‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 396 sur 956 · BULLE — BULLETIN · texte numérisé non relu

BULLE — BULLETIN

célèbre do ses ouvrages est, dans la mémo triomphal do la porte Saint-Martin, d'une belle < mais jugé inférieur à celui do la porte Saint-Denis. C'est éleva l'église Saint-Thomas-d'Aquin, à l'ex-

du portail.

composé quelques traités sur

BuLLET (Jcan-Haptisto), théologien ot érudit français, né on 1699 à Besançon, mort en 1775, professa la théologie à l'oniversilé do cette ville. Il a composé un grand nombre d'ouvrages pleins d'érudition. Les principaux sont : Histoire de l'établissement du christianisme (1764); Itecherches historiques sur les cartes à jouer (1757); Mémoire sur ta langue celtique (1754), avec un dictionnaire de cette langue, ouvrage où l'auteur dépense nno science énorme à soutenir quo lo breton est ia langno

BULLETIN adj, m. Qualification donnée à un ordre do cordeliers réformés par une bullo : Les cordeliers BUiiE- Ti.NS. Il Substantiv. : Un dulletin.

BULLETIN (ital. bulletino; do bulla, bulle) n. m. Constatation ou déclaration faite sous une forme concise : Bulletin de ta Bourse. Il Annonce d'une chose qu'on suppose intéresser lo public : Bdllbtin de la aanté publique.

— Billet qui sert & exprimer un vote, soit par sa couleur, soit par un nom ou une déclaration qu'il porte : Mettre son BOLLETl.N dans l'urne.

— Reconnaissance que délivrent certaines administrations : Bulletin de correspondance. Billet qui assure au voyageur en chemin do fer nno place dans l'omnibus oui dessert telle petite localité, n Bulletin de bagages. Billet que délivrent les administrations de chemins de fer aux voyageurs qui ont fait enregistrer des bagages, etc.

— Récit officiel des opérations d'nn corps de troupes : Les BULLETINS de la Grande Armée.

— Nom porté par un certain nombre de journaux et de recueils politiques, littéraires, scientifiques, etc., et, notamment. Titre donné par certaines administrations, certaines sociétés savantes, au résumé de leurs travaux, ti Bulletin de nouvelles. Nouvelles à la main, recueil do nouvelles, le plus souvent manuscrites et clandestines.

— Enctcl. Admin. Certains ministères, et même certains de leurs grands services, sont dans l'usage de rassembler et de publier, sous le titre de Bulletins, les arrêtés, circulaires, instructions et rapports qui les intéressent respectivement. Tels sont : lo < Bulletin officiel du ministère de l'intérieur . , le ■ Bulletin officiel do la marine ., le « Bulletin administratif de l'instruction publique », etc. Chaque préfecture publie également un . Bulletin • destiné à porter à la connaissance de qui de droit les actes préfectoraux intéressant le département.

— Bulletin des lois. Recueil des actes du gouvernement français. Sous sa forme périodique, ce recueil, décrété le 14 frimaire an II (nov. 1793), n'a commencé à paraître que le 22 prairial (mai 1794) ; mais il avait été précédé de plusieurs recueils. En premier lieu, lo . Bulletin des lois », édité par Baudoin, et qui s'est continué jusqu'au 6 nivôse an vni (déc. 1799), mais n'a jamais rien eu d'officiel et n'était adressé qu'aux souscripteurs. D'un autre côté, en vertu d'un décret du 9 janvier 1791, Duport

le gouvernement

imés à I

royale du Louvre, et contenant les lois, proclamalions, instructions depuis la convocation des états généraux jusqu'au 3ldécembre 1791. Cette collection, continuée ' exécutif provisoire et par le Comité de salut

lûmes, ne permettait pas de faire connaître les actes au fur et à mesure de leur apparition : il avait été institué un • Bulletin de correspondance ■ , qni était envoyé aux icipalités. Un décret de mi lui donna lo caractère

ifficiel'; mais, ce moyen de publicité paraissant insuffisant on institua le .Bulletin des lois do la République.. La première loi insérée fut celle du 22 prairial an H, sur le tribunal révolutionnaire. Cette publication, qui devait, à l'origine, être provisoire, a survécu au gouvernement révolutionnaire. De nos jours encore, il concourt, au même titre que le . Journal officiel . , à la promulgation des lois et des actes de l'autorité; il ne doit pas contenir autre chose.

La loi du 18 juillet 1837 avait imposé à toutes les communes l'obligation dé recevoir le t Bulletin des lois • et classé parmi'les dépenses obligatoires les frais d'abonnement à cette publication. Lo décret du 12 février 1S52 restreignit cette obligation aux communes chcfs-licux de canton et remplaça, pour les autres, cette publication par le a Moniteur des communes •, feuille othciclle. Celle-ci dura jusqu'en 1871, époque à laquelle le gouvernement, par décret du 27 décembre, créa une publication nouvelle, destinée à l'afflchage, qui prit le nom de • Bulletin des communes, et devint, en 1884, le .Journal ofBciel, édition des communes».

— Législ. Bulletin de vote. Le bulletin de vote peut être imprimé, autographié ou manuscrit. Lo bulletin ne peut être distribué par un a^cnt quelconque de l'autorité, ni l'être dans l'intérieur de la salle du scrutin. L'électeur doit le préparer en dehors de cette salle et ne lo marquer d'aucun siu-no extoriour; il lo présonto fermé au président du scrutin^ '. ' ' ' ' " ■ les bulletins bhi:: ' l'as de dési-

dat. les Imllotins sur p.ipior do ooulonr ou portant des signes extérieurs. Ces bulletins irréguliers et ceux qui sont douteux doivent être annexés au procès-verbal du scrutin. Les autres sont incinérés en présence des élec-

Au Parlement, lo vote a lieu comme suit: chaque sénateur ou député reçoit des bulletins sur lesquels son nom est imprimé : bulletins blancs pour l'adopiion, bulletins bleus pour la non-a i option. Les nominations, soit en assemW ' ' iTis les bureaux et commissions,

ont I r-'t. Chaque membre dépose son

BULLETINIER

BUADEHESH

feuilles volantes par voie publique, comme 5 journal. Ils forment six séries, correspondant chacune à une des grandes campagnes de Napoléon : 1" série. Campagne d'Allemagne (7 oct.-26 déc. 1805); 2' série. Guerre contre la Prusse (8 oct.-28 nov. 1806); 3» série. Guerre de Pologne (5 oct. 1806-7 juill. 1807) ; i' série. Guerre d'Espagne (9 nov. 1808-5 janv. 1809) ; 5« série. Campagne d'Autriche (24 avr.-30 juill. 1809); 6* série. Campagne de Russie {22 jum-3 déc. 1812).

— Bulletins de la République. Ces bulletins, qui parurent sous le gouvernement provisoire de 1848, étaient des journaux-afhches destinés à publier les actes officiels dans toutes les communes de la République et à éclairer le peuple sur ses droits et ses devoirs civiques. Préparés par les soins du ministère de l'intérieur, avec la collaboration de Jules Favre, d'Anselme Petetin, d'Alfred Delvau, de George Sand, etc., ils étaient envoyés tous les deux jours aux municipalités, qui se chargeaient de les faire placarder. Ils parurent régulièrement du 13 mars au 6 mai 1848. Leur collection comprend vingt-cinq numéros. Parmi les plus intéressants, il fautciter le n" 12, qui contient un éloquent plaidoyer, dû vraisemblablement à la plume de George Sand, en faveur de l'amélioration du sort des femmes pauvres.

BULLETINIER {ni-é) n. m. Auteur de bulletins, de gazettes à la main, il On disait autrefois

quelle on incluait des reliques, etc., et que l'on portait en breloque à une chaîne de cou, à un collier. (Mot en usage jusqu au commencement du xvi" s.)

BULLETTE n. f. Anc. dr. Syn. de bublktte.

BULLEUX (hu-lcfi), EUSE adj. Méd. Qui a des bulles; qui consiste on bulles : Peau bulleuse. Eruption edl- LKUSE. Il Fièvre huileuse, Le pemphigus.

— Géol. Se dit de toute roche qui est criblée d'une multitude de vides sphéro'idaux et à parois lisses ; c'est le cas des scories volcaniques.

BULLFINCH (boul-fintch — mot angl. signif. haie, clôture) n. m. Sur les champs de courses. Obstacle formé d'un haut talus de terre, surmonté d'une haie, que le cheval doit franchir.

BULLI, bourg d'Australie (Nouvelle-Galles-du-Sud) ; 2.600 hab. Mines do houille.

BULLIARD (Pierre), botaniste, né vers 1742 à Aubepierre (Barrois), mort à Paris en 1793. Ses ouvrages,

utiles et estimés, < botanique. Il dossi Le premirr, il mi;

■ (1783, refondu par Richard.

atribué à répandre le goût de la avait lui-même ses figures, océdé d'imprimer les plantes encoulom i ;'i ■ in .piables de ses travaux sont : Flore pur: I

revue, is,.' ;/

naireéli'iii'„:,i::r ,1, !.^,',:,u,,ue (1783, refondu par 1799) ; Hisloin- des jilaiiles vénéneuses de ta France (1784) ; Histoire des champignons de la France {1191-1192).

BULLIARDE (de Bulliard, n. pr.) n. f. Bot. Genre de crassulacées, qui croît dans les lieux humides, et qu'on rencontre en France.

— Astron. (de l'astron. Boull'iau). Nom d'une des taches de la lune. La montagne correspondante a une hauteur évaluée à 2.700 m.; le diamètre du cirque qui la couronne est évalué à 62 kil.

BULLIDÉS (rad. bulle) n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes opistobranches, sous-ordre des tectibranches. — Un udllidè.

— Encycl. Les bullidés sont caractérisés par leur coquille arrondie, ovalaire, globuleuse, en général peu solide et recouverte, en tout ou partie, par le manteau et le pied de l'animal. Ils sont répandus surtout dans les mers chaudes ; les formes fossiles apparaissent dans le trias. Genres principaux : bulle, atys, liaminea, cijlichna, scaphandre, acera, etc.

Bullier (bal), bal fréquenté !

Prado d'été, il reçut, vers le commencement de l'Empire, le nom de « Closerie des lilas » . Depuis, il a été appelé bal Bullier et, par abréviation, Bullier, du nom de son fon-

BuLLINGER (Henri), théologien protestant suisse, né à Bremgarten en 1504, mort en 1575. Il se lia avec Zwingle. Celui-ci le détermina, en 1528, à se faire consacrer au ministère par le synode de Zurich. Il le fit, fut appelé comme Easteur à Bremgarten, et en gagna tous les habitants à i Réforme. Quand Zwingle eut succombé dans le combat de Cappel, BuUinger, expulsé de Bremgarten par les catholiques victorieux, se réfugia à Zurich. Le conseil souverain lui donna le titre de ti premier pasteur de la ville » . C'est lui qui rédigea la Confession de foi helvétique, publiée en 1566, et qui peut être considérée comme le résumé fidèle de la doctrine des théologiens suisses, dans la dernière moitié du xvi" siècle.

— BiBLioGR. : Pestalozzi, H. BuUinger, Leben undausgewxhlte Schriften (Elberfeld, 1858).

BuLLION (Claude de), marquis de Galardon issu d'une ancienne famille du Maçonnais, né, vers la fin du xvi« siècle, de Jean de BuUion, maître des requêtes, et de Charlotte de Lamoignon, mort à Paris en 1640. Surintendant des finances en 1632, garde des sceaux de 1633 à 1636, il fut de ceux — ' -— " ' ' -

fille d'un secrétaire du roi, do qui il eut, entre autres enfants, Noël de Bullion, marquis de Galardon, qui lui succéda comme garde des sceaux.

BuLL-RUN, petite rivière dans l'Etat de 'Virginie, ayant donné son nom à deux batailles qui, pendant la £;uprr"e de sécession, se sont livrées sur ses rives : la premioro le

21 juillet 1861, dans laquelle les troupes du Nord, sous le commandement du général Mac-Dowell, furent complètement battues par Beauregard; la seconde, qui fut livrée les 29 et 30 août 1862. Le général fédéral Pope était chargé de défendre la ligne du Potomac et de couvrir Washington contre une attaque probable des sudistes commandés par Lee. Pope, les 28 et 29 août, put repousser Jackson, un des lieutenants de Lee. Mais celui-ci vint rejoindre Jackson, et, réunis, ils écrasèrent l'armée de Pope, qui dut se retirer dans les retranchements de Washington.

BULL-TERRIER (boul'-té-ri-é) n. m. Race de chiens anglais, qui a des aptitudes particulières pour chasser et détruire les rats.

BULLULE (lat. bulliila) n. f. Antiq. rom. Bulle plus petite que celle des enfants, et que portaient les femmes.

BULLULÉ, ÉE adj. Qui est parsemé de petites bulles.

BULLY, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 15 kil. de Béthune, sur le Surgeon, une des branches mères de la Lawe ; 3.947 hab. Ch. de f. Nord. Houille, brasseries. — Comm.. de la Loire, arrond. et à 12 kilom. de Roanne; l.liehab. Mines d'anthracite. — Comm. du Rhône, arrond. et à 22 kilom. de Lyon; 1.455 hab. Pyrites de fer et de cuivre, carrières de pierres de taille; fabriques de soieries et de sabots, moulins. Eaux minérales. — Comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 6 kilom. de Neufchâtel, dans le pays do Bray ; 911 hab. Pommes à cidre, fromages dits Il de Neufchâtel u, fabriques de poterie, briques.

BuLLY (Jean-'Vincent), inventeur du vinaigre de toilette qui porte son nom. Il a servi de type au César Birotleau de Balzac. Il venait d'inventer son vinaigre, lorsque sa boutique de parfumeur fut saccagée par le peuple, en 1830. Rumé, il devint garçon de bureau au « Rénovateur » et à la «Quotidienne », et, pendant quinze ans, employa ses appointements à désintéresser ses créanciers. Il mourut à l'hôpital de la Charité.

BuLMER (William), imprimeur anglais, né à Newcastle-sur-Tyne en 1756, mort à Clapham-Rise en 1830. Aidé par l'éditeur d'estampes Boydell, il fonda, en 1790, une imprimerie, la Shakespeare Press, pour donner une édition monumentale des œuvres du grand poète anglais. De sa maison sont sorties encore des éditions de Milton, de Goldsmith et Parnell (avec gravures sur bois de Bewick), les ouvrages bibliographiques de Dibdin, etc.

BULMERINCQ (Auguste de), jurisconsulte russe, né à Riga en 1822, mort à Stuttgard en 1890. II fut professeur de droit constitutionnel et de droit des gens à Dorpat. Il passa en Allemagne en 1875, et fit partie de la commission pour la rédaction d'un code de marine militaire. En 1882, il succéda à Bluntsclili dans la chaire de droit public, à Heidelberg. Il a publié : Du droit d'asile (Dorpat, 1863) ; De natura principioi^m juris inter génies positivi (1856) et la Systématique du droit des gens ; Pratique, théorie et codification du droit des gens (Leipzig, 1874) ; et en français, le Passé de ta Russie jusqu'à la paix deSan-Stephano (Bruxelles, 1881).

BuLMKE, comm. d'Allemagne (Prusse [prov. de Westphalie]) ; 5.630 hab.

BULOT (lo) n. m. Nom vulgaire du buccin, sur les côtes françaises orientales. (Dans ces mêmes contrées, on nomme bulot à pattes la coquille du buccin qui a pour hôte un bernard-1 'ermite.)

BÙLOW (Frédéric-Guillaume), comte de Dennewitz, général prussien, né à Falkenberg en 1755, mort à Kônipsberg en 1816: un des hommes les plus recherchés do la société de Berlin. Gouverneur de la Prusse en 1812, il prit les armes contre la France, fut vainqueur à Luckau, à Grossbeeren, Dennewitz, et contribua à la victoire de Leipzig. En 1815, il reçut le commandement du 4' corps, n'arriva qu'après la bataille de Ligny, mais joua un rôle presque décisif dans celle de Waterloo.

BULOW (Adam-Henri-Dietrich de), écrivain militaire allemand, né à Falkenberg en 1757, mort en 1807, frère du précédent, eut une vie fort agitée, et se fit de nombreux ennemis par ses écrits, dont l'un : ta Campagne de fS05, provoqua des réclamations de l'Autriche et de la Russie. Emprisonné, il fut transféré à Kônigsberg quand ses prédictions funestes se furent réalisées à léna. Il mourut des suites d'un refroidissement, pendant qu'on lo transportait à Riga.

BiJLO'W (Louis-Frédéric-Victor-Hans, comte de), homme d'Etat prussien, né à Essenrode, près de Brunswick, en 1774, mort à Landeck en 1825, fut ministre des finances du roi Jérôme de Westphalie (1808-1811), qui le fit comte. En 1813, il devint ministre des finances en Prusse, puis président de la province de Silésie.

BùLOW (Henri, baron de), homme d'Etat allemand, né à Schwerin en 1792, mort à Berlin en 1846, ministre de Prusse à Londres (1827), prit une part active aux négociations relatives à la question d'Orient et devint, en 1S42, ministre des affaires étrangères.

BuLOW (Bernard-Ernest de), homme d'Etat allemand, né àCismar en 1815, mort à Francfort-sur-le-Mein en 1879. Diplomate habile, doué d'une parole facile, il excellait aux négociations dilatoires. Il fut successivement délégué fédéral pour le Holstein, ministre d'Etat de Mecklembourg (1862), secrétaire d'Etat préposé aux affaires extérieures de l'Empire (1873), directeur des affaires étrangères (1877)

f tendant le congé du chancelier, et plénipotentiaire de l'Alemagne au congrès de Berlin (1878).

BuLOW (Charles-Edouard de), écrivain allemand, né Gute-Berg (Saxe) en 1803, mort en 1853, dans lo canton de Thurgovie (Suisse). Il séjourna tour à tour à Leipzig, Dresde, Stuttgard, Berlin, et voyagea en Italie. Il donna en 1834 un recueil de Nouvelles traduites d'anciens textes français, italiens, espagnols, latins, etc., qui fut plusieurs fois réédité (Neue Novellenbuch). Bulow a publié, en collaboration avec Tieck , Vie et correspondance de H. de Kleists (1848) et, seul, Antliologie pour l'année IS7S.

BiJLO'W (Hans Guido de), musicien allemand, né à Dresde en 1830, mort au Caire en 1894. Fils du précédent il mena de front son éducation musicale et les études littéraires. Elève de Frédéric Wieck, de Litolff et do Liszt pour lo piano, d'Eberwein et de Maurice Ilaupt-

mann pour la composition, il avait a peine vingt ans lorsqu'il commença à se faire entendre en public et à écrire des articles vifs et pleins d'esprit, pour défendre les doctrines de la nouvelle école représentée par Liszt et Schumann. C'est peu de temps après qu'il connut Wagner, dont il devint l'un des adeptes les plus fougueux ; mais il faut lui rendre cette justice que son ardente sympathie pour ce maître ne lui enleva jamais le respect dû aux grands artistes de toutes les écoles.

Pianiste incomparable, au jeu plein de grandeur, de couleur et de poésie, chef d'orchestre de premier ordre, Hans de Bûlow visita l'Allemagne, la Belgique, la Hollande, la France, la Russie. Il fut, comme chef d'orchestre, l'un des propagateurs les plus ardents des œuvres de Wagner, et, devenu chef d'orchestre du théâtre royal du Munich en même temps que directeur du Conservatoire de cette ville, il mit à la scène ces œuvres , ;

(en particulier Tristan et l'seuU) avec un talent hors li- Bùlow.

gne. Comme compositeur, on

doit à Hans de Bûlow, entre autres ouvrages : Nirumna, tableau symphonique, une musique pour le Jules César do Shakspeare, deux concertos et divers morceaux do piano, etc. Hans de Bûlow avait épousé M"» Cosima Liszt, fille de son maître Liszt et de la comtesse d'Agoult (Daniel Stern). Sa femme divorça d'avec lui pour pouvoir épouser son ami Richard AVagner, et cette situation n'enleva pas à de Bûlow son admiration pour l'auteur de Pnrsifal et de l'Anneau du Nibelung.

BULOZ (François), publiciste français, né à Vulbens (Haute-Savoie) en 1803, mort à Paris en 1877, commença ses études à Annecy, et alla les achèvera Paris. D'abord, il fit de la chimie, puis il apprit, en 1825, l'état de compositeur d'imprimerie. Plus tard, il devfnt correcteur. En 1S3I , il prit en main la « Revue des Deux Mondes », qui avait été créée en 1829 par Ségur-Dupeyron et Mauroy. Il devint le rédacteur en chef de ce recueil célèbre. Ses efforts opiniâtres, son habileté placèrent la n Revue tles Deux Mondes » au premier rang des publications périodiques. Toutefois, le succès fut lent et difficile ; il se lit attendre quinze ans. Mais Buloz sut réunir antmir rt.i lui l.-lite îles écrivains français: Sainte-Beuve. \i in II i. n, Alir-il de ■Vigny, Alfred de Musset, George Si, i , , ,i \li\:mdre Dumas, et plus tard Octave l. i . I ;iiiio,

Renan, Havetetd'autres.En 1838, lii, Il i . i.inlavlor en qualité de commissaire du roi pn-^ la i.uiiii.-iiu-Fiajiçaise, et, en 1847, il en devint administrateur. Dans ces fonctions, il ne fit preuve que d'une habileté médiocre, et il donna sa démission en 1848. Buloz avait annexé à sa « Revue » un des résumés les plus complets de l'histoire universelle, qui, de 1850 à 1868, parut sous le titre do « Annuaire des Deux Mondes ». A part sa collaboration à divers articles de la " Revue » et de 1' • Annuaire », on no peut citer sous son nom que quelques Lettres et Mémoires relatifs à divers procès. Il est resté célèbre parmi les gens de lettres par son autoritarisme intraitable et sa rare habileté à discerner le mérite des articles qui lui étaient présentés.

BULTRONAGE n. m. Abatage des arbres à coups do t de cognée, après en avoir tranché en partie le tronc dessus de la souche.

'ariété .__ .

la hache, j étincellesO

BuLUSAN, ville de l'Océanie espagnole (archipel des Philippines, île de Luçon [prov. d'Albay]), près du volcan Bulusan, sur la côte orientale de l'Ile; 4.700 hab. Riz,

BULWER-LYTTON. Biogr. V. Lytton-Bdlwer.

BUMADUS ou BUMODUS, ancien nom d'une rivière, affluent du Tigre, qui arrosait Gaugamèle. Alexandre battit sur ses bords l'armée de Darius, et y remporta la "'Arbelles, qui porta le dernier coup à l'enipiro

dos Perses.

BUMALDE n. f. Bot. Syn. de stapuylier.

BUMASTE {massf — du gr. bous, bœuf, et mazos, mamelle) n. m. Genre de trilobites fossiles, pouvant être considéré comme sous-genre du genre illxnus.

BUMÉLIE (du gr. boumélia, frêne) n. f. Genre do sapotacées, renfermant un assez grand nombre d'espèces, qui croissent dans l'Amérique équinoxiale.

BUNCBOSIE (ko-zt —de bonkhos, nom arabe du café) n. f. Genre de malpighiacées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

BUNDABERG, ville d'Australie (Queensland) , sur le fleuve côtier Burnett; 4.000 hab. Scieries, fonderies de fer et de cuivre, minoteries à vapeur. Charbon.

BÙNDE, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Westphalie]), sur l'Else, affluent de la Werra; 3.500 hab. Sources

des

oligie

vre sacré des Parses, qui a une i vue linguistique et au point premier rapport, il représente monuments littéraires les plus importants d'une langue dont nous avons malheureusement conservé bien peu di documents : le pehlvi, appelé aussi par quelques auteur! huzvaresh. Le pehlvi appartient au groupe sémitico-iraniet des langues de la Perse, et, dans la classification chrono logique de ces idiomes, doit être placé entre le zend et le parsi, qui sert de transition pour arriver au persan moderne. Elle a fait l'objet de travaux importants de Haug Westergaad, Spiegel, — Encvcl. L impor des religions de l'Oi

Bundehesh pour

onsidérablo

nUNDELKLND

nLO.NAMUOTI

csioa I

BUNDELKUND ou BUNOELUND. Ciùogr. Autros 01thogr. do Bandblkand. V. co mot.

BUNDER ((/('/■■ — mot hindou) n. m. Nom vulgaire, dans rindo, d'un macaque du gonro rliosus, singe adoré par les Hindous. V. MACAQUE, et khesus.

BUNDESRAT (do l'allem. liuitd, bimdfs, confédération, ot rat, conseil) n. m. Mot alloniand qui signitîo Conseil

{'édéral et qui désigne, en Allemagne, l'une dos Chambres égislativos; on Suisse, la réunion dos membres du pouvoir exécutif.

BuNEL (Jean, François et Jacob), peintres français, originairos do Blois. Jean n'est connu que comme peintre d'ccussonson ir,is.— François, né ontro 151.1 otis30, porta h- (iii !■ >lr. \ ,ilri ,ir. , ii.iivii.i-i- -t peintre du roi do Navarre >i

;'i !,i ..■;[•. !■ r.tri ^.■- \ijL'i's furent nombreux, mais ils

iMii :i I ,1! M .1 \ !i. ,1 l'.loisen 1558, est mort au Louvre

111 I' I . ,!', . Ir un. .ir [M in(re du roi et conservateur

d.i s(.i, :,i 1 . Il ,1 |i,iiir d'importantes décorations à

Fontainebleau et une série de portraits historiques, détruits au Louvre dans l'incendie do 1661. 11 fut chargé d'apprendre le dessin à Louis XIII enfant.)

BUNETTE (né;') n. f. T. d'oiseleur. 'Variété de fauvette, appelée aussi fauvette d'hiver.

BUNGARE (ion — de l'indo-malais bimgarum, nom do ces serpents) n. m. Genre de reptiles ophidiens protéroglyphos,

ifor

grands serpents

culiers à' l'Inde

J^fe^^\^j«^.

ot à la Malaisie.

.-"^■^S^ÎBÈ

^î^jS'^^Sl^mt^^^'

— Encycl. Les

bungares ont le

corps long, sub-

cylindrique,mar.

Bu

ngare.

que de taches vi-

ves trancliuiu su

le fond jaune ou

lieu. D'après Fayrcr,

année 1869, prés do a,es.Citons^e6,.«- Mnidous), qui atteint c.rruleus {paragouda

BuNGE (Frédéric-Georges de), jurisconsulte russe, né à Kiev en 1802, professa le droit à Dorpat, puis devint bourgmestre. Attaché, en 1856, à la chancellerie impériale À Saint Pctersbourg il fut chargé de rédiger le code privé dt s pro\ mces do Livonie do 1 Esthonie et de la Courlando qui lut sanctionne en 186» La même année Bungepritsa retraite et se h\a d abord à Gotha puis en 1879 à 'Wies îal II Piiiiii es ouvrages on cite Documents sm Us ' ' Liiomef en Esthonie et en Coût lande

(i / Il i dans les provinces allemandes de la

I le la Baltique (1833) Intioductmn a

t t Livonie en Csthonie et en Courlande

[i / I ipii en Li Mie en Esthonie et en

1 / le de l Esthonie

1881) EiiN 1 I conseiller d Etat

I I n 1803 moit en

II 10 1832) lut atta I le Pékin (1830)

Doii

fut I

lin botanique do dition scientiti(|ue ite plusieurs voya Europe Outre un

Europe

BiiN I économiste ot homme d Etat russe

I 1 mort en 1895 Ses études achevées ^ mit \ladimir il fut nomme professeur l lu aii leres au Ijcéo Nicjinc puis envoyé a

Kie\ ou il de\mt administrateur de 1 université et direc tour de la Banque d Etat II a été 1 un des membres les plus actifs de la commission pour 1 émane ipation des seris

^ 0) Du

est une heibo eespitouse croissant eu Asie Mineure

BUNGO, ancienne prov ince du Japon (lie de Kiou Siou) 603 000 hab Fait aciuoUemcut partie du ken d Oita

BUNIADE ou BUNIAS Uss — dugr.iouni'ïM, mémo sens) n.f. Gcnro do crucifères, tribu dos isatidéos, comprenant dus plantes herbacées annuelles ou vivacos, glabres ou vo-

. Bot. Syn. do buniadb d'Orient.

BUNIO'ÎDE fdupr. bounion, navet, et eîdos, rossomblanco) adj. Qui ressemble au navet par la forme, la couleur ou

la COnsisla.i ■ / - la MOlDE.

BUNION . DiiNiijM '- du gr. iouni'on, mémo sens) n. m. l; ' i .as, do ptychotide, do immpi-

Bunker's-Hill (comuat de), combat livré entre les Anglais et les Américains en 1775. L'arméo anglaise, occupant Boston, avait reçu des renforts considérablos amenés par les généraux Howo, Burgoyne et Henri Clinton, qui résolurent d'occuper ot do fortilior Bunkor's-Hill, colline située vis-à-vis de Boston. Les généraux américains voulurent les prévenir et envoyèrent, sous les ordres du colonel 'William Prescott, des troupes qui élevèrent une redoute à la bâto. Les Aiit,'lais, qui ne s'aUondaient pas à

tautdodile^i- ,-.• |a-i.i.,,ri i.' iip 4, ih in. M ,i I ,i , ,,iii :

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