l'Austro-Hongrie (Bohême), sur la Bila ; 14.900 hab. Fabriques et raffineries de sucre, fabriques de machines agricoles, de potasse, d'ustensiles émaillés, fonderies de fer, brasseries, minoteries. Collège, hôtel de ville du xvi' siècle. Aux environs do la ville, gisement de lignite et célèbres sources minérales de Sedlitz. Les Autrichiens y furent battus par les Prussiens, le 5 février 1759. — Pop. du district de Brix : 53.700 hab.

Brux, comm. do la Vienne, arrond. et à M kilom. de Civray, sur la Bouleur, affluent du Clain; 1.540 hab.

BRUXELLES [bru-sèV — de Bruxelles, nom de ville) n. f. Il Point ou Dentelle de Bruxelles, Dentelle qui se fabrique à Bru.xelles.

— Enctcl. Le point de Bruxelles ou dentelle de Bruxelles est une dentelle d'application ; en conséquence, le fond on réseau et les fleurs s'exécutent â part. Du reste, on fait dans cette ville deux types de dentelle différents : le point à l'aiguille gazé, appelé aussi • point de Venise •, et l'imitation de Bruxelles, ou i application de fleurs sur le tulle • .

BRtnŒLLES ibru-sèl') en flam. BruSSEL, capitale de la Belgique, résidence du roi, siège du gouvernement et des Chambres législatives, ch.-l. de la province de Brabant, par 50» 51' lat. N. et 2» 2' long. E. de Paris La population do la commune de Bruxelles seule est de S05.000 hab.: mais, avec les huit conmiunes qui forment avec Bruxelles une agglomération compacte et qui constituent en fait la capitale, le total est de 553.000 hab. Siège des huit ministères, de la cour de cassation, d'une cour d'appel, d'un tribunal de première instance, de la cour des comptes ; dépôt des archives du royaume ; bibliothèque publique : riches musées de peinture, d'histoire naturelle, d'armures ; université libre, université nouvelle, athénée, école miliuiiro, école do guerre, institut cartographique militaire ; conservatoire de musique, école ou académie de peinture ; jardin botanique ; hôtel des monnaies ; académie des sciences, des lettres et des beaux-arts ; académie de médecine ; observatoire ; banque nationale et nombreux établissements [inanciers ; bourse ; entrepôt public.

Bruxcllis, qui est à peu prés au centre do la Belgique, est aussi lo centre d'un réseau serré de lignes de chemins de fer qui ravonnent dans tous les sens et facHitent à toutes les parties du pays l'accès de la capitale ; de plus,

BRUXELLIEN

BRUYERE

un canal relie celle-ci d'un côté à l'Escaut, et de l'autre à la Sambre et au bassin houiller de Charleroi.

Favorisée par les avantages qu'offre la capitale, l'industrie bruxelloise est très variée ; les principales branches qui la caractérisent appartiennent aux articles de luxe ; ce sont : la fabrication des dentelles dites applications de Bruxelles, qui font l'objet d'une grande exportation 1 ameubiement de luxe, la carrosserie, la ganterie, la broderie en or et en argent, la fabrication d'instruments de musique ; parmi les autres branches remarquable*! -^e trouvent : brasserie très importante, distillerie, construc

du Nord ; une can:

de nombreuses lig en un mot, Bruxe!

les palais qui

TiUe de Bruxelles.

très bas sont marécageux et sur laquelle un pont a du très anciennement, être établi. Ayant commencé dans une plaine basse (altit. 30 m.), la ville s'est progressivement développée en s'élevant sur la colline ravinée de la rive droite (altit. max. 70 m.) ; plusieurs noms de rues formes des termes de montaa:ne ou de vallée rappellent cette con figuration primitive du sol, et l'on retrouve même encore en quelques points, des escaliers remplaçant de pentes trop raides. De nos jours, et principalement depuis 1870 de grands travaux ont été accomplis, soit pour assainir certains quartiers, soit pour diminuer les pentes et pour faciliter les communications générales ; la Senne a été régularisée et voûtée, dans sa traversée de la ville pour en empêcher le débordement, d'anciens quartiers populeux ont été démolis, de grandes artères ont été ouvertes duit de la gare du Midi à celle 1 distribue partout l'eau potable tramways sillonnent les rues ic ses places, son beau parc et ses boulevards et la grande a\e duit au bois de la Cambre, a pris l'aspect d une grande ville moderne, et est devenue une des belles capi taies de l'Europe.

— Histoire. La première mention de Bruxelles date de

Au X' siècle, Charles de Fran Lotharingie, y eut son habitation Saint-Géry, c'est-à-dire dans avoir été le berceau de la ville. Plu^ tard, un des comtes de Louvain se tii ] i'

bâtir un château vers le svmmet dr | ,

la colline: vers 1040, la bourgadr | '

primitive, le château et l'église pa- i jj

roissiale de Sainte- G udule, furent 1 v

entourés d'une enceinte en pierre. ! S

Grâce à une longue période de paix. , f

la ville s'agrandit considérablement ; S

en même temps, elle reçut des comtes ,, '

d'importants privilèges, au profit surtout de la riche bourgeoisie ; celle-ci était divisée en sept familles, ligna- y ges ou tribus patriciennes; les artisans formaient des corporations de métiers, drapiers tisserands, foulons, forgerons, etc. Au xiv" siècle, Bruxelles était la plus grande ville du duché de Brabant et la résidence favorite des ducs, mais Louvain resta la capitale du duché. En 1356, une guerre de courte durée avec la Flandre et le développement considérable des faubourgs amenèrent la construction d'une nouvelle enceinte de murailles et de fossés ; elle était percée de sept portes et munie d'un grand nombre de tours.

Au XV' siècle, en 1405, un incendie détruisit plus de quatorze cents maisons. Après la réunion du Brabant aux autres possessions du duc de Bourgogne, Philippe le Bon (1430), Bruxelles devint peu à peu, en réalité, la capitale des Pays-Bas ; les souverains prirent de plus en plus l'habitude d'y séjourner et y agrandirent leur palais. Charles- Quint y séjourna fréquemment et y renouvela les splendeurs de la cour de Bourgogne ; un grand nombre de seigneurs (de Ravenstein, de Lannoy, dEcmont. de Brcderode, etc.) s'y firent construire dos Imi, i . l:i, r.,., Lt ville avait environ 45.000 hab. En 1561, I . . i!

à éclu

. Sous Philippe H et ses successeur. . . i,. ;.m( m en Espagne, Bruxelles fut la résidence a. , ^.jun.ii<.urs généraux des Pays-Bas, mais aussi le thrâtrc de troubles religieux et d'événements sanglants. Pendant les guerres de Louis XIV, Bruxelles fut bombardée par le maréchal de Villeroi (1695); quatorze cents maisons et de beaux édifices furent détruits; mais, en quelques années, les quartiers endommagés, entre autres la Grand' Place, sortirent plus beaux de leurs ruines; dans la seconde moitié du xviii" siècle, sous le règne de Marie-Thérèse, la partie de la ville hau te où était l'ancien palais et son parc fut transformée, la place Royale fui crcco, lo parc fut régularisé et entouré des grandes rues et dos belles constructions que l'on y voit encore aujourd'hui. Durant la S ériode française (1794-1815), Bru.xelle5 fut le chef-lieu du épartement delaDyle; puis (1815-1830) elle fut l'une des

résidences du roi des Pays-Bas ; enfin, en 1830, elle devint la capitale du royaume de Belgique. Depuis lors, la transformation de la ville a continué; déjà, en 1818, les remparts avaient été nivelés et étaient devenus les boulevards extérieurs, et les faubourgs, érigés • tinctes en 1^94 ont pris un développer tains points la série continue des habits plus de 5 kilomètres de la ville même — Monuments L Hôtel de ville est un magnifique édifice

civiles modernes, il y a lieu de signaler : le Passage ou les Galeries Saint-Hubert (de 1847), la Banque nationale (1861), la Bourse (1874), le Palais des beaux-arts (1880), q^ui renferme le musée des tableaux anciens, le Palais de justice (1883) avec ses dimensions colossales et sa haute coupole (98 m ) la Poste centrale (1892) en style de la Renaissance

Les écrlises anciennes les plus lemirquables sont la

Palais - 6 P — Il Hôtel de

1 Boulevard de la Senne 1 Nation 6 Parc — ;

S-ïiût-Jacques Cardenberg et pla^ï , „ . , „ ., ,^^ 2g jj^

30 Place des

Caserne du Petit (

— 2 Boulevard Anspach — 3. Boulevard du Hainaut — Musées — 8 Palais des académies — 9 Palais de justn s postes — 13 Théâtre et place de la Monnaie — It Hôpital Saint Je - 19 Eglise et place Sainte Gudi ite Cattienne — 23 Entrepôt — 2* Basai poissons lu Nord

i Midi -

Halle 3

place d9

Palais d Arenberg.

Hôpital

^9 Place Fontainas

! tour élancée (1

la Maison du roi (autrefois ISroodthtiis), édifice bâti de 1514àl525,en

liiifiiliifi

La Maison du roi, a Bruxelles.

lo vaste quadrilatère de la Grand' Place est formé par les anciennes Maisons des corporations, dont l'ensemble architectural est d'un effet magnifique : ces maisons ont été rebâties au commencement du svai" siècle, peu après le de 1695: depuis, l'adn '-■-*--*

bombardemen nale

poursuivi la

complète. Parmi

Dame de la Chapelle dest^Icogl^a sur 1 oni] la( . m. iit li une ancienne chapelle Notre Danio de<; ^l 1 I 1 11 église ognale fondée en loOl,

ach i siècle

\ 1 I lanatomiste André Vesale les

poiim - 1 .^ . \ ;i tirley, Ph. de Champagne, Van der Mculr;.. C:.l;i l:.l li le sciilpteur Duquesnoy.

— BiBL. : Ilermoct V.'a.uteTs, Blst. politique, civile et monumentale de la ville de Bruxelles (Bruxelles, 1843-18451; Louis Hymans, Bruxelles à travers /ei<ig'es(Bruxelles, 1881).

BRUXELLIEN (bru-sé-li-in) n. et adj. Nom donné par les géologues belges à la partie inférieure de l'étage correspondant à notre lutétien. Lo bruxellien l'orme d'importantes couches de sables et de calcaires, qui seraient probablement contemporains du calcaire grossier de Paris.

Bruxellois, OISE {iru-sê-loa, a:'), personne née à Bruxelles ou qui habite cette ville. — Les Bruxellois.

— Adiecliv. Qui appartient à cette ville ou à ses habitants : 'Population bruxelloise.

BRUYAMMENT (ira-;f7-,i-'i ru. ' r f ,,, -,:,i„„l adv. D'une

■ l'-nn bruyante : Toussrr. ! ' ■ \MMr-;NT.

BRUYANT (tro-iai! on / A NIE :i ii. Qui fait du

„KLVANT. (Buff.) Il Qui ail.,.' ;'. l.u.,i,,,ai mit habituelle, mont du bruit : Des enfants bkl y.vms. il Accompagné ou rempli de bruit : Repas beutant. Bue bruyante.

— Fig. Eclatant et vain ; Succès bruyant.

— Fauconn. Vol bruyant, Vol delà colombe.

— Anton. Calme, paisible, silencieux, tranquille. BRUYANT {bru-ian ou brui-ian) n. m. Nom vulgaire du

bruant jaune. II Bruyant verdier. Nom vulgaire du bruant commun.

BRUYÈRE [hnii-èr', et, selon quelques-uns, brui-ièr — bas lat. brugaria; du celt. brug, buisson. On a proposé aussi, non sans fondement, lo verbe bruire, part. prés. bruyant; tout le monde connaît le bruissement très remarquable que produisent les fleurs de ces arbustes, lorsqu'ils

niî)

BHLYlillE

liKYO.NE

Nom vulgaire dos plantes ut ealtuna, do la famiUo des I formant des arbrisseaux ou

. Cor/ de hruyi'rr, Oiseau de la taillo d'un dindon, ^.i f^h-'i<!. <'t .|iin l'on trouve et tiro dans les .(!>i, I', iMiv. ,1 . tif hautes bruyères. C'est un

|ii" l'on a'pprochedifftcilomont,

I , ■ srs amours. V. coq.

. Ai:(iri.H,, -'IN' do laine d'Allemagne. ;•. h'ri't; lie bra^irre. V. partie oncycl. Il /'/an/(?5 l'iuulos liui uo réussissent bien quo dans la

terre de bruyère

— Encycl. Bot. On connaît environ rr.ç, ori^'iiiiiircs surtout de l'Afrique

.L" I t ■■ lii.i !"iit quelques-unes

de Iruyè'

«' à une corolle, .igriculture, la L-ro pour les ani-

&coparia, I à 3 mètres des balais, recherchée de bois et

vers et pour faire des balais destinés à battre les cocons.

— Arborio. et acric. Les bruyères exotiques, originaires du Cap, sont cultivées en serre froide et en pots, dans la terre dite « de bruyère «. Ces plantes redoutent la sécheresse, et non moins la présence du calcaire, soit dans le sol, soit dans les eaux d arrosage.

Nos espèces indigènes, qui sont très rustiques, croissent et se multiplient facilement, dans la terre de bruyère un

celle du

cation des pipes. Les bruyères indigènes, principalement la bruyère commune {calhaiavidgaris), couvrent une grande partie des terres incultes de rÈurope. surtout les terres sableuses ou argilo-sableuses. Elles abondent, en France, diiis 11', landes granitiques de la Bretagne, du Plateau I ' 'it[ il , lUi Morvan, du Forez, etc., oii on les emploie jHii 1 Li litière des animaux ou la préparation des com-

I I I I-i's terres à bruyères les moins pauvres et les

II ' ...i/.rs pi-Mvent être défrichées avec avantage, à

' 1^ ii>|i"rter du phosphate de chaux, puis de les

, H ment. Dans des conditions moins favo-

II II nter le reboisement avec le pin sylves-

II I pi 11 Il le pin maritime, suivant les régions.

— I1..J1II- J.'rre rfe ii-uyére. C'est un mélange, en projiurtiniis trfs variables, de sable et de débris organiques, prinripaiciiicnt des racines, des fragments de tiges, des Heurs, des feuilles de bruyère. Les jardiniers l'utilisent dans la culture d'un grand nombre de plantes.

Bruyère (Louis), ingénieur et architecte, né à Lyon en 1758, mort à Paris en 1831, eut la direction des travaux de Paris jusqu'en 1820. C'est sur ses plans quo furent exéeiites un ciiniinencés le canal de Saint-Maur, les iiiaril ■ 1 T iir ' ■, Saint-Honoré, des I' les abattoirs et l'en-

1 1 ' 1 a de lui : Eludes re-

t. des d'Epi-

Armes de Bruyê

• Hisloire. Bruyères, une des plu lennes localités de cette région, fut saccagée en 1342 par les troupes do l'cvêque de Metz, occupée par les Bourguignons en 1475 et prise par les Suédois en 1633. En 1745, 1775 et 1822, ello fut ravagée par l'incendie ; enfin, elle éprouva un tremblement de terre en 1757. — Patrie de l'abbé Georgel.

BruyÈRES-ET-MONTBÉRAULT , comm. de l'Aisne, arrond. et à 5 kilom. de Laou ; 944 hab. Louis le Gros accorda à ce village une charte da commune, en 1130. Eglise romane. Patrie d'Arsène Iloussaye.

Bruyn I::ii i! - 1. un 1,1 , peintre flamand, originaire d Anvers, 1 . , , ,io 1520 à 1560. On cite avec

éloge, liai 1. ,,;,, ,111s religieuses, les volets d'un

tableau .1:1 ,,i ,|, I - 1 ,. de Xanten, datés do 1532 : ces volets n•l,l,■^el, lent la \ ,en/e et l'Enfant, saint C^r.'un, saint Conslanlm et divers épisodes des lécendes de saint \ iclor, saint Silvestro et sainte Hélène. Comme portrai- 'if n' ,''''"'""-''<'™V de Bruyn a une grande affinité avec lliiliieiii. Ses portraits du bourgmestre Jean van Kyih

' ^1 '• de Berlin, et du nommé Browiller (1535),

1 ' ' '-"e.sontd'excellentsouvrages.LoLouvro

■ , • ,'■ i i,-'i '1,> ce maître.

Biu

BruyS, Bruis ou Brusius (Plorro de), hérislaruuo du XII* siècle, disciple d'Abélard. Il so mit & la tèto des bandes de manichéens chassés do l'Asie, et dévasta pendant vingt-cinq ans les provinces du midi de la France. Il fut brùTéon 1126, à Saint-Gilles on Languedoc. — Sa doctrine, analogue à colle des anabaptistes du xvi* siècle, fut combattue par Pierre le 'Vénérable, abbé do Cluny. Ses disciples, les pétroliutiena , so confondirent avec ceux do llenri do Lausanne.

Bnuz, comm. dlUe-et-Vilaino, arr. et à 10 kilom. de Rennes ; 3.503 hab. Ch. do f. Ouest. Fours à chaux, moulins. Le Manoir, ancionno maison do campagne dos évé- Îues do Rennes, fut habité par le jurisconsulte breton duUior. Aux environs de Bruz, buttes do Pont-Péan, ancienne mine do plomb argentifère, exploitée do 1730 à 1797 ; le château clo Cicé et de Blossac, près du confluent de la Vilaine et du Meu.

BRY ou BRYON n. m. Nom donné, dans la Charente-Infériouro, à l'argile compacte, do couleur blanchâtre, qu'on emploie pour construire des digues.

Bry (Jean-Théodore de), dessinateur et graveur flamand, né à. Strasbourg en 1561, mort à Oppenheim en 1623. Il fut élève do son pèro Théodore de Bry (né à Liège en 1528, mort à Francfort-sur-Io-Mein en 1598). Jean-Théodore a exécuté un erand nombre d'estampes, d'un dessin correct et d'une exécution très fine. Los plus remarquables sont : le Triomphe de liacclms, d'après Jules Romain ; le Triomphe de ta Mort ; le Triomphe de Jésus- Christ et une Marche de soldats, d'après 10 Titien ; les Noces d'Isaac et de Rébecca (pièce en forme do frise), d'après Baldassare, Peruzzi ; etc.

Bry (Jean-Antomo de), homme politique français, né à Vervins en 1760, mort en 1834. Avocat, il fut élu député du département de l'Aisne à l'Assemblée législative, où il se fit remarquer par l'exaltation de ses propositions. Réélu à

, Convention, il entra, en 1795, au Comité do salut public, conseil dos Cinq-Cents, il fut ministre

Nommé membre <

llands, et Arcadie le théâtre d'Amccës, notamment ;

per au guet-apens de rAutriehe contre les envoyé Républiijue. Au 18 brumaire, il se rangea parmi les partisans de Bonaparte, fut préfet de l'Empire ; mais, bien qu'il eût arboré la cocarde blanche à la rentrée des Bourbons, il fut envoyé en exil comme régicide en 1814, et y resta jusqu'en 1830. Il revint alors en France, et mourut dans l'obscurité. Il laissa quelques écrits; entre autres, un Essai sur l'éducation nationale (1100), et uaEloge funèbre de Mirabeau (1791).

BRYACÉES n. f. pi. Famille de mousses ayant pour type le genre bryon et qui vivent sur la terre et les rochers. — Une Bi ^

Bryan ou Bryant (Michel), biographe anglais, né en 1757 à Newcastle, mort en 1821. On lui doit un Dictionnaire bwf^raphique et critique des peintres et des graveurs (1816), fruit de longues années de recherches.

Bryant (Jacob), antiquaire anglais, né à Plymouth en 1715, mort en 1804, fut précepteur et secrétaire du comte de Marlborough. Ses principaux ouvrages sont : Nouveau système ou Analyse de la mythologie ancienne (1774-1776): Observations et recherches sur différentes parties de l'histoire ancienne (1767); Traité sur la vérité du christianisme (1795), et Dissertation sur la guerre de Troie (1790), oi il avance que Troie n'a jamais existé.

Bryant (William Cullen), poète et littérateur américain, né à Cummington (Massachusetts) en 1794, mort en 1878. Il abandonna le barreau en 1825 pour s'adonner à la poésie, collabora à diverses revues, et lit à trois reprises des voyages en Europe, notamment en France. Parmi ses œuvres poétiques, nous citerons ses beaux poèmes ; Thanalopsis (1810) : les Ages (1821), et les pièces délicieuses intitulées : lis /' I , , 1 Uuinne de la cité, le Champ de bataille, Il 1 1 1 I lui doit aussi des nouvelles, des écrits]": . imarquables récits de ses voyages:/-!,/, ,,,' en Europe et en Amérique {lia).

On remarnuc .:ui luui, dans les poésies de Bryant, un style élégant et pur, dont la concision et la vigueur n'excluent pas lagrâce ; une grande délicatesse d'invention ; beaucoup de dignité et d'élévation dans la pensée ; enfin, une philosophie douce et profondément religieuse. — Son frère, John Howard Bryant, né en 1807 à Cummington (Massachusetts), s'adonna aux sciences et à la poésie. Une de ses pièces les plus populaires a pour titre Alon village natal,

BRYANTHE (du gr. bruein, croître er abondance, et anthos, fleur) n. m. Genrt d'éricacées, tribu des rhodoréos-rhododendrées, renfermant une espèce qu est un sous-arbrisseau couché, toujc vert, originaire du Kamtchatka.

çsélaphic termes oi

répandu

BRYAXIS (xi'ss — n. pr. en gr.) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des " hidés, renfermant de minuscules ordinairement rouges et roiissâ-

,ns les lieux humides. (On

1 cent espèces de bryaxis, Bryaxii (gr. 9 fois).

tout le globe, et cinquante Europe. Une des plus communes en France est le bryaxis sangumea.)

Bryaxis, sculpteur grec, qui vivait vers 380 av. J.-C, fut l'un des artistes chargés par Artémise, reine de Carie, de construire le fameux tombeau de Mausole, une des sept merveilles du monde, que de belles fouilles ont mise au jour. Bryaxis fut, avec Léocharôs, un des meUleurs sculpteurs de "l'époque de Scopas.

BryCE (James), homme politique et écrivain anglais, né à Belfast en 1838. Il débuta au barreau en 1867 et occupa, avec distinction, la chairo do droit civil do l'université d'Oxford, do 1870 à 1893. Membre do la Chambre des communes pour Tower-Hamletts, do 1880 à 1885, il fut depuis 1885, constamment réélu par Aberdeen. Libéral avancé, partisan du home-rule et de la réorganisation complète do la Chambre des lords, J. Bryce fit partie du cabinet de 1892, comme chancelier du duclié de Lancastre, devint président du Board oftrade en 1894 et démissionna avec le ministère Rosebery en 1895. Ecrivain distingué, il est surtout connu par une œuvre historique importante,

Ihe ffoly Jloman Empire (I8C4) ; et par une élude des institutions américaine» Ihe American Commonweallh (\iM), qui a soulevé d'âpres polémiqncii aux Etat»-Unis. Voyageur, Bryce a donné le récit do «os impressions et le résultat do ses observations dans diverses rovncs et dans Transcuucatia and Ararat (1878); Alanitoba, iti infanry, growth and présent condition (1888); South Africa (1897J. On peut encore citer de lui un travail parlementaire considérable : lleport on the condition of éducation m Ijincashire.

BRYCBIE (kl) ou BRYCHIUB (Ai-uM — du gr. brukhiot, submergé) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des haliplidés, renfermant de petites formes aquatiques à corps en ovalo allongé, do coloration jaune pâle.

— E.NCYCL. Les brychies , dont on connaît quatre espèces, une de Califor-

eaux courantes, nagent mal, et so tiennent ordinairement accrochés le long des berges. Citons le brychiut elecatus, qu'on trouve aux environs do Paris.

Br'YDGES (sir Samuel Egerton), écrivain anglais, né à Wootton, dans le comté de Kent, en 17S«, mort i Genève en 1837. Il revendiqua sans succès la baronnie de Chandos, siégea à la Chambre des communes, de 1812 â 1818, puis se retira en Suisse, où il termina sa vie. Sir Egerton a beaucoup écrit ; ses ouvrages les plus importants sont : Sonpoèmes (ngs) ; la Censure

Br;chle (gr. C folj).

'ïtinent ; Lettres gur l'étranger; Stemmata illustria, prxcipue regia ; Autobiographie (1834). On lui doit aussi un grand nombre de poèmes, de romans, d'on%rages sur la politique et l'économie politique, etc. Sir Egerton fut un écrivain d'un mérite incontestable ; mais ses qualités ont souvent été étoulTées par son orgueil, son ambition et surtout l'excentricité et la mobilité de ses idées.

BRYE (bri) a. t. Genre de légumineuses papilionacéeshédysarces, renfermanldcs arbustes ou des arbrisseaux des Antilles et du Nicaragua. Syn. hirtelle, et bryon.

BR'YENNE (Nicéphore), appartenait à une famille do Constantinople, connue depuis le ix' siècle, et dont les membres ont joué un rôle important au xi* siècle. Célèbre par sa bravoure et ses talents militaires, il faillit, en 1075, être associé au trône par l'empereur Michel VII (Ducas), qui se contenta de le nommer duc de Bulgarie. En 1077, mécontent, il prit la pourpre â Dyrrachium et marcha sur Constantinople. Le succès d'un autre usurpateur, Nicéphore Botoniate, ruina ses espérances (1078). Battu et fait prisonnier, il eut les yeux crevés (1080).

BryENNE (Nicéphore), historien byzantin, fils du précédent. Né en 1062, il épousa Anne Comnène, fille de l'empereur Alexis I", et reçut les titres do césar et de panhypersébaste, qu'il mérita par ses services L'ambition de sa femme et de sa belle-mère Irène essaya de lui assurer la succession d'Alexis au détriment de Jean, l'héritier légitime ; et, en effet, à la mort d'Alexis, l'ambitieuse Anne Comnène tenta de l'entraîner dans un complot contre le nouvel empereur (1118); mais Bryenne ne fit rien, et, après un court exil, obtint son pardon. B mourut en 1137. Il a laissé une histoire de son temps, qui va de 1070 à 1079. Publiée dans la • Byzantine • de Bonn, elle est pleine de renseignements précieux dus à la situation de l'autour, mais trop favorable â la famille des Comnènos.

Br'YNE (Albert), l'un des compositeurs de musique les plus distingués de l'Angleterre, mort en 1670. Il devint organiste de la cathédrale de Saint-Paul à Londres, puis remplit les mêmes fonctions à l'abbaye de Westminster, où à sa mort il fut inhumé. Il a laissé do nombreuses œuvres de musique religieuse fort estimées. . .'estuaire du Se-

.750 hab. Usine sidérurgique.

BRYOBION (du gr. bruon, mousse, et bios, vie) n. m. Genre d'orchidacées. comprenant une seule espèce, qui est une petite herbe croissant aux Antilles.

BRYOCHARIS (ka-riss — du gr. bruon, mousse, et Mairein, se réjouir) n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, famille des tachyporidés, renfermant do petits staphylins vivant sous les mousses. Six espèces de 4rvocharis habitent l'Europe, parmi lesquelles tme des plus

BRYODE (de bryon, çenre de mousse) n. f. Gei scrofulariacées, ne renlermant uu'une espèce, qui e petite plante herbacée de l'île Maurice.

BRYOIDES (de bryon, et du gr. eidos, aspect) n.

Bot. Syn

BRYOÏDINE (du gr. bruon, mousse) n. f. Nom donné â l'une des substances cristollisablcs extraites de la résine de l'arbre â brai.

BRYOLOGIE (du gr. bruon, mousse, et logos, discours) n. f. Partie de la botanique qui traite des mousses.

BRYOLOGIQUE adj. Qui a rapport à la bryologie.

BRYOLOGISTE {jisst') n. Celui ou celle qui étudie les mousses.

BRYOMORPBE (du gr. bruon, mousse, et morphè, formel n. m. Genre de composécs-inuloïdées, renfermant une espèce qui est une herbe vivace de l'Afrique australe.

BRYON ou BRYUM (om' — du gr. bruon, mousse) n. m. Genre do mousses, type de la famille des bryacées, comprenant des plantes vivaces disséminées sur toute la surl'ace du globe et formant sur le sol des gazons plus ou moins toutfus. n On dit aussi bry, brye, et brion.

BRYONE (du gr. bruônè, même sons) n. f. Genre de cucurbitacées, renfermant une douzaine d'espèces répandues sur toutes les parties tempérées et chaudes de l'ancien monde. Plus do trente, dont doux indigènes, sont cultivées dans les jardins européens.

— Encycl. Les bryones sont des plantes herbacées, annuelles, volubiles, glabres ou rugueuses, à rhizome tubéreux, à racine vivace. La bryone dioigue est une plante vivace. grimpante, à fleurs d'un blanc sale, à fruits jaunes, rouges ou noirs, que l'on trouve le long des haies, dans les sols profonds et incultes. Ses feuilles

BRYONINE

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