BÉZOARD
Bull (John) [Djon'-bouV — mots angl. signifiant Jean Taureau], sobriquet donné au peuple anglais, pour peindre sa lourdeur et son obstination : John Bull est, en Angleterre, le pendant de Jacques Bonhomme en France et de Jonathan au^ Etats-Unis.
— Encycl. Ce surnom provient d'un pamphlet du docteur John Arbuthnot, médecin de la reine Anne ; le Procès sans fin ou Histoire de Jol n Bull (171 ) dir gc contre le duc de Mariborough. Le t^je de Jol n Bull, qui est devenu la personnification du peuple anglais, a des caractèrts physiques et moraux très précis et un costume traditionnel.
Bull (John), organiste anglais i j dans lo comté de Sommerset en lo 3 mort à Anvers en 1628. La reine El sa beth le fit nommer, en 15J6 niemier professeur de musique au collège de Gresbam. Bull devint ensuite organiste particulier de Jacques 1" puis orga nisto de la cathédrale d Anvers If a composé de nombreuses pièces pour l'orgue et la virginale : pavanes gail lardes, allemandes, préludes fantaisies variations, ainsi que toute une série de
ont attribué lo chant national anÉ,lais God save the Eing, qui a pour auteur lo compositeur Henry Carey.
Bull ' "!•■ li.irn.^mnnX violoniste norvéï-Mrii ,: . i m. i > . Kn^en (1800-1880). Destiné à l'état ecclosM il ! ilo son pays pour échapper à la
volontf I i i ' lila on Allemagne trouver Paga-
nini, qu il - hmî a l'.iri^. Il fut un jour dévalisé par des voleurs, qui lui enlevun-iiL jusqu'à son violon; désespéré, il se jeta alors daus la .Seine, d'où des bateliers le retirèrent. Parmi les personnes présentes, se trouvait une dame qui, frappée de sa ressemblance avec un fils qu'elle avait perdu, le recueillit et lui procura les moyens de se rendre en Italie. Ce fut alors que commença la série de ses succès. Il parcourut l'Italie, Tevint en France, puis visita Bruxelles, et de là se rendit en Russie et dans les pays Scandinaves. Enfin, il s'embarqua pour l'Amérique oil il donna i-arrièro à toute l'excentricité de son jeu extraordiiiiiia , . r!\,iai et jouant pour les Yankees une fantaisie I \ \ i\\3\%\ni\tn\é& le Bœuf mangé par le tigre. Il I nie qu'avec ce seul morceau il avait gagné
|iiii ' lollars. Après cette excursion au delà des
iiii-i.^, il laMiua dans sa ville natale, qu'il ne devait plus ter. — Lo fils d'Ole Bull a publié, à Christiania, les de son pèro.
BulLA Regia, ville de l'anc. Afrique, sur la frontière de Numidie, au S.-O. de Tabraca, sur un affluent du Bagradas. Elle portait lo surnom de Itegia pour se distinguer de Bulla Mensa, située au S. de Cartbage
BULLAIRE ^buV-lèr) n. m. Recueil de bulles du pape- Il Ecrivain qui copie les bulles du pape.
— Encycl. Il n'y a pas de bullaire officiel, bien que les bulles soient une des sources importantes du droit octlosiastiquo. Les recueils qui existent sont des œuvres par ticulièros. Les principaux buUaires sont : Bullaiium jumn num, de Grégoire le Grand à Sixte V, publié par Laoïzio Cherubini (1586-1617), continué par son fils jusquà Innocent X (1634), et par Angelo a Lentusca et Jean Paul a Roma jusqu'à Clément X (1672). Un appendice fut publiC sous lo titre de Conttmmtw malfni huilai n tomani, a Clémente \ ' /? 1 r< \ /// d-"- 1-ii^ l'ne collection
John Bull.
nuatiu a Clémente XUl Bullaiium de Benoit \I Icta de Pie IX et Acta S„
BULLAIRE {1er' — rad. bulle) a. f. Genre de champignons de la famille des urédinées, qui croissent sur les tiges desséchées.
BuLLANT (Jean), architecte et sculpteur français né vers 1515, mort à Ecouen en 1578 II s était formé en Italie par l'étude des monuments de I antiquité, comme 1 atteste son traité : Beigle geneialle d ai chiteclm e des cinq manières (1568). Son chefd'œuvre est le château d'Ecouen, commencé vers 1540, un des plus beaux monuments de l'art à cette époque, et celui dont le style est lo plus pur. Il a encore construit, pour Catherine de Médicis, l'hôtel de Soissons,
aujourd'hui par la Bourse decommerce (autref. Halle au blé), l'hôtel Carnavalet, I. s
bâtii
Qtsd
leries, le mausolée d'Anne do Montmorency, le tombeau de Henri II et de Catherine de Médicis, etc. Outre l'écrit cité plus haut, on a encore de BuUant : Recueil d'Iiorlogiographie (1561), oii il expose toutes les méthodes de
BULLATIQUE adj. Expression vieillie et qui n'est plus en usage dans la science pour désigner certaine forme de lettres, aussi appelées grosses impériales, en usage à une époque du moyen âge.
— Enctcl. Le célèbre peintre graveur du xvi" siècle Geoffroi Tory a donné un alphabet de lettres bullatigues. Ne pas confondre les lettres bullatigues avec l'écriture spéciale pour l'expédition des bulles, inaugurée sous le pontificat de Clément 'VIII (1592-1605), se distinguant par des pleins énormes et des déliés d'une extrême finesse. L'écriture bollatique n'a été supprimée que de notre temps, par Léon XIII.
BULLE adj. m. Il Papier bulle, Papier d'une pâte grossière de couleur jaune ou bise.
— Par ext. Chiffon bulle. Chiffon écru, employé pour la confection du papier bulle.
— n. m. Papier bulle : Acheter du bdlle.
BULLE (lat. bulla) n. f. Sphère ou portion de sphère formée par une certaine quantité de gaz enfermé dans une matière qui s'est trouvée et peut n'être plus à l'état liquide : Une bdlle d'eau. Une bulle de savon. Fonte gui a des BULLES, il Gaz enfermé qui détermine la formation de la bulle : Une bdlle d'air. Une bdlle de gas.
— Fig. Bulle de saimi. Objet futile, sans consistance, sans durée.
— Admin. ecclés. Décret du pape ordinairement désigné par le premier mot qu'on y lit : La BtJLLE Unigenitus. il Se dit absol., au pluriel seulement, des provisions en cour de Rome de certains bénéfices : Nouvel évêqtte qui a reçu ses BDLLES. Il Bulles défectueuses ou Bulles blanches. Celles qui, étant délivrées par un pape élu et non sacré, ne portent pas lo nom de ce pape.
— Archit. Gros clou dont la tête, ciselée ou ornée, s'emploie comme motif décoratif.
— Diplom. Autrefois, Cachet accompagnant un pli seigneurial, fait de cire et fixé sur
devenu synonyme des lettres papales et aussi de boîte con tenant la lettre. ) La bulle do messager est la boîte du cour rier oii sont peintes ou estam pées les armoiries de son maî tre, afin qu'on le reconnaisse
demeura
du
lie de messager (xvi« s )
frappé d'un ;
— Hist. Bulle d'or. V. la partie encycl.
— Pathol. Vésicule volumineuse formée par un soulèvement de l'épiderme et rempli d'un liquide séreux, séropurulent ou purulent.
— Techn. Petites taches, très petites et plus blanches que la couverte même, que présentent les pièces de porcelaine, et qui sont produites par de l'air qui s'interpose dans la pâte pendant la durée du travail de celle-ci. n Imperfections existant dans le verre fabrication. (Syn. de bouillon.)
de porte) il i Panthéon (Rome), 6 Double bulle (bijou) 7 Femme étrusque portant des bulles
— Encycl. Archéol. Le mot latin bulla désignait : 1» Divers ornements de forme arrondie fréquemment employés dans la décoration antique : par exemple, sur les
harnais dos chevaux, los ceinturons et los baudriers des ..liiciors ot des princos. Virgilo parle do ces ornomonts :
et notia fulserunt ctngula buUi».
(Km. XII, 040.) 2» Un objet rend, ordinairomont on or, que los enfants .lus familles sénatoriales ot équestres portaient suspendu :in cou : oninmcntum puerilix, indkium atqiic hisii/nc forlaiix. (Cic, Verr. III, 58.) Le jour où le jeune Romain déliosait la robe prétexte, il quittait aussi la Imlia et la sus- |iondait solennellement devant les- lares domostiquos, tomme une offrande sacrée :
Oitum ijrimwm pavido cu/itos mihi purpura cessit, fil. Il ,.,.'.■ su.nnrth Laribm donala pepcndil.
' (Perse, Sal. V, 30.)
i;n,:i. .■ Ir II '"'"'< (Hait, à Rome, très ancien, et paraît
ou dos bas-
l'-s. Comme lo s Charlemagne •s émanant des
[.' d'or par excellence. Cotte li^s les rèeles les plus minu- ~W Kl .licnitp imporiale. Elle
Mayence, do Colo-; et de Trêves ; qua séculiers, le roi de I hêmo, le comte pahi du Rhin, lo duc
cial auprès do la ]>■
sonne de l'emp'M. u
dont l'élection dc\,i..
avoir lieu toujours à
Francfort et le sacre
à Aix-la-Chapelle. Ces
dispositions, au moins Bulle d'nr de Henri
dans leurs grandes li- d'Angleterre.
gnes, demeurèrent en
vigueur jusqu'à la Révolution française, c'est-à-dire pcn-
r jusquà la RovolutK
rès ao cinq siècles. La ville de Francfort-surle-Moin conserve encore avec un soin jaloux un exemplaire original ot authentique de cette fameuse bulle d'or.
En France, Louis VI, dit le Gros, adopta l'usage de bulles ou sceaux pendants ; cet usage, réglementé par Philippe Auguste, qui unit le grand sceau et le sceau secret ou contre-sccl, s'est conservé jusqu'à la fia de la monarchie. V. SCEAU.
— Admin. ecclés. Les rescrits des papes sont de trois sortes :
1» La signature, écrite sur un simple papier, sorte de minute qui est envoyée aux bureaux de la chaucollorie romaine oii elle est développée en forme de bref on de bulle;
2° Les brefs écrits sur parchemin et scellés avec de la cire tantôt verte, tantôt rouge ; dans ce dernier cas, on se sert du sceau appelé anneau du pêcheur Idatum sub
d une moin- Bulle du pape Célestin III (xn« s ).
dre importance. 11 y a cependant à cette règle quelques exceptions ; ainsi, tous les actes d'Alexandre VI sont sous forme de brefs; c'est par un bref que Clément XIV abolit les jésuites. Dans les brefs, la date est indiquée d'après la notation moderne ;
3* Les bulles employées à l'imitation des édits impériaux, pour les actes les plus importants de l'administration pontificale, comme la convocation d'un concile et la promulgation de ses décrets, la condamnation d'une hérésie et la définition d'un dogme, la collation des évéchés et des abbayes, etc. Le plomb pendant aux rescrits expédiés sous forme de bulle porte d'un côté la tête de saint Pierre à droite, et colle de saint Paul à gauche. On '
pendant en lacs do soie ; si elle est en forme rigoi se, comme une condamnation, lo plomb est attaché à > cordelette de chanvre. Lorsque le pape vient à moule sceau qui portait son nom est détruit. Le nouvel
,u l'.apô Yèon I". La 'forme do ces
lits essentiels :
renferme le nom du pape, accom-
pagné de la dénomination terrut teivorum Dei (serviteur des serviteurs de Dieu), employée pour la première fois par lo pape Jean 111 mais qui n'est devenue d'un usage constant quo depuis saint Grégoire le Grand ; 2* la narration, analogue aux considérant» des actes civils; 3" lo dispositif, comprenant plus ou moins d'articles; 4* la commiasion exécutoriale, comme dans tous les actes pubijcs ; 5° los nonobstancea, où l'on parle des dispositions abolies ; 6° les comminations ; T la date, toujours supputée, d'après l'usage antique, par calendes, noncs et ides.
La réception et la publication dos bulles dans les divers Ktats catholiques ont plus d'une fois été l'occasion do conflits entre los deux pouvoirs. Les gouvornomonts revendiquaient le droit d^xaminor los bulle accorder Vexequatur,
mettre cette rovendic , --,
ingérence du pouvoir civil dans les choses religieuses. En France, l'ancienne législation soumettait les bulles dos papes à l'examen des parlements. (V. en particulier les lettres patentes do Louis XI, datées du 8 janv. 117.'..) A son tour, la loi du 18 germinal an X, s'exprime ainsi : Arli.ii- 1". Aiiruno bulle, bref, roscrit, mandat... m autres rvp.'-.liii.m-i ■!.' In c-our do Romo, ne pourront être reçus, ] iI.Im II,.! I iiiii-., ni autrement mis à exécution sans 1 , . ; r I ^'ouvornoment. Lo concordat de 1817
,;i I , i 1^ mémo doctrine, contre laquelle