‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 402 sur 956 · V. BDRE · texte numérisé non relu

V. BDRE

BURONNIER {ro-ni-é) n. m. Celui qui fait les fromages dans son buron (sur place).

BUROT ou BEUROT (ro) n. m. Nom donné, en Bourgogne, à une variété de raisin connue aussi sous le nom de pinot gris.

BUROW (Julie), femme de lettres allemande, née en 1804, morte à Bromberg en 1868. Elle débuta seulement en 1850 dans les lettres et publia, outre des poésies et des ouvrages d'éducation, un assezgrand nombre de nouvelles agréables et des romans, où elle peint avec exactitude les mœurs de bourgeoise. Nous citerons particulièreme es d'une vie heureuse {l&^ lie (1854); Nouvelles (If : grand'mére (1856) ; l'Etoile du bonheur

BURQ (Victor-Jean-Antoine), médecin fran.ais, né à Rodez en 1822, mort à Paris en 1884. H est le créateur d'une méthode thérapeutique dite « métallothéraiiie • , qui consiste dans l'application sur la peau de plaques métalliques et de l'ingestion, par les voies digestives. de solutions métalliques. Il l'a appliquée contre les crampes du choléra et contre les crises convulsives, les anestliésies, les douleurs dans les maladies nerveuses. Tous ses ouvrages traitent de cette méthode, qui a encore quelques adhérents, mais qui n'a pas pris rang dans la science. Nous citerons seulement le premier en date, qui est un exposé général de la méthode : Métallothérapie. Traitement des maladies nerveuses, paralysies, rhumatismes, etc., par les applications métalliques (1853).

BHRQUET (kè) n. m. Variété de poire.

BuRR (Aaron), homme d'Etat américain, né en 1756 à Newark (New-Jersey), mort à Richmond (New- York) en 1806. Fils d'un président du collège de New-Jersey, il s'enrôla dans l'armée de l'indépendance, se signala par sa valeur, et obtint le grade de major. D'une ambition démesurée, il se mêla à une intrigue tendant à enlever le commandement a Washington. Colonel à vingt-trois ans, il abandonna

Tntff rsiin I es deux candidats eurent le même nombre do Mn\ 1 1 C liamhre des représentants du congrès se prononça ( Il laMiinli Uller6on,et Burr n'eut que la vice-présidence. M lis il M tlisi rcdita complètement, et, au bout de quatre nus a la lui de son mandat, il ne put obtenir lo gouvernement de iScw iork Déçu dans son ambition, accablé du mépris public, il alla s'établir dans l'Ouest, et essaya d'entraîner le gouverneur de la Louisiane , Wilkinson , dans une conspiration tendant à détacher les Etats de l'Ouest du reste de 1 Union ahn de s'en faire le souverain. Mais il fut (k nonce et arrête (1807). Acquitté, cependant, il passa en Lui ope essa^ a vainement d obtenir de Napoléon un commandement, puis retourna en Amérique, en 1812. Il reprit sans succès la carrière du barreau, et mourut dans un état voisin de la misère.

"nstincts.

Mais, plus

'ibua à faire procla Sénèque, il contint quelque temps les ] Il l'empêcha une première fois de tuer sa tard, il accepta les dépouilles de Britann ses officiers, après le meurtre d'Agrippine, à féliciter l'empereur d'ai'oir échappé aux trames de sa mère. Il mourut en 62, ne sachant pas lui-même s'il était empoisonné.

BURRIANA, ville d'Espagne (Valence [prov. de Castellon-de-la-Plana]), sur le fleuve côtier Seco ; 10.240 hab. Commerce de cabotage ; oranges. Fabrique de sucre.

BuRRICA, cap de l'Amérique du Sud, sur la côte de la république do Colombie, formant la limite sur l'océan Pacifique entre les Etats de Colombie et de Costa-Rica. C'est lo meilleur point d'atterrage pour les navires se rendant dans le golfe Dulce.

BURRIÉLIE (do BiirciX. jésuite espagn! du xviii» s.) n. f. Genri^ .1' < !i.| > ■ , inlm des héléniVidées, renfermant

BuRBii' i . jcron et philanthrope américain,

né et m;! ,. \ w Kiii.iin (Connecticut) [1810-1879], a clé surnommé l'Apôtre de la paix et le Savant forgeron. Pendant les loisirs que lui laissait son ni'Hicr do forgeron, il acquit un vaste savoir, apprit plusieurs langues, puis parcourut les Etats-Unis et l'Anglcierre pour faire pénétrer dans les esprits, par son éloquence simple

ti.inii., iiMiTiii si--> l'iiii^ . l.ititceUes de f Enclume (1818); /■■■«./(.s </o/i.ji«;-(lsiJjl i'tiiit'fs e( prédicalious en Amériqui- i-t <i l'i'iraiiger (1851) ; i^ij; minii/cj d'entretien sur divers

BunSMRE (du gr. iursa, bourso) n. f. Genre do saxifra^';n-<M's-piLtospor<5os, comprouaat des arbustos riyidos ijui cruissent on Australie.

BURSAL, ALE, AUX (du gr. bursa, bourso) adj. Relatif aux iinpùis, ot particuliùromont à dos impûts extraordinaires. Nus'omploioguôrequo sous cette fornio : Editsbursattx, Nom donna, dans l'ancienno monarchie, aux édits ponant création d'impôts : On fit siirloiil usage Ul "'■'

nURSAIRE

BUSBECKKE

.us Henri 111,1

î Louis XI V, Louis XV et

. Imrsa, bourso) n. m. Gonro d'infu- , type do la famille dos Oursaridês, lies aplaties, ovalos, on forme do i par la grandeur du pôristomo pro- ; jusqu'à la bouche intundibuliformo.

L(o bursaria truncatelia abonde dans oaux douces do France.)

BURSARIDÉS (du t;r. Iinrsn, hoursel n

BuRSCHEID, \ilIo d'Allemagne (Prusse '

rlii iiaiLi- n-, n. I- ae DussoldorfJ); 0.800 hab. Filatures et latinciuiuu lie ca^imirs, draps, cotons, bonneterie, tcintu-

BURSCHENSCHAFT {bour-chén'-châft — do l'allem. bursc/i, camarade, ot scimfl, confrérie) n. f. Nom donne à une association dont le noyau se forma à léna en 1815, comprenant des étudiants des principales universités allemandes, qui, deux ans auparavant, avaient quitté leurs éludes pour prendre part aux guerres de l'époque.

— Encvcl. Le but en fut, d'une part, de mettre plus de sérieux et plus de tenue dans la vie de l'étudiant allemand ; d'autre part, de créer le sentiment d'une patrie allemande commune entre les diverses parties, alors très divisi'cs de l'Allemagne. Après l'assassinat do Kotzebue par Sand (isio'i, les Burschenschupen furent poursuivis. L'anuc'e d'aiir. i, li'- a-^' >''mM"i-i '■■• rcfnrmôrcnt avec le caractère ii'j .. .' ^ - . . i . I ^ , ummbres des Burschenschafli : : : .. i i I \iseren Arminen, poursuivant ;, i i il . i ., ot en Germanen, poursuivaiu I . .: ■ > ii-inijin' sur le terrain réel et pratiqiii- I ; m i-ombcront. De nouvelles poursuites. II. I ut dirigées contre les membres de la I montât de Francfort (1833).

Aujourd'Iuu, Il I . .1 . a Allemagne cinquante /*!«■-

schensclin/lc:>, l.in ■ i. ii.-iito à 1817.

BURSÉRACÉES ou BURSÉRÉES n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour typo le genre bursère, et ooosiilèrée par plusieurs auteurs comme une simple tribu do la famille des térébinthacées. — Une durskracée

(ou BDRSÉRKC).

BURSÈRE (de Burser, méd. et bot. allem. [1503-1689]) n.f. Genre de burséracées, comprenant dos arbres qui croissent dans l'Amérique tropicale.

BURSÉRINB n. f. Résine blanche assez estimée que produit un arbre exotique [Iiedvigia balsamifera).

BUBSIAN (Conrad), philologue et archéologuo allemand, no à Mutzschen (Saxe) en 1830, mort ù. Munich en 1883. Après avoir parcouru une partie de l'Europe, il professa la philologie et l'archéologie à Leipzig, Tubinguo, Zurich, léna et Munich (1874). Outre des éditions, m annuaire intitulé Rapport sur les progrès 'i' rinxsique (1874-1883), on lui doit des ou- -, niitamment : Géographie de la Grèce iinarquable ; Essai de critique archéolo- '■'ine (1802); Du caractère religieux du ll:stoire de la philologie (1882).

iiiiii. du lat. bursa, bourse) n. f. Petite

BURSLEM, ville d'Angleterre (comté do Stafford), sur I Trent, et près du canal de la Mersey ; 30.800 hab. entre principal de l'industrie des terres cuites en Angle- >rro ; ouvrages de poterie ; mines de fer et do houille.

RSTADT, bo

Darmstadt) ; 3.800 1

(Robert), écrivain anglais, né à Lindloy < 1577, mort à Oxford en 1639. Il fut pasteur et acquit ui grande érudition par ses lectures. Très superstitieux, il s'occupa d'abord d'astrologie et d'horoscopes, et, comme il était d'un caractère hypocondriaque, il écrivit un ouvrage extrêmement curieux, intitulé ; Anatomie de la mélancolie, par Démocrite junior (1621). On l'a surnommé le Montaigne anglais. Sterne et d'autres humouristes ont puisé largement dans son livre.

BuRTON (Henri), théologien protestant anglais, né à Birilsall en 1579, mort en 1048. Curé do Saint-Matthews à Londres, il prêcha contrôles évoques ot contre Charles I*'; il l'ut jeté en prison et condamné par la chambre étoilée à avoir les oreilles coupées. Deux ans après, sa femme obtint

domnité annuelle de 5.000 livres.

BuRTON (John HiU), historien et jurisconsulte écossais, no à Aberdeon en 1S09, mort en 1881. D'abord avocat au barreau d'Edimbourg, puis secrétaire de l'administration des prisons d'Ecosse, Burton a publié, outre de nom-

breux articles dans plusieurs n . m il |i 'riii li nies, divers ouvrages, dont les plus impurii: l - ' r,,rre)pon-

dnnce de David tfume {\SUi) . l ' n Lovai et

de Dunean Forbes de Cullodri. i- ., /.i-,,i -mu' politique et sociale (1840) ; Manuel (/ej"" •/" •"'■."'.t " 'j-^^u^c ; Introduction aux œuvres de Jérémic Ucnthani ; IJisloirc d'Ecotne depuis la Révolution jusqu'à la fin de la derniih'e insurrection jacobite (1853) ; Histoire de la reine Anne (1880). BuRTON (Richard-Francis'i. vovaL-eur anglais, né dans

Ir I .I,,'.. .Il' .\..i: ni. I :i l-'l, iii..;i .1 |-rieslO on 1890. Ofli-

,1,1 II I ■m, , lu i.'s, en 1842, il vi-

1,1 l: , i, , ■! il résida cinq an-

II,,, , 1.1 M,^, jii,. Il M, lu,,, i.,, , [Afrique oriontale ; i-iiiui, il i.aiLii L-ii 1û:.o, a^cc .-.pclvo, à la recherche des .sources du iNil, découvrit lo lac Tauganyika, pendant que Speke découvrait le lac "Victoria. Burton alla ensuite étudier les mormons dans l'Amérique du Nord, puis fut, en 1801, consul britannique à l''ernando-Po, on 1864 à Santés. De cotte ville du Brésil, il visita la province de Minas- Geraes et remonta lo rio San- Francisco, puis gagna, en 1869, les cours supérieurs du Paraguay et du Parana. En-

le pacha d h-gypte d otmiior i.-s mines d'or du pays do Madian, et visita, en 1882, !a côte d'Or avec le commandant Camcron.

A cette époque, il fut nommé consul général à Trieste, où il lo titre de « chevalier ».

Burton a fait des découvertes géographiques haut intérêt. 11 savait vingt-cinq langues ou d Parmi ses ouvrages les plus curieux, nous

après avoir reçu

/ Narrative àf a pilgrimage to El Medinah and Mec

First footsteps in Eastern Africa (1856), où i

voyage à Harrar ; the Lake régions of <

cah (1855)

raconte

trul Africa (1860) ; a Mission

(1864) ; the Gold mines of Mid.

cities (1878)

To the avec V.-C. Cameron ( i ■ crime, la fauconnerie, etc., ii ,,

— BiBLioGR. : M"" Isabelle liii' Richard F. Burton (Londres, 1S'J3),

Gelclc. king of Dahomey ■ Il coUabo-

Nommé astronome-photographi de l'expédition envoyée à Rodriguez pour observer le passage de "Vénus en 1874, il rapporta une collection remarquable d'images photographiques des nébuleuses du ciel austral. Il passa ensuite deux années à l'observatoire de Greenwich et à celui de Dunsink. Ses observations do la planète Mars, faites en 1879, sont de grande valeur scientifique et contîrment celles de Schiaparelli, l'astronome milanais, au sujet des grandes bandes parallèles remarquées à la surface de cet astre. Il partit de nouveau pour le passage de Vénus, en 1882 ; mais, à peine arrivé au Cap, il mourut subitement de la rupture d'un anévrisme. Parmi ses mémoires, nous signalerons : iVo(e on the appearance presented bg the fourth satellite of Jupiter in transit in the years i37 1-1873; On certain phenomena presented bg the Shadows ofJupiter's Satellites while in transit and on a possible Method of deducing the Depth of the J'ianet's Atmosphère {lil9) ; On récent researches respecting the Minimum visible in the Microscope (1880) ; Notes on the aspect of Mars in IS8Î. Burton est l'inventeur du micromètre appelé ghost micrometer (micromètre du spectre). Il était membre de l'académie royale d'Irlande et do la Société royale d'astronomie.

BURTONIE (de Burton, n. pr.) n. f. Genre de légumineuses-papilionacées, tribu des podalyriées, comprenant des arbustes ou des arbrisseaux, qui croissent en Australie et qu'on cultive dans nos jardins. Quelques espèces sont très vénéneuses.

BURTON-UPON-TRENT, ville d'Angleterre (comté de Stafford), sur le Trent; 46.000 hab. Brasseries d'alo les plus renommées du royaume ; manufactures hydrauliques de chapeaux, étoffes do coton et lainages, forges pour outils et ustensiles de fer, tanneries, corderies. Pont sur le Trent, construit sous les rois saxons. Hôtel de ville, ruines d'une abbaye, fondée vers 1002.

BaRTSCHEID ou BoRCETTE, ville d'Allemagne (Prusse rhénane), à 2 kilom. d'Aix-la-Chapelle, dont elle constitue en quelque sorte un faubourg ; 13.400 hab. Villo industrielle ; construction de machines, filatures de laines, fabriques de draps, de feutres et d'aiguilles. Sources thermales et établissements de bains. Burtscheid doit son nom à une ancienne forêt peuplée de sangliers {porcelum) du temps de Charlemagno ; son origine, à une abbaye de bénédictins fondée en 974 par saint Grégoire.

BURTY (Philippe), littérateur et critique d'art, né à Paris en 1830, mort A Parays en 1890. Il étudia le dessin et la pointure, puis fit de la critique d'art dans « l'Art au XIX" siècle • , ■ la Gazette des beaux-arts • , « la Chronique des arts «, » la Presse ., « le Rappel », ■ la Liberté », • la République française », et fut nommé, en 1881, inspecteur des beaux-arts. Outre des articles sur les expositions et les ventes artistiques, il avait rédigé de remarquables catalogues sur des collections particulières, notamment sur dos œuvres d'Eugène Delacroix. Il avait formé une belle collection d'oaux-fortes, de lithographies, etc. Parmi ses ouvrages très estimés, nous citerons : tes Chefsd'cmvre des arts industriels hue) ; tes Emaux cloisonnés anciens et modernes (1868) ; Eaux-fortes de Jutes de Goncourt (1875) ; Ma'Ures et Petits maîtres (1877) ; l'Eau-forte (1878) ; Lettres d'Eugène Delacroix, ISIS à IS6S (1878) ; Bernard Palissy (1886) ; etc.

BuRWOOD, ville d'Australie (NoDvelle-Galles du Sud), non loin de Sidney ; 6.200 hab.

BURY, comm. do l'Oise, arrond. ot â 11 kilom. do Clcrmont, sur lo Thérain ; 2.4i; liab. Carrièro».

BuRY, villo d'Anglotorro (comté do Lancastrc), sur rirwell; 57.200 hab. Exploitation do houille, d'ardoises et do pierres à b&tir ; colons et lainages. A Bury ont été inventés et rois eo usage plusieurs des procédés oui accélèrent la fabrication dos tissus ; mais colto villo doit surtout son grand dévoloppomont industriel aux vastes ateliers créés par sir Robert Pool.

BURY (Richard db), historien et avocat français, né à Paris en 1730, mort on 1794. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages historiques, qui n'ont d'autre mérite que do s'être attiré les critiques do Voltaire et do Grimm. U a écrit, entre autres ouvrages : Vie héroïque et privée de Henri J V, roi de France (1765) ; Histoire de la vie de Louis XIll, roi de France et de Navarre (1767) ; Histoire abrégée des philosophes et des femmes célèbres, etc. (1772).

BCRY 'Charlotto-Suzanno-Mario), romancière anglaise, m: en 177:,, morte en 1861. Fille du duc d'Argyll,cllocpousa lo coluiiol J. Campbell, puis lo pasteur Bury. Un grand ' .SOS romans ont été traduits en français par la

Mo

On.

monde (1136); Souvenir-. ,.

divorcée (1837), et Souvenirs de famille ou tes Deux sœurs (1841), etc. Ces récits sont des études de la haute société anglaise, au milieu de laquelle l'autour avait vécu.

BoRY-SAINT-EDMCNDS, ville d'Angleterre (comté de Sulfolk), sur le Lark; 16.000 hab. Commerce do grains et de laine. "Ville formée autour d'une abbaye fondée en 033, et dans laquelle on transporta, en 903, lo corps du roi Edmond ; détruite par Servcyn, et restaurée par Canut. Splendides ruines do l'ancienne abbaye ; hôtel do ville ; église Sainte-Mario, construciion du xv« siècle, décorée du tombeau de la duchesse de Sulfolk, fille de Henri VII ;

', ch.-I. de canton de l'Ardèche, arrond. et à 35 kilom. de Largentière, sur le Burzet, 2.785 hab. Culture du mûrier, moulins à soie, forges, fonderie do fonte. Ruines du château de Peyre; église du xv« siècle. Aux environs, accidents volcaniques. — Le canton a 5 comm. et 5.548 hab.

BUS (buss) n. m. Terme des vieux traités héraldiques, qu'on employait pour désigner un buste humain. (Il est abandonné aujourd'hui.)

3ns (César de), fondât* de la doctrine chrétienne, né

Avignon en 1607. Tour à tour soldat et courtisan, il a mené une vie fort dissolue, lorsque, en 1574, il entra c les ordres et se consacra à l'instruction des enfant; peuple. En 1592, il fonda à l'Isle (Vauclu.se) la congréga-

but une congrégation do femmes, les filles de la doctrine chrétienne. Il composa divers écrits, entre autres : Instructions familières sur les quatre parties de la doctrine chrétienne (1606).

BnSA, dame romaine qui vivait dans l'Apulie au m" siècle avant J.-C. Lorsque, après la bataille de Cannes (216 av. J.-C), les débris de l'armée romaine se réfugièrent à Canusium, Busa nourrit à ses frais les soldats, leur fournit des habits et de l'argent. En reconnaissance, le sénat lui décerna des honneurs extraordinaires.

BuSACO ou BUSSACO, hameau de Portugal (Beira, près do Coïmbre). Défaite des Français, commandés par Masséna, parles Anglo-Portugais do Wellington, le 15 septembre 1810. Le 27 du mémo mois, défaite de 1 armée anglo-portugaise, qui fut repoussée vers Terres- Vcdras.

BUSAIGLE [zégV) n. f. Variété de buse à tarse emplumé comme les aigles, dite aussi buse paltue. V. bdsb.

BusALLA, ville d'Italie (Ligarie [prov. de Gènes]);

BUSARD f;ai-' — rad. 4iise) n. m. Ornith. Genre d'oiseaux rapaces, typo de la tribu des circinés, renfermant des formes assez grêles, à tète longue, avec bec faible et serres peu développées.

— Econ. rur. Nom donné à une poutre de bois dans laquelle on a creusé artificiellement une rigole pour laisser écouler les eaux, il On appelle aussi busard.

trois planches clouées à angle droit et formant une sorte do gouttière pour servir au môme usage.

— En-cycl. Ornith. ^ Les busards sont d'une i:,i. .ri.

taillo médiocre ; vivant

surtout dans les marécages, ils se nourissent de reptiles et d'insectes. On les divise en cinq sous-genres, dont les espèces, au nombre de douze ou treize, sont réparties sur lo globe. Le busard Saint-Martin (cireus cyaneus), le busard Montagu {circits cirenaceus), lo busard harpaye {circus leruginosus), sont nos principales espèces indigènes, dont la dernière est nuisible, car elle attaque les poussins et prend les œufs dans les poulaillers. Comme les buses, les busards sont rebelles au dressage de la fauconnerie ; c'est pourquoi on leur a fait un renom de stupidité.

BnSATi Samarkandi ou mieux Bisati, poète persan, né, comme son nom l'indique, à Samarkand. Il fut le disciple du poète Ismat, et fut le poète favori du sultan Simouride Khalil Behadour. Les historiens persans ne sont point d'accord sur la date de sa mort. Lo Tabakat-i Shahji hani nous apprend qu'il mourut jeune en 1405, tandis que le Mirat-i Jihannuma recule cette date jusqu en 1412. Il est surtout connu par ses ghazels, dont quelquesuns ont été traduits par de Hammer dans son Histoire des belles-lettres en Perse (1818).

BUSBECKÉE {buss — de Busbeek, n. pr.) n. m. Genre de plantes, de la famille des capparidées,

BUSBECQ — BUSQUIÈRE

arbrisseau grimpant, qui croit dans lile Norfolli, et a été réuni aux cappans.

BUSBECQ ou BUSBECK, BOUSBECQ ou BOUSEBEC- QUE (Augier Ghisi.mn rlp. Hi|,l,„nnî.i ot écrivain belge, né en 1522 âComirn^, i.,": i i , i - lojnen en 1598. Il lut ambassadeur de la ( <■ i , i 4'ros de Soliman II,

gouverneur des fils ^l' i . i > 11. i étendant de l'archiduchesse Elisabctii, ^ |...ii ,■ iiii im ,1e France Charles IX, enfin ambassadi-in du Kuuui|.I.b II près de la cour do France. Busbecq n'était pas seulement un négociateur habile ; il possédait encore des connaissances étendues dans la littérature et les sciences. Il a recueilli, en Orient, un grand nombre d'inscriptions grecques et de manuscrits. On lui doit, entre autres, le fameux monument d'Ancijre. Il a aussi naturalisé en Europe beaucoup d'arbres et de fleurs du Levant, notamment les lilas et le marronnier d'Inde. On lui doit Itinera ConslantinopolHanum et Amnsianmn (1581); Epistols ad Rodulphuni II imper. {1631).

BUSBY (Thomas), docteur en musique do l'université de Cambridge, compositeur et musicographe, né à Westminster en 1755, mort en 183S. Comme compositeur, on lui doit deux oratorios : la Prophétie (1800) et Brilannia ( 1 8C0) ; trois opéras : Comala (1800), Joanna (1800), les Fées fugitives (1803); deux mélodrames : Conte mystérieux (1802) ot Hugantino (1805) ; des antiennes, deux odes, des sonates de piano, etc. Parmi ses écrits sur la musique, il faut signaler : Dictionnaire musical (eu société avec le docteur Arnold, 1786); Grammaire musicale (1805); Histoire générale de la musique (1819); Grammaire de la musique (^1820); Manuel musical (1828). De 1789 à 1802, Busby a donné, dans le « Monthly Magazine » , quelques travaux intéressants sur la musique et les musiciens.

BU5C [bussk — autrefois busq\ l'ital. busco) n. m. Cost. Lame rigide qui maintient la partie antérieure d'un corsage, et plus spécialement d'un corset : Buse de baleine, d'acier, il Par ext. On appelait buse la partie rembourrée, piquée et rigide de la poitrine, dans le pourpoint du xvi' siècle, formant corps de polichinelle. (On disait alors un pourpoint à la busquiî.)

— Archit. hydraul. Saillie installée dans le radier d'une écluse sur laquelle viennent butter les entretoises busc [cost.] (1581). inférieures des portes, it Faux base.

Pièce de bois recouvrant le busc pour le protéger contre le choc de la porte.

— Arquebus. Coude que forme on dessus la crosse des fusils. Il On écrit aussi bdsqhk n. f.

BnsCA, ville d'Italie (Piémont [prov. de Coni)) ; 9.350 h. Culture et commerce de soie ; vins excellents ; cuirs ; exploitation de marbres et d'albâtre.

BUSCEMI, bourg du royaume d'Italie (Sicile [prov. de Syracuse]) ; 2.500 hab.

BÛSCH (Jean-Georges), économiste et savant allemand, né en 172S près de Lunebourg, mort à Hambourg en 1800, joignait au savoir le plus étendu la connaissance de presque toutes les langues parlées en Europe. S'etant fixé à Hambourg (1756), il y professa d'abord les mathématiques, puis y fonda, en 1756, une académie de commerce, qu'il dirigea pendant près de trente ans, et qui eut un grand nombre d'élèves. Il a laissé de nombreux ouvrées en allemand, dont les principaux sont : Essai d'une ïtisloire du commerce de mon temps (1781); Essai sur l'économie politique et le commerce (1784) ; Bibliothèque du commerce (1734- 1786); Observations et expériences (1790-1794).

BUSCH (Jules-IIermann-JIfoiiricf), publiciste allemand, né à Dresde en 1821, mort à Leipzig en 1899. En 1848, il entra dans la vie politique ; mais, désespérant de voir se réaliser l'unité allemande, il émigra aux Etats-Unis. Ne trouvant pas, dans la République américaine, l'idéal qu'il avait rêvé, il retourna dans sa patrie. Il publia ses impressions de voyage sous le titre de Promenades entre l'Eudson et le Mississipi. Après de nombreux vu\ dl^ps, dont il consigna les résultats dans sc^ ' i .' ' ' sur le Schleswig-Bolstein ; Tableaux (h i ' pèlerinage à Jérusalem : Tableaux s»

Busch défendit dans la presse la eau ■ prussienne en AUemiiL'iio. En IRi'.l, il i , ' s'attacha au duc Fi ''.i, i \"-'i M.liMiirL- .\i,],( 1.' a Berlin en 1870, il cm I i iilaircs étrangères, au service de Bismai, i > i. iia en France pendant la guerre. Di'i i , '.' nombreux écrits,

dont le plus connu cii /< ' < '' J:!^>imrck et son entourage pendant la guerre avi c la France (1878). Il fit paraître ensuite Nouvelles feuilles d'un journal (1879), et Notre Chancelier (1884), études sur le prince de Bismarck.

BUSCHE n. f. Mar. V. BtrrsE.

BnsCHETTO, architecte italien du xi' siècle, mort après 1080. Il commença la rénovation du style grec, et s'illustra par la construction de la magnifique cathédrale de Piso.

BUSCHING (Antoine-Frédéric), géographe allemand, né en 1724 à Stadthagen, mort à Berlin en 1793, professa successivement à Gœitingue, en Russie et à Berlin. Il est

de i

les lange

BuSCHING (Jean-Gustave), philologue et antiquaire allemand, fils du précédent, né à Berlin en 1783, mort à Breslau en 1829, fut archiviste et professeur des sciences de l'antiquité à Breslau. Ses principaux ouvrages sont : Muséum de l'art et de l'ancienne littérature de l'A llemagne (1816-1817) ; Antiquités païennes de la Silésie (1820- 1824) ; l'Age et les mœurs de l'ancienne chevalerie (1S24).

BUSCHMANN (Jean-Charles-Edouard), philologue allemand, né à Magdebourg on 1805, mort à Berlin en 1880. Après un voyage au Me.tique (1827-1828), il entra en relations avec les deux frères Humboldt, collabora à leurs travaux, et devint conservateur de la Bibliorthèque royale de Berlin et membre de l'académie des sciences. Buschmann doit sa renommée à ses recherches de philologie comparée, sur les langues do la Malaisie, de la Polynésie et de l'Amérique centrale. Les résultats des premières do ces

études furent consignés dans le célèbre ouvrage de G. de Humboldt : la Lanyue kawi dans l'île de Java (1836 à 1839), qui fut terminé et publié par Buschmann, après la mort do l'auteur. La majeure partie du troisième volume, et, en général, des langues malaises, sont rédigées par lui. Citons encore de lui: Aperçu de la langue des îles Marquises et de la langue taltienne, en français (1843); l'Apache et les langues des tribus de l'Athapasca (1860 à 1803); Grammaire des langues de la Sonora (1864 à 1809). En 1862, il publia le cinquième volume du " Cosmos » do Humboldt.

Busdigau.

que l'on portait en parade. (En 1645, les ambassadeurs d. Pologne, en France, faisaient porter devant eux nu busdi gan dont la tête à six ailes était d'argent doré.)

BUSE (du lat. 6ii(eo, môme sens) n. f. Ornith. Genri d'oiseaux rapaces, type delà tribu des butéoninés, renfcr mant do grands oiseaux à plumage lâche ot mou, d'assez grande taille, à queue longue, à tarses nus, et de mœurs en général crépusculaires.

— Fig. Sot, imbécile.

— Prov. : On ne saurait faire d'une buse un épervier, On ne peut d'un sot faire un habile homme.

— Encycl. Zool. Le genre buse se subdivise en 8 sous-genres, comprenant 175 espèces répandues sur tout le globe. La buse commune [buleo vulgaris) d'Europe,' du nord de l'Afrique, du nord de l'Asie, niche dans les grands bois, sur les rochers, se nourrit d'insectes, de grenouilles, de serpents et de rats. C'est un oiseau plutôt utile. Il quitte le nord aux pre- g^^ç miers froids. — Les archibuses, bu-

saigles ou buses pattues ont les tarses emplumes , on en connaît trois espèces : archibuteo lagopus, buse pattue (nord de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique); archibuteo Sancti Johannis (Amérique du Nord).

BUSE (du flam. buis, conduit) n. f. Art milit. Buse de gabions. Réunion d'un certain nombre de gabions, traversés et réunis par une perche, afin do protéger les

— Métal!. Tuyaux coniques faisant suite 2MiLportevent dans les hauts fourneaux, et qui viennent s'adapter aux tuyères par l'intermédiaire des busillons.

— Techn. Canal qui amène l'eau d'un biez de moulin sur la roue, n Tuyau en tôle qui termine une cheminée.

Il Tuyau qui fournit l'air aux mineurs et met les puits des mines en communication, il Tuyau rond, généralement en tôle rivée, qu'on enfonce dans le trou de sonde des puits

I Panne de

marteaux.

BuSENBAUM (Hermann), jésuite et théologien allemand, né en 1600 à Notteln (Wesphalie), mort en 1668. Il fut recteur des collèges de Hildesbeim et de Munster, et composa un traité intitulé : Medulla théologie nioralis (1650), qui eut un grand nombre d'éditions et reçut des additions considérables. En 1757, le parlement de Toulouse fit brûler cet ouvrage, en raison de certains passages sur le régicide; mais il n'en eut pas moins de nouvelles éditions.

BUSEO ou BuZEO, ville de Roumanie (Valachio), sur le Buseo, affluent du Sereth : 17.300 hab. Evêché orthodoxe. Ch.-l. du dép. de Buseo, peuplé de 195.800 hab. sur 4.900 Idl. carr.

BUSER (,:é) V. n. Se dit d'un chien de chasse qui, par paresse, quôte nonchalamment.

BUSERAI (rS) n. m. L'un des noms vulgair

3 proie appel

busard.

i BUSAKD Saint-Martin,

BUSARD DE SOUBOSE,

JPERDRIEU.

BUSETTE {zèt') n. f. Espèce de fauvette.

BuSHMEN n. m. Ethnol. 'V. Bosjesmans.

BUSRMILLS, village d'Irlande (prov. d'Ûlster [comté d'Antrim]) ; 980 hab. Bushmills est célèbre par sa coulée de basalte appelée « Chaussée des Géants ».

BusiGNY, comm. du dép. du Nord, arr. et à 27 kil. de Cambrai, sur le Riot de la "Ville, qui s'incline vers l'Escaut ; 3.069 hab. Ch. de f. Nord. Etang; fabriques de mérinos, de lingerie, d'étofl'es; brasseries. Fontaine du Noir -Trou,

BUSILLON {zi-llon [Il mil.

n. m. Dans les hauts fourneaux, Busill.m.

Tube conique placé dans la

tuyère et qui sort à régler la venue du vent do la macli'ine soufflante jusque dans le haut fourneau.

BUSIOS ou BYSIOS ( oss — gr. busios) n. m. Nom d'un mois du calendrier delphien. Suivant Plutarque, il correspondait au mois attique élaphébolion.

BusiRIS, transcription grecque d'un nom de ville ou do village très fréquent en Egypte (Pousiri, littéralement Pou-Ousiri, la demeure, lo temple d'Osiris).

— Encycl. Les localités qui portaient ce """"

serve pour la plupart à l'époque musulmane, Abousir. On connaît jusqu'à présent quatr- "

en Thébaïde, non loin de Coptos J .-C. par Dioclétien ; 2» une autre, vers i et où l'on trouvait des carrières, aujourd'liu que distance à l'E. de l'IUahoun ; 3» la Butopolito, l'Abousir située au N.de Saq.jr geurs de Memphis prenaient des guider

la forme fut détruite on 202 do

tréf.

les Pyramides (Pline, E. N., XXX'VI, 76) ; 4" la Busiris du Delta, sur la branche Busiritiçjue du Nil, capit. du IX' nome, le Busiritique des Grecs, aujourd'hui Abousir, un peu au S. de Samanoud. Elle s'appelait en égyptien Pousiri-nab- Didou (. le temple de l'Osiris, maître de Mondes »)• Elle possédait un tombeau d'Osiris, qui passait pour être le véritable parmi les habitants du Delta, et Isis y avait un grand temple, où l'on représentait chaque année solennellement le mystère sacré de son deuil sur le cadavre d'Osiris. Le dieu y était adoré sous forme d'homme et aussi, comme à Mondes, sous forme de bélier. La ville, qui ne joua jamais aucun rôle politique, devint un évêché à l'époque byzantine; l'invasion musulmane acheva de la ruiner et la réduisit à l'état de village.

BuSIRIS, personnage de la légende grecque, où s'incarne probablement la Busiris du Delta. C'était, disait-on, un Pharaon cruel, qui tuait sur l'autel de ses dieux tous les étrangers que la mauvaise fortune amenait en Egypte. Ce mythe, expression des rancunes que la surveillance active et la sévérité impitoyable de la police égyptienne avaient suscitées chez les matelots et chez les pirates de la Grèce ou de l'Asie Mineure , fut rattaché de bonne heure à l'histoire d'Hercule, et prit place parmi les travaux secondaires, scmi-burli >,jui.^, lu h-iu-s. On raconta

laissé prendre, ;'^ , ., ■ fe

amener à l'au- . '"'-^ .

tel; mais qu'au ^ -^v / ^

momentdusa- , ^ , 4 : '

crifice, il avait brisé ses liens

finale avec des (

traits plaisants. Les poète comiques ont traité ce sujet : Epicharme, Kratinos le jeune, Ephippos, Mnésimaque ; et le poète tragique Euripide en avait fait un drame satirique. Les Sophistes, prenant le contrepied de la tradition courante, transformèrent le tyran en un prince idéal, modèle de toutes les vertus, et Isocrate écrivit une Apologie de Busiris, où il attribuait au personnage tout le bien que l'on disait de l'Egypte entière et de ses habitants. Le mythe se divisa dès lors en deux branches, dont l'une suivit la tradition ancienneetinsistasurlestraits horribles, tandis que l'autre adoptait la tradition récente et plaçait le monstre d'autrefois parmi les Pharaons bienfaisants : Diodore de Sicile (I, 45) connaît ainsi deux Busiris, dont lo second passait pour avoir fondé Thèbes la Grande.

BUSK, ville d' Austro-Hongrie (Galicie), sur le Bug; 6.3 io hab. Papeteries; forges à fer.

I do

BUSKIE [buss — de Busk, n. pr.) n. f. Genre de bryozoaires cyclostomates fossiles du terrain oligocène, et dont le type est la buskia tubulifera.

BUSNACH (William-Bertrand), auteur dramatique français, né à Paris en 1832, descend d'une famille de juifs arabes et était neveu du compositeur F. Halévy. Il abandonna un emploi dans les douanes pour se consacrer au théâtre. Soit seul, soit en collaboration, il a écrit, depuis 1864, un grand nombre de pièces et a été, en 1867-1868, directeur de l'Athénée, qu'il a fondé. Parmi ses pièces qui ont eu le plus de succès, nous citerons : fféloise et Abailard (1872) ; Kosiki (1877) ; l'Opoponax (1877) ; les Boniments de l'année {isn); le Petit Jacques (1885); Zoé Chien-Chien (1882); Franc-Chignon (1887) ; la Fille de Fanchon la Vielleuse (1891) ; Cliquette (1893) ; le Remplaçant (1895) ; etc. Citons à part ses drames tirés des romans de Zola : l'Assommoir, Nana, Pot-Bomtle [ISiS); le Ventre de Paris (1887); Germinal (1888). On lui doit aussi des romans : la Fille de M. Lecoq (1886); le Petit Gosse (1889); Cyprienne Guérard (1895); etc.

BUSNES, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 18 kilom. de Béthune, sur le ruisseau de Busnes; 1.529 hab.

BUSNOIS (Antoine de Busnk, dit), savant du xv" siècle, qui mourut vraisemblablement vers 1480. On suppose qu'il naquit dans la Picardie ou dans l'Artois, et l'on sait qu'en 1467 il entra au service de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qu'il accompagna dans plusieurs de ses voyages. Après la mort de ce prince, Busnois resta au service de Marie de Bourgogne. On a dit que Busnois partagea avec Obrecht, Ockegbem et autres musiciens savants, la gloire d'avoir coopéré d'une façon active aux progrès de Part. On peut juger de ses œuvres manuscrites à la chapelle pontificale, à Rome, à la bibliothèque royale de Bruxelles, à la bibliothèque de Dijon, à celles de Florence, do Péronne, etc. Ces œuvres consistent en messes, motets, magnificat, chansons à trois et quatre voix, etc. Busnois fut l'un des membres les plus remarquables de cette grande et glorieuse école gallo-belge, à qui l'on doit la renaissance et l'épanouissement de l'art musical.

BUSON (dimin. de buse) n. m. Nom vulgaire d'oiseaux rapaces brésiliens du genre buse. Le buson de Daudin est le buteogallus xcquinoctiatis. Le buson de Spix est une autre espèce de buse, le spizigeranus meridionalis.

— Fig. et fam. Homme stupide.

BUSQUE n. f. Arqueb. V. bdsc.

BUSQUER (buss-ké) V. a. Cost. Munir d'un busc : BnsQUER un corset. Il Busquer une jupe, La raccourcir par devant en la creusant au haut de la ceinture.

— Hydr. Disposer suivant la forme d'un busc d'écluse. Busqué, ée part. pass. du v. Busnuer.

— Par anal. Arqué : Le cheval andalou a la tète busquée.

— Adjectiv. : Portes busquées. Portes, et surtout Portes d'écluse , dont les deux vantaux s'appuient l'un contre l'autre en formant un angle.

Se busquer, v. pr. Se mettre un busc.

BUSQUIÈRE (ius5-Â:i'-ér' — rad.Ausc)n.f. Partie d'un corsot de femme destinée à recevoir lo busc. (C'est une sorte do

BUSS

BUSTI

il r.'tit crochet do cointuro on argent ou i M lints, auquel les femmes suspomiaicnt

III 1 ..il lus clefs, les ciseaux ou queliiuo élui

JSS (François-Joseph), publii;isto allemand, nil A ^iluchô do Bade) en 1803, mort il KribourR en is-8. îsscur do droit public à Fribourg depuis Isa;), dépuié ■liaiiil.ro do Badodo 18;n a Isii;, puis ù. TAssembli-o

iir ii'i' i-i i-i' Jiijiiii |i irnii les plus ardents

■>! I I ' > I ' I'' badoiso ea 1873,

I I , I : iiu-mand, où il vota

Page 1