‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 386 sur 956 · V. CHIEN, et CYON · texte numérisé non relu

V. CHIEN, et CYON

BuAT-NANÇAY (Louis-Gabriel, comte nn), historien et diplomate français, né à Tortisambert (Normandie) en 1731, mort à Nançay (Berry) en 1787. Il attira l'attention du chevalier Folard, qui acheva son éducation. Après avoir été ministre de France à Dresde et à Ratisbonne, il abandonna la carrière diplomatique, en 1776. Ses principaux ouvrages sont : les Origines ou l'Ancien Gouvernement de

7iomie sociale (1773); Maximes du gouvernement monarchiquè (1778), et diJfcronts écrits historiques et

BUBACENE, province de l'Asie ancienne, formant la partie sud-est de la Bactriane, comprise actuellement dans la Boulcharie.

BUBALE ou BUBALIS {liss — du lat. bubalus. même sens) n. m. Genre d'antilopes, renfermant de grandes formes à cornes en courbure bas, à tête très longue, habitant l'Afrique.

— En-cycl. Les bubales sont remarquables par l'allongement do leur face étroite, où les yeux sont placés sous la

racine des cornes. Les six ou sept espèces connues ont une distribution géographique très nette : bubalis boselaphus (sud du Maroc, Sud-Oranais); bubalis major, du Sénégal a l'Arabie ; bubalis Swaynei (région des Somalis) [sous-genre alcelaphus] ; bubalis caama (cap de Bonne-Espérance) ; etc.

BUBALINÉS (rad. bubalus, nom scientifique du buffle) n. m. pi. Groupe de mammifères artiodactyles, de la tribu des bovines, renfermant les genres probubalus ou anoa et hemibos, buffle (ou bubalus), amphibos. Ce dernier, fossile dans les monts Siwalik (Inde), est intermédiaire entre les buffles et les bœufs de l'Inde. (Pour la question des origines, voir le mot bœuf.) h On entend aussi par bcbali- NÉs une division de la tribu des antilopinés, renfermant les genres bubalis et damaliscus. — Un bcbalisé.

BUBALOCÉPHALE (du gr. boubalos, bubale, et képhalè, tête) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, tribu des hypérinés, renfermant deux espèces propres à l'Espagne et voisines des phytonomus. (Le bubalocephalus rotundicollis , d'Andalousie, est le type de ces charançons.)

BUBALUS (luss) n. m. Genre de bovi-

le développement c

BUBAS (bass — du gr. bous, bœuf) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, renfermant des bousiers noirs, sanS^écusson, dont les Bubas (gr. nat.). mâles ont la tête ornée de deux cornes. Les deux espèces de bubas {bubas bison, et bubas bubalus) se trouvent dans le midi de la France.

BUBASTIS, ville du delta d'Egypte (en égypt. Poubas-

tît [la maison de Bastit]) [v. Bast", déesse à tête de chatte).

Fondée sur la rive occidentale de la branche Pélusiaque du

préhistoriques :

par les grands souve-

s de la IV' dynastie, Khéops et Khéphrên. Elle devint,

; le xxiii' siècle, l'une des capitales des Hyksos, et Y

plus tard à l'Egypte l'une de ses dynasties, la XXII» (Bubastite), qui eut pour chef le Sheshonk, lequel prit Jérusalem (vers 925) : les successeurs du Sheshonk la décorèrent magnifiquement, et elle se tnaintint prospère jusqu'au jour où la fondation de Naucratis, puis d'Alexandrie, détourna sur le grand bras occidental du Nil une partie du commerce qui s'écoulait d'abord par le bras oriental. Hérodote, qui la visita au milieu du v siècle, décrit son temple comme l'un des plus élégants qu'il y eût en Egypte. Elle déchut lentement après la conquête romaine, devint, à l'époque byzantine, le siège d'un évêché, puis s'éteignit misérablement, dans les premiers siècles de la domination arabe. Ses ruines portent le nom de Tell-Bastah, dérivé du nom ancien de la ville. Elles étaient très considérables au commencement du siècle, mais elles disparaissent de jour en jour, devant les progrès de la culture. Naville les a fouillées, de 1887 à 1889, pour le comft&àeYEgypt Exploration Fund, et il y a découvert les restes du temple décrit par Hérodote.

BUBE (bas lat. buba; du gr. bouUn) n. f. Pustule, bouton, ampoule qui vient sur la peau.

BuBE (Adolphe), poète allemand, né et mort à Gotha (1802-1873), devint secrétaire des archives de Gotha (1834), puis directeur du cabinet des Arts (1842). Bube a donné : Poésies (1824) ; Poésies nouvelles (1840) ; Tableaux de la norure (1848); Romances et ballades [ISbO) : Contes de Thuringe (1837); etc. Ses œuvres sont surtout remarquables par la grâce naïve et parla pureté du sentiment moral.

BUBELÉ, ÉE adj. Couvert de pustules ou d'excroissances de la forme des pustules ; Nez bubelé.

BUBELETTE {léf) n. f. Petite bube, petite pustule : Ce double bossu, avec son nez aviné, tout fleureté de bube- LETTES. (Th. Gaut.)

BUBENBERG (Adrien de), avoyer, c'est-à-dire premier magistrat de Berne, né à Spiez en 1414, mort à Berne en 1479. 11 passa une partie de sa jeunesse à la cour de Philippe le Bon, ce qui explique ses sympathies pour l'alliance bourguignonne. Il contribua, cependant, à défendre Morat contre 1 armée de Charles le Téméraire. Mais, ensuite, il alla trouver le roi de France, en 1477, pour le dissuader de conquérir la Franche-Comté. Il fut fort mal reçu et obligé de s'enfuir, déguisé en ménétrier. Il dirigea, l'année suivante, une campagne eu Italie, et mourut peu après.

BUBENDORF, village de Suisse, cant. de Bâle-Campagne ; 1.430 hab. Bains fréquentés et ruines du château de Spitzburg. Aux environs, château de Wildenstein.

BuBLITZ, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Poniéranie]); 4.700 hab. Fabrique^de drapset d'étofl'es de laiue. — Pop. du district de Bublitz : 20.300 hab.

BUBNA-LITTITZ (Ferdinand, comte de), feld-maréchal autrichien, né à Zamersk (Bohême) en 1772, mort à Milan en 1825. Il fit la campagne de 1788 contre les Turcs, puis celles de la Révolution contre la France, fut président du conseil aulique en 1805, gagna le haut grade de feldmaréchal à "Wagram (1809), remplit quelque temps les fonctions d'ambassadeur à Paris en 1813, prit part aux ii batailles de Lutzen, Bautzen, Dresde et Leipzig. Il reçut le gouvernement de la Lombar die en 1818, et réprima les troubles de Piémont en 1821

BUBO (lat. bubo, hibou) n m Genre d'oiseaux rapaces noc turnes, famille des strygides, type d'une tribu dite des bu lioninés, renfermant les hiboux vulgairement nommes çp-ands ducs. Une seule espèce habite l'Europe ; c'est 1

maximus), propre aux grandes forêts des régions montagneuses, surtout dans l'Allemagne, les Balkans, etc. , jus-

I grand duc indigène {bubo

II,, I r, ',■ 11 1, ■ l' l'i 1 \mi<riquo du Nord, c'est le

■l^ins rAm6riquo du Sud, lo

, I [II»? du Sud, c'est lo ôkAo ca-

, ,, , , , ,11 -,M,^^.i!, ■ , I Mil ^;rand duc gris, éDormo, lo

BUBON (lUi gr. boubôn, aine) n. m. Ganglion lymphatique nf,'or(,'iJ, enflammé plus spiicialomont.

'„,u d'emblée, qui a

: Il .:■.■ iir sans lésion géni-

f,'/ '.qui résulte d'une

i- iiiotiui', suivant le siège do is la rùgiou inguinale, sousinduré donne lieu à un bubon persistant; le chancre mou à lulairo, à suppuratiuu rapide;

bons su|,|,iir.-s |iriu,-iii i.i,-s,. . ■ ilKi-édo-

rL||r\,Vilia!'l.in'i\ïàlh,iy..u'.:'"i,a l'.v, rn, ■,„■,■, , , luiilai'it', été Sûrement isolé.

Dans la peste, le bubon est d'une extrême fréquence (90 fois sur 100); il peut apparaître, non soulomont aux aines, mais aussi aux aissotlos, au cou, dans le mésentère. Il se tormini» ['-tr r-'-sointinn "u suppuration, ce dernier en étant un priiii ■ n , , :i l.i \ ,i .itilt? ; dans le cas do guérison,

la suppur.iii iit longue. Le bubon de la

peste roii spéciliquo

11 I,' .abondance le cocjo-bacille

il . I ^ ,rMII. V. PESTE, et SYPHILIS.

■ Bot. Lu ^'ciut^ /»i(^ufi appartient à la famille des orabellifères, tnbu dos poucédanées ; il a été nommé ainsi parce qu'on a cru longtemps que cette plante pouvait Être employée avec succès contre les tumeurs malignes. Les arbrisseaux qu'il comprend sont glabres et sécrètent une gomme résineuse. Nous ne citerons que les deux espèces suivantes : 1° le bubon (peucedanum) galbanifère, originaire du Cap et produisant le galbanum, qui est tonique et stimulant ; 2« le bubon [athamanthe) de Macédoine ou persil de Macédoine, dont les semences hérissées ont une odeur assez agréable, sont diurétiques et aporitives, et étaient prescrites chez les anciens contre les tumeurs de

betii ludi.

BUBONALGIE {du gr. boubôn, aine, et algos, douleur) n. f. Douleur siégeant dans l'aine.

BUBONOCËLE (du gr. boubôn, aine, et kélê, tumeur) n. m. Hernie inguinale.

— Encycl. Pathol. 'V. hernie.

BUBROMA {du gr. bous, bœuf, et brama, nourriture) n. m. Bot. Syn. de GUAznME, et de trèfle hybride.

BuBRY, comm. du Morbihan, arrond. et à 32 kilom. de Loricnt, sur un affluent du Blavot; 3.9i)6 hab. Menhir.

Bue, comm. de Seine-et-Oiso, arr. et à 3 kil. de Versailles, sur la Bièvre; 737 hab. Bel aqueduc construit par Louis XIV, en 1686, pour conduire à Versailles les eaux des étangs do Saclay et du Trou-Salé.

Bug (George), historien et antiquaire anglais, né au mi- - .:x.i. . . ,g23 ^(^jj chambellan privé ot

la Vit

. de lui :

lieu du xvi« siècle,

intendant des menus plaisirs de Jacques I", la Troisième université d'Angleterre {\&'i\), i Bègne de Richard III (1641). [Dans le demi vrages, il s'attache à réhabiliter ce prince.]

BUCAIL (katl [Il mil.]) n. m. Dans certains départements. Sarrasin appelé blé noir, il On écrit aussi bdcaille n. f.

BUCARAMANGA, ville de la république de Colombie, ancien chef-lieu de l'Etat de Santander, sur la rivière Lebrija; 17.000 hab. Fabriques de chapeaux et de cigares; culture du tabac, du coton, du café, de la canne à sucre, du riz; mines d'or.

BUCARAMANGITE n. f. Variété de résine fossile.

BUCARDE {du gr. bous, bœuf, et kardia, cœur [parce que la coquille, les deux valves réunies ressemblent un peu à un cœur]) n. f. C'est l'un des noms vulgaires du genre cardium, l'un des plus répandus des mollusques lamellibranches.

BUCARDITE n. f. Bucarde pétrifiée.

Bucarest ou Bukarest (en roumain Bucurescl), capitale de la Roumanie, qui s'élève dans une vaste plaine à égale distance du Danube et des montagnes dos Balkans sur les bords d'une petite ri\ lèro a;-

prol

pelée la Dimbovitza industrielle et très con Nulle cité n'a été pi ment modifiée que Bue transformation, qui en fait d u en année, une ville plus lu\n i plus élégante et plus acti\( due, en grande partie, à la ii du roi Carol et des grandes fannll roumaines qui, athéniennes de 1 extrême Orient, ont voulu donner à leur pays une capitale digne de ce nom. CVst le prince Georges Bibcsco (1813-1848) qui construis Palais-Koyal ; c'est la princessi à Buca à la fai

I ' ■ 'i ■ iiveaux et largement con-

riMii- ,|U il !,!--, ,t , ,111 liiiM'iit à la chaussée Kisselef, sorte lie piTspi'rtivo Mowski de Bucarest, et au jardin de Cismegiu, transformé en promenade publique par le prince Stirbcy.

Sur la rive droite so drossent les clochers des principales églises do la ville-

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