‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 393 sur 956 · V. BtJissON {prendre · texte numérisé non relu

V. BtJissON {prendre

Fam.

1 do buissonner, de pro-

— Ecoles buissom, et fig. I^aire l'école buissonnière, S'absenter tion et flâner pendant les heures de classe, de bureau, etc.

Il Manière do vivre sans suite, sans but arrêté : Ma riante existence n'avait été qu'une école buissonnière. (G. Sand.)

— n. m. Lion planté de buissons, buissonnaie. I! Arbre taillé en buisson, ii Partie d'un parc à l'anglaise ou d'un jardin, dans lequel les ai^jres sont taillés en forme de

— En T dadmin. anc. Garde de la navigation chargé de la surveillance des rivières, des ponts, des pertuis et des moulins

— E\c\CL Ecoles buissonnières. Avant la Réforme, les écoles primaires, appelées petites écoles, étaient, à Paris et dans la banlieue, sous la direction du chantre do l'église de Pans Les réformés pour soustraire leurs enfants à 1 instruction des maîtres catholiques, organisèrent de petites écoles clandestines. Elles furent interdites par un arrêt du parlement, du 7 février 1554, qui les appelait écoles biassonniires, parce qu'elles se tenaient en plein air, derricre les haits et lesljuissons.

BUISSURES (pour bruissures — de bruir, brûler) n. f. pi. Sortes de trasses ou ordures qui apparaissent à la surface

BUITARDE I

f. L'un des i

donnés à la

irde originaire des bords du Danube.

Indes néerlandaises (île de Jav a), à 45 kilom. S. de Batavia ; 5.000 hab. Ch.-l. de l'afdeeling ou subdivision de Buitenzorg. C'est le lieu de villé-

fiature des négociants hollandais de Batavia. Célèbre jarin botanique. Non loin de Buitenzorg, ruines de Padjadjaran, autrefois ville importante et capitale de Java.

Buj, Buje ou Bulg, village d'Austro-Hongrie (Hongrie [comtat de SzabolesJ) ; 2.500 hab.

BUJACIE n. f. Bot. Syn. de glycine.

BujalanCE, ville d'Espagne (Andalousie fprov.deCordoue]) ; 10.000 hab. Moulins, tuileries, fa'iencè. C'est l'ancienne Calpurniana Castra des Romains. Beau château de construction maure, bâti en 935 par Abderraman III, roi de Cordoue. — Pop. du district de Bujalance : 17.600 hab.

BujalEUP, comm. de la Haute-Vienne, arrond. et à 27 kilom. de Limoges, près de la Maude ; 2.513 hab. Ch. do f. Orléans.

BUJAULT (Jacques), agronome, né à La Forêt-sur-Sèvre en 1771, mort en 1842. Il s'cfforç-a do vulgariser dans les Deux-Sèvres les nouvelles méthodes agronomiques. Nouveau Bonhomme Richard, il rédigea une multitude de petits opuscules, oii il donnait des conseils simples et pratiques, et qui ont rendu son nom populaire dans tout le Poitou. En 1822, il fut envoyé à la Chambre des députés ; mais bientôt, fatigué de la vie parlementaire, il reprit ses occupations d'agronome.

BUK, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Posen]) ; 3.350 hab. Ateliers de cordonnerie et de menuiserie. Jusqu'en 1887, il y a eu un cercle de Buk.

BuKAREST. Géogr. V. Bucarest.

BUKKU n. m. Arbrisseau du cap de Bonne-Espérance : diosmea hirsuta, dont se servent les indigènes pour se parfumer les cheveux.

BUKO'VINE, ancienne division administrative de l'Autriche, maintenant l'un des cercles du gouvernement de Lemberg (Galicie) ; 10.500 kilom. carr. ; 514.300 hab., en majorité roumains et juifs. La partie occidentale, occupée par les chaînes calcaires des Karpathes, a de belles

'- — ■— et des pâturages où se fait

L'Est est partagé entre les ••allées du Dniester, du Pruth et de la Sereth : il y a, malgré les rigueurs d'un climat sec et froid en hiver, brûlant en été, des cultures de seigle, de pommes de terre et de betteraves. Le chef-lieu, Czemowil:, a 22.000 hab. Le territoire a été enlevé aux Turcs en 1774.

BULA, comjn. de l'Océanie espagnole (Philippines [île de Luçon]), dans la vallée du fleuve côtier Vicol; 2.000 h.

BULACAN, ville de l'Océanie espagnole (archipel des Philippines (île de Luçon]), ch.-l. do Ta province de son nom, sur un bras du Rio-Grande ; 12.200 hab. — La province de Bulacan, la plus petite, mais la plus riche, la mieux cultivéeet laplus salubre de l'ile, surnommée ajuste titre le jardin des Philippines, est peuplée de 265.000 hab. environ, sur 2.423 kilom. carr.

BÛLACR, ville de Suisse, cant. de Zurich; 1.765 hab. Vignoble, filature de coton. — Pop. du disti-ict de Bulach : 21.000 hab.

BULAN, comm. de l'Océanie espagnole (Philippines [île de Luçon]); 8.100 hab.

1879, il donna VOffrande à la Vierge, œuvre remarquable par la sincérité de l'observation. 11 exposa VOffrande à Dieu en 1880; l'Annonciation et Jésus chez Marthe et Marie {ISil et 1882). L'intimité de chacune des scènes représentées, l'exactitude de l'exécution et la précision de la lumière sont des qualités que l'on trouve dans ses œuvres telles que les Fiancés, le Mariage innocent, la Visite de lendemain de noces (1884) et (a Restitution à la Vierge (1885); C'est celui-là (1886), et, en 1887, les Héritiers (musée de Bordeaux), un des meilleurs tableaux de l'artiste. — Le frère du peintre, Jean-Emile Buland, né à Paris en 1857, graveur, élève de Henriquel-Dupont et Cabanol. 11 obtint le premier grand prix de Rome de gravure en 1880.

BULAPATHE (du gr. bous, bœuf, et lapathon, oseille) n m. Ce nom désigne la grande oseille {rumex paticntia) pour les uns, ou la bistorte pour les autres.

BULAT-PESTIVIEN, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 20 kilom. de Guingamp ; 1.719 hab. Eglise de la renaissance type de l'architecture bretonne.

BULBAIRE (de bulbe) adj . Qui appartient ou qui a rapport au bulbe : Pyramide bulbaire.

BULBE (lat. bulbus, même sens) n. m. Bot. Renflement

ipe le bas de la tige, chez beaucoup de lédones. Syn. oignon.

— Anat. Partie de l'axe cérébro-spinal qui fait i

là la

— Bulbe de l'aorte, Renflement du cœur fœtal i raît plus tard dans l'origine de l'aorte humaine, mais subsiste chez certains animaux. V. aorte.

— Bulbe dentaire. Bulbe pileux. Bulbe plumigère. Renfle, ment situé à la base du follicule dentaire ou pileux. V . dentpoil, PLUME.

— Bulbe auditif. Ensemble du limaçon de l'oreille et du labyrinthe membraneux.

— Bulbe de l'ovaire. Tissu propre de l'ovaire. (V. ce mot.) Il Bulbe oculaire, Globe de I œil. Bulbe de l'urètre. Renflement de la partie spongieuse de l'urètre.

— Bulbe du vestibule ou du vagin. Renflement érectilo de chacune des faces latérales du vestibule vaginal.

— Encycl. Bot. Le bulbe est l'équivalent d'une plante entière, plutôt que d'un bourgeon, et comprend : 1* une sorte de cône très surbaissé {plateau), qui représente une courte tige ; 2' des racines adventives, insérées en une masse fasciculée à la face inférieure du plateau ; 3° des feuilles protectrices, épaisses et gorgées de matières nutritives {écailles) , insérées sur les flancs du plateau; 4» une hampe florifère, qui prol l'axe de ce demie porte des rudiments de feuilles vertf- ■ ' fleurs. On distingue des bulbes tuniques, dans lesquels les écailles se re- uaibcs a lis i. iacintlie couvrent complètement

les unes les autres {jacinthe) ; des bulbes écailleux, dans lesquels elles sont imbriquées {lis), et des bulbes solides, dans lesquels une masse pleine est recouverte d'un très petit nombre d'écailles minces et sèches (safran). On trouve tous les intermédiaires entre les bulbes vrais et les tiges tuberculeuses. Le bulbe -peut rester à l'état de vie ralentie pendant longtemps (communément un an) ; quand il passe à l'état de vie manifestée, les écailles s'écartent, se flétrissent et livrent passage à la hampe ' ■ it les réserves accubulbes {oignon, tulipe) ne fleurissent qu'une fois ; mais il se forme à l'aisselle de la dernière écaille un bulbe de remplacement, semblable au premier. Souvent, aussi, il se forme, entre les écailles, des bourgeons axillaires qui évoluent en autant de bulbes secondaires, dits caîeux. Certains bulbes sont alimentaires {oignon, ail, échalote, ciboule, etc.) ; d'autres médicinaux {scille, safran).

— Anat. Le bulbe est recouvert, en avant et en haut, par la protubérance annulaire. Sa face postérieure, recouverte par le cervelet, que les pédoncules cérébelleux maintiennent en place, constitue le plancher du 4' ventricule.

Le bulbe a la même constitution histologique que la moelle, mais la distribution respective de ses dilférentcs parties y est sensiblement moditiée. En effet, les faisceaux blancs (libres à myéline) s'y entrecroisent et se joignent au faisceau pyramidal direct du côté opposé (dont le croisement s'est fait, fibre à fibre, dans la moelle), venu en avant (decussa- L

tion des pyramides). Ré—- -— deux faisceaux forment la pyi mide bulbaire antérieure (motric passent dans la protubérance, enfin dans le pied du pédoncule c retirai pour gagner l'hémisphère < rébral. Les fibres des cordons pc teneurs (sensitifs) se terminent dans les noyaux de GoU et de Burdach, d'où émergent de nouvelles fibres sensibles, dont l'ensemble constitue le ruban de Reil, qui va au cerveau par l'étage supérieur du pédoncule cérébral. Quant aux fais- pace postéii ceaux cérébelleux directs, ils r ' ' " - •■ ■

bulbe. L. L', lobes c

upério

; Pri, i

<l, plancher .

cule: C, S, c

i scriptorius.

leux inférieurs (corps restiformes).

Dans le bulbe, la partie grise est fragmentée en noyaux distincts, qui sont les noyaux des nerfs crâniens.

Le prolongement de la corne antérieure (motrice) donne, de bas en haut : à la base , le noyau de l'hypoglosse, du moteur oculaire externe et accessoire du facial, du pathétique et du moteur oculaire commun ; — à la tête, le noyau moteur du glosso-pharyngien, du pneumogastrique et du spinal, du facial et du trijumeau. Le prolongement de la corne postérieure (sensitive) donne, à la base : le noyau de l'auditif et le noyau sensitif des nerfs mixtes ; — à la tête, le noyau sensitif du trijumeau. Il faut noter que l'origine réelle de ces noyaux sensitifs se trouve en dehors de Taxe cérébro-spinal, dans les ganglions rachidiens ou les ganglions homologues de Gasser, d'Andersch, etc., situés sur le trajet des nerfs crâniens sensitifs.

Limitée par les pédoncules (v. pédoncules cérébelleux, et cérébraux), la surface postérieure du bulbe est losangique et constitue le plancher du 4* ventricule, qui représente 1 épanouissement du canal de l'épendyme (v. épendyme), dont la paroi postérieure fait défaut. Le 4' ventricule se ferme en canal par en haut et donne naissance à l'aqueduc de Sylvius. La pointe inférieure du 4" ventricule forme le calamus scriptorius.

— Physiol. Le bulbe est un centre de coordination, le point de convergence pour les réflexes généralisés. (V. réflexes.) Mais il faut distinguer les fonctions des parties blanches, qui sont de simples voies de transmission, des fonctions des parties grises, qui sont des centres nerveux.

des pyramides croisées produit : ou des si l'excitation est superficielle, — ou des

t de la douleur, si l'excitation est profonde,

moitié opposée du corps. La section des pyramides et du ruban de Reil produit l'hémiplégie et l'hémianesthésio du côté opposé, à la condition, toutefois, en ce qui touche

18 faisceaux moteurs, q

IJLLUEUX

IILLGAUIE

faisceaux moteurs, que la lésion attoiiçne la partie iiSriouro do la protuhùrance. Autrement, il y a paralysie ri-nr, r'rst-A-diri' w\c pfiralysie inti^rossant la face du

/.'.., I', i-,si;Vulpian,Z,ef on.!

.'■"■ /.' ,- ■, ■ ■, ■ ■ , .Paris, 1866); Van

(Irliiirl.l.'ii, 't >j:,.''. ..;. ',l il '.; '.' / ' 'j-'nnc (Louvain, 1S93).

BULBEUX i/»'»i, EUSE adj. Qui a la forme d'un buibo : Itfn/lt'iHfiii iiuLiii-.rx. « Qui possède un bulbe ou renflement :iii:i(cii.'uo : l'Ianle BDLBEUSK.

— Fuin. Xtz bulbetLX, Nez gros et arrondi.

BULBIFÈRE (d<

BULBIFORMB (de bulbe, et forme) adj. Qui est en forme

BULBILLE (Zî mil.) n. f. Nom des bourgeons nés à l'aisselle do fouilles ordinaires, dont les écailles externes deviennent oliarnues et se chargent de substances de réserve comme lolio."; d'un ttulbe et qui, se séparant de la plante mère, |i.Miv.iil looonstituor une nouvelle plante, semblable à olii I ril,<s sont les bulbilles du lis bulbifère ou du lis tii:,v<\ 'h'iit la constitution rappelle celle des caïeux. (Dans les liiill.ijlos de l'igname de la Chine, l'axe est transformé asse arrondie, qui porte un petit bourgeon à

Dans certaines inflorescences, des fleurs

lesquels se développe une racine adventive qui se gonfle on un réservoir nutritif.)

BULBILLIFÈRE [Il mil. — de bulbille, et du lat. ferre, iM.riori adj. Qui porte des bulbillesT

BULBINE n. f. Bot. Section du genre anthérie.

BULBO-CAVERNEnx(nei!)adj.etn.m.Seditd'unmuscle ji m 1.. la verge de l'homme, situé au-dessous de l'urétro .' ,. i.iiii pour fonction d'accélérer l'émission de l'urine et lu iMiiuo. Syn. de bclbo-orétbal.

oniri riKiiii aes algues des marais et des eaux stagnantes. BULBOCODE (do bulbe, et du gr. kôdion, toison) n. m. ionro do mélanthaoées, voisin des colchiques, et compreaiit quatre ou cinq espèces de plantes herbacées qui croisent sur les hautes montagnes du midi de l'Europe. BULBONAC (nak') n. m. Bot. Nom vulgaire de la lunaire binnria redivivia). Il On dit aussi bolbonach.

f. Nom donné par Boudier à l'alcaloïde l'amanite bulbeuse, et qu'il distingue de 'extrait d'un autre champignon, "

BULBO-URÉTRAL, ALE, AUX adj. Se disent du muscle do la verge appelé aussi bulbo-caverneux (v. ce mot) ; d'une artère de la verge issue de l'artère honteuse interne et s'anastomosant avec l'artère dorsale de la verge ; dos glandes de Cowper.

BULBUL n. m. Rossignol, en langue persane. Ce mot est employé quelquefois par les auteurs français : Le bclbcl chanle le poème de ses amours avec la rose, caché sous des touffes de myrte. (Th. Gaut.)

BULBULE n. f. Caïeu, petit bulbe.

BULÈJE n. f. Bot. Syn. de bdobléie.

BuLÉos ou BouLÉOS, flls d'Héraklès et de la Thespiado Eloucl.ie.

BULEUTE n. m. Antiq. gr. 'V. bodleote.

BULEUTÉRION n. m. Antiq. gr. V. BODLECTÉKION.

Bulgare, personne née en Bulgarie, ou qui habite ce pays. — Les BoLOARES.

,— Adioctiv. Qui se rapporte à la Bulgarie ou uses habitants : Princesse bulgare.

— n. m. Langue parlée par les Bulgares : S'exprimer en

nULUARE.

— n.m. pi. Hist. rel.Sectede manicho.'iH |iii]i!i , , , sanoo à Constantinoplo dans le ix« sièt I ■

— Kncycl. On regarde généralonn n comme originaires de l'Oural. Dans lo^ j , ; do Tim-o on-, ils se seraient établis sur 1. \

leur langue, tout on se modiflant au point do vuo des caractères physiques et des mœurs. Copondant, il est encore facile do reconnaître les doux éléments oui ont donné naissance à la population bulgare : & céto d'iodividu.s olfrant un teint, des cheveux ot dos yeux clairs, on en rencontre d'autres, trapus et vigoureux, au type brun, à la tête courte, au visage ovale, aux pommettes saillanlos, aux youx petits, au noz oamard, aux mjkchoiros proéminentes, i'|Tn ro].r.^ oîiTr.,t r-'I.^ment mongoliquo.

LosHul.M. , I ivaient un caractère belliqueux

I utofois, la majeure partie est livre à l'agriculture ot & l'élevage dos li.stuiuv Mil 11 s agriculteurs ont besoin d'étro fuidés; car, ahandonnés à oux-môraes, ils sent incapables e diriger une exploitation un peu importante. Presque tous sont catholiques du rit grec, quoique quelques-uns aient conservé l'islamisme.

2^;^ùo',

rié du Sud, on 0 départements et 2g district». Chacun do ces départements porto le nom do son cbof-lieu. Les chefslieux sont : Sofla, Vidin, ïrnova (oa Tirnovo), Varna, Roustchouk, Rozgrad, Cboumia, Kœstondir, Tm, Silistrio, Lom, Rahova, 'vrotsa, Plovna, Lovelcb, Pbilippopoli, Sovlievo.Svitcbtov, Stara-Zacrora, Slivono, Tatar-Bazardjik, Khoskooi, Bourgos. — La capitale de la Bulgarie est Sofia ; les villes principales sont : Philippopeli, Varna, Roustchouk, SlivenootChoumla.

— Géographie économique. La mise en valeur du sol est plus avancée en Bulgarie que dans le reste des Balkans. Du minerai do fer est exploita & Samakov, de la lignite près do Vidin, et do la houille à Pcrnik, près do Samakov. Un vingtième seulement du territoire est incultivable, et un tiers utilisé par dos labours, dos forêts, prairies, vignobles ot jardins. Malgré la défectuosité dos instruments et méthodes agricoles, la fertilité naturelle do sel, le labeur dos Bulgares, qui travaillent leurs champs avec des buffles, procurent de bonnes récolles do froment, d'orge, do maïs destiné, comme dans la puszta hongroise, à l'engrais des porcs ; mais les vignobles sont médiocres, la culture du tabac localisée encore, ainsi que celle du miïrior ot des roses pour l'essence. L'indu.strio e "

et du Despoto-Dagh (Rbodope), et séparent l'une de les deux dépressions du Danube inférieur et de Philippopoli. L'empâtement montagneux voisin do Sofia est une zone imporUnte au point de vue des communications naturelles, et dont voici les traits principaux, d'après Th. Fischer : ce sont des chaînons granitiques et calcaires, N.-O.-S.-E., coupés par de profondes vallées, comme celle de la haute Strouma (Strymon), et dont l'ensemble se trouve délimité du côté du système balkanique par le « bassin de Sofia » (haute vallée de l'Isker), fond marécageux d'un ancien lac. La soudure de ces montagnes avec les massifs éruptifs du Perim-Dagh et du Despoto- Dagh se fait par un énorme nœud montagneux, qui commence au S. de Sofla au mont Vitoch (2.300 m.), et atteint sa plus grande altitude sur la frontière, au Rilo-Dagh (2.673 m.), en des solitudes sauvages de rocs nus habitées par le chamois ; le bassin de Sofla lui-même communique avec celui de Philîppopoli par des passes faciles entre l'Isker et la Maritza, les principales étant voisines d'Ichtiman (porte de Trajan). La dépression du Danube inférieur est constituée en Bul^rie par un plateau adossé aux Balkans; son altitude s'abaisse do 450 à 150 m., des " collines de l'Avant-Balkan ■ au fleuve même, dent il domine par d'abruptes falaises de 100 m. les marécages et les sinuosités. Formé do calcaires, craies et grès miocènes, que recouvre un épais limon, ce plateau est occupé au N.-O. par des steppes ou les terrasses désolées du karst, au N.-E., dans le Deli-Orman, par des ondulations plus accentuées et bien boisées, où l'on trouve uno riche faune d'ours, lynx, sangliers et chevreuils; partout il est creusé de vallées, perpendiculaires au Danube à l'O. (Isker, Osma, lantra), divergentes entre elles à l'E., mais toutes très étroites et accidentées à leur partie supérieure (défilés do la lantra vers la passe de Chipka). Au contraire, le bassin de Philippopeli (180 m.) est uno vaste cuvette

Taundja, et dont le fond calcair vers le Rhodepe et le Strandja-Dagh. Il forme une région bien abritée, et dont le climat, quoique continental encore, est plus régulier et surtout plus humide qu'au N. des Balkans : à Philippopeli, la température n'atteint jamais les extrêmes de Sofia, alternativement enfouie sous la neige et brûlée par le soleil.

— Géographie administrative. La Bulgarie a 63.160 kilom. carr. de superfloio, et, jointe à la Roumélie orientale, elle a un total de 96.660 kilom. carr. — Il y a en Bulgarie et en Roumélie orientale : Bulgares, S. 500. 000 ; Turcs, 570.000; Grecs, 60.000; Tziganes, 52.000; Juifs, 27.500; Allemands, 3.600; Russes, 1.800; en tout, avec les autres

orthodoxes-bulgares sont l'immense majorité : 2.610.000, contre 6-13.000 musulmans, 28.000 catholiques, 27.500 israélites. C'est donc la religion, autant que la race, qui parait '''""' de la Bulgarie et de la Roumélie, et

tout cas, explique la force de la Bulgarie dans les Balkans. • " ■ ■ *> - • ■ ndépa

roug, aivisés on 57 districts, dits oi-o/irt;la Bulg

La Bulgarie du Nord est partagée en 17 département;

Belgrade à Andrineple et Constantinople par Sofla et Philippopeli et la ligne de Roustchouk à Varna. L'exportation dépasse l'importation, et consiste surtout en achats de grains par la Turquie; l'Autriche, l'Angleterre et l'Allemagne importent des métaux et tissus. Custendjé, Varna et Bourgas sont reliés par des lignes de navigation de la mer Noire à Odessa et Constantinoplo, et les grands vapeurs des Messageries maritimes (Roumanie), de la Navigation générale italienne et du Llyod autrichien remontent le Danube jusqu'à Galatz et Bralla (commerce do grains). La population, qui s'accroît très vite, est peu agglomérée.

— BiBLioGR. Ajouter aux ouvrages indiqués à l'article Balkans {péninsule des) : V. Bérard, la Macédoine (t R. de Paris », 1" semestre 1897).

— Histoire. Les contrées constituant la Bulgarie actuelle et qui, dans l'antiquité, faisaient partie de la Thrace, furentcoloniséesparlesRomai ' '" ' de Mœsie (au N. des Balkans) et de Thrace (au S.). Les Slaves y pénétrèrent au v» et au vi« siècle. Un peuple de race flnnoise, les Bulgares, arriva en 679 et constitua un royaume dent la popula

s qui en firent les provinces

slave. Les I

par

Armoiries de Bulgarie.

1257 et étcndil

seront peu à peu. En -^ .

leur roi Boris se convertit a ; christianisme. Le royaunio de Bulgarie eut sa période de gloire, particulièrement sous Siméon (893-927), qui fit do vastes conquêtes. Soumise à l'empire byzantin de 1018 4 1196, la Bulgarie fut délivrée par Jean et Pierre Asen, dont la dynastie régna i

domination jusqu'à la mer Egée. Attaauée au xiv" siècle par les Serbes et par les Turcs, la Bulgarie fut démembrée ; en 1396, elle était tout entière aux mains des Turcs.

Un grand nombre de Bulgares se firent musulmans : ceux qui restorout chrotions furent soumis au clergé phanariote. 1- 1 , .[liront sous un jeugde fer. Quel-

ques] I ..^i), à partir de la fin duxvin* siè-

cle. !r r uer la nationalité bulgare; leur

actiou . raire et religieuse à la fois. Les

catholi , ; ï . ; nstituer en Eglise unie un assez

grand norabro do BuL-aros, désireux, avant tout, d'échapper à la domination dû clergé phanariote (1864-1870) ; mais ce fut l'orthodoxio grecque qui l'emporta. En 1870, un

firman fit de l'Eglise bulgare uno ' — i:-.--..o»

indépendante, ayant à sa tête un (

Révoltée en 1875, la Bulgarie 1 clii-bouzouks. Les ■ horreurs buli de la crise qui aboutit à la guerre r Russes, pénétrant en Bulgarie, y pes indigènes qui prirent part au

roîiriouse

BULGARIN — BULLE

cette guerre. Le traité de San-Stefano (3 mars 1878) constituait une grande Bulgarie, qui devait comprendre tous les pays situes entre le Danul)e, la mer Noire et l'archipel, à l'exception des environs de Constantinople. Le traité do Berlin laissa à la Turquie une partie des territoires ainsi promis aux Bulgares; il constitua au N. du Balltan une principauté vassale, gouvernée par un prince choisi avec l'assentiment des puissances, et au S., une province autonome, la Roumélie orientale (13 juill. 1878';. En décembre 1878, l'Assemblée nationale, réunie à Tirnovo, élut le prince Alexandre de Battenberg. La Roumélie orientale eut pour gouverneur Aleko-pacha, puis (1884) Gavrilpacha. Des ofdciers russes organisèrent l'armée bulgare. Les tendances unionistes prirent, dans les deux partis de la Bulgarie, une force qui aboutit à la révolution de septembre 1885 à Philippopoli ; les patriotes de Roumélie appelèrent le prince Alexandre, qui réunit la Roumélie à la Bulgarie. Le roi Milan de Serbie lui déclara alors la guerre, mais fut complètement battu (nov. 1885). La Turquie, résignée, conféra au prince Alexandre le gouvernement de la Roumélie; mais il abdiqua (7 sept. 1886). Les régents Stamboulof, Karavelof et Moutkourof firent élire le prince Waldemar do Danemark (Il nov. 1886), qui refusa,puis le prince Ferdinand de Saxe-Cobourg (août 1887). Les grandes puissances ne purent se mettre d'accord pour reconnaître le nouveau prince, que l'Autriche traita avec une bienveillance particulière, surtout à partir de

1889, et que le sultan se montra, assez vite, disposé à reconnaître, mais auquel la Russie était très hostile. En

1890, le gouvernement bulgare obtint de la Porte la concession de bérats aux évoques bulgares de Macédoine. A l'intérieur, le gouvernement de Stamboulof eut à lutter contre une vive opposition qu'il réprima sévèrement (procès et exécution du major Panitza, 1889, etc.). Plusieurs assassinats politiques furent commis ; le dernier fut (1895) celui de Stamboulof, qui, en dissentiment avec le prince, avait donné sa démission l'année précédente. La nomination de son successeur, Sto'ilof (1894), fut le point de départ d'un mouvement de rapprochement avec la Russie. La diplomatie du prince Ferdinand aboutit enfin. Son fils, le prince Boris, étant passé à l'orthodoxie (1896), la conséquence immédiate fut une réconciliation, suivie ellemême de la reconnaissance du prince Ferdinand par toutes les puissances (1897).

— BiBLioGR. : Jireckzek, Gi'scttichle tier Tlnlgaren (Prague, 1876); Sokolov, Histoh-r ,T>;r'/\-?- .■ f''- rhihrnres (en russe, Saint-Pétersbourg, isT'. I n . r Ai Ihdqarie (Paris, 1886); Saint-Clair and I: Il ir-'irs' sludij of the Eastern Question in lii'/'j': I i' i<:7); comte Ae Cbolet, Etude sur la guen; h '.> ' d'ans, I89i); Lamouche, ta Bulgarie dans te /j«rîs*^ ri te- présent (Paris, 1892); Drandar, les Evénements politiques en Bulgarie depuis fS76 (Paris, 1896) ; un diplomate, Bulgarien und der Bulgarische Fûrstenhof {Berlia, 1896).

— Constitution. Aux termes du traité de Berlin (13 juill. 1878) et de la Constitution de 1879, revisée le 15 mai 1893, la Bulgarie est une principauté autonome et tributaire, sous la suzeraineté de la Porte. Elle a un gouvernement chrétien, et le prince héritier doit être orthodoxe. Toute difficulté a disparu, sur ce point, pour la famille régnante, depuis la conversion du prince héritier Boris à l'orthodoxie (2 févr. 1896). Le pouvoir législatif est exercé par une Chambre unique (Sobranjé), qui doit compter un député par 20.000 habitants. Cette Chambre est élue pour cinq ans, et peut être dissoute par le prince, sur l'avis du conseil des ministres. Ceux-ci sont au nombre de six : affaires étrangères et culte, intérieur, instruction publique, finances, justice, guerre. Lorsqu'il s'agit d'une cession de territoire, d'une revision constitutionnelle ou de la candidature du prince à une autre couronne, l'affaire doit être soumise à une assemblée spéciale le n Grand Sobranjén, qui siège à Tirnovo, dont le nombre des membres est double de celui des députés du Sobranjé ordinaire. Toutes les dépenses doivent être autorisées par la Chambre ; toutefois, en cas d'obstacle à sa convocation, le prince, sur la proposition des ministres,

Eeut décréter un emprunt jusqu'à concurrence de 3 milons, ou ordonnancer des crédits extraordinaires jusqu'à concurrence d'un million.

— A}'mée et marine. L'armée bulgare est répartie en six divisions (Sofia, Philippopoli, Slivno, Choumla, Roustchouk et 'Vidin), dont chacune comprend 4 régiments d'infanterie à 2 bataillons de 4 compagnies, plus 3 compagnies groupées à part et 1 compagnie indépendante dite de frontière. A ces 6 divisions sont --p

rattachés : 6 régiments d'artille- TF j

rie de campagne dont l'ensemble

comprend 45 batteries (de campa- 1 1 l

f ne ou montagne), 6 compila h ,

u train, et 6 détachemom service de santé. La cavaN qui compte 1 état-major dt- > i i i j sien, 4 régiments et 24 escadiui est à la veille d'un changemc d'organisation qui doit la cens tuer en autant de régiments 4 escadrons qu'il y a de divisions * vert rou"9i!

d'infanterie. A cela il faut ajouter : l'artillerie de forteresse (Z bataillons à 3 compagnies, plus 5 batteries d'obusiers), et les troupes techniques (3 bataillons de pionniers à 4 compagnies, plus 1 compagnie isolée, 1 compagnie de chemins de fer et 1 compagnie de télégraphistes).

L^effectif budgétaire de paix est d'environ 40.000 hommes. L'ensemble des forces dont la Bulgarie disposerait en cas de guerre peut être évalué comme il suit :

Arméeactive de campagne. 90.000 fantass. 4.700 caval. 312 canons.

R«ser»e 60.000 — 2.300 — 120 —

Troupes territoriales. . . . 28.000 —

Soit au total 178.000 fantass. 7 000 caval. Ti? canons.

L'organisation du ministère de la guerre comprend d'abord un état-major de l'armée formant 3 sections : section des opérations militaires, section d'organisation, section administrative. Au ministère ressortissent, en outre, les inspections de l'infanterie, de l'artillerie et du corps de santé, le départementde la justice militaire et les archives. Le service est obligatoire à partir de vingt ans accomplis ; il dure, dans l'armée active : 2 ans pour l'infanterie et 3 ans pour les autres armes ; puis on passe 4 ans dans le 1" ban de Yopoltchénié ou milice territoriale, et 4 ans encore dans lo second ban.

La marine bulgare ne compte que quelques petits bâtiments, sur le Danube et la mer Noire.

BULGARIN ou BULGARINE. Biogr. V. BoCLG.iKlSH

BULGARIS. Biogr. ^V. BOULGABIS.

BULGNÉVILLG, ch.-l. de cant. des Vosges, arrond. et à 21 kil. de Neufchâteau, sur un affluent derAnger;941 hab. Source minérale froide ; bouille. Fabriques de broderies, de meubles sculptés ; tuileries. Restes d'un couvent do récollets. Bulgnéville formait originairement une baronnie que posséda la maison do Beaufremont jusque vers lo milieu du XIV* siècle, puis qui passa en différentes mains et fut érigée en marquisat, en 1708, par Léopold, duc do Lorraine. Combat entre le duc René I" et le comte Antoine de Vaudemont, prétendant au duché de Lorraine comme neveu du duc Charles II, à qui René avait succédé en qualité de gendre (1431). René d'Anjou, battu complètement, malgré un secours du roi de France Charles 'VU, fut fait prisonnier et retenu cinq ans captif; il dut renoncer à tous ses droits sur le duché de Lorraine. — Le

\ mollusques gas

BUUME n. m. Gen téropodes pulmonés,

me les escargots, dont ils diffèrent par leur forme beaucoup plus allongée. (Le bulimus decoUatus, très commun, perd fréquemment la pointe de sa coquille et sécrète une cloi- Rulime son pour boucher l'ouverture ainsi produite.)

BULIMINE ou BULIMINA (rad. bulime) n. f. Genre de foraminifères perforés, famille des globigérinidés, tribu des textularinés, renfermant de petites formes à coquille calcaire et à loges inégales, disposées en hélices. (Les espèces de bulimines vivent en diverses mers, ou sont fossiles depuis l'infra-lias.)

BUUTBE (du gr. bous, bœuf, et lithos, pierre) n. m. L'un des noms vulgaires du bézoard du bœuf. V.

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