‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 405 sur 956 · II : ,; i'-s formes à sternum triangula · texte numérisé non relu

II : ,; i'-s formes à sternum triangula

I I I I '1 r 1 I ' ' I ;i poignes étroits formés de nombreuses lanu>lli-s. (Jdnrc! principal : bulluis. — Un avTBWÈ.

BUTHOS {toss — mot gr. qui signifie abime) n. m. Nom que les gnostiquos donnaient à 1 leséons.

BuTHOS, athlôto qu

devii

:-on, man

i dont émanent

bœuf entier

r europ!eus

BUTHUS (tuss — du gl bdMif, et thoos. rapide) Gonro d'arachnides, de dos scorpionides, type d'une polite famille dite des buthidés, et dont les représentants habitent les régions chaudes de l'ancien monde. (Les buthus sont des scorpions dont les pinces ont le mors inférieur armé de deux dents.) Le représentant européen, buthit ou occitanus, est le scorpion jaune du midi de la France.

BUTHYSIE (gr. bouthusia; de bous, bœuf, et Ibiisis, immolation) n. f. Antiq. gr. Sacrifice de bœufs ou de génisses.

BUTIÈRE (rad but) adj. f. Se disait d'une arquebuse de fort calibre et à rayures, arme de tir et de rempart, ancêtre des fusils de rempart, et qui portait plus loin que les autres armes à feu. Les arquebuses butiôres furent eu usage aux x\i' et xvii" siècles.

BUTIN (de l'anc. allem. bûle, bûlen) n. m. Capture faite sur l'ennemi : Soldats chargés de butin.

— Par anal. Proie, ce que l'on prend à la chasse ou à la pêche. Il Ce que l'on amasse en quêtant çà et là : Ze butis d'ime f/laneuse, d'une abeille, d'une fourmi, il Ce que l'on se procure par son travail ou ses recherches : Racine a fait un riche butin dans les œuvres des Grecs, u Ce que l'on dérobe à un autre : Le butin d'un voleur, d'un plagiaire.

— Pop. Bénéfice, richesse : Il y a du butin da7is cette maison. (Acad.)

— Encycl. Dr. intern. Le butin est l'ensemble des objets enlevés au vaincu par le vainqueur conformément aux usages do la guerre. Les gouvernements ont, de bonne heure, tenté de faire faire le partage du butin conformément à des régies précises, et en en prélevant parfois une partie à leur profit. La république romaine tira un grand parti du butin. Peu à peu, les mœurs se prononcèrent contre l'usage d'attribuer aux soldats un profit matériel provenant du butin. « Rien, dit le maréchal Bugeaud, ne doit jamais devenir butin individuel. L'usage offre plus d'inconvénients que d'avantages au point de vue militaire, a Les contributions de guerre, celles qui consistent en argent comme celles qui ont consisté, pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, en cession d'objets d'art, sont, à certains égards, un butin public. La question du butin se rattache, en droit international, à celles du respect de la propriété privée et do la législation des prises.

— Sy.n. Butin, proie. Ces deux mots diffèrent en ce que le premier désigne l'objet pris, considéré comme constituant une richesse, tandis que le second le représente comme ayant souffert une violence cruelle ou comme voué à la destruction. Les animaux faibles servent de proie aux animaux carnassiers ; c'est dans le calice des fleurs que l'abeille trouve son butin. A la guerre, quand une armée s'empare du camp oà l'ennemi s'était fortifié, tout ce qui est resté dans ce camp devient le butin du vainqueur : mais, si celui-ci, pour no pas s'embarrasser d'un bagage incommode, brûlait ce butin, il deviendrait la proie des flammes.

Butin (Ulysse-Louis-Augustc), peintre français, né à Saint-Quentin (Aisne) en 1838, mort à Paris en !SS3. Ses œuvres les plus connues sont : les Moulières à Villervitle, l'Attente, le Cabestan, le Départ, la Pêche, autant de pages lesquelles Butin a su rendre avec un sentiment très 3S mœurs des femmes

squei lelle

BUTINANT (nnii).ANTE adj. Qui butine.

BUTINEMENT n. m. Action do butiner.

BUTINER V. n. Faire du butin sur l'ennemi ; Les soldats se dispersent pour butiner,

— Par anal. Quêter çà et là pour se procurer certaines choses : La glaneuse butine à travers les chaumes, le chiffonnier sur les tas d'ordure, le financier dans nos

, chercher amasser : Les fleurs, le suc que les abeilles butinent. Il Piller, voler: BuTiNERrAoin'e des orpAciiiis. (P. Lejeune.)

BUTINES n. f. pi. Nom générique donné aux carbures Cil" à chaîne ouverte. Lo crotonytème CH'=CH=UH-CH', par exemple, appartient à la famile des butines.

BUTINEUR, EUSE adj. Qui butine t Insecte butineur.

BUTINEUSES (neuz') adj. et n. f. pi. Nom donné aux abeilles ouvrières qui vont récolter lo pollen et le miel. — Une BUTINEUSE. Une abeille butineuse. V.

CIRIÈRES, NOURRICES.

procur

VENTILEUSES,

BUTINIB n. f. Bot. Syn. do CONOPODIDM.

BUTINIER {ni-é) a. m. Bas offlcior chargé do ta répartition du butin.

BUTIQUE (tik') adj. Se dit d'un acido, probablement isomèro de l'acide arachidiquo, qu'on obtient lorsqu'on dissout les acides gras du beurre do vache dans l'alcool. Si l'on précipite par l'acétato de magnésie, on obtient lo butato do magnésie.

Butler, ville des Etats-Unis (Etat d'Indiana), près du Pigeon, sous-affluent do la Maurneo; 2.520 hab. Minoteries, lainages. — 'Ville de Pensylvanio, sur lo Conequenessing, sous-affluent do l'Ohio par le Bcaver; 8.700 hab. Minoteries, distilleries, tanneries, fonderies, lainages. Centre du district pétrolifère de Butler. Lo comté du môme nom a 56.350 hab.

Butler (Guillaume), alchimiste irlandais, né dans le comté de Claro en 1534, mort en 16I8. Pris par des corsaires et conduit à Alger, il out pour maître un alchimiste à qui il déroba un prétendu spécifique guérissant tous les maux. De retour on Anglotorro, il voulut tirer parti de cette découverte, que les charlatans ont exploitée depuis sous le nom do pierre (/e Z/iif/er; mais il fut dénoncé -

coninio faux monnayour, et ^ , • ,

mourut on gagnant l'Espagne , ;

Butler (Samuel), pot-to /• .',

anglais, né à Strensham (\\'"i cester) en 1C12, mort en r D'abord greffier de justii'-

(1603-1078), dans lequel il couvre de ridicule les puritains et les presbytériens, et dont Voltaire a traduit en vers une partie du 1" chant.

Butler (Alban), hagio- Samuel Butler,

graphe anglais , ne dans le

comté de Northampton en 1710, mort à Saint-Omer en 1773. Il embrassa 1 état ecclésiastique, professa la philosophie et la théologie au collège anglais de Douai, et devint, par la suite, directeur du collège anglais de Saint- Omer. Le plus célèbre de ses ouvrages est la Vie des saints, en anglais (1745), trad. en français par Godescard et Marie (1763 et années suiv.).

Butler (Charles), savant anglais, neveu du précédent né à Londres en 1760, mort en 1832, fut le premier catholique oui ait été admis au barreau. Après 1832, il fut créé conseiller du roi. Il continua la Vie des saints do son oncle, fut un des chefs du parti catholique anglais, et publia, entre autres ouvrages, Uorx biblicss (1799). Ses œuvres complètes ont été publiées en 1827.

Butler (Benjamin-Franklin), général au service des Etats-Unis, né à Deerfield (New-Hampshire) en 1818, mort à Washington en 1893. Au moment de la guerre de sécession, en 1861, Butler, qui était alors avocat, répondit à l'appel du président Lincoln ; par sa vigueur et la promptitude de sa décision, il sauva "Washington menacée. Mais il échoua dans l'attaque de Great-Bethel, et fut chargé d'organiser diverses expéditions qui furent couronnées de succès. En 1862, il occupa la Nouvelle-Orléans, que le Commodore Farragut et Porter avaient déjà réduite; les mesures draconiennes qu'il prit obligèrent le gouvernement fédéral à rappeler son agent. Son attitude devant Pétersburg et son insuccès à Wilmington forcèrent, en 1865,1e président Lincoln à le mettre en disponibilité. Membre du Congrès pour le Massachusetts de 1866 à 1875, il fut l'adversaire du président Johnson, du président Hayes(1877 à 1879). Il prit de plus en plus l'allure d'un démagogue et parvint à se faire nommer, en 1882, gouverneur du Massachusetts.

Butler City, ville des Etats-Unis (Missouri), dans la vallée de l'Osage ; 2.800 hab. Charbonnages, lainages.

ButLEROW ou BouTLEROW (Alexandre de), chimiste russe, né à Tscbistopol (gouv. de Kasan), en 1828, mort à Biarritz en 1886. En 1857, il obtint la chaire de chimie à Moscou, passa ensuite un certain temps à l'étranger (1857-1858), et travailla surtout dans le laboratoire de Wurtz, à Paris. De retour dans son pays, Butlerow fut nommé professeur de chimie organique à Saint-Pétersbourg, et devint membre do l'Académie des sciences de cette ville, en 1870. Les recherches de ce savant ont porté surtout sur les alcools des corps gras ; sa découverte la plus importante est celle du triméthylcarbinol, lo premier grâce, ©n grande partie, à ses re-

, faire

V s est aussi d'apiculture et a publié plusieurs opuscules sur ci Ancien élève de "Wurtz, il contribua puissamment adopter la théorie atomique dans son pays. U out aussi une part active à la création de l'université de femmes fondée à Saint-Pétersbourg en 1879.

BUTO, ville du delta d'Egypte (en égypt. Pouazaît [la maison d'Ouaza'it, la déesse du Nord]). Elle se composait de doux petites villes accolées, qu'on appelait Pou et Doupou, et dont la fondation remontait aux premiers temps de l'établissement des Egyptiens dans le Delta. Située sur la lisière dos marais, ellé^ était la capitale d'un nome particulier, celui de Pténéto (P-to-ne-ouazait) et l'un des centres principaux de la légende osirienne : Isis s'y était réfugiée après lo meurtre d'Osiris, et elle y avait élevé son fils Uorus, à l'abri des poursuites de Set. Elle ne joua jamais un rôle politique considérable, mais ses temples, dont les principaux étaient dédiés à Isis et à Horns, nls d'Isis, étaient réputés très saints et un oracle y siégeait, qui fut célèbre sous la XX VI« dynastie, ot qui se montra en général fort hostile à la domination perse : une partie des légendes qu'Hérodote recueillit sur les Pharaons Saites proviennent de Boute et se rapportent à cet oracle. La ville végéta pendant l'époque gréco-romaine et devint, à partir du iV siècle de notre ère, le siège d'un évéché : elle s'éteignit vers le xi« siècle. Le site en est marqué aujourd'hui par de hautes buttes do ruines presque inexplorées, dont le groupe principal se trouve à Tell-Fara!n : lo nom antique subsiste dans le bourg de Tell-Abto (ou Tell Abou-Abto).

BUTÉRÉE — BUTRET

BUTO, nom que les Grecs donnaient à la déesse du A'ord, honorée dans cotte ville ot qu'ils ideotifiaioot avec Léio. Les Egyptiens l'appelaient Ouazalt, et se la llguraicnt comm un serpent, ailé ou non, ot coiffé do la conronno rouge do la Basso-Egypto : elle avait aussi la forma humaine. L'ichneumon et la musaraigne loi étaient consacrés. Elle se confondit do bonne heure avec Isis (l'Isis dans les marais). Elle aurait mis au monde Horns sur l'Ile flottanlo de Khommis (v. Kuemuis), et c'est cette circonstance de sa légende qui décida probablement les Grecs à l'identifier avec Léto, la mèro d'Apollon.

BUTOIR {lo-ar' — rad. buter) n. m. Ch. do f. Obstacle artillciol consistant en pièces do charpente assemblées ot le plus souventappuyées contre un épais talus en terre, que l'on place dans les gares et i ~ .. .

wagons ou locomotives < TOiR.) Il On dit mieux heurtoir.

— Constr. Pierre ou pièce do fer contre laquelle vient buter on bas lo vantail dormant d'une porte cochèro. (On écrit aussi buttoir.)

— Electr. Pièce métallique ou autre destinée, dans un appareil électrique, à limiter le déplacement d'un organe mobile.

— Géol. Nom par lequel on désigne, en géologie, certaines dispositions qui présentent l'aspect de soulèvements, mais qui ne sont que des témoins demeurés à leur niveau primitif après l'effondrement en masse des parties environnantes. "V. iioiîst, effondrement.

— Techn. Syn. de boutoib,

BUTOMG (du gr. bout, bœuf, et limé, incision) n. m. Genre de plantes aquatiques, type do la famille des butomêes, et dont une espèce commune en Europe, le butome à ombelle, est appelée vulgairement jonc fleuri.

— Encycl. Le butome est une belle plante, commune dans nos marécages, à feuilles droites, linéaires, très longues, offrant plusieurs tiges nues, couronnées, vers le mois de " "" "

Cesfle

, grandes, d'i

pâle.

pal font un bel effet au bord des ba sins, dans les parcs et les jardins paysagers. Il y a une variété à feuilles panachées.

BUTOMÊES ou BOTOMACÉES n.f. pi. Famille de végétaux mono- Butome: „. ilcur; cotylédones, aquatiques, à graine 6, fruit,

sans albumen, ayant pour type le

' ' ^ -. - ■. ifondue parfois avec celle

■ " desgrai-

1 donnait aux ar-

fenre butome. Cette famille, es alismacées, en diffère i nés sur les placentas. — Une butomée (ou butomacée).

BUTOMON n. m. T. de met. Nom ( tisans qui fabriquaient des rubans.

— Hortic. Nom vulgaire du jonc fleuri. BUTOMOPSIS {mop-siss — de butome, et du gr. opsis,

aspect) n. m. Genre de butomacées, renfermant des herbes des marais de l'Afrique et de l'Asie tropicales.

BUTONES n. m. pi. Nom générique donné aux carbures hexavalents C'H'. On ne connaît que des dérivés de ces

BUTOPHÉNONE n. f. Acétone mixte, qu'on obtient en distillant nn mélange intime de butvrale et do bcnzoate de chaux. Cette acétone renferme les radicaux propylo et phényle; aussi est-elle généralement désignée sous le nom de acétone phényl-propylique.

BUTOR n. m. Genre d'oiseaux échassiers, famille des hérodiidés, tribu des ardéinés, renfermant des hérons de formes trapues, à gros cou, à bec étroit, à jambes cmplumées jusqu'au tarse.

— Fig. Homme grossier, maladroit, stupide. Syn. balourd, buse, lourdaud, etc. "V. âne.

— Encycl. Zool. Les butors, dont le nom scientifique est botaurus, sont

Bulor

ches; ils vi ver dans les marais <

poissons, de grenouilles, de mollusques ; le jour, ils , .

restent cachés \ ^| dans les roseaux. \ Une seule paire de n : - ' butors habite le \ ^ même étang ; le mâle donne de la voix en enfonçant sa tête dans l'eau et produit un mu-

magno. Ses migrations le portent jusqu'au Sénégal i dans l'Inde ; mais des espèces particulières se trouvei aussi en cette région. Comme gibier, le butor est pc estimé : sa chair est huileuse et de médiocre qualité.

BUTORDERIE n. f. Caractère, action, parole do butor.

BiJTOW, petite ville d'Allemagne (Prusse Tprov. de Poméranie]) ; 5.000 hab. Filature do laine, fabrique de machines, scieries, minoteries. Ville fondée vers 1060, souà l'ordre Teutonique en 1329, et au Brandebourg

. — Pop. du cercle de Bùtow :

700 hab.

BuTRET (baron Charles de), horticulteur français.

abandonna son titre et se passionna pour 1 jardinage. Il créa un magnifique jardin à Strasbourg-, i publia notamment un excellent traité intitulé : Taille rai sonnée des arbres fruitiers (1791).

BUTRINTO - BUTYLÈNE

BUTRINTO (la Bufhrotum des anciens), bourg de la Turouio d'Europe (Albanio [vilayet de Janina]), près du canal 3e Corfou; 1.500 hab. Evêché grec; aux environs, vestiges de la ville ancienne. P"finfr. nnnartnnait aux Vénitiens, quand les Français ans après, elle tomba entre .»,., «.

laissèrent prendre par les Turcs.

BUTSCHOWITZ, ville d'Austro- Hongrie (Moravie); 3 060 hab. Fabrication de draps, casimirs, lainages et -■■-. Château du xvi« siècle, appartenant aux princes de

. ) appartenait aux Véi n emparèrent (1"97); deux 5 mains des Russes, qui la

BUTSURITE (de Butsura rindes), n. de lieu) n. f. Nom donné à un type de roche tàétéontique pierreuse (sporadosidère oligosidère), de structure oolithique, composée de pyroxène et de péridot.

BUTT (Isaac), homme politique irlandais, né à Glensin en 1813, mort en 1879. Il fut nommé professeur d économie noiitinue à l'université de Dublin (1836). En 1848, il défendit avec éclat le célèbre Smith O'Brien. Il représenta à la Chambre des communes : Harvich en 1852, Yougsal, de 1852 à 1865, et Limerick depuis 1871. Un des chefs du Home-rule, il réussit, jusqu'à sa mort, et maigre les difficultés qui lui furent suscitées par Parnell, a maintenir ce parti dans la voie modérée et ferme. Butt, principal collaborateur du « Dublin University Magazine «, a laissé de nombreuses brochures relatives aux questions irlandaises, et : Bistory ofthe Kingdom ofltaly (1860) ; Chapters ofcotleae romance (1863); Treatise otiw new law of compensation to tenants in Ireland (1871); etc.

BnTTAFUOCO (Mathieu, comte de), général français, no à 'Vescovato (Corse) en 1731, mort à Bastia en 1806. Major dans le régiment de Royal-corse, il parvint au grade do maréchal de camp. Buttafuoco se distingua beaucoup plus comme diplomate que comme soldat. Il fut un des a'^ents les plus actifs et les plus habiles du duc de Choiseul. lo^rs de la réunion de la Corso à la France, à laquelle il contribua plus que personne. , , .

Elu en 1789, député de la noblesse corse aux états généraux, il fit une :— i .-

fut plusi

1 découvrent

ticulières, dans lesquelles il emploie alternativement le marbre et les pierres de couleur. Ses principaux travaux sont: le collège Saint-Augustin, àCanterburv ; l'église de Tous-les-Saints, à Londres ; l'église de Baldersby, dans

hapelle Alban, à Londres; etc.

BUTTERINE (de l'angl. butter, beurre) n. f. Graisse alimentaire, d'origine et de fabrication américaines, remplaçant le beurre. (C'était un mélange d'oléomargarme et de lait.)

BUTTET (Marc-Claude de), poète du xvi' siècle, né à Chambéry. Ce gentilhomme savoisien, qui appartenait à l'une des premières familles du duché, aUa fort je""»

Révoli i fois pendu en effigie par ses électeurs. Après

, de la Constituante, il émigra, revint en Corse

en 1794, et se tint depuis lors dans la vie privée.

BUTTAGE (rad. butter) n. m. Opération par laquelle on amoncelle de la terre au pied d'une plante.

— Enctcl. Le buttage se pratique au printemps ou à l'automne, avec une koue ou bien au moyen d'un bulluir. Le buttage de printemps a pour objet de provoquer, sur a portion de tige enfouie, l'émission de nouvelles racines: le buttage d'automne, de soustraire la plante, au moins dans une certaine mesure, aux effets de la gelée.

Le buttage de printemps est en usage d une manière générale dans la culture de la pomme de terre, car on admet qu'il augmente le produit de cette plante. De grands agronomes ont enseigné qu'il était plus nuisible qu'utile. Suivant les uns, il ne convient qu aux variétés qui produisent leurs tubercules « en monceau » , et dans les terrains dont le sous-sol est très proche de la surface. Suivant d'autres, il est avantageux « lorsque les tubercules, comme cela a lieu pour les variétés à grand rendement, tendent à remonter à la surface. Si la touffe, ' cas, n'a pas été bien buttée, les tubercules so-us l'action des pluies et verdissent « .

Le buttage d'automne se pratioue pour la vigne dans les régions où l'on redoute l'action des gelées. La vigne est buttée ou «chaussée » au moyen d'une petite charrue spéciale qui passe entre les lignes des ceps. Cette opération est particulièrement recommandée pour les vignes greffées. On butte également à l'entrée de l'hiver, dans le Midi, l'olivier, l'oranger, l'artichaut ; dans le Nord, le figuier, etc.

Les jardiniers opèrent le buttage soit pour protéger du froid certaines plantes vivaces, soit pour faire blanchir les parties vertes comestibles de certains légumes. A cet effet, ils emploient d'habitude, au lieu de terre, du fumier ou des fouilles séchées, qu'ils maintiennent avec des mannequins de forme conique.

BUTTE (rad. iiiO n. f. Massif, légère élévation de terre où l'on place le but pour viser et tirer avec une arme : La BUTTE au polygone pour le tir de l'artillerie.

— Par ext. Eminence de terrain, petit tertre : Monter

sur une butte. Il Petite colline : La butte

Montmartre.

— Fig. But, point de mire, plastron. Ce sens ne s'est conservé que dans la locution Etre en butte à : Tout le monde peut être en butte aux attaques des méchants.

— Argot. L'écnafaud : Monter à la butte.

— Hist. milit. Autrefois, Exercices de tir des chevaliers de l'arquebuse : Ce sont nos exercices que la chasse, la paume, la butte. (Montai "ne. )ilMaison où ces exercices avaient lieu : Aller à la botte, n Roi des buttes, Chevalier qui prenait ce titre pour avoir remporté le prix du tir. il Poudre de butte. Poudre très fine, particulièrement employée dans les exercices du tir.

— Mines. Pièce de bois placée verticalement à l'avancée pour soutenir le plafond d'une taiUo ; c'est une sorte de boisage provisoire, n On dit aussi chandelle.

Bdtte n. f. Géogr. et topogr. V. Cbaumont, Montmartre, Saint-Roch, etc.

Butte City, ville des Etats-Unis (Montana) ; 10.700 h. Mines d'or d'Anaconda, etc.

BUTTÉE n. f. Constr. V. butée.

BUTTER [bu-té — rad. hutte) v. a. Entourer de terre exhaussée : Butter des céleris pour les faire blanchir. Il Butter des terres. En faire de petites buttes pour faciliter l'écoulement des eaux. (Quelques-uns, dit l'Académie, écrivent buter.)

Butté, ée part. pass. Chass. Chien butté, Cliien qui a une butture.

ButTERFIEU), mécanicien d'origine allemande, mort à Paris en J-24. Il fut ingénieur do Louis XIV pour les instruments de mathématiques, et donna son nom au cadran solaire portatif àboussole. Il a laisse quelques traites.

BUTTERFIELD CWilliam), architecte anglais, né à Londres en 1814. n s'est appliqué à faire revivre le style gothique dans les édifices publics et les constructions par-

étudii

. Paris. Protégé par le cardinal deChâtillon,

présenté à Marguerite de France, qui, bientôt après, devint la femme du duc de Savoie, Emmanuel-Philibert. Buttet composa un épithalame pour les noces de cette princesse (1559), puis l'accompagna dans les Etats de son épou.x Familier de la cour de Savoie, il s'y voua exclusivement à la poésie et aux mathématiques. Ce rimeur a laisse des odes, des sonnets, des poèmes, l'Histoire de Job, en vers français, etc. Il se faisait gloire d'avoir introduit en France les vers saphiques, c'est-à-dire les vers français rimés, mesurés à la manière des Grecs et des Latins.

BUTTEUR n. m. Agric. et vitic. Syn. de buttoir.

BuTTEVANT, ville d'Irlande (prov. de Munster [comté ds Cork]), sur l'Auberg ; 2.700 hab. Ville déchue ; ruines d'une ancienne abbaye fondée par Edouard I".

BOTTIGLIERA d'Asti, bourg d'Italie (Piémont [prov. d'Asti]); 2.770 hab. Vins estimés.

BUTTINGTON, village des îles Britanniques (pays de Galles [comté de Montgomery]), sur la Severn ; 670 hab. Victoire des Saxons sur les Danois, en 894.

BUTTLÉRIEN Ifiu-tlé-ri-in) n. m. Membre d'une secte mystique fondée en Allemagne, au xviii» siècle, par une aventurière, Marguerite Buttler (1670-1717), qu on appelait communément la Seconde Eve. Les dérèglements moraux de cette association la firent chasser de toutes les villes où elle s'établit. Les buttlériens disparurent avec leur fondatrice, en 1717.

BUTTMANN (Philippe-Charles), professeur et philolocue allemand, né à Francfort-sur-le-Mein en 1764, mort à °BerIin en 1829. Joignant à une remarquable sagacité l'érudition la plus étendue, il a laissé, sur la langue et sur les antiquités des travaux justement estimés. Nous citerons de lui : Grammaire grecque (1792), et de savantes dissertations, réunies dans le Mythologus (1829).

BUTTNER (Chrétien-Guillaume), naturaliste et philologue allemand, né à 'Wolfenbuttel en 1716, mort à léna en 1801. Après avoir parcouru une partie de l'Europe en étudiant les langues et les dialectes, il se rendit à Gœttinguo (1748) où il se livraà d'immenses recherches sur la filiation des langues et sur l'histoire primitive des peuples. Buttner professa à la Société royale de cette ville jusqu en 1783 puis reçut le titre de professeur à l'université d lena. Il so forma de précieuses collections d'histoire naturelle et une riche bibliothèque. Ce laborieux savant, à qui l'on doit le premier essai d'une glossographie ou géographie des langues, a publié notamment : Tableau comparatif des alphabets de différents peuples (1771), et Liste des noms d animaux usités dans l'Asie méridionale (1780).

BUTTNÉWE n. f. Bot. V. BUETTNÈRE.

BUTTOIR [bu-to-ar — rad. butter) n. m. Agric. et vitic. Sorte de petite charrue qu'on emploie en grande culture pour opérer le buttage. iiOn dit aussi butteur.

— Ch. de fer. Syn. de butoir.

— Constr. Syn. de butoir.

— Techn. Nom donné à do nombreux outils qui servent à sculpter le bois et ayant des formes très diverses. (Ils comprennent une partie en acier et un manche court et arrondi destiné à être placé dans la paume de la main.) [On les appelle aussi des pousse-avant, '

— Encïcl Agric. et -"•■" ' " *.."«"• constitué par un soc en la base, et par çun double-versoir à e\pan- s:;:;;^

au double-y er-

mîsdiaire des pièces nécessaires, à l'âge de l'appa ittoir est en travail, il creuse un silloi

Lorsque

buttoir est

rejetant

de part i

Corpi

ngneron

faible profondeur

^YeTÙIoir vigneron [oa charrue "'V/»"'"'"!'; ^"Pj,°yf pour butter ou c>iausser les vignes, ressemble à la charrue ordinaire, sauf qu'il est de plus petites dimensions et nue l'âge est disposé dans un plan correspondant à peu près au milieu duversoir, au lieu d'être placé au-dessus du sep. De

Elus, les mancherons sont molles. Ces modifications résultent de ce que la charrue doit passer entre une double ligne de pieds de vigne et d'échalas.

BUTTON (Thomas), navigateur anglais du xvii' siècle, fut envoyé en 1612, par le prince Henri, fils de Jacques I", à la découverte du passage Nord-Ouest. Il compléta les découvertes de son ancien chef, Hudson, découvrit au W. de l'Amérique septentrionale, en 1612, les 'des outton et diverses terres, reconnut une étendue considérable de cotes nouvelles, et explora le premier la mer ou baie d Hudson.

BUTTONIE (6ii-(o) n. f. Genre de scrofulariacécs, fondé pour une plante pubescente africaine.

BUTTRIAU (bu-tri-0 - rad. butte) n. m. Petite butte située-au fond d'un cours d'eau.

ButtstADT, ville d'Allemagne (Prusse [gr.-duché do Saxe-Woimar]) ; 2.700 hab. Marchés de chevaux.

BUTTUBA (Antoine), littérateur italien, né en 1771, mort à Paris en 1832. U se rendit à Paris après le traite de Campo-Formio, devint plus tard archiviste au

des relations extérieures du royaume d'Italie, puis consul en Ulyrie de 1812 à 1813. De retour à Paris, il fut attaché au bureau des traductions, au ministère des affaires étrangères, et occupa une chaire à l'Athénée, de 1817 à 1827. On lui doit, outre des Poésies (1811): Essai sur l'histoire de Venise (1815) ; Tableau de la littérature italienne (1819); un Poème sur la Grèce (1825) ; un Dictionnaire françaisitalien et italien-français (1832), très estimé; etc. Il a publié, en outre, la Bibliothèque des poètes et des prosateurs italiens.

BUTTURE n. f. Chass. V. butube.

BUTUAN, ville de l'Océanie espagnole (archipel des Philippines [île de Mindanao]), sur l'embouchure du fleuve côtier Agusan, qui s'y jette dans la baie de Butuan; prè: de 5.000 hab. C est sur le rivage de Magellan proclama l'île de Mindanao

1 cours : 378 kil..

linistère

localil spagnole, dans rarchipel par !

Europée

plus important de Mindanao. Longu dont plus de 100 navigables.

BUTUMBO [ton-bo) ou BUTAMBO n. m. Petit arbre qui croît dans les Indes {justicia echioides).

BUTURE ou BUTTURE n. f. Sorte de tumeur à la jointure du pied d'un chien de chasse et qui le rend boiteux.

BUTYIN, ville d'Austro -Hongrie (Hongrie), près du KSrôs Blanc ; 3.035 hab.

BUTYLBUTYRONE {àaliutyle, et butyrone) a. f. Acétone découverte par Limpricht et résultant do la distillation sèche du butyrate de calcium.

BUTYLCARBINOL n. m. Alcool dont la formule est (CH')"C-CH'OH, et qu'on obtient en traitant parlenitrite d'argent une solution do triméthylcarbinamine dans l'eau.

BUTYLCHLORAL {Mo) n. m. Composé, ayant pour formule CH'-CHCl-CCl'-CHO, et qu'on obtient en faisant passer un courant de chlore lent dans de l'aldéhyde maintenue dans un mélange réfrigérant . Syn . de aldéhyde

BUTTLIQUE TRICHLORÉE, de CHLORAL BUTYLIQUE.

— Encycl. C'est un liquide bouillant vers 165°, sous la pression 750 millim. Il donne une.coloration violette avec fa fuchsine décolorée par l'acide sulfureux. Quand on l'absorbe, il passe dans l'urine et donne de l'acide urobutylchloralique. Ce composé, sous l'influence des acides, se dédouble en acide glycuronique et en alcool butylique trichloré. On connaît un isomère du butylchloral.

BUTYIE n. m. Ce nom a été donné à deux corps différents : au radical hypothétique, non isolé, C'H', qui fonctionne dans divers composés butyliques.etàun liquide incolore et oléagineux extrait de l'alcool butylique, et dont la formule est C'H". Pour éviter la confusion, '^'"''.'z Propose de désigner ce dernier corps sous le nom de dibul-jlc. Wurtz lui-même a obtenu le dibutyle en chauffant au bammarie, en vase clos, pendant plusieurs jours, du potassium et de l'iodure de potasse. Quand on ouvre le récipient, il s'en échappe du butylène, et en continuant à chauffer, on recueille, à l'état liquide, le butyle C'H". Ivolbe 1 obtient en électrolysant le valérate de potasse.

Le dibutyle est un liquide de densité 0,705 à 0°, insoluble dans f'eau, bouillant à 108°. L'acide azotique 1 attaque lentement.

BUTYLÈNE (rad. butyle ; du lat. butyrum, beurre) n. m. Carbure d'hydrogène homologue de l'éthylène.

— Encycl. La formule C'H' convient à trois carbures isomériques. 11 est facile de les prévoir théoriquement:

1° La substitution de l'éthyle C'H* à l'hydrogène dans l'éthylène CH' = CH' donne un seul dérivé, en vertu de la symétrie des quatre atomes d'hydrogène de 1 çthyleno ; c'est Véthxjl-éthylène ou éthylcinyle ou a-butyléne normal, CH'-CH'-CH = CH'; 2» La substitution do deux groupes méthyle CH' à deux atomes d'hydrogène liés à deux atomes de carbone ditlcrents donne le diméthyléthylène normal, qu'on nomme encore : butylène d'érythrite, e-butylène, pseudobutylene, CH'-CH=CH-CH*; 3° La substitution de deux groupes méthyles CH' à deux atomes d'hydrogène liés au même atome de carbone donne Visodiméthyléthylène. qu'on nomme encore : isobutylene, pseudobutylène de Boutleroœ, (CH')'C = CH'. , ,, , ,

Va-butylène normal est le butylène dérivant de 1 alcool butylique normal, et on le prépare aisément en traitant ce corps par la potasse alcoolique ; sa constitution est indiquée par sa formation à partir du zinc-ethylo et de l'éthylène brome. U forme une grande partie des vapeurs nui se dégagent dans la décomposition pyrogénée des essences de pétrole et des huiles de bog-head. On 1 isole des autres produits gazeux en absorbant par l'acide sulfurique, additionné d'un demi-volume d'eau, le crotonylene et l'isobutylène et en traitant le résidu gazeux par le brome. Le bromure d'éthyléthylène peut alors être sépare par distillation fractionnée. C'est un gaz se liquéfiant à — 5°, d'une odeur forte.

Le diméthyléthyUne normal, appelé encore butylène de de Luynes, est le terme ultime des transformations do tous les composés butyliques à chaîne normale.

Le procédé le plus avantageux pour le préparer consiste à faire tomber goutte à goutte l'alcool isobutylique sur du chlorure de zinc fortement chauffé dans une bouteille en fer ■ il constitue le quart du produit gazeux, et, après condensation des solides (qui peuvent obstruer le tube abducteur) et des liquides, il n'est plus guère mélangé que disobutylène. Celui-ci est arrêté par des flacons laveurs a acide chlorhydrique concentré et à acide sulfurique étendu de son volume d'eau et on absorbe enfin le diméthyléthylène à l'aide du brome ou de l'acide iodhydrique fumant. Gazeux à la température ordinaire, il bout entre — 4°

L'isobutylène se forme quand on chauffe avec la potasse alcoolique l'iodure d'isobutyle ou l'iodure de butyle ^tertiaire. On le prépare presque pur en chauffant, au bam de sable, dans un ballon, poids égaux d'alcool isobutylique et d'acide sulfurique auxquels on ajoute du plâtre et un peu de sulfate de potassium pour modérer la réaction.

C'est un gaz qui, liquéfié, bout à — 7°. C est le seul des butylènes qui se combine aisément à froid aux hydracides. H fixe avec énergie le chlore et le brome; avec 1 acide sulfurique refroidi, il forme un acide sulfoconjugué.

On connut un isodibutylène C'H" bouillant à 102», et un isolributylène C"H".

BUTYLÈNE-GLYCOL BUTYLGLYCOL I

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