BRUTE
de Hollande (1787), et il était regardé, au début de la Révolution, comme un des meilleurs généraux de l'Europe. Quand la coalition fut formée contre la France, on le nomma généralissime des armées alliées, et il fit précéder son invasion en France du trop célèbre manifeste qui
25 juillet 1792). Il s'empara de Longwy et Verdt il fut battu à Valmy par Dumouriez et Kellermann, obligé de battre en retraite et d'évacuer la France avec son armée , diminuée par les maladies et les engagements journaliers. Il conserva son commandement pendant la campagne do 1793 ; mais, à la suite de dissentiments avec le général "Wurmser, il donna sa démission en 1794, et ne s'occupa plus que de l'administration de son duché. Il reprit les
prussiennes. Il perdit les deux yeux à la bataille d'Ai tœdt, et il mourut, peu de temps après, des suites de sa blessure, près d'Altona. Il avait encore pu apprendre que Napoléon avait décrété que « la maison de Brunswick avait cessé de régner ». Il avait plusieurs frères, qui se sont distingués à des titres divers. C'étaient le duc de : Bruns- ■wiok-'Wolfenbuttel-Oels (1740-18O5), qui, adonné aux lettres et membre de l'académie de Berlin, écrivit des pièces de théâtre en allemand et en français, représentées à Berlin et à Saint-Pétersbourg ; un Discours sur les grands hommes; une Histoire d'Alexandre le Grand, et une traduction italienne de la Grandeur et Décadence des Romains de Montesquieu ; — Guillaume-Adolphe de Bruns'wîck (1745-1771), lequel, également membre de l'académie de Berlin, laissa une traduction de Saltuste et un Discours sur ta guerre; — Léopold, prince de Brims'wick (1752- 1785), général prussien, qui prit part à la guerre de succession de Bavière et se fit remarquer par sa philanthropie et des actes de dévouement. [Il mourut à Francfort^sur-l'Oder, lors d'une inondation, en arrachant des victimes à la mort] ;
Guillaume-Frédéric, duc de Bruns'wick (1771-1815I, quatrième fils du duc Ferdinand, qui ne put prendre possession de ses Etats à la mort de son père en 1806, et en fut
Allemagne, puis passa en Angleterre et en Portugal. Réintégré dans son duché, il prit part aux invasions de 1814-1815, et fut tué aux Quatre-Bras (1815)];
Charles -Frédéric -Auguste -Guillaume , duc de Bruns-wiok.(i304-i873), filsdu précédent, et qui futle plus détestable des souverains du Brunswick, ne reconnaissant d'autre loi que la satisfaction de ses passions. [Chassé de son pays par ses sujets révoltés (1830), il se réfugia à Londres et à Paris, y mena une vie scandaleuse et commit toutes les excentricités possibles. En 1845, lui et le prince Louis Bonaparte signèrent un traité par lequel ils s'engageaient à s aider mutuellement, l'un à reprendre le trône de Brunswick, l'autre à occuper celui de France. Très riche, il légua toute sa fortune à la ville de Genève (environ 65 millions), à charge pour elle de lui élever un monument, copié sur celui des Scaliger à 'Vérone. Il avait eu à Londres une fille naturelle, qui épousa plus tard le comte de Civry] ;
Auguste - Louis - Maximilien - Frédéric-Guillaume de Bruns'wick (I8O6-I884), frère du précédent, qui, d'abord au service de la Prusse, fut nommé duc régnant quand le conseil des agnats de la famille ducale eut déclaré son frère incapable de régner (1S31). [Prince libéral et éclairé, il gouverna constitutionnellement le pays et sut résister à la réaction féodale qui s'empara de l'Allemagne après 1848. Le prince Albert de Prusse lui succéda comme régent du duché en 1885.]
— Bibliogr. : Lambrecht, dos Berzogtum Braunschmeig (Wolfenbûttel, 1863); Otto von Heimann, Geschichte von Braunschweig und ffannover (m n Gesch. der europ. Staaten, » I, 1884); Ad.KScher, Gesch. von Braunschweig und Hannover, l64S-ni 4 (Leipzig, 1884); Urkendenbuch zur Geschichte der Herzôge von Braunschweig und Lûneburq und ihrer Lande (1859-1883); A. Chuquet, la Retraite de Brunswick (Paris, 1887) ; Leibniz, Scriptores rerum brunswicensium ; Briickner, die Famille Braunschweig in Russland im xviii" lahrhundert.
Bruns'wick (manifeste dk), nom donné au manifeste adressé par le duc Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick à la France, au nom des puissances coalisées (25 juiU. 17.92). Signé à Coblentz par le duc, ce manifeste avait
Eour véritable auteur le marquis de Limon, et menaçait 1 France, et surtout Paris, d'une extermination générale si Louis X'VI n'était pas rétabli dans la plénitude de son pouvoir. Cette pièce insolente irrita les Parisiens et l'Assemblée législative ; elle provoqua le mouvement qui aboutit à la chute de la royauté (18 aoiit).
BRUNS'WICK (Léon-Lévy, dit Lhérie, connu dans le monde littéraire sous le nom Je), auteur dramatique français, né à Paris en 1805, mort au Havre en 1859. Il écrivit, sous la Restauration, dans diverses feuilles littéraires, puis s'adonna définitivement au théâtre. Son grand art était de savoir tourner un couplet. Collaborateur de Barthélémy. Dartois, Dumersan, Vanderburch, etc., il a été surtout celui .II» .1p I,.>Mv.»n, son ami. Brunswick a é.-.rit un
grand noniir ]...,ii,,s , l'opéras, et nul. Scribe excepté,
n'a mi'-ir. , . i, nuditions d'un genre qui a ses
difficultr- 1 ' liurs, nous citerons : /e /"osd'i-
lon de L'ii i-. ir Brasseur de Preston im»)- le
Panier /lnur, i isja, ; a- hoi dïvetot (1842) ; le Roi des Halles (1853); la Prumise (is54). Outre un nombre considérable de vaudevilles, Brunswick a fait jouer d'amusantes comépolitiques, toutes dirigées contre les républicains, est la Foire aux idées, avec de
BrunsWICKOIS, OISE (l,reun-svi-ko-a, o;"). personne née dans le Brunswick, ou qui habite cette contrée. — Les Brdnswickois.
— Adjectiv. Qui appartient au Brunswick ou à ses habitants : Population liUDNswicKoiSE.
BRUNSVIGIE (de Brunswick, n. pr.) n. f. Genre d'amaryllidacées, renfermant des plantes herbacées du cap de Bonne-Espérance.
BruNTAL, ville d'Autriche. V. Feeudenthal.
Brunus ou Brun (Conrad), jurisconsulte allemand, né ù Kirchen (Wurtemberg) vers 1491, mort à Munich en 1563. Il reçut de Charles-Quint la mission de rédiger avec
Conrad 'Visch les règlements de la chambre impériale d'Augsbourg, et assista aux diètes de Spire, de Ratisbonne et de Worms. Ses principaux ouvrages sont : De legationibus (1548); De hxreticis {Kis); De seditionibus {li'M) ; etc.
Brhsati (Tipaido), héros italien du xiv" siècle. Chef des guelfes de Brescia, il se distingua par sa haine indomptable contre l'autocratie impériale que la clémence de l'empereur Henri 'VII ne put fléchir. Rappelé par lui à Brescia, il souleva aussitôt la ville. L'empereur, l'ayant fait prisonnier en 1311, le fit tirer à quatre chevaux sous les murs de Brescia, et il mourut en conjurant ses concitoyens de ne pas se rendre.
BRUSC n. m. Bot. Syn. de fragon {ruscus). 11 On dit aussi
BrusCAMBILLE, nom de théâtre d'un comédien de l'hôtel de Bourgogne, dont le vrai nom était Deslau- RiERS, et qui succéda à Gautier Garguille. Ses saillies ont été publiées un grand nombre de fois, sous les titres de : Fantaisies, Paradoxes, Prologues facétieux, Plaisantes imaginations, etc. Ces dévergondages d'esprit sont souvent des satires, politiques ou autres, ne manquant ni de verve ni de traits comiques ; mais ils sont graveleux et remplis de trivialités. A vrai dire, tout ce qui a été publié sous le nom de BruscambiUe n'appartient pas à Deslauriers. Son nom était devenu typique, et chacun s'en servait à son gré.
BRUSHITE Ibru-chil' — do Brush, n. d'un minéralogiste américain) n. f. Phosphate hydraté naturel de chaux, que l'on trouve disposé en concrétions dans les gisements de guano.
BRUSQUE ('irusiA'— ital. brmco, âpre, rude) adj. Rude et prompt : ^omme brusque. Caractère, RépliqueBRVsqvE.
— Par ext. Soudain, précipité et inattendu : Un départ brusque. Une brusque apparition.
— Anton. Compassé, doux, negmatique, lent, méthodique, posé, patient.
Brusque, comm. de l'Aveyron, arr. et à 37 kilom. de Saint-Alïrique, sur le Dourdon de Vabres ; 1.246 hab. Mines de plomb argentifère ; commerce de fromages de Roquefort.
BRUSQUEMBILLE (liru-skan, et II mil. — du n. du comédien BruscambiUe) n. f. Jeu de cartes qui se joue à deux, trois, quatre ou cinq personnes. 11 Nom donné aux dix et aux as dans le même jeu.
— Encycl. a ce jeu, si les joueurs sont en nombre pair, on se sert d'un jeu de piquet ; s'ils sont en nombre impair, on retire deux sept, rouge et noir. A quatre, les joueurs peuvent s'associer deux contre deux et se communiquer leurs jeux. Les brusquembiths, as et dix, sont les cartes principales ; l'as l'emporte sur le dix. Le sort désigne le donneur qui distribue trois cartes à chacun ; la dernière des trois qu'il garde est l'atout. Le premier joue une carte quelconque ; les autres répondent par une carte de même couleur ; ils jouent un atout ou une autre carte s'ils n'ont pas la couleur. Quand un joueur fait une levée, il prend une carte au talon, les autres l'imitent. On continue jusqu'à épuisement du talon, puis on joue celles que l'on a à la main. A la fin du coup, chacun compte les points de ses levées et y joint ceux de ses brusquembilles.
L'as vaut onze points et se paye deux jetons ; le dix le nombre qu'il représente et se paye un jeton ; le roi quatre points ; la dame trois ; le valet deux. Si l'un des as est coupé, celui qui l'a placé paye deux jetons à chacun. Le gagnant est celui qui a le plus grand nombre de points.
BRUSQUEMENT (bru-ske) adv. Avec rudesse : Traiter oue/^ii 'un brusquement. 11 D'une façon soudaine, imprévue: Sortir brusquement. 11 D'une manière raide, abrupte, escarpée : Au fond du ravin, la montagne relève brusquement sa paroi verticale. (H. Taine.)
— Anton. Doucement, graduellement, lentement, patiemment, petit à petit, posément.
BRUSQUER (bru-ské) V. a. Traiter d'une manière brusque : Pour bien commander, il n'est pas nécessaire de brusquer son monde.
— Par ext. Hâter, précipiter : Brusquer un voyage, une affaire.
— Brusquer l'aventure. Prendre brusquement son parti. 11 Brusquer la fortune, La poursuivre par des moyens hasardeux. H Brusquer utie place de guerre, une position. Essayer de la prendre par un coup de main, n Brusquer le dénouement. Amener de manière brusque le dénouement d'une pièce de théâtre, et, généralement, la solution d'une aflTaire.
— Art culin. Brusquer une volaille, La passer à la flamme, après l'avoir plumée.
— Jeux. Brusquer les dés. Les jeter brusquement.
— Mar. Brusquer un navire. Le chauffer pour le caréner. BRUSQUERIE {bru-ske-ri) n. f. Caractère de ce qui est
parole brusque : Nos brusqueries peuvent rebuter nos meilleurs amis.
— Fig. : Le Dante a des brusqueries de style qui produisent de grands effets. (Rivarol.)
— Anton. Affabilité, aménité, douceur, patience. BRUSQUET, ETTE {bru-ské, et) adj. Un peu brusque.
Brusquet (bru-ské). nom d'un personnage proverbial dont le chien fut mangé des loups la première fois qu'il alla au bois.
— n. m. Nom que l'on donne fréquemment à des chiens de petite taille : Un insignifiant brusquet.
— Prov. : 11 est aussi chanceux que le chien à Brusquet, Il n'a pas de chance du tout. 11 Abrusquln, brusquet, A qui est brusque, on répond brusquement.
Brusquet (Jean-Antoine Lombart, dit), bouffon de cour, né en Provence vers 1520, mort en 1563. Il était chirurgien et allait être pendu par ordre du connétable de Montmorency pour avoir donné de mauvaises drogues à ses soldats, lorsqu'il fut sauvé par le dauphin, depuis Henri III, qui le prit pour valet de chambre. Il succéda à Triboulet comme fou du roi François I*^ et conserva cet emploi sous Henri II, François II et Charles IX. Brusquet, avec sa souplesse méridionale, ses saillies, ses quolibets, ses espiègleries de singe ou d'écolier, son jargon mi-français, mi-provençal, sa verve intarissable, amusait fort la cour et le roi, et il réussit à obtenir la place lucrative de
maître de la poste aux chevaux de Paris. Dénoncé comme huguenot en 1562, il eut sa maison pillée, et dut se réfugier chez la duchesse de Valentinois, où il mourut l'année
BRUSSAROLE n. f. Agric. Maladie du pastel.
BrussEL (Nicolas), auditeur des comptes, historien et philologue, mort en 1750. Son principal ouvrage est le Nouvel examen de l'usage général d'S fiefs en France, remarquable étude sur les institutions féodales, encore utile aujourd'hui, au moins comme recueil de textes ( 1727). — Son neveu, Pierre Brussel, mort vers 1781, a écrit une i'«i(e du Virgile travesti (1767), et \a. Promenade de deux Parisiens, récit de voyage en Italie (1768).
BRUSSEQUIN (bru, skin) ou BROISSEQUIN (broa, skin) n. m. Tissu de laine, du genre des draps, et fait de fil et de petites laines de qualité médiocre. Il y avait des brussequins unis ou ondes, marbrés, etc. On en fit usage surtout au XIV» siècle, et ils se fabriquaient en Chanmafne et en Flandre. ^ °
BRUSSOLES n. f. pi. Filets, rouelles, etc., accommodés en farces ou en ragoûts.
Brusthem, bourg de Belgique (prov.
arrond. admin. et judic. »' "
tour bâtie en un par les comtes de Looz. En 1467, victoire de Charles le Téméraire sur les Liégeois.
BRUT (brut'), BRUTE (l^t. brutus, lourd, pesant, stupide) adj. Informe, grossier :"/)« ^ous les quadrupèdes, l'ours narait être l'animal le plus BRV7. (Buff.}
— Non ouvré, ou incomplètement travaillé ; inachevé, en parlant d'un ouvrage manuel : Matière brute. Statue brute. Un diamant brut n'est pas transparent. (A. Karr.)
— Fig. Sans éducation, sans culture, sans politesse : L'éducation embellit et cultive un fonds encore brut. (Mass.)
Il Bestial, inintelligent, machinal : La force brute. 11 En parlant des ouvrages d'esprit : Jl g a beaucoup de pierres brutes dans le bâtiment bâti par Homère. CVolt.)
— Comm. et fin. Dont on n'a rien défalqué : Produit brut. Recette brute. 11 Poids brut. Poids dont on n'a nas défalqué celui de l'emballage. ^
— Hist. nat. Inorganique et irrégulier : Corps brut. — Mar. Patente brute. Par opposition à patente nette.
1 navire a touché
— Substant. Nature de ce qui est brut, inorganique et irrégulier : Il se trouve des minéraux mi-partis aorganique et de brut. (Buff.) 11 Etat, nature de ce qui n'a subi
fin. Sans défalcation de frais ou de poids : Affaire qui produit brut un demi-million. Ballot qui pèse brut SOO kilogrammes.
— Anton. Œuvré, travaillé, dégrossi, affiné, poli.
Brut (roman de), poème en vers de huit syllabes, composé par Robert 'Wace, d'après une chronique légendaire bretonne traduite en latin par Geofl'roy-Arthur de Monmouth, bénédictin gallois. Dans le texte original, c'est un des plus curieux monuments de la vieille poésie française. Il a pour héros un fabuleux Brutus, descendant d'Enée, qui devient la souche de la race bretonne, fonde la ville do Londres, après avoir détruit les géants qui infestaient la Grande-Bretagne, et est l'ancêtre du célèbre Anus, roi des Bretons au vi« siècle. C'est du Roman de Brut que sont tirés tous les poèmes dits « de la Table ronde »: le Roi Arthur, l'Enchanteur Merlin, le Saint-Graal, Lancelot du lac, Tristan le Léonnois, Perceval le Gallois, etc. Ces grands poèmes n'en sont que des épisodes développés. La vogue de l'œuvre de Robert Wace fut immense ; on la lisait publiquement à la cour des rois normands, qui la jugeaient très propre à exciter l'enthousiasme dans l'âme des guerriers. De son apparition data une véritable révolution dans la composition des chansons de geste : il substitua l'élément romanesque à l'élément guerrier, le merveilleux au surnaturel, et surtout donna à la femme le rôle le plus beau et le plus important.
BRUTAGE n. m. Dégrossissage du diamant, opération qu'on appelle aussi ébauche ou ébrutage.
BRUTAL, ALE, AUX (lat. brulalis) adj . Propre à la brute ; qui tient de la brute : Appétits brutaux. 11 Grossier, emporté : Charretier brutal.
— Rude, âpre, en parlant des objets matériels : Un coup BRUTAL. Il Qui n'est pas adouci ou ménagé, qui n'est pas amené par des transitions : Un réalisme brutal. Des tons d'une crudité brutale, h "Violent et irrésistible : Il n'y a rien de si brutal qu'un fait. (Ste-Beuve.) Il Matériel, inintelligent : Si la force morale disparaît tout à fait, la force brutale régnera tout à fait. (L. Veuillot.)
— Substantiv. Personne brutale : La valeur seule ne fait que des brutaux, la raison fait les braves. (Fleury.)
— n. m. Autrefois, brute, animal inintelligent :
Sauve-moi des lions, sauve-moi des licornes,
Et de tous les brutaux pleins de rage et d'erreur.
— Fam. et pop. Canon : Bire à ta gueule du brutal.
— Anton. Civil, civilisé, galant, honnête, poli, doux, etc. BRUTALEMENTadv. D'une façon brutale. 11 Avecdureté,
d'une manière rude ou grossière.
BRUTALISER v. a. Traiter brutalement : Il ne faut jamais brutaliser les enfants.
— Abrutir, rendre pareil à la brute : Ces appétits du sang, celte vue de chairs palpitantes, sont faits pour brutaliser et pour férociser les instincts du cœur. (Lamartine.)
BRUTALITÉ n. f. Caractère brutal, caractère de ce qui est brutal : La brutalité est une disposition à la colère et à la grossièreté. (Vauven.) I! Passion nrutale : Dieu tendit, dans la beauté de Judith, un piège imprévu et inévitable à l'aveugle brutalité d'Holopherne. (Boss.) Il Action ou parole brutale : Essuyer les brutalités de quelqu'un.
— Anton. Aménité, douceur, civilité, politesse, etc. BRUTE (du lat. brutus, lourd) n. f. Animal dépourvu do
raison : L'instinct tient lieu de raison aux brutes.
— Par anal. Homme dépourvu de bon sens et de raison : L'ignorant est une brute à face d'homme. (L.-J. Larcher.)
— Adjectiv. : Bête brute. Animal dépourvu de raison. Il Par ext. Homme stupide et grossier.
— Syn. Brute, animal, bête. V. animal.
MULTE-BONM-: