I.— En parla
,.) Il Payer à bureai liai. Il Prendre l'ai:
crsonnes chargéei
reau, La mettre à l'étude r le bureau. Se disait autre tre, Mettre sur le tapis, po — Encycl. Archéol.Lesi usage au moyen âg
Ijusqu
line. Les tissas qui s'en rapprochent le plus aujourd'hui les cadis, que l'on tisse dans le midi de la France, îe servait de ce drap pour faire des vêtements, des fertures, et c'est par extension que le nom de « bureau • B donné aux tables à iouor ou à écrire recouvertes de
.te étoffe, nptoir, u
oeuble, le bureau ancien était surtout un ne table à compter. Et tel il demeura jusqu'au avec son matériel d'étuis, de boîtes à jetons, écritoires, etc. Par l'adjonction de layettes, de tiroirs, puis de casiers, il devint le meuble à deux corps, à casier, puis à cylindre que l'on connaît à partir de Louis XIV.
- Dr. act. et institutions. Sureaux de bienfaisance. Sous l'ancien régime, l'assistance à domicile était exercée dans un grand nombre de villes par des bureaux de charité présidés par les curés. Une taxe des pauvres concourait, avec les dons et fondations, à alimenter ces œuvres dont les biens furent nationalisés par la Révolution. La loi du 7 frimaire an V réorganisa l'assistance à domicile et prescrivit dans chaque canton, pour distribuer les secours, la création d'un bureau de bienfaisance, composé de membres élus par les municipalités. Actuellement (lois des 21 mai 1873 et 5 août 1879), il peut exister un ou plusieurs bureaux par commune. Créés par décret, sur avis des conseils municipaux, ils sont administrés par une commission.
unicipal, et quati lommés pour qu:
Qt que l'assembli:
hoisis par le préfet. Ces derniers s re ans ; le mandat des autres dure :
[ui les a élus. Cette commission :
in vice-président dans son sein. Elle ne peut être disouto, et ses membres révoqués, que par le ministre de 'intérieur. Ses délibérations sont soumises à l'approbation le l'autorité supérieure ; le préfet peut les annuler ; le :onseil municipal est souvent appelé à donner sur elles ;on avis (loi du 5 avr. 1884, art. 70). A Paris, l'organisation ist réglée par décret du 15 novembre 1895. Les bureaux, m par arrondissement, forment un rouage de l'assistance jublique. Les femmes peuvent en faire partie comme adninistratrices (art. 4 du décret précité). Les administraours remplissent gratuitement leur mandat ; ils doivent l'interdire le maniement des deniers. La gestion des fonds ist confiée à un comptable qui peut être autre que le recereur municipal, si les revenus ordinaires du bureau, seuls lu joints à ceux de l'hospice, excèdent 30.000 francs. Les vent se faire aider par des membres les," sœurs de charité.
■e mission du bureau est de désigner les lager et de répartir les secours. Ces secours,
idebo
nfaisance
font partie (loi du IG juill. 1893). A Paris, les secours consistent le plus souvent en sommes d'argent, et les bureaux votent des allocations de tout genre, tels que frais de rapatriement, avances pour loyers, etc. Les secours sont accidentels, temporaires, annuels ; ces derniers sont accordés aux indigents justifiant du domicile légal de secours (loi du 24 vendém. an VII). La commission, de plus, accomplit des actes d'administration et gère les biens du bureau (acquisitions, aliénations, marchés, emprunts, etc.). La législation hospitalière est ici applicable, sauf les cas de compétence de l'autorité administrative (décrets des 25 mars 1852 et 13 avr. 1861 ; loi du 5 avr. 1884). Le bureau de bienfaisance n'a pas le monopole de la charité, et I disposition législative ne lui confère le droit do
■les s
qualil
. Cette
tttérétdes indigents (Cour cass., a est le représentant légal des paui
lite à recevoir les dons et legs fail de la commune et à les répartir, à l'exclusion des fabriques et du clergé, qui ne tiennent pas cette mission de la loi (avis Cous. d'Etat, 13 juill. 1881 — S avril 1886). En revanche, les fondations de lits d'hôpitaux ou l'entretien d'écoles sortent de leurs attributions limitées aux secours à domicile. — Ressoorces. Outre les dons et legs, le revenu de leur fortune en immeubles et en rentes, les subven-
etde
icoUe
celui des troncs placés dans les édifices publics < quêtes dans les églises, les bureaux touchent, en pa avec les hospices, le droit des pauvres (dixième en i prix d'entrée des spectacles et fêtes publiques) et le du prix des concessions des terrains dans I
t de
Les règles de la comptabilité (
tttefoi
nale s'applii
sur le budget et les comptes des bureaux de son arrondissement (décret du 31 mai 1867, art. 547). Lacommission vote le budget et désigne l'ordonnateur des dépenses parmi ses membres. Suivant le montant des revenus ordinaires du bureau, le receveur est justiciable de la Cour des comptes ou du co,nseil de préfecture. En 1892, le nombre des bureaux était de 15.227, leurs recettes de 41.359.824 francs, leurs dépenses de 38.243.990 francs, le nombre dos individus secourus do 1.723.964.
Bureaux de placement. Les bureaux de placement ont, avant tout, un caractère commercial ; ils constituent de véritables fonds de commerce. Mais les facilités que ce genre d'entreprise peut présenter pour la perpétration du délit d'escroquerie ont déterminé, à l'égard des bureaux de placement, une série de dérogations au principe de la liberté du commerce et de l'industrie : les bureaux de placement sont soumis à une réglementation qui résulte du décret organique du 25 mars 1852, complété, pour Paris, par l'ordonnance de police du 5 octobre suivant.
Parmi les conditions imposées aux bureaux de placement, figurent la nécessité d'une permission préalable d'ouverture, à obtenir de l'autorité municipale, ainsi que
la
étroite de
l'administration. L'autorité municipale prend, à ce point de vue, tous arrêtés utiles et fixe le tarif des droits qui peuvent être perçus par le gérant. Les contraventions
1 à 15 francs et d'un e ilus, ou de l'une de ces récidive dans les douze
■itéi
ipale
Maigre
placement ont donné naissance tration peut difficilement répri reaux de placement prélèvent que placement qu'ils procurem profits, ils I ' ■
liions, les agences ae s abus que l'adminis- En général, les bu- •ibut élevé pour chaen vue de nouveaux ;lientèle des idées de t 1888, une agitation l'une ligue contre les
s'adressa d'abord ,
prolongée a abouti à la f( bureaux de placement ; ci conseil municipal de Paris, puis à la Chambre des députés. Un congrès réunit, à Paris, tous les mécontents, en 1891 et en 1892, et la suppression des bureaux de placement fut votée dans un grand meeting, le 23 février 1892. Los bureaux de placement n'ont pas cessé d'être l'occasion des plus ardentes revendications ouvrières.
A Paris, le mouvement contre les bureaux de placement a eu pour effet l'organisation, dans la plupart des arrondissements, de bureaux de placement spéciaux, que subventionne le conseil municipal et qui n'exigent aucune rétribution pour les emplois quils procurent. Ces bureaux sont dits bureaux municipaux de placement gratuit. L'institution a déjà donné les meilleurs résultats.
En vertu de l'article 6 de la loi du 21 mars 1884, la plupart des syndicats professionnels ouvriers qui, sur tous les points du territoire, se sont constitués à la faveur de cette loi, ont créé et administrent librement des offices de renseignements pour les offres et les demandes de travail, qui constituent de véritables bureaux de placement et sont dits bureaux de placement syndicaux. Le placement de leur part est gratuit.
Bureau d'adresse et derencontre.Soas ce titre.Théophraste Renaudot créa, à Paris, une des institutions les plus curieuses pour l'histoire du xvu' siècle. C'était un centre d'information et de publicité, en même temps qu'une maison de commission et un mont-de-piété, un bureau de bienfaisance, voire une académie. Conçu dès 1612, c'est seulement en 1630 qu'il commença de fonctionner. MoyennanI trois sous, on y pouvait faire inscrire toute espèce de demande ou d'offre, ou bien obtenir un extrait du registre. Renaudot comprit vite que, pour servir plus utilement les intérêts de ses clients, il devait porter directement à la connaissance du public, à domicile, leurs demandes et leurs offres. Il publia donc de bonne heure une feuille qui n'étail en grande partie que la reproduction des registres de sod Bureau d'adresse, auquel elle servait d'organe. C'est dans ce Bureau, » à l'enseigne du Coq, rue de la Calandre, sortant du Marché-Neuf » , que naquit vers la même époque, en 1631, la « Gazette », depuis » Gazette de France «, qui paraît bien être le plus ancien de tous les journaux du monde. C'est là encore que se rencontrent les premiers germes de la publicité littéraire. Il se tenait, en effet, au Bureau d'adresse une » académie ouverte à tous les bons esprits, qui y venaient conférer en public de toutes les plus belles matières de physique, des morales mathématiques et autres disciplines » . Le ri'Siiltat do ces conférences était publié sous le u\i-r il,' ' , ,'.,,., Le recuei] de ces Centuries, au nombrr i .. j-iit 1633 au
14 juillet 1642, a été réimpiii:, < i !-■ titre de
Becueit général des questions I , , .^..csduBu-
reau d'adresse par les ph évidemment, l'origine df mémoires des sociétés s
On comprend aisément quels services rendait le Bur d'adresse et de rencontre, aune époque où les moyens publicité faisaient presque absolument défaut; aussi nombreuses succursales s'élevèrent rapidement sous 1' pulsion de Renaudot, qui en fut nommé maître gêné Après la mort du fondateur, le privilège du Bureau fut r( avec celui de la « Gazette » au département des affa étrangères. Séparé ensuite de celui de la feuille officie il fut concédé à divers particuliers, mais toujours, ce ne laisse pas d'être étrange, sous l'autorité du ministre affaires étrangères.
liBLioj>R. : Hatin, Histoire politique
I recueils c
(Paris
'. littér,
rgan
créés par des couvent»
liter les relations entre les Etats contractants vue de l'objet spécial de la convention . On ainsi plusieurs bureaux chargé;
téresser l'Uuion et ayant, administrations télégra-
litigii
parfois, des fonctions p
1» Le Bureau international des administri phiques (créé par la convention du 21 juill chargé, depuis 1872, de publier une carte officielle des télégraphes, de préparer les conférences internationales, d'instruire les demandes de modifications aux règlements, etc. ; il publie le « Journal télégraphique »); 2» le Bureau international des postes (créé par la convention du 9 oct. 1874 ; il est chargé de faciliter les opérations de la comptabilité internationale, d'émettre un avis sur les istruire les demandes de modifi- . Union postale .) ; 3» le Bureau international de l'Union pour la protection de la propriété industrielle (créé par la convention du 20 mars 1883 ; il publie la • Propriété industrielle » ; il a commencé la publication d'un Èecueil général de la législation et des traités concernant la propriété industrielle) ; 4° le Bureau international de l'Union pour la protection des œuvres littéraires et artistiques (créé par la convention du 9 sept. 1886; il publie le . Droit d'auteur .) ; 5° l'Office central des transports internationaux (créé par la convention du 14 oct. 1890, qui a codifié les règles relatives au transport des marchandises par chemins de fer ; il publie le . Bulletin des transports » ; il est appelé à remplir éventuellement les fonctions d'arbitre entre les administrations intéressées) ; 6° le Bureau international de la publication des tarifs douaniers (créé en 1894) ; 7«le Bureau international des poids et mesures, chargé de contrôler les prototypes du mètre et du kilogramme ; etc.
Les cinq premiers bureaux siègent à Berne ; le sixième à Bruxelles ; le septième à Paris. Les frais de leur fonc-
tionnement sont supportés par les Etats contractants. V. Union internationale.
— BiBLiOGK. : L. Poinsard, Eludes de droit international conventionnel (Paris, 1894) ; L. Moynier, les Bureaux internationaux des Unions universelles; Ed. Descamps, les Offices internationaux et leur avenir (1894).
— Dr. parlementaire. Une assemblée législative se constitue par l'installation de son bureau.
Sous l'Assemblée constituante de 1789, le bureau se composait d'un président et de six secrétaires. L'Assemblée législative ajouta un vice-président, que la Convention supprima.
Sous la Restauration, le roi choisissait le président du Corps législatif parmi trois candidats présentés par la Chambre. Sous Louis-Philippe, le bureau était nommé au scrutin et se composait d'un président, de quatre viceprésidents et de quatre secrétaires. Le bureau de l'Assemblée constituante de 1848 n'était élu que pour un mois. Sous l'Empire, le bureau du Corps législatif se composait
sident
!-présiden
empereur \
c secrétaii
élu
par
1 bureaux de la Chambre dos députés lommés en séance publique pour une un prés
urs ; la Chambre des députés :
juatre vice-présidents, huit secrétaires, trois questeurs. A la première séance, on constitue un bureau provisoire composé du doyen d'âge pour président et de six secrétaires pris parmi les membres les plus jeunes. Le bureau a certaines attributions collectives, en dehors de celles de chacun de ses membres.
— Littér. Bureau d'esprit. C'est le nom par lequel on désigne ironiquement une maison, une société oïl 1 on s'occupe îort de questions littéraires, artistiques, etc., et qui prétend faire laloi en tout ce qui touche aux choses dei'esprit.
L'hôtel de Rambouillet, au xvif siècle, peut être considéré comme le bureau d'esprit type. Il était tenu parCatlierine de Vivonne, marquise de Rambouillet, et par la belle Julie d'Angennes, sa fille. Là se réunissaient la princesse de Coudé, M"' de La Suze, M"" de La Fayette, M'" de Scudéry, Chapelain, Ménage, Benserade, 'Vaugelas, Voiture, etc., des métaphysiciens et des poètes, des hommes politiques et des savants, pour la plujiart gens de belles manières qui, aux avantages d'un grand nom ou d'une haute position sociale, joignaient le mérite et le savoir. Il eut bientôt de nombreuses succursales, et l'on y mit à la mode une érudition pédantesque servie par un jargon puéril d'expressions recherchées. D'ailleurs, les sujets qu'on y traitait étaient eux-mêmes, presque toujours, des abstractions ridicules.
C'est dans ces bureaux d'esprit qu'on s'ingéniait àappeler un miroir le conseiller des grâces; un chapelet, une chaîne spirituelle; un fauteuil, la commodité de la conversation. Molière a raillé ces sottises, avec autant de verve que de raison, dans les Précieuses ridicules et dans les Femmes savantes. Néanmoins, il serait injuste de ne pas reconnaître que ces raffinements mêmes contribuèrent à épurer la langue française qui commençait à peine.
Vers la fin du règne de Louis XIV, deux grandes dames tinrent aussi bureau d'esprit : Marie-Anne Mancini, duchesse de Bouillon, chez qui l'on décida que la Phèdre de Pradon était supérieure à celle de Racine, et la duchesse du Maine, petite-fille du grand Coudé, dont la petite cour s'assemblait à Sceaux pour deviser et médire du roi.
Le salon de M"" de Tencin fut un bureau d'esprit où passèrent Marivaux, Montesquieu, Mairan, Astruc, Fontcnelle, Helvétius, etc. A la même époque, la marquise du Châtelet tenait aussi un bureau d'esprit, et M»« du Bocage en présidait un autre ; mais celui-ci était surtout un champ de manœuvres où venaient parader ceux qui aspiraient aux faveurs de la maîtresse de la maison.
W' la marquise Du Deffant eut aussi un bureau d'esprit, qui réunit les hommes les plus célèbres de Paris : Voltaire, d'Alembert, Montesquieu, etc.
Un moment, M"< Lenormand d'EtioUes tint bureau d'esprit, et ceux qui fréquentaient là devinrent les protégés de la marquise do Pompadour. U faut encore citer le salon de M»' de Lespiuasse.la rivale de M-» Du Deffant, et celui de M-' Doublet, qui resta ouvert plus d'un demi-siècle. Enfin, M"' Geoffrin, alors que déjà ces sortes de cénacles commençaient à passer de mode, sut donner à son salon une réputation où la philosophie et la politique, à dire vrai, avaient plus de part que la littérature. Le dernier bureau d'esprit officiel fut peut-être celui de la comtesse de Beauharnais ; il ne produisit guère que Dorât.
De nos jours, cette dénomination bizarre semble démodée. Mais, si le nom a disparu, la chose existe encore, et certains salons de « belles madames » ou s'élaborent des réputations littéraires faites pour surprendre, où se cuisinent des élections académiques , sont des officines auxquelles conviendrait bien encore l'étiquette de « bureau d'esprit » .
Bureau, famille cliampenoise, dont les membres les plus connus furent : Jean Bureau, seigneur de Montglas, mort en 1463, financier et ingénieur militaire, qui entra au service de Charles VII en 1434. [Receveur de Paris en 1436, il se distingua aux sièges do Montereau (1437), de Meaux (1439), de Saint-Germain-en-Laye (1440), de Metz (1444). Il reçut le titre de « trésorier de France . (1443), commanda une compag;nie d'ordonnance en 1449, dirigea l'artillerie avec son frère, contribua à la conquête do la Guyenne et à la victoire de Castillon (1453), fut nommé maire perpétuel à Bordeaux, où il fit bâtir les châteaux Trompette et de Ha. Il fut également en faveur auprès do Louis XI] ; — Son frère Gaspard Bureau, seigneur do Villemomble, ingénieur militaire, mort en 1469, maître do l'artillerie, qui se distingua en Normandie et en Guyenne. (Louis XI le nomma réformateur et visiteur des œuvres et ouvriers de France, et commandant du château du Louvre.]
Bureau de La Rivière. V. La Rivière.
BUREAUCRATE {ro — do bureau, et du gr. kratos, force) n. m. Personnage influent dans les bureaux, et particulièrement dans les bureaux d'un ministère. (Ne se prend guère qu'en mauvaise part.)
— Abusiv. Employé quelconque de bureau : La moindre place de bcreadcrate est convoitée par cinquante aspirants. (G. Sand.)
BUREAUCRATIE {ro, sî — rad. bureaucrate)n. f . Influence abusive du personnel des bureaux dans l'administration : La BnRKAUcRATiE est le despotisme de l'inertie. (E. de Gir.)
BUREAOCRATIO'"^ '■". ' ' '' '.'"i a rapport il la buoaiicraiin. Il K.'laiii 11, I, III. I aiiï habituclos do bueaux : /.■m/''"'"' '" ' ' <■ ' I ':i',mphc de tout.
BUREAUCRATISEE, v. a. .-^uiiun lUu au riigimo buroauratli|uo : Uurisaucratishu la ckariti'. publique.
BUREAUMANIE (do bureau, otmanio) n. f. Manio do tout airn par los bureaux, par dos employés do bureau. (Inus.)
BlIRTAlIX DE PlIZY i.I.kim -\avi..|A, li.iiiitll" i>..!iti.|il.'
BUREAICRATIQUE — HURGMLLLKR
i; iv,„<) n.f. EnT. doblas., I ilo largeur et toujuurs
; il uiiubre. (Lorsque los burùies ■os limix par deux, elles cliaugont l prennent celui de jumelles; trois
celui do tierces, et cin(( par cinq, '(»7A-,s\)iiOna6critaussi UDRELLE. Burelô d'ar-
[. burélc) ad}.
lionorablcs, quand leur
0 do burûles on uombro égal aux i
BUREN. villn il'AlIomagno (Prusse fprov. do West- )ilialiei); i.UH] hall. Si-iorio à vapeur, distillorio. (Pop. du cercle lie IJùrcn : 3i.'JU() liab.) — Ville de Suisse, canton do Bcruo, sur l'Aar, cli.-l.du district du même nom; 1.465 hab. Coniniorco do transit très actif.
BuREN (Martin van], homme politique américain, né en n'J2 à Kinderhook (New -York), d'une ancienne faniillu do colons hollandais, mort en 1863. Il se consacra au barreau et à la vio politique, et fut élu sénateur au ,11 II II - i;t,ifs-Unis(1821). Hostile à la Banquo d'Etat, 11 11 !i lierre contre l'Angleterre, adversaire de I 11 II dos douanes et de l'extension indéfinie
1 !. vau Bureu, qui avait soutet iM iil.l.iiiir.i istitutionnollo du président
nistration de ce dernier, il de\ 1 i i .■
New-York, secrétaire d'Etal i i - i i i i i . i, ii i,
dres (1831); mais cette dernier. ■ .m . i, , i-
tiliéo par lo Sénat. Van Bureu < m im e luiiiiii.i^.e i u .■■ni élection à la vice-présidence de l'Union (1S32). Il lut enlin nommé président des Etats-Unis en 1835. Les débuts de son administration furent troublés par des embarras financiers, par des démêlés avec l'Angleterre, la guerre contre les Séminolos, et une crise commerciale. Il pesa vainement sa candidature aux élections de 1844, 1848 et 1856.
BuREN (comtes de). V. Egmond.
BURET (i-i') n. m. Porcherie ou toit à porc, dans une partie de }:\ Kii'i-e ef notamment dans l'Oucst.
miKETTE ■ - pour buiretle, de iiii've) n. f. Petit vase a I. a renfermer divers liquides destinés aux
Il 1. .1 11 .lie: Une BVRETTB de cristal. La bckette
do for
fabrica
chandel
ser le suif fondu dans la chaudière i dans les moule:
mMh^'
"Maury' labbé Maury qui va dire sa
H Melllo en compa^inie de plusieurs
1 11 niiloniR ri \ il i m s burettes, «
1 istolets
l'eau sortis du corps du Sauveur sous lo coup do lance, destinés au sacritico do la messe. Ces burettes étalent primitivomout des fioles de verro, mai» do très bonne heure on les remplaça par des petits vases d'orfèvrerie sur lesquels, afin qu il n'y oût point confusion entre los liquides, on grava la lettre A [aqua] ou V (vinum), suivant qu'ils contenaient l'eau ou le vin. Quoique l'on fasse encore dos burettes tout entières en orfèvrerie, on préfère lo plus souvent, pour permettre d'apercevoir les liquides qu'on ne |ii m ai II I iiiandre, les faire on verre ou on cristal, sauf .1 II 1 |. Il luis d'uno riche monture métallique.
BuKETTi; rierre-Joan), antiquaire et médecin, né à
il 11 I mort en 1747. Membre de l'Académie des
i I ei.'>j, il publia des mémoires sur los exercices
1 I i 11 , Crées, la musique ancienne, la danso, etc. JUKI 11 tu rè-ti-é) a. m. Officier ou prêtre chargé le prêtre qui allait r
; les burettes devant le prêtre q
t dire
BuRFOKD, ville d'Angleterre (comté d'Oxford), sur la \\ iiilriish ; i irai hab. Marchés, malteries. Près de Burinr I, a i: l^ehill, Fairfax battit l'armée royale, en 1642.
BURG^Ijuii n. m. Ancienne forme du mot bourg.
BuRO, ville d'Allemagne (Prusse [prov. do Saxe]); 17.500 hab. Nombreuses et riches manufactures do draps fondées par des protestants que la révocation de l'édit do Nantes avait chassés do Franco. Imprimeries, tanneries, brasseries, distilleries.
BURGALAISE ou BURGALËSE {léz' — du lat. Uurdigala,
Burg.ilaisc.
Bordeaux) n. f. Armur. Sorte de dague acérée, et petit poignard qui étaient en usage au xv siècle.
— Comm. Laine mérinos, qui provenait autrefois do
BURGAU (gô) n. m. Moll. Nom vulgaire dos grosses coquilles des genres turbo, trocims, etc., dont on tire une nacre grossière, irisée et bleuâtre, opaque, très employée dans les incrustations, surtout par les Japonais.
— Céram. Enduit trausparont dont on recouvre les poteries fines, en le mettant sur la couverte. Il Adjectiv. : Lustre bdrgau.
— Comm. Nacre fournie par la coquille do co nom. BuRGAU, ville d'Allemagne (Bavière [prov. de Souabe]),
sur le Mindol; 2.000 hab. Lainages, mégisserie.
BURGAUDINE n. f. Nacre fournie par la coquille du burgau ; elle est remarquable par son éclat perlé, n On dit
aussi BURGAU.
BURGDORF, ville d'Allemagne (Prusse fprov. de Hanovre]), sur l'Aa; 3.880 bab. Scierie à vapeur, fabriques de vermicelle et do pain d'épice. (Pop. du cercle du même nom : 35.750 hab.) — Ville de Suisse. V. Berthocd.
BURGEAGE {jaf) n. m. Action de burgerlo verre fondu.
BURGEO, groupe d'ilôts et rochers presque innombrables bordant la côte méridionale de Terre-Neuve.
BURGER V. a. Activer l'ébuUition du verre fondu, en y plongeant des baguettes de bois vert.
BÙRGER (Geoffroy-Auguste), poète allemand, né en 1747 à Molmerswende, mort en 1794. II eut une jeunesse dissipée et s'attira par ses passions une suite de malheurs qui devaient empoisonner sa vie. Il montra do bonne heure des dispositions pour la poésie, mais fort peu do goût pour l'étude. Il avait déjà publié dans l'Alnianach des Muses » plusieurs poésies parmi lesquelles se trouvait la fameuse ballade de ienoi e lorsfiu'il épousa (1774) la fille d'un employé aux domai nés, nommé Léonard. Le jour même de ses noces, il vit pour la première fois une sœur ca dette de sa femme, qui devait demeurer avec les nouveaux mariés. A la vue de cette jeune fille, Burger sentit nai tro en lui l'amour le plus vio lent. Cette passion furieuse fut bientôt partagée, et, lors que, dix ans plus tard sa fomme mourut, Burgerépousa cette Mollij, que ses poésies ont rendue célèbre, et qui avait rempli d'amertume " ' ■ A ces
d'agitation intérieure indre des embarras d'argent. La mort de sa seconde femme, au bout d'un an de mariage (1786), vint le frapper cruellement. Depuis ce moment, son génie parut décliner; il cessa de produire et se borna, pour gagner sa vie, à faire des traductions. En 1790, une jeune personne, nommée Elise Hahn (1709-1833), qui s'était éprise du poète en lisant ses œuvres, lui écrivit pour lui offrir sa main. Burger hésita, finit par accepter et ramena de Stuttgart celle qui devait attrister le reste de ses jours. Trois ans ne s'étaient pas écoulés que Burger obtenait une séparation judiciaire. Abattu do corps et d esprit, épuisé par nue
maladie de poitrine, iliiiiam liien:.'! airé i ',-' ;. :■ les
poésies lyriques .|ii ■ i:. i '■■■,>' ma-
gne; l'un des preia i i ■ !■'-
gendos dramatii|ui , i ' . , , ère.
Ses ballades de /.< : . , in ' ■ .e . . ■ i '■' are
homme, de la Fille du pnsieur de Taubcitliain. .le la Vacbc, de l'Empereur et de VXbbê, etc., eurent un grand succès.
Biirg 1
premièro !
. On cite <
I de lui de:
ploi
je sonric r:
BuRGES
Burger (Paris, 1889).
vsicien et naturaliste anglais, iii professeur à Calcutta (1855), àBombav (ise.i), seerét;iiro de la commission de l'observatoire de Colabba (1S6Î>), directeur de la commission arcbcologique de Bombav(ls73), il a été, de 1886 à 18S9, directeur général de la coniniission archéologique des Indes. Burgess a fonde la revue llie Indian antiquanj, publié, outre
de savants articles ot mémoires : Us Temples de Shalrun. jaija (1869); fc» Templ'S rocheux d'iîlevhanta (1871); /«s Temples souterrains de ('/«(/<;( 1876); Uisi/loupat bouddhistes d'Amaravati et de Jaggayapeta (1881); l'Architecture sha^ rai de Jannpur (1888) ; etc.
BURQGRAEVE (Adolphe), médecin belge, né àGand en 1806. Il s'attacha particulièrement à l'étudo ot & la pratique
lui doit do nombreux ouvrages, parmi lesquels noos citerons -.Cours lltéorique et pratique d'anatomie (1840); Nouvelle macrobiotique ou CArl de prolonger la vie (1854) ; Améliora-
nicl,lMI>);.Voutelle
e(1854);yliii^(iora-
r méaico-ehirurgieaUt
spéce humaine (ISOO) ; Œui (1862); Livre de tout le monde su
lions sociales (1804); Considérations sur la médecine atomistique (1868) ; iVouccou manuel de tliérapeutique dosiméirique ou Traitement des maladies par les médicaments simplet (1876); Manuel de symptomalologie dosiméirique (1877); Manuel de pharmaeodynamie dosiméirique (1877); Manuel des maladies des femmes, avec leur traitement dosiméirique (1877); Manuel des maladies des enfants, atec leur traite-
, . iinerii
decine dosiméirique (1872-1880) ; Etudes médico-économiques (1885) ; le Livre d'or de la médecine dosimitrique (1886).
BURGH eu BODRG, famille anglaise dont plusieurs membres se rendirent célèbres au moy en âgo. Le plus fameux fut Hubert de Burgh, grand j ustjcier ot régent d'Angleterre, mort en 1243. Il était chambclla'o de Jean sans Terre au moment de la mort d'Arthur ; lo chroniqueur Raoul de Coggesball prétend que Hubert do Burgb avait refusé pour sa part de faire périr Arthur, mais lo fait n'est pas certain. Ce qui est sûr, c'est qu'il resta fidèle à Jean sans Terre pendant la crise de la grande charte ; il fut nommé grand justicier ( 1 2 1 5) et reçut la garde do plusieurs comtés. Pendant l'invasion française (1216-1217), il sut rendre imprenable le château de Douvres, et il dirigea la bataille navale du 24 août 1217, qui décida de l'échec do Louis de France. Pendant la minorité de Henry III, la régence passa, à partir do 1221, aux mains do Hubert de Burgb. En 1227, il fut créé comte de Kent. Mais, en 1232, vaincu par ses ennemis, qui avaient à leur tête Pierre des Roches, évdque de 'Winchester, il fut accusé de trahison, emprisonné, et, ne recouvra sa liberté et ses biens qu'en 1234. Il redevint l'un des principaux conseillers du roi, non sans encourir les risques d'une nouvelle disgrâce en 1239. Co fut un des plus grands politiques do l'Angleterre au moyen âge. — Ricuard de Burgb, neveu du précédent, reçut, pendant la régence de son oncle, de grands domaines en Irlande, et devint le principal seigneur du Connaught; il mourut en France, en 1243. — Son fils, Waltkr de Burgb, se rendit célèbre par les guerres continuelles qu'il soutint en Irlande, en particulier contre Aedh O'Connor; il fut créé comte d'Ulster. et mourut en 1271. — Le dernier rejeton do cette famille, "William de Burgb (1312-1332), mourut à vingt ans, après avoir passé sa vie à guerroyer centro les Irlandais. Sa fille Elisabeth épousa le troisième fils d'Edward III, Lionel, qui hérita ainsi des immenses domaines des de Burgh.
BURGHAUSEN, ville d'Allemagne (Bavière), sur la Salzach; 3.400 bab. Cuirs et draps. Station de cure d'air.
BORGHERSDORP, ville anglaise de l'Afrique australe (colonie du Cap), sur lo Stormberg Spruit, affluent du neuve Orange; 1.800 bab. Marché important.
BURGIO, ville du royaume d'Italie (Sicile [prov. do Girgentij); 5.200 hab.
BURGKMAIEJR ou BuRGKMAIR (Hans), peintre et graveur allemand, fils et élève do Thomas Burgkmaier dent on voit deux tableaux dans la cathédrale d'Angsbourg, est né et mort à Augsbourg (1473-1531). U ne tarda pas à subir l'influence de Dtirer et aussi des maîtres italiens. Il excella dans la représentation des scènes do chevalerie. Parmi ses tableaux à l'huile qui figurent dans la galerie d' Augsbourg, on remarque : une composition datée do 1501 et qui comprend : le Christ au jardin des Oli- ' î, Soin( Pierre, la Merge et quatorze Saints; un î
tableau de la même époque représentant le Christ et la Vierge adorés par un grand nombre de saints ; un triptyque, central représente le Christ en
croix, et les volets .le Martyre de sainte Ursule. La chapelle de Saint-Maurice, â Nuremberg, possède d'admirables spécimens do la seconde manière du maître : la Vierge assise sous un arbre et donnant une grappe de raisin à l'Enfant Jésus (1510), et VAdoration des rois, tableau d'une exécution magistrale. Citons encore : Saint Jérôme, au musée de Berlin ; Saint Jean à Pathmos (1520) ; Eslher devant Assuérus (1528) ; los portraits du duc Guillaume IV de Bavière et do sa femme, au musée do Munich; le portrait du peintre et do sa femme (1529), au musée de Vienne ; lo Martyre de sainte Ursule, au musée de Dresde; etc.
BURGLAIRE ou BORGLARIE n. f. Bot. Syn. de ILES.
BURGLEBN {qlèn') a. m. Se disait autrefois, en Allemagne, des ligues défensives conclues entre deux familles et leurs descendants.
BiiRGLEN ou BuRGEILN, village do Suisse, canton d'Uri, sur le Schâchenbach, à l'entrée de la valléo de Scbâchenthal ; 1.500 hab. catholiques. Soierie, parqueterio. On en a fait le lieu où résida Guillaume Tell ; la place qu'occupait sa demeure est consacrée par une chapelle visitée cnaque année par un grand nombre d'habitants des cantons de Schwiti et d'Uri.
BORGLENGENFELD, ville d'Allemagne(Bavière), sur la Naab ; 3.270 hab. Lignite, draperies, corroiries.— Pop. du district du même nom : 25.500 hab.
BtJRGMAN {man — do burg, ot de l'allem. mnn, homme) n. m. Nom que l'on donnait, dans quelques villes d'Allemagne, aux conseillers de ville qui élisaient le burgrave.
BURGMULLER (Jean-Frédéric-François), musicien allemand naturalisé Français, né à Ratisbonne en 1804, mort à Beaulieu (Soine-et-Oise) en 1874. Il écrivit la musique d'un ballet de Théophile Gautier, la Péri, qui fut représenté à l'Opéra en 1843, et le même théâtre représentait l'année suivante un autre ballet, Lady Henriette on la Servante de Greenwich, dont il avait composé la musique conjointement avec Deldevcz et Frédéric de Flotow. Cet artiste est l'auteur d'un motif de valse très gracieux, mais très court, intercalé par Adolphe Adam dans son joli ballet de Giselle, et qui devint presque fameux sous le nom de Valse de Giselle.
BURGO — BURINEUR
BURGO DE OSMA (El), villo d'Espagne {Vieille-CastUle fprov. de Soria'), au confluent de rucero et de Milanes ; 3.500 hab. Patrie de Ruiz Zorilla. Résidence de levêque d'Osma, cité déchue, située sur la rive opposée do l'Ucero. — Pop. du district du même nom : 37.850 hab.
BuRGONDES, peuple do la Germanie. V. Bdegdndes.
BURGONIE n. f. Bot. Section du genre inga.
BURGOS (gôss) n. m. Céram. Nom d'un enduit métallique transparent qui s'obtient en précipitant, par un acide faible, une solution de sulfure double d'or et de potassium, et en broyant le précipité avec un peu de fondant et de l'essence de lavande. Il On dit aussi, et même mieux,
BCRGAU.
BuRGOS (lat. Bramm Burr/i), ville d'Espagne, ch.-l. de la province du même nom, siège d'un archevêché, d'une capitainerie générale et d'une cour d'appel, sur l'Arlanzon ; 31.000 hab. Lycée, institutions de bienfaisance, ville sans industrie et sans commerce. Le climat de Burgos est extrêmement rude ; le vent du nord en hiver, le vent du sud en été, y produisent tour à tour un froid gla leur étouffante; il n'est pas rare d"y v neige à la fin de juin.
Burgos est une ville déchue. Elle a gardé une partie do ses anciennes murailles et est dominée par les ruines importantes d'un château fort.Ccpi dant, c'est une des villes d'Esjia^ les plus intéressantes par les ; numents qu'elle renferme : lA de Santa-Maria, porte du xvi' :
cle, flanquée de dem née des
: tomber de la
randa (xvi» s.), curieux s
meu d'architecture civile ; S.
Agueda (ou Gadea), petite i
fameuse dans l'histoire du Ci
cathédrale, une dos merveilh
l'Espagne, commencée en 122
laquelle on travailla pendant
cents ans, fut l'œuvre d'artistes éminents, comme Juan
et Simon de Colonia, Diego de Siloé, Felipe de Borgofia;
co dernier est l'auteur de l'admirable dôme octogonal
élevé, au xvi' siècle, au-dessus du transept. Le cloître,
du xiv siècle, avec une porto célèbre, les deux clochers
uu Christ miraculeux, d'un réalisme étrange, célèbre sous le nom de Crislo de Suri/os. Aux portes de la ville se trouvent le monastère de las Huelgas (xii^ s.) et la Chartreuse de Miraflores (xv« s.). L'espagnol parlé à Burgos est le plus pur de toute l'Espagne.
— Histoire. Burgosajoué un rôle important dans l'histoire héro'ique de l'Espagne. Fondée en 884 par Alplionse III, roi d'Asturie, elle eut pour premier comte Diego Rodrigucz Porcelos.Vers 920, elle
Rasura Calvo. '\'ers 930, apparaît le premier comte indépendant , Fernan Gonzalez, célèbre par ses luttes contre les Maures. Un de ses successeurs transforme son comté en royaume de CastiUe et, lors de la réunion de laCastille et de Léon en 1037, Burgos devient capitale de la 'Vieille CastiUo. Mais Alphonse 'VI, ayant transporté sa résidence à Tolède après la conquête de cette ville en 1085, Burgos vit son importance décroître rapidement et sans retour. Le 10 novembre 1808, entrée des Français dans Burgos après
Cathédrale de Burgos.
Soult et Bessières ; en 1812, lie fut assiégée sans succès par les Anglais. A Bur-
fos naquit le Cid Campeador, Rodrigo Diaz de Vivar, escendant de Lain Calvo.
Burgos (province de), en Espagne, formée d'une partie de l'ancienne Vieille-Castille. Plateau strié de montagnes élevées, au climat rudo, continental, au sol ingrat, arrosé par l'Ebre et le Douro. Céréales, vignes, pâturages ; élevage de moutons surtout. Quelques usines à fer, quarante-sept sources thermales. — Surf. : 14.196 kilom. carr. ; 338.551 hab.
BurgoyNE (John), général et écrivain anglais, né en 1722, mort en 1792.11 fit campagne en Portugal (1762), commanda l'armée du Canada (1777) et fut acculé à la capitulation de Saragota. Par la suite, il devint commandant en chef en Irlande. Il siégea à la Chambre des communes en 1761 et 1768. Il a beaucoup écrit : des poésies, des comédies, des opéras-comiques, des mémoires historiques et militaires. Sa meilleure pièce est the Heiress (1786). On a publie un recueil de ses œuvres (Londres, 1808).
BuRGOYNE (John Fox), général anglais, né en 1782, mort à Londres en 1871, fils du précédent. Lieutenant de génie en 1798, il prit part à la conquête de Malte, servit en Sicile, en Egypte, en Portugal, en Espagne, ou il dirigea, sous ■Wellington, les sièges de Saint-Sébastien et do Burgos. Il fut nommé président de la commission des travaux publics d'Irlande (1831) et inspecteur des fortifications d'Angleterre (1845). Lieutenant général en 1851, il fit, on qualité d'ingénieur en chef de l'état-major, la campagne d'Orient, et conduisit le siège de Sébastopol, où il eut avec Canrobert des difficultés qui amenèrent son rappel. En 1868, " " . - . . .,.,..,
1870, avec
nelle dans laquelle l'empereur avouait « que la marche sur Sedan était la plus imprudente et la moins justifiable au point de vue stratégique, mais qu'elle lui avait été imposée par des considérations politiques » . Burgoyne, stra-
BURGRAVE (allem. burggr.
Qraf, comte, seigneur) n. m.
féodalité allemande.
— Fam. Depuis la pièce de Victor Hugo, on appelle, en plaisantant , burgraves des personnages d'un âge très les idées sont démodées.
féodal alleont varié s
mand
Encycl. Le burgrave était un dignitî L, dont les attributions au moyen âge o
1 epoqu
. Elle
l'étaient guère difl'érentes de celles
plus petit que celui du comte. Le siège s'en trouvait! jours dans un château ou une localité fortifiée. En général, le burgrave était placé sous les ordres d'un seigneur ecclésiastique qui avait su s'emparer dans la ville des droits du comte et qui les faisait exercer par le burgrave. Mais il y avait aussi des burgraves royaux, car on en trouve mention dès 990 à Ratisbonne. Le plus souvent, la charge était entre les mains de familles nobles ; mais à Trêves, à Strasbourg, à Augsbourg, on voit des ministériaux de l'évoque qui en étaient revêtus. Ils avaient à veiller â la défense et à la silreté de la ville, étaient par conséquent les capitaines du château et de la ville, avaient la surveillance sur les constructions, les corporations, les droits, les poids et mesures. Comme toutes les charges féodales, celle-ci ne tarda pas à devenir héréditaire . Parmi les burgraves ecclésiastiques, on connaît surtout ceux de Mayence, Mcissen, Magd royaux, ceux de Nuremberg, devenir empereurs d'Allemagne. — En 1850, on donna ironiquement ce nom aux membres de la commission de l'Assemblée législative chargée de préparer la loi du suffrage restreint, dite « loi du 31 mai », composée des anciens chefs des partis monarchistes (Berryer, Montalembert, 'Vatimesnil, Thiers, Mole, Broglie), que les républicains regardaient comme vieux et usés.
— BiBLioGR. : Vaitz, Deutsche Yerfassungsgeschichte (Berlin, 1880-1896): Schrôder, Lehrbuch der deutschen Recktsgeschichle (Leipzig, 1889).
Burgraves (les), drame de 'V. Hugo, en trois actes et en vers, représenté au Théâtre-Français, le 7 mars 1843.
Job, burgrave de Heppennheff, est un de ces rudes châtelains qui, de leurs burgs établis sur les rochers des bords du Rhin, défièrent pendant quarante ans Barberousse. Un jour même, le grand empereur s'étant trop approché de sa demeure. Job, avec un trèfle rougi au feu, l'a marqué au bras. Aujourd'hui, toutes ces grandes guerres sont loin déjà. Barberousse est mort, ou du moins on le croit mort, et Job est vieux ; il touche à sa centième année. Or, Job et Barberousse sont frères, sans le savoir. Fils tous deux de l'empereur Frédéric, le premier, dans sa jeunesse, s'appelait Fosco, le second Donato. Une rivalité les sépara : il advint qu'ils aimèrent la même femme. Fosco se crut trahi ; il poignarda Donato et son écuyer, et jota les cadavres au torrent. Puis il vendit la femme. ;, Fosco, devenu le vieux Job, est cloué à cet le remords le ronge. Maudit par son frère, maudit par celle que son frère aimait, il est maudit maintenant dans son fils et dans ses petits-fils; il n'a qu'une consolation, Régina, sa petite-nièce, atteinte d'un mal incurable, et qu'une vieille esclave, plus qu'à moitié sorcière, Guanbumara, rend à la vie à l'aide de philtres inconnus, mais en exigeant de celui qu'elle aime, Otbert, le serment qu'il tuera l'homme qu'elle lui désignera. Guanbumara n'est autre que la femme pour qui se sont querellés les deux frères, et elle couve sa vengeance. Elle fera poignarder Job par Otbert, qui est, sans le savoir, le fils du vieux burgrave ; mais le grand empereur Barberousse vient au burg sous les haillons d'un mendiant, et se fait reconnaître de son frère, à qui il pardonne. Sa venue ayant empêché le parricide, Guanbumara s'empoisonne, et Otbert épouse Régina.
Ce drame, horriblement noir, est le plus lyrique de tous ceux qu'a écrits Victor Hugo ; il étincelle de beautés extraordinaires et renferme des vers d'une ampleur magni-
rent f ' '
l'auteur qui,
BURGRAVIAT (iii'-a) n. m. Dignité des burgraves.
BuRGSTDAT, ville d'Allemagne (Saxe [cercle de Lcipzig|i; 6.640 Lab. Fabrication de bas, souliers, cotons et soieries.
BURGUET [gUé) n. m. Dans certaines parties do la France, le Nord notamment, on appelait ainsi un puisard destiné à faire absorber par le sol les eaux pluviales et autres.
BuRGUETE, bourg d'Espagne (Navarre [pri varrej), sur la route de Pampolune à Saint-Jea Port, dans la vallée do Roncevaux, où. périt Roland 400 hab. Le général Moncey y battit les Espagnols en 1794.
BURGUNDES ou BuRGONDES (lat. Burgundii ou Burgundiones), peuple de la Germanie septentrionale, établi, pense-t-on, entre la Vistule et l'Oder. — Un Bl'EGUNde (ou Burgonde).
— Histoire. On n'est pas fixé sur leur origine ; quelques auteurs les font descendre d'anciens colons romains. A la fin du m» siècle, chassés par les Gépides, ils seraient allés les uns occuper l'île de Bornholm (Borgundarholm), les autres envahir les Gaules, d'où ils furent repoussés par Probus(277). Ils s'établirent alors près des sources du Mein. Ils prirent part à la grande invasion de 406, pénétrèrent en Gaule, mais retournèrent bientôt dans leurs cantonnements du Mein, pour reparaître en Gaule entre les années 411- 413. Les Burgundes, loin d'avoir toujours été en lutte contre les Romains, furent souvent pour eux des alliés dévoués contre les Huns, contre les Francs et les Alamans. En 475, les Burgundes apparaissent dans les textes comme maîtres de la vallée du Rhône jusqu'à la Méditerranée. Ils sont de plus en plus des fédérés dévoués dos Romains. Leurs rois prennent le titre de n maîtres de la milice n (des empereurs romains). Les Burgundes furent de bonne heure convertis au christianisme, mais ils suivirent la doctrine arienne. Ce fut une des raisons de la faiblesse de leur dynastie, ce qui la fit succomber aux entreprises des rois francs. Clotaire et Childebert (fils de devis), vainqueurs à Autun, mirent fin au royaume des Burgundes (534).
— BiBL. : Albert Jahn. Geschirhte der Burgundioncn und Durgundiens bis zu Ende der ersten rfi/nas(ie (Halle, 1874).
r. de Na i-Pied-de
BURGUNDIUS ou BOURGOIGNE (Nicolas) , jurisconsulte et historien belge, né à Enghicn (Hainaui) en 1586, mort à Bruxelles en 1649. Il s'est acquis dans le droit coutumier une autorité analogue à celle de Dumoulin en Franco. Parmi ses ouvrages, nous citerons son Hisloria bavarica, de 1313 à 1347 (1629), et son hisloria belgica, de 1558 à 1567 (1629).
BuRIAS, petite île de l'Océanie espagnole (Malaisie [archipel des Philippines]) ; 9.000 hab. Cli.-l. San-Pascual.
BURIDAN (Jean), philosophe scolastique, né à Béthune (Artois), fut recteur de l'Université de Paris en 1327, et mourut après 1358, époque où il avait plus de soixante ans. On ne sait rien de plus exact sur les dates de sa naissance et de sa mort. Une légende fort contestable le représente comme complice des débauches de Jeanne de Navarre et de Marguerite de Bourgogne dans la tour de Nesle. Mais Jeanne était morte en 1305, alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Dialecticien subtil, il professait avec éclat le nominalisme d'Occam, ce qui ne 1 empêcha pas d'être mis à la tête de l'Université de Paris. Il semble que le nominalisme n'était dangereux pour ses partisans que lorsqu'ils l'appliquaient à la politique. Buridau est de ceux qui s'en servaient pour isoler de plus en plus la philosophie de la théologie et qui, en fortifiant l'autorité dans la dernière, revendiquaient plus do liberté pour la première. Il proclame Anstote le maître par excellence, mais il tient compte des autres systèmes, et a parfois l'air de pencher vers le scepticisme. S'interdisant les questions théologiques," il est devenu célèbre par ses études de la volonté. Il rejette à la fois rindifl'érentisme de Duns Scot et le déterminisme. On ne trouve pas dans ses écrits la fable do l'âne, ayant également soif et faim, mourant entre un boisseau d'avoine et un seau d'eau, pour ne pas savoir lequel choisir d'abord ; c'est peut-être un souvenir de son enseignement oral. — Ses œuvres ont été publiées par J. DuUard (Paris, 1516).
BURIDAN (Â.NE DE). V. ÂNE (PrOV.).
BuRIE, ch.-l. de cant. de la Charente-Inférieure, arrond. et à 17 kilom. de Saintes ; 1.600 hab. {Buriauds, audes.)YsLanerio ; commerce d'eau-de-vie. — Le canton a 10 comm. et 7.854 hab.
BURIGNY (Jean Lévesque de), né à Reims en 1692, mort à Paris en 1785, nommé membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1756, a été l'un des érudits les plus remarquables du xvui* siècle. Il a porté ses investigations sur les sujets les plus divers. Ses œuvres les pfiis importantes sont : Traité de l'autorité dupape (1720) ; Théologie païenne (1724) ; Histoire générale de Sicile (1745); Histoire des révolutions de l'empire de Constantinople [iny). Il a publié des vies de Grotius (1750), Erasme (1757), Bossuet (1761), du cardinal du Perron (1768). Dans le seul recueil des « Mémoires de l'Académie des inscriptions et belleslettres u, Burigny a publié trente-quatre dissertations.
BURIN (de l'allem. bohren, percer) n. m. Techn. Outil formé d'une mince tige d'acier taillée obliquement à l'uue 'emploient les graveurs pour at-
cet instrument, suivant la façon dont il doit être tenu. La forme que la taille donne à la pointe fait distinguer plusieurs variétés; les principales sont ; le burin grain d'orge, dont la coupe °""°!, est un losange allongé; |raveur le burin échoppe ou langue de chat, dont le biseau e
1, avec une fac
trempé dur, sans manche, et sur lequel on frappe avec un marteau pour couper les métaux, n Grosse barre de fer dont on se sert pour forer les roches qu'on veut attaquer à la mine.
— Par ext. Travail ou effet du travail obtenu par le burin : Un BOKiN énergique, hardi, mou, froid, il Graveur au burin : Un burin de grand talent.
— Fig. Style ferme, énergique; écrits durables comme les inscriptions gravées au burin, il Moyen de fixer chose mobile par elle-même : L'attention est le BURIN de la mémoire.
— Chir. Petit outil d'acier ou d'argent qui sert à nettoyer les dents, et dont la forme est très variable.
— Mar. Espèce de ciseau rainé par le bout, au moyen duquel les calfats font entrer de force l'étoupe entre les planches qui forment le bordage du navire, ii Petit rouleau deboisquisertàréuuirdeux^ cordages en passant l'œillet de l'un dans celui de l'autre, il Coin en bois dur, court arrondi et en forme de cône tronqué, qu sert à ouvrir les œillets des estropes, de bagues, etc. n Porte de bélier à l'aide du quel on chasse des coins entre les bri doles et deux pièces de mât qu'on veu
Burin,
QsteUa
strale établ
appelée par lui cœlum scatplorium. La principale étoile de cette constellation est de cinquième grandeur. BURINER v. a. Graver au burin : Buriner une planche.
— Fig. Retracer dans un style net et ferme comme les traits du burin, il Rendre impérissable le souvenir de : L'infaillible mémoire trace au crayon les bienfaits et burine les injures. (Ségur.)
— Absoi. Avoir une écriture ferme et nette : Calligraphe
— Manèg. Tromper, sur l'âge réel d un cheval, un ache teur, en burinant c'est-à-dire coupant les dents à l'animal, qui semble dès lors plus jeune.
BUIIKF
rrçu ù [loillO, so
(les pumphlots, iiicux. Ku 1758,
hambro fut r66lu on s .-ooulés (lo
r^ïra
l..,,l, ;, I,..,, : Hi.rlLVgOU-
. iji'jmu i:iil;^iu, la mômo ito cou tri! la Révolution s convictions. Ses Heftec- (1790) ouront un immonso
'..n-; r„<Vm-,m-.'-, iln liurko
tipon-
norvoux, violent, amer, Burko a exercé une action puissante sur son époque, et plus d'un reforma tour contemporain a puiso largement dans ses œuvres. Citons de lui : an Account of thc J^uropean settlements in America fl757) ; On the cause of Présent Disconlmls imo) ; Spccches on the economical reforme (nso); TltouglsonFrenchaff'airs{l~9l); Jlema!-ks on the policy of the Alliés (1793) ; Letler to a noble lord (1796). On a attribué à Burke les Lettres de Junius.
— BiBLioGR. : Prier, Memoir Ed.
on the life and character of A'. «"lA.- ll.iin.lros, 1S51) : Mackniglit, life
1/ (1879); Robertson, nf E. Burlte (Dublin, 1876).
o anglais, né en Irlande on liapollo en 1848, auteur du Genea-
; à Dublin en 1892, l'aida dans ses travaux et se distingua lui-môme par diverses publications généalogiques importantes, entre autres : Dormant, forfeited and extinct lieeriii/cs of the British Empire (1883); the Book of the nrih-r^ nf Knighthood [I8bs); General armoury of En//tanU 1-^1.: ,-u\ Burke avait été nommé: roi d'armes do l'Ûlstor 1-:,; .■ li.>valier du Bain (1868), directeur delà Galerie nali"ii:il'' 41rlande(lS74).
Burke (Robert O'Haka), voyageur irlandais, né à Saint-Clovans en 1821, mort en Australie en 1861. Après avoir servi dans l'armée autrichienne, puis en Irlande dans les constablos à cheval, il alla en 1853 en Australie, où il troprit d'explorer les régions encore inconnues. Parti do
Molboui
1860, avec
nent dans toute son étendue, du cap Cooperau golfe Carpcntario, il accomplit co voyage avec les trois plus intrépides de ses compagnons, John 'Wills, King et Gray. Au retour, Gr.iv mourut d'épuisement. Burke essaya de gagner les
l'-ial'li- !iK ausiruliens des monts Hopeloss; il mourut
i\'r ii: :i', :iiu I ([ue Wills, avant d'y être parvenu;
Kl. ' Il J)er à son tour quand il fut recueilli par
(i< , , i I I 1 sauvèrent; ainsi furent conservées les
nul. s II 1' ^ iiii'^ les infortunés voyageurs. Elles furent
Subliéos on isiiï. Un monument fut érigé parle parlement e Victoria à la mémoire de Burke et do Wills.
BURKÉE (ké) n. f. Genre de légumineuses-césalpiniées, renfermant des arbres ou des arbustes inermes do l'Afrique tropicale et australe.
BÙRKEL (Henri), peintre allemand, né à Pirmasons (Bavière rhénane) en 1S02, mort à Munich en 1869. Il a excellé dans le paysage et dans les scènes do mœurs populaires. On cite de lui : Convoi de bandits dans ta campagne de Borne; Vues du Tyrol, Scènes d'auberge; etc.
BuRIŒTOWN, ville de l'Australie (Queensland), sur la rivière Albert, près du fond du golfe de Carpeutario (5.000 hab. avec le district de Burke). Port.
BURKHARDTSOORF, bourg d'Allemagne (Saxe), sur la Zwûnitz, une des sources de laChemnitz; 4.400 hab. Fabriques de bonneterie.
BuRLAMAQUI (Jean-Jacques), publiciste et jurisconsulte, no ot mort à Genève (1694-1748,1. Il fut professeur do droit naturel et de droit des gens de 1723 à 174Ô, puis membre du conseil d'Etat de Genève jusqu'à sa mort. Ses ouvrages principaux sont : Principes du droit naturel; Principes au droit politique ; Eléments du droit 7iaturel. Une édition do SOS œuvres a paru sou,s le titro de : Principes du droit de la nature et des gens (1766-1769) ; elle a été roimpri-Mco par Dupin aine (1820).
BUF
Tnr
BURLE vital, àurlu) n. i. Piaisantei rie. (Vieux.) BURIXIGH (lord). Biogr. V. CEcn.
et à 9 kilem. do , lilaturcs do laine,
du XII' siècle et io do Toulouse et xiii" siècles. Aux -' ■ grottes, ie, niche, moque-
onuo nploi.
BURLER (SE) V. pr. Sa moquer,
BURLESQUE {léssk — ital. burlesco; do burlare, plaisanter, formé de burla, farce) u. ot adj. So dit do co qui est il'un comiquo outré ot souvent trivial : /.e BunLEsquii. ie genre nuBLiiSQtîE.
— Encycl. Lo burlesque, quo l'on retrouve dans tous los temps ot dans tous los pays, existe aussi dans tous los arts : la caricatuto, par exemple, on est souvent uno expression achevée. Mais c'est surtout on littérature co genre est cultivé. Co qui lo caractérise, pour provoquer lo riro, do movoos boulfons ot souvent kaa, le rapetissement jusqu'au vulgaire des plus pures beautés ou dos personnages les plus nobles. Co trait essentiel difforoncio lo genre burlesque du genre hérol- comiquo, avec lequel on lo confond parfois ot dans lequel, tout au contraire, choses et gens sont grandis d'une façon démesurée : ainsi, le Lutrin, do Boileau, n'est pas un poème burlesque, mais un poème héroï-comique, puisque los chantres y parlent comme des dieux, tandis que la Belle Hélène, par exemple, et Orphée aux enfers, sont dos pièces burlesques, puisque los dieux s'y conduisent comme dos boutTons on goguette.
Dans les temps modernes, c'est en Italie quo le burlesque so m i:i 11 ' 1 i .''' I I ; mais il passa les monts et lit fortune , , r I I.Duis XIII, régnent on litléra-
turoun^'ieii II' audace, uno vervehoulfonne,
uno alluie I. I I . a lait eu harmonie avec les
mœurs 'le, i iii; e I i iilii.iice du cavalier Marin, do Lalli, do Capurali, do l'Espagnol Qucvodo, avait donné lion à uno foule de compositions où la singularité du fond lo dispulo au caprice de l'expression. Sarrazin passe pour avoir écrit les premiers vers français burlesques ; mais
Lo genre que .^earrunuvait mis a la moue disiiarut avec lui. Vainement d'Assoucy, pensant recueillir l'héritage du maître, se proclama empereur des burlesques, étayant sa gloire sur une parodie de Claudien : le Bavisscmcnt de Proserpi/ie, et sur une parodie des Métamorphoses : Ovide en belle humeur.
De nos jours, la poésie burlesque fait peu parler d'elle; la parodie parait l'avoir remplacée. Son dernier représentant véritablement avouable aurait pu être Vadé; mais Vadé, génie débraillé et peu attiquo, proféra se créer un genre à sa taille, le genre poissard.
Pour conclure, il ne faut proscrire aucun genre, hors le genre ennuyeux; maisleburlesquo, bien quo Tliéopliilo Gautier l'ait défendu avec son habituelle maestria, semble bien uno débauche de l'imagination, admissible au seul titre do délassement. Si la caricature compte des maîtres d'un incontestable talent, si toi mascaron grotesque jteut se classer parmi les meilleurs morceaux do la sculpture, la littérature, en revanche, ne parait avoir produit, jusqu'ici, aucune œuvre purement burlesque capable do frapper d'admiration la postérité. Le genre pourrait revendiquer peut-être un vrai chef-d'œuvre qui en relève par côtés : Don Quichotte; mais Cervantes, le plus s'élève jusqu'aux hauteurs du comique, d'un comique vraiment humain, et dans les pages do son chefd'œuvre, des personnages de tous los temps, de tous los pays, peuvent se reconnaître comme en uu miroir et rire à leurs propres grimaces.
BURLESQUEMENT {léssk) adv. D'une façon burlesque.
BORLETTE (lèt') a. t. Expression employée dans le pays messin pour désigner un droit seigneurial sur les acquisitions et obligations, égal à im quarantième de leur valeur. Il On dit aussi bolletie.
Burlington, ville des Etats-Unis (Etat do Vermont), sur lo lac Cbamplain ; 14.600 hab . Université. Un dos plus grands marcués de bois d'Amérique. Carrières de calcaires, de pierres à bâtir, de marbres. Fours à chaux, briqueteries, marbreries, fonderies ; fabriques de cotons, lainages, papeteries. — Ville des Etats-Unis (Etat d'Iowal, au confluent du Mississipi et du Flent-Creek ; 23.300 hab. (1.200 en 1840). Université Burlington; mines do charbon dans le voisinage. Port sur lo Mississipi. — Ville des Etats- Unis (Etat de New-Jersey), sur la Delaware, presque en face de Bristol; 8.200 hab. Ville fondée en 1667. — Ville des Etats-Unis (Etat de Kansas); 2.240 hab.
" ■ ' "" ■ américaine possèdent
Les différents Etats de ]
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î du môme
BURLINGTONIE n. f. Genre d'orchidacéos-vandéos, renfermant des herbes épiphytes de l'Amérique tropicale.
BURLINGTONITE (de Burlington, n. de lieu) n. f. Nom donné à un type de roche météoritique holosidère, renfermant deux alliages, qui sont la txnile et la ôraunj'ne. On retrouve ce type dans les matériaux de cinq chutes différentes.
BURLTON (Pierre-Henri), militaire et géographe anglais, né en 1804, tué dans 1 Assam en 1829, a exécuté aux Indes d'importants travaux pour la géographie do l'intérieur de l'Asie. Il a relevé le cours supérieur du Brahmapoutre jusque par 270 50' de latitude et as» do longitude ; a franchi avec Wilcox les monts Longtan, et est parvenu, en 1826, à. la source du Sri-Serbit, affluent de l'Iraouaddy. C'est en levant avec Bedingfield la carte de l'Assam inférieur, sur l'ordre du gouvernement anglais, quo Burlton fut tué avec son compagnon, par les indigènes du Nanclo, dans les monts Khassias.
BURMANN, famille d'érudits hollandais, dont les membres les plus distingués sont les suivants : François Burmann, théologien, né à Loyde on 1628, mort on 1679. (On a do lui des commentaires en hollandais sur le Pentateuque, sur Josué, Buth, les Juges, tes Bois, les Paralipomènés, etc., et divers autres ouvrages]; — Pierre Burmann, dit l'Ancfen, fils du précédent, l'un des représentants les plus célèbres de l'ocelo philologique hollandaise, né à Utrecht en 1 068, mort à Loyde on 1741. (En 1696, il obtenait la chaire d'éloquence et d'histoiro à 1 université d'Utrecht. Plus tard, on lui contia en outre l'enseignement du
d'ouvrages ; entre autres, des éditions d'auteurs connues sous le nom d'éditions larioram] ; — Jean Burmann, botaniste, né et mort à Amsterdam (1707-1780), neveu du précédent. [Il devint professeur de botanique i Amsterdam on
rJL'UKI': — nUHNE-JON'ES
1738. Linné a donné, en son honneur, lo nom de iurmonnie ù. un genre do plantes. Son principal ouvrage est lo Tfieaaurua Zcylanicut (1737). Il publia encore -.Index aller in omnet lomos lierbarii Amboineniit ttumphii (1769), ot Flora ma(a<ian'ca (1769)1; — Pierre Burmann, dit le Jeune, philologue hollandais, frère du précédent, né Â Amsterdam on 1 7 1 4 , mort en 1 778. ^levé à Lcy de par son oncle Pierre, il étudia conimo lui los littératures anciennes cl lo droit, ot comme lui fut profcsseurdo philosophie, d'tiisluiro, d'éloquence ot de langue grecque.]
BURHANNIACÉES ou BURMANNIÉES ( rad. burmannie) n. f. pi. Petite famille do plantes moiiocotylédooes, ayant pour type le genre burmannie. — Une iii;aMA.>KUCÉE
(ou BCBMANNIÉE).
— Encycl. Los burmanniaeées sont des plantes herbacées, ù feuilles étroites, aiguës, réunies en rosette ra-
qu'cllo renferme sont toutes originaires des régions tropicales do l'ancien ot du nouveau monde, où elles vivent dans les marais, sur les rochers arrosés, ou en parasites sur les racines pourries des arbres.
BURMANNIE (do Burmann, n. pr.) n. f. Genre do plantes monocotylédones, type do lî ' niacées,
dans les savanes c continent.
(Hermann), médecin ot naturaliste allemand, né à .Stralsund (Prusse) on 1807, mort à Bucnos- Ayrcs en 1892. Il se lit connaître par do savants ouvrages, et, après avoir fait des voyages au Brésil (1850-1853), puis dans les Andes (1859)i ■' revint en Allemagne (1800), fut élu député ot perdit sa chaire de professeur do zoologie à Halle pour avoir voté avec les libéraux contre la politique de Bismarck. Il alla so Hxer alors à Buenos-Ayres, où il devint professeur, directeur du muséum et. en 1870, curatour do la faculté des sciences de Cordoba. Ce savant a pablié do nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons: Manuel d'histoire naturelle (1837); Manuel d'entomologie (1832-1835); Gênera miec/oram (1838-1846); Histoire de la création (1843) ; Tableaux géologiques pour l'histoire de la terre et de ses habitants (1851); les Animaux du Brésil (1854-1856); Voyage au Brésil (1853); Paysages champêtres du Brésil (1853) ; Examen systématique de la faune du //rcjiï (1854-1857); Voyage à travers les Etats de la Plata (18C1): le Climat de la république Argentine (1S61) ; Chevaux fossiles de la formation pampéenne (1875); Histoire de la découverte et esquisse géographique dupays (1876 et suiv.).
BURMEISTÈRE (mèy'-stér' — de Burmeîsler, natur. allem.) n. f. Genre de campanulacées lobéliées, renfermant dos herbes ou des sous-arbrisseaux généralement glabres et grimpants, originaires do la Colombie et de l'Amérique centrale.
BuRNABY (Frédéric-Gustave), militaire, voyageur et écrivain anglais, né à Bedford en 1842, mort au Soudan en 1885. Il parcourut successivement l'Europe, l'Asie centrale et l'Amérique du Sud. En 1868, il se rendit au Maroc, puis visita la Russie et l'Espagne, et rejoignit, en 1875, Gordon dans le Soudan égyptien. Do Kartlioum, il alla en Asie, à Khiva, et, de retour à Londres, il publia le récit de son voyage sous le titre de Bide lo Ahiva (1876). Burnaby visita ensuite l'Asie Mineure, et son livre : On horseback through Asia Minor (1878) obtint encore en Angleterre un grand succès. Après avoir combattu dans les rangs turcs pendant la guerre russo-turque (1877-1878), Burnaby voulut entrer dans la politique; maïs, ayant échoué à Birmingham aux élections de 18S0, il partit pour lo Soudan, et fut tué coup de lance à Abou-Klca. Indépendamment des iges cités plus haut, on a do Burnaby un petit livro Practical Instruction of sta/f-officers in foreign armies.
BURNAND (Francis Cowley), auteur dramatique anglais, né en 1836. Reçu avocat (1869), il so tourna vers la littérature et collabora au « Punch >, dont il devint directeur en 1880. Il a écrit pour lo théâtre une centaine do pièces comiques, dont quelques-unes, comme Suzanne aux yeux bleux et le Colonel, ont eu un énorme succès. Citons encore de lui : Airei/-Annie(i888); Toujours dehors; Constamment chez lui; etc.
BuRNAND (Eugène), peintre et graveur suisse, né à Moudon en 1850. H entra, à Genève, dans l'atelier de Menn, puis il fut l'élève de Gérôme, à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Burnand est essentiellement le peintre des scènes alpestres, des bergers suisses, des troupeaux et des montagnes. Cependant, il a fait uno incursion dans la peinture d'histoire avec sa Fuite de Charles le Téméraire. Ses meilleurs succès lui ont été valus par des toiles comme la Ferme suisse (à Genève), lo roureau des Alpes (à Lausanne), lo Changement de pâturage (à Berne), belle scène pleine d'une mâle rusticité. On a aussi de lui des eauxfortes très estimées.
BuRNE-JONES (Edouard), peintre anglais, de l'école dite préraphaélite, formée sous l'influence romanticoidéale de Rossetti, né à Birmingham en iS33,mort à Londres en 1S9S. La caractéristique de Burne-Jonos est la recherche d'un stylo élevé, d'une harmonie des formes qui parle avant tout à l'âme et au sentiment, en laissant dédaigneusement de coté tout ce qui est anecdotique, historique, ■■ ' 1 pur cher religieux jusque dans sujets oxtra-religieu.\, est la note dominante de cet art, d'autant plus attrayant qu il flatte co a vague à l'âme • particulier qu'est le mysticismo contemporain. Botlicelli est
ouvrages
Burne.Jones. D'ailleurs, cclui-ci est riche do son fonds, er. après une période d'obscurité, il a été couvert d éloges par les critiques. Ce peintre a presque toutes sos œuvres
BURNELL — BURRIT
en Angleterre. Citons, parmi les principales : les Sept journées de la création, son chef-d'œuvre (1877) ; le Chant d'amour, l'Amour et Psyché, l'Enchantement de Merlin, le Miroir de Véitus, les Quatre saisons, Pan et Psyché; etc.
BiBLioGH. : Ruslcin {Œuvres, passim) ; Robert de La
Sizeranne, la Peinture anglaise contemporaine; E. Cliosneau, la Peinture anglaise.
BURNELL (Arthur-Coke), philologue anglais, né à Saint- Briavels (comté de Gloucester) en 1840, mort en 1882. Il remplit des fonctions judiciaires dans les Indes, acquit UQO connaissance approfondie du sanscrit, et fit dos voyages en Orient et en Nubie (1868-1809), puis à Java (1876). Outre la publication d'un grand nombre d'ouvrages sanscrits, on lui doit : Catalogue of a Collection of sanskrit viss. Part. I (1869); Copies of Indian Inscriptions (1870); Spécimen of Indian Dialects, huit essais divers (1872-1876) ; Eléments of S. Indian Paleography (1874) ; etc.
BURNES (Alexandre), célèbre voyageur anglais, né en 1805 à Montrose (comté de Forfar), mort à Caboul en
plateau de l'Iran. Bûmes traversa le Pendjab jusqu à 1 Indus et s'avança par Pechaver jusqu'à Caboul, où il fut bien accueilli par Dost-Mahomed. Il franchit ensuite l'Hindou- Kouch, visita Balk et Bokhara, pénétra en Perse et se rendit par Toliéran, Ispahan et Schiraz jusqu'à Bendcr- Bouchir, où il s'embarqua pour l'Indo. De retour à Bombay, après avoir ainsi suivi une grande partie de l'itinéraire d Alexandre le Grand, Burnes fut nommé baronnet, puis fut chargé d'aller remplir dans l'Afghanistan une mission soi-disant commerciale, mais en réalité diplomatique. Il y fut assassiné, lors de la rébellion des Afghans contre les Anglais. On a do lui deux relations de voyage ; Ti-avels into Bokhara (1834), et Kabul (1842).
BURNET (Gilbert), historien anglais, né à Edimbourg en 1643, mort en 1715. D'abord professeur de théologie à Glasgow, il fut ensuite prédicateur à Londres; mais, partisan de l'Eglise anglicane, il perdit la faveur de Charles II et dut s'exiler ; il alla en Hollande, où il embrassa la cause de Guillaume d'Orange, qui, devenu roi d'Angleterre en 1689, le nomma évèque de Salisbury. On a de lui des ouvrages historiques, dans lesquels il se montre très intolérant contre les catholiques ; notamment : Histoire de la Réformation en Angleterre (1679), traduite en français par Rosemond; Histoire de mon temps (1724); Essai sur la reine Marie Stuart. — Son fl's, Gdilladmb, homme d'Etat et astronome anglais, né en 1683, mort en 1729, fut nomme, en 1720, gouverneur de New- York et de New-Jersey. Il prit possession du rivage méridional du lac Ontario et planta le premier le pavillon anglais sur les bords des grands lacs. Il fut chargé ensuite du gouvernement du Massachusetts et du New-Hampshire. Burnet possédait la plus riche bibliothèque d'Amérique. Il cultiva les lettres et les sciences, surtout l'astronomie, et écrivit des Observations astronomiques.
BuRNETT (James). Biogr. V. MoNSonno.
BURNETT (Francôs Hodgson, dame), femme de lettres américaine, née à Manchester (Angleterre) en 1849. Elle débuta on 1870 par des nouvelles dans les revues. L'une d'elles, les Soucis de Surhj Tim (1877), eut un très grand succès. Depuis lors, elle a publié de nombreux romans qui l'ont rendue populaire en Amérique, et dont plusieurs ont été traduits ou adaptés en français. Parmi ses écrits, nous citerons : That lass o'Lowrie's (1877) ; le Bonheur de Lindsay [un); la Jolie PollyPemberton (\ili)\ Une vie tranquille (1879); Une belle barbare (1881); le Petit lord Fauntlcray (1886); la Jolie sœur de /ose' (1889); Petite " ' " '" ■■■ " " ' "'Ait Lord,
BURNETTIE (né-ti — ia Burnet, n . pr.) n. f. Genre d'orchidacoes, comprenant une seule espèce qui croit en Tasmanie.
BuRNEY (Charles), organiste et musicographe anglais, né à Shrewsbury en 1720, mort à Londres en 1814. Il écrivit quelques partitions, mais c'est surtout comme historien de la musique que Burney s'est fait une juste renommée. Devenu docteur en musique de l'université d'Oxford, il avait conçu le plan d'une vaste histoire de la musique, pour laquelle, dans le but d'amasser des matériaux, il entreprit de grands voyages en Franre, en Italie, en Allemagne et dans les Pa\s-ljas II publia d'abord, en 1771 et 1773, le compte 1 1 I i i i sos deux voyages,
l'un sous ce titre : / / ^upie en Finance et
en Italie ; Vautre II n/ue en Allemagne,
en Hollande et dnn ' . puis il donna son
grand ouvr.i"" 1 sic (1776 ns8) On
lui doit eu. "I ' 1/ > Melastu-.r Hiyc).
un Plan tl , in. utc. Enlin, lo
recueil piiM i Musica chc s: c'iula
annualmenh t < / "nnana santa, uella
cappella Puntipria, CLC.
BURNEY (Jacques), navigateur anglais, nécD 1749, mort contre-amiral en 1821, était (ils du précédent. II fit avec Cook deux voyages de circumnavigation et écrivit sur l'histoire maritime des ouvrages estimés, notamment une Histoire chronologique des découvertes faites dans les mers du Siirf (1804-1816} ; une Histoire des boucaniers d'Amérique (1816) ; une Histoire chronologique des découvertes au Nord- Est et des premières navigations des Russes à l'Est (1819).
BuRNEY (Charles), linguiste et littérateur anglais, frère du précédent, né à Lynn (comté de Norfolk), en 1757, mort en 1817. Professeur, puis chef d'institution, il passait pour
1 des hommes les plus instruits do son temps. II a pub entre autres écrits : Tentamen de metris ab .lEschylo in choricis cantibus adhibitis (1809).
Bhrnham, ville d'Angleterre (comté de Buckingham), près de la Tamise ; 2.350 hab. Localité très ancienne, jadis ville assez importante ; restes d'une abbaye du xii" siècle.
BURNLEY, ville d'Angleterre (comté do Lancastrc), sur une languede terre formée par le confluent des rivières Hurn et Calder; 87.000 hab. Houillères, ardoisières, carrières, manufactures de tissus de coton, fabrication de lainages ; tanneries, cordories, fonderies de fer et de cuivre. Ancienne église Saint-Pierre, hôpital.
BURNOUF (Jean-Louis), philologue, né en 1775 à Urville (Normandie), mort à Paris en 1844. Né d'une famille d'artisans, il fit ses études comme boursier au collège d'Har-
court, et entra dans l'enseignement. II devint professeur de rhétorique au collège Louis-le-Grand, maître de conférences à l'Ecole normale (1811), professeur d'éloquence latine au Collège de France (1817). Sa Méthode pour étudier la langue grecque {lî\i), SSL Méthode pour étudier la langue latine (1840) furent longtemps classiques. On lui doit encore des commentaires sur Salluste et une remarquable traduction de Tacite. Burnouf fut nommé inspecteur général des études en 1820, membre de l'Académie des inscriptions, et bibliothécaire de l'Université en 1840.
Burnouf (Eugène), orientaliste, fils du précédent, né à Paris en 1801, mort en 1852. Il étudia les langues orientales, débuta en I S20 par un Essai sur le pâli, et publia dans le « Journal asiatique « et le a Journal des savants " des recherches do la plus haute valeur sur la langue sanscrite. Mais, ce qui le plaça au premier rang fut s tien de la langue zend, dont l'intelligence était perdue et qu'il réussit à déchitfrer en s aidant du sanscrit. L'un de ses travaux les plus importants sur cette matière est le Commentaire sur le Yauia (1833-1834). lia aussi contribué à révéler à l'Europe sa vante le bouddhisme, par son Introduction à l'histoiie du bouddhisme (1845) et le Lotus de la bonne loi. Ce tra vail était sous presse lors-
1 Académie des inscriptions venait de le nommer son secrétaire perpétuel.
Burnouf (Emile-Louis), littérateur et orientaliste
dent, né en 1821 à Valognes (Manche). Il devint élève de l'Ecole d'Athènes, pt teur de cette école. Il dirigea, en cette qualité, de; intéressantes. En 1875, "Wallon, aie
lination, et se rendit à Pari
nomma professeï nouf refusa
continuer ses études d'orientaliste. En doux lui donna le titre de « directeur honoraire de l'Ecole d'Athènes ».
Parmi les nombreux ouvrages d'E.
Burnouf, nous citerons : Méthode pour étudier la langue sanscrite (1859); Essai sur le Véda ou Introduction à la connaissance de l'Inde (1863) ; Dictionnaire classique sanscrit-français (1863-1864), en collaboration avec Leupol ; Histoire de la littérature grecque {IS69) ; la Légende athénienne. Étude de mythologie comparée {\S12); la Science des religions (1872); la Mythologie des Japonais, d'après le Koku-si-Ryaku (1875); la Ville et l'.icropolc d'Athènes aux diverses époques (1877); le Catholicisme contemporain (1379); Mémoires sur l'antiquité (1879); la Vie et la pensée (1886); tes Chants de l'Eglise latine, restitution de la mesure et du rythme (1887) ; etc.
BURNOUS {nouss — de l'arabe bornoiis) n.m. Grand manteau à capuchcn, en usage surtout chez les Arabes, il Par anal. Manteau d'homme ou do femme analogue au précédent : Le bor- Nous se porte beaucoup dans les Pyrénées.
BuRNS (Robert), poète écossais, né dans la paroisse d'Alloway, près d'Ayr, en 1759, mort à Dumfries en 1796. Son père étant un pauvre paysan, il fut forcé de se faire son instruction à lui-même. Il
était dans sa dix-septième année lorsqu'il écrivit son premier poème, Handsome Nell. Son père mort (1784), il se trouva dans la condition la plus précaire. Ce fut pendant cette période critique qu'il composa ses plus beaux poèmes : the Vision, Ihe Cottar's Saturday Nighi
tion of Bruar Water, Scots wha hae wi' Wallace bled, etc. Ce fut aussi le moment où il s'éprit de
parents. Sur lo point d'être jeté en prison pour dettes, Robert Burns fit imprimer à Kilmarnock le recueil de ses poèmes Burns.
(1776). Les souscriptions et la
vente firent connaître son talent. Le D' Blacklock l'appela à Edimbourg et lui facilita les moyens de publier une nouvelle édition, augmentée do plusieurs chansons et du fameux poème Tarn o' Shanter. Cette publication lui rapporta quelques milliers de francs et lui valut, avec l'admiration de nombreux lecteurs et grâce aux relations de société qu'il noua, un poste dans l'administration des contributions indirectes (1789). Il continua ses travaux littéraires, et donna un grand nombre de chants populaires écossais, propres à être mis en musique, et dont plu- " ' -■-- chefs-d'œuvre. Ses dernières productions
retira à Dumfries,
affectent des prétentions littéraires i charme. "Vers la fin de 1791, Burns si conservant son humble poste de commis de l'accise, sans espoir d'avancement, car l'enthousiasme avec lequel il avait accueilli la Révolution française le rendait suspect. Ses excès, dans le travail comme dans les plaisirs, avaient ruiné sa faible constitution, et il mourut, laissant sa femme et ses quatre fils dans un complet dénuement. Une souscription fut ouverte, dont le produit mit la famille du poète à l'abri du besoin.
Burnside, ville d'Australie (Australie du Sud) ; 6.200 h. C'est un faubourg d'Adélaïde. Or et pierres précieuses.
Burnside (Ambroise-Everett), général américain de l'armée fédérale, né en 1824 à Liberty ^Indiana), mort à
[Mexique (1847),
de l'armée pour établir une fabrique de fusils ( vention, puis il entra, en 1853, dan " ' chemin de fer central de l'Illinois. II reprit du service lors de la révolution sécessionniste. Il organisa contre la Caroline du Nord l'expédition qui porte son nom. Sa victoire de Roanoke-Island lui valut le grade de major général, en 1862. Burnside succéda à Mac-Clellan dans le commandement de l'armée du Potomac. Les défaites éprouvées par le parti républicain rendaient nécessaire un acte d'énergie ; on envoya à Burnside le plan de campagne auquel il dut se conformer, et il se fit battre à Fredericksburg (1862). Il offrit sa démission et fut remplacé par le général Hooker, qui ne fut pas plus heureux. En 1803, Burnside fut chargé du commandement du département militaire de l'Ohio. En 1866, il devint un des administrateurs du chemin de fer de Pensylvanie. En 1870, Burnside se rendit en France, visita le quartier général allemand, puis vint à Paris et, dans un esprit de bienveillance pour la France, il tenta de faire négocier un armistice. En 1875, il fut élu sénateur pour l'Etat de Rhode-Island.
BuRNTlSlSLAND, paroisse d'Ecosse (comté de Fifo), sur le Firth de Forth; 5.000. hab. Bains de mer; port le meilleur de la rive gauche du Forth; pêche, mines de fer et de houille, distilleries, huileries. Aux environs, entre Burntislandet la jetée de Pettycur, est le précipice appelé King's Crags, où, le 16 mars 1285, le roi d Ecosse,
Alexandre III,
1 tombant de cheval.
BURON (du norm. bur, habitation) n. m. En Auvergne, Hutte de berger ; fromagerie : Les burons ou laiteries sont les chalets de l'Auvergne. (A. Hugo.) il A signifié Cabane, hutte en général.
— Ane. prov. : N'avoir ni maison, ni buron. N'avoir pas de logement, ou, en parlant d'un lieu, Etre inhabité.