BUBON — BU CENT A LUE
le climat, assez rudo, nuit au divc- i la coquille spirale, dont lo canal est remplacé par
Malbourousemont, loppemont do Bucarest. La plaino dans laquollo la villo est h&tie est ouverte aux vents du N.et l'expose aux rigueurs du climat continental : très froide en hiver (on a relové des froids de — 22"), très chaude en été, la température n'est agréablo qu'on automne ot pondant les quelques jours de printemps. Les vents y soufflent parfois «n tempête ot les oragosy sont fréquents, au printemps et en été. En dépit du climat, la villo no cesse de s'agrandir. Rien ne prouve mieux quo les modifications incessantes dont s'embellit Bucarest la vitalité et les pro-
BUCARO {bou — mot ospagn.) n. m.
Pot do terre d'Amérique, rougo, poreu.çe, odorante, où les Espagnols mettent de l'eau rafraîchir.
BUÇAY, villo do rOcéanie esnagnolo (archipel des Philippines [île de Luçonjj, sur le rio do l'Abra; 5.200 hab. Ch.-l. do la province de l'Abra.
BUCCAL, ALE, AUX (du lat. bucca, bouche) adi. Aoat. Qui appartient à la bouche : Nerfs bdccacx. Cavité boccale.
— Hist. Dignités buccales. S'est dit dos fonctions remplies par les officiers de la bouche du roi.
— Gramra. S'est dit quelquefois au fém. pour LABIALE : B, p, pli sont les consonnes BOCCALES de l'alphabet grec.
BUCCARI, ville de l'Auslro- Hongrie (Croatie), sur le golfe de Quarnero ; 1.950 hab. Petit port de commerce ; pêche importante de thon. Dans les environs, récolte de vins estimés; fabriques do
BUCGELLAIRES [buk-sèt — lat. buccellarii, même sens) n. m. pi. S'est dit : l» De colons galates établis dans des terres du domaine, moyennant le service militaire; 2» D'un corps spécial do cavalerie ; 3» D'esclaves ou colons armés et enrégimentés au service de particuliers. (En 468, les empereurs Léon et Anthémius interdirent l'entretien de buccellaires.) —
Un BUCCELLAIRE.
écliancruro laissant saillir lo siphon. — l/n'EncciNiDÉ.
— Encucl. Los buecinidét sont do çtoh mollusques carnassiers; leur rapo linguale est armée de forts crochets, dont les latéraux sont ércctiles. Répandus dans toutes le»
2 Parlement
3 FalaLi de Jusuce W Umverslte
5 Banque Nationale
6 Imprimerie Nat^^ \
7 Théâtre ïf
1 2 HdUcs I
ntiq.
BUCCHIANICO, ville d'Italie (Abruzzcs[prov. do Chieti]); 4.400 hab. Récolte de vins estimes; fabrique de savon et
BUCCIN [buk-sin — lat. Auccmum ; de bucca, bouche) n. m. Zool. Genre de mollusques gastéropodes prosobranches, typo de la famille des buccinidés. (C'est un animal très Carnivore, possédant une longue trompe qu'il fait sortir à volonté. La coquille se reconnaît à son ouverture pourvue d'un canal ou siphon assez court et droit, tronqué au sommet. Le buccin onde est très cemmunsur nos côtes, et sa coquille est souvent habitée par un bernard-l'ermite.)
— Mus. Sorte de trompette, tantôt recourbée, tantôt presque droite, dont sonnaient les buccinateurs. (Elle ne se distingue pas, à l'origine, de l'instrument Buccm.
appelé cornu. Plus tard, ce dernier nom
Earaît avoir été appliqué à une buccine perfoctionnée.) e buccin servait surtout, dans les camps, à sonner les heures du jour et les veilles de la nuit, d'où les exprcs-
Buccins ; I. Militaire (en métal); 2. De bouvier;
: mail-coach.
siens : buccina prima, buccina secunda. Au ment du xix" siècle, on a donné le nom de «b trombone d'une forme particulière qui par un pavillon, comme le trombone ordinaire, mais par la gueule ouverte d'une énorme tête de serpent ou de dragon. Toutefois, comme cette forme nuisait essentiellement à la sonorité de l'instrument en arrêtant et raccourcissant ses vibrations, qu'elle rendait cette sonorité à la fois sourde et sôche, on finit par y renoncer et par revenir au trombone.
BUCCINAL, ALE, AUX {buk-si) adj. Qui est en forme de trempette ou buccin.
BUCCINATEUR {buk-si — du lat. buccinator, même sens ; formé de iucciim. trompette)n. m. Antiq. Joueur de trompette de la milice romaine : Les bcccinateurs portant des justaucorps verts brodés d'argent. (E. Sue.)
— Anat. Muscle propre de la joue, qui sert à allonger la bouche transversalement, et agit spécialement lorsqu'on souffle, il Adjec '
BUCCINE n. f. Mus. V. BDCCIN.
BUCCINER {buk-si — lat. buccinare, sonner de la trompette) v. a. Célébrer avec emphase. (Vieux.) ii A été remplacé par TROMPETTER.
BUCCINIDÉS ibuk-si — rad. buccin) n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes prosobranches, du sous-ordre des cténobranchos , groupe do rachiglosses , caractérisés par
Muscle BDCCINATECR.
buccin, nasse, pourpre, ricinule, ringicuU, ma,j,lv, l,jji'j^.j,i-
BUCCINITE n. f. Zool. Buccin pétrifié.
BUCCINO, bourg d'Italie (Campanie [prov. do Salerne]), sur la petite rivière de Botta; 6.100 hab. Carrières de marbre aux environs.
BUCCO (du lat. éucco, bavard) n. m. Ornith.Genrc d'oiseaux grimpeurs, famille des bucconidés, dont lo nom vulgair barbus. (Les buccos, comprenant do nombreuses espèces insectivores "' "
habitent les forêts de l'Amériqu tropicale.)
— Bot. Syn. de agathosme. il Nom d'un mélange de feuilles aromati- >:
ques de plantes des genres empleu- ^-^ rum et barosma. ^
BUCCO-LABIAL, ALE, AUX adj. r^ Qui a rapport à la bouche et aux ^^' lèvres. ' '
BUCCONIDÉS (rad. bucco)a. m. pi.
Famille d'oiseaux grimpeurs, caractérisés par leurs formes courtes et Bu,*,:,5. robustes, leur grosse tête à fortes
moustaches raides, qui leur a fait donner le nom vulgaire de barbus. (Les bucconidés ont le plumage coloré do teintes vives et tranchées ; ils sont insectivores et habitent les forêts des régions tropicales du nouveau monde.) Genres principaux : bucco, monade, chélidoptére. — Un bkccomdb.
BUCCO-PBAR'TNGIEN, ENNE {ji-in, en' — du lat. bucca, bouche, et de pharyngien) adj. Qui a rapport à la bouche et au pharynx.
RUCCtTLr 'min. de 6«cca, bouche) n. f. Repli charnu
i:r,:i:ri inf; lad. buccule) a. f. Genre d'orchidacées- , renant une seule espèce, qui est une herbo . 1, . ; ne-Espérance.
BUCE n. f. Espèce de petite barrique.
BuCENTAURE (du gr. 6oiM, bœuf, et kentauros, centaure), vaisseau que montait le dogo de Venise, lo jour où
— Encycl. Le Bucentaure était une galère sculptée et ■ ' agrès cLaient
■'■—■- s'em-
vêler son manage avec la mer Adriatique. Arrivé à la
passe du Lido, il jetait dans la mer un anneau bénit, en
prononçant ces paroles : ûesponsamus fe, mare, in signum
' perpetuique dominii (Mer, nous t'épousons, en signe de
taient à ce mariage symbolique et semblaient en reconnaître la validité. Cette prise do possession, dans des formes pareilles, était une conséquence des paroles que le pape Alexandre III, reconnaissant de l'asile qu'il avait trouvé à Venise, avait adressées au doge: «Quelamervous soit soumise comme l'épouse l'est àrépeux, ■ lui avait-il dit en lui donnant un anneau. Le sénat de Venise prit ces mots au sérieux : de là l'origine de cette singulière cérémonie nuptiale.
Plusieurs tableaux d'Antonio Canaletti donnent une su-
Serbe idée de cette fête grandiose et magnifique, abolie epuis la prise de Venise 'par Bonaparte.
cheval
BUCENTE - BCCHEMENT
BUCENTE (du gr. boukentés, piquour de bœufs) n. i Genre d'insoctes diptères brachycères, famille des musc dés, renformaot des mouches tachinaires, dont l'espèce type (bucentea geniculata) est parasite de la chenille d'une noctuelle {mamestra brassi- <:«•), qui attaque les choux.
Syn. siPHONA.
BUCEPHALA, ville de l'Asie ancienne, dans le royaume de Porus, sur l'Hydaspe, affl. de l'In- Bucente (gr.
dus. (Ce nom lui fut donné par Alexandre le Grand, en mémoire de Bucéphale, mort dans cette ville.)
BocÉPHAIJ:, nom du cheval d'Alexandre.
— E.NCYCL. Bucéphale occupe la première place dans l'histoire des chevaux célèbres. Un Thessalien amena un jour à Philippe, roi de Macédoine, un cheval dont i demandait un prix exorbitant. On descendit dans la plaine pour essayer l'animal; mais personne no put le monter, bar il se cabrait contre tous ceux qui tentaient de 1 approcher. Déjà Philippe avait donné l'oràre de 1 emmener, nuand Alexandre, alors âgé de quinze ans, s ecria : . Quel cheval ils vont perdre, pour ne pas savoir s y prendre ! » Philippe, choqué de la présomption du jeune prince, lui permit d essayer à son tour. Or celui-ci avait remarque que le cheval s'effrayait des mouvements de son ombre ; il lui fit faire un demi-tour et le plaça en face du soleil. Après l'avoir flatté doucement de la voix et de la main il s élança sur son dos lestement. D'abord, il lui tint la bride serrée, sans le frapper; et, lorsqu'il vit que sa fougue commençait à se calmer, il rendit la main, lui parla d une voix plus rude et le lança à toute bride. Philippe et toute sa cour gardaient un silence plein de frayeur. Mais quand, la carrière parcourue, le jeune prince tourna bride et ramena le cheval avec une parfaite assurance, les applaudissements éclatèrent C'est alors que Philippe, préjugeant de 1 avenir d'après ce qu'il venait de voir, s'écria, en embrassant Alexandre et en pleurant d'émotion : « Mon hls, cnerche un autre royaume qui soit digne de toi, la Macédoine ne peut to suffire. . Paroles que l'on rappelle parfois, mais, presque toujours, d'une façon plaisante.
Alexandre garda Bucéphale dans tout le cours de ses expéditions, et eut la douleur de le perdre dans la sanglante bataille livrée contre Porus. Il le regretta vivement, lui fit faire de magnifiques funérailles aux bords de l'Hydaspe, et fonda sur son tombeau une ville qu'il appela de son nom Bucephala (ou Bucéphalie).
Le nom de Bucéphale se donne, par analogie, aux che-
) Sancho.
BUCÉPHALON (du gr. bous, bœuf, et hiihale, têto) n m En T. de zool.. Genre de cœlentérés, de la classe des cto nophores lobés, famille des calymmdés, renfermant de formes propre
BUCÉROTIDÉS (rad. bucéros) n. m. pi. Famille d'oiseaux passereaux léviroslres, renfermant les calaos et formes voisines, tous de grande taille et à bec démesurément développé, avec des protubérances frontales souvent énormes.
— Un BUCÉROTIDÉ.
— Encycl. Les bucérotidés habitent les forêts des régions tropicales africaines, asiatiques et indo-malaises, jusqu'en Australie; ils vont par couples, sont omnivores, et vivent dans les creux des arbres où le mâle mure souvent la femelle avec du mortier durant l'incubation, et la nourrit par une petite fenêtre ménagée dans la cloison. Genres principaux : buceros (ou calao), bucorax, toccus, euryceros, etc. BUCEY-LÈS-GY, comm. de la Haute-Saône, arrond. et à S4 kllom. de Gray, aux sources de la Morte; 1.037 hab. Ch. de f. Etat. Carrières ; fabrique de bois de chaises et do fauteuils.
BUCH (cAPTALAT DE [Boiorum aner]), petit paysde France (ancien Bordelais), dont la capitale était ia Teste-de-Buch. BuCH (captai de). V. Grauxt (Jean de).
BuCH ou BUCHE (Henri-Michel), économiste français, né en 1600 à Arlon, dans le grand-duché de Luxembourg, mort en 16G6. Ouvrier cordonnier, le premier il eut l'idée d'organiser les ouvriers en associations volontaires, et fonda, en 1645, â Paris, l'Association cordonnière. Bientôt, il fonda une autre association de compagnons tailleurs. Ses sociétés ouvrières existaient encore, avec quelques modifications, au moment de la révolution de 1789.
BhcH (Léopold de), géologue allemand, né â Stolpe (Ukermark) en 1714, mort à Berlin en 1853. Après une première instruction sérieusement suivie, il étudia la géologie à l'école des mines de Freyberg, sous la direction de Werner, dont il fut momentanément le disciple. A cette époque, les géologues se divisaient en deux partis : les neptuniens et les vulcaniens. L'école de Freyberg était le centre du neptunisme, et "Werner en était le chef. Léopold de Buch vit sa foi dans le neptunisme bientôt ébranlée : il comprit toute la puissance de l'action interne ; il vit que les bouleversements des couches primitives du globe sont le produit de cette action; que non seulement les roches volcaniques, mais probablement toutes les roches cristallines, sont sorties du sol à l'état pâteux; que les masses redressées du globe doivent leur position actuelle à des soulèvements; que le déplacement d«s mers se lie à ces soulèvements. Léopold de Buch avait été le condisciple
tropicales. L espèce type du genre {bucephalon Reijneaudi) se trouve dans la' mer de Ceylan.
BUCÉPHALOPHORE (du gr. bous, bœuf; képhaté. tête, et phérein, porter) adj. Qui porto une tête do bœuf.
BUCEPHALUS (se, luss — du gr. bous, bœuf, et képhalèitAte) n. rn. Genre
dendrophidés, renfermant des couleuvres afri- Bucephalus.
caines à tête très forte,
beaucoup plus large que lo cou, et aux yeux très grands. L'espèce type du genre [bucephalus capensis) habite le Cap. BuCER ou BUTZER, théologien allemand, né en 1491 à Schlestadt, mort en 1551. Son véritable nom est Kuhhorn (en allemand corne de vache), qu'il grécisa en celui de BnCER (de bous, bœuf, et kéras, corne). Il prit, à l'âge de quinze ans, l'habit dominicain, mais il fut entraîné par Luther en 1521. En 1530, il était à Strasbourg, où il rédigea avec Capiton la Confession tétrapolitaine , qui fit admettre Strasbourg, Constance, Memmingen et Landau dans la ligue de Smalkalde. Un de ses rêves fut la conciliation complète des luthériens et des protestants suisses; ses efforts restèrent inutiles jusqu'en 1536. Cette année, la concorde deWittemberg fut signée. Les Bâlois admirent dans leur confession l'expression luthérienne de tirai corps. Les pasteurs de Berne et de Lucerne acceptèrent cet accord, en 1538. Le moment suprême de la vie de Bucer approchait. Les protestants venaient d'être battus par Charles- Quint, qui leur imposa son Intérim. L'électeur de Brandebourg avait appelé Bucer à Augsbourg pour obtenir sa signature à ce traité, qui abolissait le culte protestant. Bucer refusa nettement. Il parvint à s'évader d' Augsbourg, où sa vie était menacée. Il fut déposé en arrivant à Strasbourg et contraint de chercher, pour le reste de ses jours, un asile en Angleterre, où l'appelait l'archevêque Cranmer (1549). A Londres, il travailla à une traduction nouvelle de la Bible, qui, du reste, ne fut jamais achevée, et à la revision do la liturgie anglicane. Bucer fut nommé professeur de théologie à l'université de Cambridge ; mais il mourut le 28 février 1551. Ses restes mortels, déposés dans l'église de l'Université, furent exhumés sous le règne de la reine Marie, et brûlés publiquement ; mais Elisabeth fit réhabiliter sa mémoire.
— BiBLioGR. : Baum, Capito und Butzer (Elberfeld, 1860). BUCÉRAS (sé-rass) ou BUCÈRE (du gr. bous, bœuf, et kéras, corne) n. m. Bot. Syn. de bdcide, de fend-grec, de
TEIGONELLE.
BUCÉROSIE ou BOUCÉROSIE (du gr. bous, bœuf, et kéras, corne) n. f. Genre d'asclépiadées, tribu des stapéliées, comprenant six espèces, herbes charnues qui croissent en Asie et en Afrique.
BUCÉROS n. m. Ornith. V. calao.
Alexandre de Humboldt, qui l'appelle .
plus grand géologue de no*re siècle b. Il et;
était associé
iVh
BUCHANAN (Claude), théologien écossais, né en 1768 près de Glasgow, mort à Londres en 1815. S'étant rendu, en 1796, dans les Indes orientales, il fut vice-président du collège de Fort-"William, puis parcourut à pied la plus grande partie de la presqu'île hindoustanique, et revint en Angleterre en 1808. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Tableau abrégé de l'élat des colonies de la Grande- Bretagne et de son empire en Asie, relativement a l instruc' lion religieuse (isn); /lecherches chrétiennes en Asie, avec des notices sur la traduction des Ecritures dans les langues orientales. Ce dernier ouvrage fut publié en 1858.
BuCHANAN (James), homme d'Etat américain, né à Stony-Batter (Pensylvanie) en 1791, mortàWheatland en 1868. Membre de la législature de Pensylvanie en 1814, il fit partie du congrès fédéral, de 1820 â 1831. Il fut alors nommé ministre plénipotentiaire à Saint-Pétersbourg. Au retour de cette mission (1833), il entra au Sénat, où il siégea jusqu'en 1845. E.tcelleut orateur, négociateur habile, il acquit une grande influence. Ministre des Etats- Unis en Angleterre en 1S53, il fit partie, en 1854, de la conférence d'Ostende, qui aboutit â la rédaction du mémorandum proclamant le droit de l'Amérique do s'annexer Cuba. Buchanan fut élu président des Etats-Unis en 1S56. Il fit preuve, dans son gouvernement, do tendances esclavagistes marquées, qui le firent juger sévèrement.
BuCHANAN (Robert), poète et auteur dramatique anglais, né à Glasgovy en 1841, mort à Londres en 1901. Il débuta par des poèmes remarquables : Idglles et légendes d'Inverburn (1865); Poèmes de la côte iVo>-d(i8G7); la Chute de Napoléon (\ill),i.\Tam0\ymae; le Drame des Ballades de vie "
étranger
BUCHAN, petite contrée maritime de l'Ecosse, enclavée, sur la mer clu Nord, entre les fleuves côtiers Ythan et Deveron. Sa localité principale est le village de Bodon-of- Buchan (comté d'Aberdeon) ; sa population de 40.000 hab. — Le Buchin-Ness est le cap le plus oriental de l'Ecosse.
BuCHAN (James Stoart, comte de), connétable de France, né vers 1380, mort le 17 août 1424. 11 était fils du duc d' Albany et petit-fils do Robert Stuart II, roi d'Ecosse. 11 négocia en 1420 une alliance militaire entre l'Ecosse et la Fiance, et amena, en janvier 1421, au dauphin Charles v. Charles VII) une armée de quatre à cinq mille Ecossais, avec laquelle il battit les Anglais à Baugé. Il reçut en récompense l'épée de connétable de France. Mais il fut battu et tué à la bataille de Verneuil. On l'a souvent confondu avec John Stuart de Derneley, connétable de l'armée d'Ecosse, qui perdit la bataille de Gravant en 1423.
BUCBAN (Guillaume), médecin anglais, né à Ancrum en 1729, mort à Londres en 1805. Il se rendit célèbre par un traité de médecine pratique à la portée des gens du monde, la Médecine domestique (1769), qui eut un nombre considérable d'éditions dans presque toutes les langues de l'Europe. Parmi les autres ouvrages de Buchan, nous citerons : Devoirs d'une mère (1800).
BUCRAN (Elisabeth), morte eu 1791. Fille d'un auoei pour se rendre à Irwin auprès
certain nombre d'adhérents. Forcée par la population de quitter Irwin, elle se réfugia â la campagne, où elle mourut. Les adhérents à la secte qu elle avait fondée vers 1779 prirent le nom de • buchanistes ».
Buchan (David), marin et explorateur anglais, né en 1780, mort dans le second quart du xix' siècle, exécuta plusieurs voyages infructueux dans les mers polaires, à la découverte des passages Nord-Ouest et Nord-Est. Dans une de ses expéditions, il eut pour lieutenant sir John Franklin. Il disparut au cours d'une dernière expédition dans les mers arctiques. L'Amirauté, en 1839, dut effacer son nom do la liste des capitaines vivants.
Buchanan, ville de Libéria. V. Bassa (Grand-).
Buchanan (George), iioète, auteur dramatique et historien écossais, né à la ferme de Middlehowen (Stirlingshire) en 1506, mort à Edimbourg en 1582. Il fit ses études à Paris, puis revint en Ecosse, et s'engîigea parmi les gens de guerre du régent, duc d' Albany ; il retourna ensuite à Paris, où il professa au collège Sainte-Barbe (1524-1527), revint de nouveau en Ecosse où il fut chargé, par lo roi Jacques V, de l'éducation de son fils naturel, lord James Stuart, plus tard créé comte de Murray. Obligé do fuir en Angleterre à cause de satires trop vives contre la vie monastique ; mal accueilli par Henri VIII, il retourna en France, fut professeur au collège de Bordeaux (1543), puis (1544-1547) au collège du cardinal Lemoine, à Paris. Un voyage on Portugal, do nouvelles pérégrinations on Angleterre, en Franco et en Ecosse emplissent les années suivantes. A partir de 1567, il ne voyagea plus. C'est au milieu de cette débauche d'activité physique qu'il composa les ouvrages suivants ; le Franciscain, poème (1539); Jepht'é, tragédie (1557); Paraphrasis psalmorum Davidis poetica (1570); De Maria, Scotorum regma, odieux libelle contre Marie Stuart, d'autant plus infâme qu'il fut publié lorsque la malheureuse princesse, encensée par lui en beaux vers aux jours de sa splendeur, était prisonnière d'Elisabeth d'Angleterre (1571); Dialogus de jure regni, traité d'économie sociale (1579); Iterum scolicarum historia (1582). . ...
— BiBLioGR. : Irving, Memoirs of the life and writmgs of G. Buchanan (Edimbourg, 1807).
taq
(1882); la Cité des errant (1893), poèmes. Un livre de en poésie (1872), dans lequel il atliossetti, fit grand bruit. Roman- ^. , , , .,1' de l'épée (1876); Un enfant de
natiir, !>/' /',./' Iliumme {\ii\); le Martyre de Madeleine 11882'. etc. Eiiiin, il a fait jouer de nombreuses pièces entre autres : le Prince fou (1874) ; lady Clare (1883); Seul à Londres (1885); l'Amante de Joseph (1888); l'Ombre de l'homme (i89o); le Moment après (1891); VEa-ilé {U91); DickSheridan (1894); le Charlatan (1894); etc.
BUCHANANIE (ka — de Buchanan, n. pr.) n. f. Genre de térébinthacées, comprenant des arbres qui croissent en Asie et dans l'Océanio tropicale. L'écorce est astringente et tonique ; l'embryon est comestible, et l'on fait de l'huile avec celui de certaines espèces.
BUCHANISTES(/fa-nissC)ouBUCHANITES(ta)n.m.pl. Nom sous lequel on désigne les partisans d une secte religieuse fondée en Ecosse par Elisabeth Buchan. — Un sn-
CHANISTE (ou BUCHANITE).
— Encycl. Les buchanistes, qui attendaient la fin prochaine du monde, ne se mariaient pas, vivaient en commun et travaillaient peu, repoussant d'ailleurs tout salaire. Leur secte s'éteignit presque en même temps que sa fondatrice (1791).
BucHAU(lat.Si;iJoBocana)rville d'Allemagne (Wurtem-
beau 'château seigneurial des princes Tour et Taxis. Ancienne abbaye de dames nobles. d'Austro-Hongrie (Bohême), 2.100 hab. Source minérale.
BÛCHE (anciennem. busche; du bas lat. buzca, dérivé irrégulier de boscum, bois) n. f. Gros morceau de bois préparé pour être mis au feu : BCche de chêne, de pin. il Bûche de Noél, Grosse bûche qu'on brûle encore dans quelques provinces pendant la veillée de Noël, et aux cendres de laquelle on attribuait des propriétés merveilleuses, il Droit de bûche. Servitude consistant en une bûche que les paysans devaient porter à leur seigneur la veille de Noël, ii Bûche du portier. Bûche que les concierges prélèvent sur le bois que l'on apporte aux locataires do la maison.
Fig. Chose vile, méprisable : On dore l idole, pour n'avoir pas à rougir d'adorer une bûche. (M— Roland.)
— Fam. Personne d'un esprit lourd et stupide ; personne qui n'a pas plus d'initiative et de sens qu'une bûche n Ne pas se remuer plus qu'une bûche, N'avoir pas la moindre activité. ...
— Pop. Fragments plus ou moins volumineux que présente le tabac à fumer, quand le hachage des feuilles n'a pas été fait avec tout le soin convenable.
— Bûche économique, Sorte de brique préparée avec de l'anthracite, de la houille et de l'argile et qui est d'une combustion très lente. On donne encore le nom de » huche économique, à une pièce de fonte creuse que Ion remplit de cendres et qui imite assez exactement une bûche de bois. (On place cette bûche en arrière du foyer, de sorte que le combustible est ramené en avant.)
Tirer à la courte bûche. S'est dit autrefois pour lirer à la courte paille. j- t-.,.
— Argot des joueurs. Au baccara. Figure ou dix : Iirei. Donner, Amener une bûche.
— Dr. anc. tiéparation à la bûche, Jugement porté par les maîtres des eaux et forêts contre les déprédateurs des forêts du roi. il Contrôleur à la bûche. Officier de police chargé de veiUer, à Paris, à ce que les bois en huches apportés dans cette ville eussent les dimensions exigées par les ordonnances. Il Droit de la bûche. Droit <iuo lo fisc prélevait autrefois, à Paris, sur les bois
i bûclK
Hist. Secours de la bûche, Coups de bâton que se faisaient administrer les convulsionnaires du xvi' siècle.
— Hortic. Tige d'oranger étêté.
Mar. Bâtiment hollandais d'une forte construction,
d'un port de 80 tonneaux environ et qui sert à la pêche du hareng et du maquereau. (Il est très renflé do 1 avant et porte trois mâts courts avec trois voiles carrées.) il On
dit aussi BDYSE. . ^ , ,.
— Mus. Grossier instrument de musique, formé d une boîte de résonance sur laquelle sont tendues trois ou quatre cordes de laiton.
— Techn. Sorte de jauge en cuivre dont se servent les fabricants de savon pour vérifier et rendre uniformes les épaisseurs des pains de savon, il Grosse barre de fer qu'emploie l'ouvrier verrier pour redresser les pots dans le four. Il Sorto d'établi servant au tréfileur et à l'épmglier.
Il Sorto de billot portant des cisailles ou des filières.
BUCHELSDORT, village d'Austro-Hongrie (Silésie) ; 2.200 hab.
BÛCHEMENT (rad. bûcher, verbe) n. m. Enlèvement des parties saillantes de la pierre dans un mur. n Mise on bûche ; Le BÛCHEMENT des bois de chauffage.
BucHEN,villod'AlIomapno(gr.-duch*doBado);Î.U01: '.MiiliMTos. carriôros do piorros.
BUCHENAVIB n. f. Bot. Section dii gcnro torminalio. BUCHENRŒDÈRE n. f. TiCIirt" <\c lrj.-iiniini-Msos papilic
BÛCHER (c/ii' — rail. biMw, n m l.i.n ..'., 1 m,i sorro 1
HUCIIEN
HUCKLNGIIA.M
il l.rOli-
■ les .
.Li^ r. , I I III I. iiM'l, plus tard, on nrula les pcr-sonnos ou l< I iiirsaufou: Alexandre le Grand fit t'ic-
1, ' 1111 bOcher monumental. Jeanne d'Arc
)„<- Il ,,.,11111,1 1 ,'iii™/ «»r/e BÛCHER.
— 1,«. iii,. I.o liHclwT funèbre a. ét6on usago chez beaucoup do peuples anciens, notamment chez les Phéniciens, les Cypriotes, les Gaulois, les Etrusques, les Grecs ot les Romains. C'était, ordinairomont, un simple amas roctangul.'iirn 'le huis riVsintMix', orné do ^'iiirlundi'S, entouré
'Ptfr-
kaie) do Patrocle 6t d'Hector, imposantes constructions à plusieurs étages, où l'on plaçait le mort sur un lit funèbre avec ses vêtements, ses armes, ses objets familiers, ot où l'en égorgeait des prisonniers. Dans la Grèce classique, du vi« au IV" siècle, prévaut l'inhumation ; mais on a trouvé encore, au Céramique d'Athènes, bien des traces do sépulture par incinération. La crémation redevient à la
mode pendant la période hellénistique ; Plutarqu
décrit le magniflq
Babylone sur Tordre d'Alexandre. Cet usage :
Les
Hque bûcher dre d'Alexan ' 1 Grèce, après
i'Ephestion,
préféré la sépulture par inhumation ; mais l'incinération domino pendant les derniers siècles de la république et sous 1 empire, jusqu'au iv« siècle de notre ère, époque où l'on revient à l'innumation, sous l'influence des idées chrétiennes. Primitivement, on dressait le bûcher { rogr»?, p«ro), soit devant le caveau funéraire, soit au-dessus d une fosse {bustum), où s'effondraient les ossements et les cendres. Le système de la crémation sur place, au-dessus du bustum, resta en usage pour les sépultures ordinaires ; mais, pour les riches sépultures de famille ou collectives {columbaria), on brûlait les corps dans des locaux spécialement aménagés près des nécropoles {ustrinum ou us~ Irina) : des locaux de ce genre sont encore visibles sur la voie Appienne ou aux portes de Pompéi. Sur le bûcher, enduit ae poix, on plaçait le lit funèbre, les vêtements du mort, ses armes, souvent ses animaux familiers: chiens, chevaux, oiseaux. Les proches ou les amis, dans certains cas un magistrat, mettaient le feu en détournant la tête. On éteignait la braise avec du vin et de l'eau. On triait les cendres et les ossements, souvent enveloppés d'ailleurs dans un linceul d'amiante ; on renfermait l'urne dans un coffret, que l'on déposait dans un tombeau ou dans une niche du columbarium. Le bûcher avait quelquefois des proportions monumentales : c'était une pyramide à étages, décorée de colonnes et de statues. Les "bûchers les plus somptueux étaient ceux qu'on dressait au champ do Mars, pour l'apothéose des empereurs. V. supplice.
BÛCHER {ché — rad. bt)che) v. a. Techn. Dégrossir une pièce de bois : Bûcher une poutre, il Supprimer une pièce défectueuse do charpente pour lui substituer une autre pièce de bonne qualité.
— Constr. Bûcher une pierre, En abattre les saillies.
— Pop. Battre ; Bûcher quelqu'un d'importance.
— Fauconn. Mettre le faucon, l'autour, sur le bloc, sur le perchoir.
— V. n. Pop. Travailler rudement.
Se bûcher, v. pr. Se battre.
BÛCHERESSE n. f. Sorte de grosso serpe dont font usage les bûcherons pour couper ot abattre les branches
— Adjectiv. : Serpe bûcheresse.
BÛCHERIE n. f. Pop. Rixe, bataille.
BÛCHERON, ONNE (rad. bûche) n. Celui, celle dont le
métier est d'abattre du bois dans une forêt.
— Jeu du bûcheron ou du far/ot, Petit jeu d'action ou de mémoire que l'on jouait autrefois dans les salons. C'est, en
Bûcheron (le), opéra-comique en un acte, paroles do Guichard et Castot, musique de Philidor, représenté à la Comédie-Italienne le 28 février 1763. C'est l'un des premiers ouvrages do ce genre qui parurent sur une scène française, et c'est, au point do vue musical, une œuvre pleine de verve et d'un rare sentiment comique.
BUCHETRON n. m. Vase do l'Indre pour conserver le lait.
BÛCHETTE {chèt' — dimin. de bûche) n. f. Menu morceau de bois : Les loutres font leurs petits sur un lit fait de BÛCHETTES et d'herbcs. (Buff.)
— Petit brin de bois ou de paille, pour tirer à la courte paille. (Vieux.)
BÛCHEUR, EUSE (rad. bûcher, verbe) n. Pop. Travailleur acharné : Tout bûchecr devrait réussir.
Bûchez (Philippe-Joseph-Benjamin), philosophe ot homme politique, né en 1796 à Mataîrne-la-Petite (aujourd'hui Belgique, alors départ, des Ardennes), mort à Rodez on 1865. Il se lança dans tontes les cnnspiratinns rnliti-
Bucliez s 111 I
cathnligur. ,|ii -'n nniin
soutenir sa .iiiriniiu, ji pulilia le • morales et politiques », qui devint ensuite puis la « Revue nationale • (1831-1 8-181. Il dans l'Introduction à ta scienre de t'hisloit développement de l'humanité ()S33). On retr
ii'au contraire elle ne lui et il fonda une école ïi^onment buchésis'ue, et. pour le . Journal des s.icnccs
do son dogmatisme dans YHistoire parlementaire de la Ilévolution française, vaste compilation publiée avec Roux- Laverçrno (1830).
Bûchez reprit j e;iposition do son système dans «on Estai d'un truitr r,,i, yi", i ,1, ,,'',, f'(/>/ijc au point de vue du catholicisme i( '■' ' - Ii'après lui, le progrès se concilie a\ Il I : 1 l'IutAt des révélations successives, |)ariii I |i i listinguolarévélationadamique, la révclaiiiii nm, lilu. i, nu.., la révélation brahmanique, la révélation chréiionno. Depuis le xiii« siècle, selon Bûchez, le christianisme a failli & sa mission, parce qu'il a méconnu sa portée sociale, et que, par suite, se passeront do longs siècles avant que n'apparaisse sur la terre une race moralement supérieure.
En 1818, Bûchez fut élu représentant à la Constituante, et fut le premier nommé l'un des vice-présidents. II occupait le fauteuil le 15 mai, lors de l'envahissement de l'assemblée. II montra en c(?tto circonstance tant de mollesse, qu'il perdit in-it ,-r,' lit II ti^rmina sa vie dans une profonde ohscurii- \iri ■ I il 'M's amis publièrent le î'raiW (/c politiijnr , , ,,;//? (I866), Complément do son
BUCHHOLZ, \ lil.i i .'lilumagne (Saxe fcercle de Zwickau]); 7.800 hab. Fabrication do rubans, de passementerie en soie ; dentelles ot broderies. Belle église gothique. Cette ville était autrefois le siège d'une importante exploitation d'argent et d'ctain, et on y battait monnaie.
BUCHIE (de Buch, n. pr.) n. f. Bot. Section du genre pérame.
BÛCHILLE [Il mil.) n. f. Petite bûche.
— n. f. pi. Techn. Copeaux métalliques qu'on détache des pièces d'artillerie en les tournant.
BUCHINGÈRE n. f. Genre do crucifères, tribu des lunariécs, renfermant une espèce qui est une herbe annuelle
BUCHNER (George), poète allemand, né àGoddelau en 1813, mort en 1837. Il fut forcé, en 1834, de quitter la Hesse pour avoir publié une brochure inspirée par un ardent amour de la liberté, et se réfugia à Strasbourg, puis à Zurich, où il mourut. On a de lui, outre des traductions de Lucrèce Borgia et do Marie Tudor, de Victor Hugo, une comédie pleine de verve : Leonte et Lena, et un drame : la Mort de Danton (1835). — Son frère, Frédéric- Charles-Chrétien-Louis, médecin et philosophe allemand, né et mort à Darmstadt (1824-1899), s'étaoit à Tubinguo comme ^ricar rfocent et chef de clinique. En 1855, il publia un livre qui eut un énorme retentissement : Force et matière, dans lequel, s'appuyant sur les données do la science, il exposait un système philosophique complètement matérialiste. Très attaqué et forcé de quitter Tubingue, il retourna à Darmstadt. Depuis lors, il a publié de nombreux ouvrages, où il expose les mômes doctrines, et dont les principaux ont été traduits en français. Nous citerons de lui: Nature et esprit {IK9) ; Esquisses physiologiques (1861) ; Nature et science (186!) ; l'Homme et sa place dans la nature (1872) ; l'Idée de Dieu et son importance dans le présent (liH) ; la ThéorirJ. p.ir:,:,, : : -■, la Vie intellectuelle des animaux (is-, , /
(1881) ; Puissance de la transmission h ' i
Vie future et la science moderne (iss'.i , ~ , ,,•
LocisE, née et morte à Darmstadt (1S2I 1^:: , a in, i:ii,-
mes et leur mission (1855) ; Solution pratique de la question de la femme (1869). On lui doit aussi des œuvres poétiques " ■ " poésies (1860); /fécifa
: des romans : le Ceeur des fm
s fables
de ma vie; le Château de Vimmis , roman (1864); Clai: Dettin, poésie (1874) ; etc. — Un autre frère de la précédente, Alexandre Buchner, né à Darmstadt en 1827, a professé la littérature en France et à Zurich. Outre des éditions, on lui doit, entre autres ouvrages : Histoire de la poésie anglaise (liSi); les Derniers critiques de Shakspt (1876); Hamletle Danois {ms);J.-A. Kryloffet (mi) ; Essai sur Henri Heine {ns\) ; etc.
BuCHNER (Max), voyageur allemand, né à Munich en 1846. exécuta un voyage autour du monde, et fit un séjour prolongé dans plusieurs lies des mers australes. En 1879, envoyé par la Société africaine d'Allemagne dans rOuest-Afriitain, il signa le traité plaçant le Togoland sous le protectorat de l'Allemagne. Buchner a publié un Voyage à travers l'océan Pacifique (Breslau, 1878).
BUCHNÈRE (buk — de Buchtier, n. pr.) n. f. Genre de scrofulariacées, comprenant quelques espèces qui croissent dans toutes les parties du monde, sauf en Europe.
BUCHOLZITE {kol) n. f. Silicate naturel d'alumine, qui est une variété fibreuse et compacte de sillimanite. (La bucholzite se trouve au Tyrol, en Bavière et aux Etats-Unis.)
BuCHON (Jean-Alexandre), littérateur et historien, no en 1791 à Menetou-Salon (Cher), mort à Paris en 1846. Il joua un rôle actif dans les rangs du parti libéral sous la Restauration, collabora au * Censeur européen s et au « Constitutionnel •, fut un moment inspecteur général des archives départementales, sous le ministère Martignac, puis s'adonna à des travaux d'érudition. Ses principaux ouvrages sent: Histoire des Français (1831); Beeherches historiques sur la domination française dans l'empire grec (1840) ; la Grèce continentale et la Morée (1843): les 1. 1" et III do VHistoire des religions (1844) ; etc. On lui doit, en outre, la Collection des chroniques nationales françaises du xiii' au XVI' siècle (1824-1829): Choix de chroniques et ■ l'histoire de France {IS3S-IS39) ; etc. (Maximin, dit Max), poèto et littérateur français, né et mort à Salins (1818-1869). Chaud républicain, il fut exilé en ISSI, et revint eu France en 1859. Cet écrivain a cherché ses inspirations dans l'étude des mœurs populaires, et ses œuvres ne manquent ni do charme do poésie. Nous citerons do lui : (e V<
toises, tablea\
chants popu
laires de l'Allemagne (1869)
dactioss d'ouvrages allemands.
Id'Héry {iHi): En
: Poésies franc-corn-
et champêtres (1862) ; NoèU et
■ "omM(1863); Con(eJ;
On lui doit quelques
province. Scènes franc-comtoises (1858): Poésies franc-corn domestiques et champêi •s de la Franche-Comté (1863) ; Con(eJ popu
BUCHONITE I
Nom donné â une variété de né] liiiite, contenant do l'amphibole hornblende et du n magnésien. (Cette rocho se trouve aux mouLs RhdD.(
il quitta ce poste élevé, si pauvre qu'il accepta, ot remplit sans se "plaindre, un emploi do 600 francs sur le port au charbon. Touché de tant do probité, Bonaparte, devenu consul, lui fit accorder une pension de o.ooo francs.
BuCHOZ (Pierre-Joseph), nalnralislo et médecin français, né à Metz en 1731, mort â Paris en 1807. Il a publié un grand nombre d'ouvrages sur les plantes étrangère» et indigènes. Les écrits do Buchoz no forment pas moins do trois cents volumes, rédigés à la h&te et contenant des erreurs : Histoire naturelle de la Lorraine (1762;; Histoire naturelle de la France; Histoire universeite du régne végétal; etc.
BUCHU ou BDKU n. m. Huile essentielle brune, à odeur de menthe, extraite do certaines rutacées-diosmécs du cap de Bonne-Espérance, les barosma betullina, serratifotia, erenata, crenulata. (Le buchu, employé d'abord en Angleterre et on Amérique, est analogue au cubèbo et au copahu, mais ne provoque pas de troubles gastriques comino coux-ci ; il est tonique, diurétique, excite la circolaiion et stimule les voies digestives.)
BUCHY, ch.-l. de cant. de la Seine-Inférieure, arrond. et à 24 kilom. de Rouen, entre l'Arques et l'Andelle; 764 hab. Comm. de chiffons. Le 3 décembre 1870, la légion Mocquart y arrêta pendant quatre heures un corp.s' do 40.000 Prussiens s'avançant sur Rouen. — Le canton a 21 comm. et 6.600 hab.
BUCIDE n. f. Bot. Section du genre terminalic. D Syn.
de LAGCNCl-LAIRE.
BuciNE, comm. d'Italie (Toscane [prov. d'Arezzo]); 7.200 hab.
BUCIOCHE n. m. Sorte de drap que la Provence et le Languedoc expédiaient autrefois à Alexandrie et au Caire.
BuCK Dudley), compositeur, organiste et chef d'or, chestre américain, né à Hartford, dans le Connecticut, en 1839. Il s'était fixé à Chicago lorsque le terrible incendio de cette ville, en 1870, vint détruire plusieurs compositions manuscrites importantes. 11 fut successivement organiste à Boston, à New- York, et à Brooklyn. Buck, à qui l'on doit un bon Dictionary of musical terms, s'est fait en Amérique une grande renommée comme compositeur de musique religieuse. On connaît de lui un Te Deum, le 46" Psaume, plusieurs antiennes, une série de motets et diverses cantates sacrées.
BUCKEBURG, ville d'Allemagne, capitale do la principauté de Schaumburg-Lippe : 5.200 hab. Résidence du prince. Minoteries, fabrication do toiles; carrières. A 4 kilom., village d'Èilsen, possédant un établissement de bains sulfureux.
BUCKBOUND (beuk-hAound — de l'angl. buck, chevreuil, et hound, lévrier) n. m. Race anglaise de courant pour courre le chevreuil, le daim, le cerf.
BUCKIE, ville et port d'Ecosse (comté de Banffl, près
de l'embouchure du Buckie-]
i dans le golfe de Moray ;
BuCKINGBAM (COMTÉ DE), comté de l'Angleterre proprement dite, peuplé de 185.190 hab. Ce pays, dont le clieflieu est Aulesbury, fut le théâtre principal de lalutte soutenue par les Catuellani contre les Romains.
BUCKINGHAM, ville d'Angleterre (comté de Bnckingham) , à 24 kilom. d'Aylesbury , presque entièrement entourée par l'Ouse ; 6.860 hab. Dentelles, tanneries, malteries. Commerce de dentelles, marbre, papier. Eglise Saint- Pierre et Saint-Paul, ruines de lacbapelle Saint-Thomas- Becket.Château des ducs de Buckinghaznà 3 kil. (paroisse de Sto-we). Ch. d© f. d'Aylesbury à Banburg. Bourg municipal.—Ville du Dominion canadien (prov. de Québec), sur la rivière du Lièvre, affluent de l'Ottawa ; 4.425 hab. Commerce de bois, scieries ; carrières de phosphates do chaux.
BuCKlNGHAM (comtes, ducs et marquis de). Le titre do a comte de Buckingham > fut donné par Guillaume le Conquérant à Gauthier Gifford et revint à la couronne après la mort du fils de ce personnage, qui no laissa point d'héritier. En 1377, Thomas de ""Woodstock, fils d'Edouard III , fut pourvu du même titre oui passa, en 1444, à Humphrey de Stafford, mari de la fille unique du duc de Gloucester. U resta dans cette famille jusqu'en 1521. Le titre de «duc de Buckingham », qu'avait porté Humphrey de Stafford pour la première fois, no reparut qu'en 1623. Il est alors porté, et jusqu'en 1688, par Georges Villiers et par son fils.
Une nouvelle maison do Buckingham fut créée en 1784, le titre de -^marquis io Buckingham» ayant été donné à George Grenville : elle s'éteignit avec Richard Grenville, duc de Buckingham etChandos, le 26 mars 1889.
Buckingham (George Villiers, duc de), homme d'Etat anglais, né à Breekesby (comté de Leicester) en 1592, mort à Portsmouth en 1628. Très joli homme et d'une élégance raffinée, il fut attaché à la cour en 1614 et devint rapidement favori de Jacques I", qui le combla de dignités et de dotations. Buckingham abusa de la faveur dont il jouissait pour distribuer, au gré de son caprice, les places et les honneurs. Nommé lui-même, en 1618, grand écuyer, en 1619 grand amiral, il agit do manière à heurter'violemment les sentiments les plus chers au peuple anglais. Ainsi, en 1620, il laisse écraser les protestants dans le Palatinat, et, comme le parlement fait mine de lui demander des comptes, il obtient du roi la dissolution (1621). Par un revirement singulier, il devient tout à coup populaire, ayant accablé d'insolences la cour
apparaît comme le proiecteur du protestantisme. Il oblige les ambassadeurs espagnols à quitter l'Angleterre, il reprend la lutte contre eux dans lo Palatinat, il décide le mariace du prince de Galles avec Henriette-Marie de Franc'é. Mais l'ère des difficultés commence. Buckingham manque d'argent pour équiper l'armée qu'il veut lancer sur le Palatinat, et U s'en procure par les moyens les plus