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BUTERA

recueillie au musée de Milan, qui possède aussi le gracieux monument de l'écrivain Lanzino Curzio, sculpté pour l'église de Saint-Marc. Busti est le plus célèbre des sculpteurs de l'école milanaise du xvi« siècle.

BUSTIE n. f. Bot. Syn. de buphtalme.

BOSTIRAPE (buss — du lat. bustum, bûcher, et rapere, dérober) n. ra. Antiq. rom. Nom donné aux voleurs qui dérobaient les mets placés sur les bûchers et les tombeaux.

BUSTITE {buss — de Busti [Indes], n. de lieu) n. f. Nom donné à un type de roche météoritique pierreuse (sporadosidère oligosidère), de structure pseudo-bréchoide, composée d'augite et d'enstatite.

BUSTO-ARSIZIO, ville d'Italie (Lombardie [prov. de M ilan]), ch.-l. de district, dans une plaine fertile ; 13.250 hab. Filature de coton ; vins ; église de Santa-Maria (peintures). En 1511, défaite des Français par les impériaux.

BUSTROPHE n. f. Syn. de boustrophédon.

BUSTROFHÉ (stro-fé), ÉE [rad. àustrophe] adj. Archéol. Se dit de ce qui est écrit à la manière des boustrophédons. Il On dit aussi bodstbophé, ée.

BUSTUAIRES {buss — lat. busluarii; do bustum, bûcher) n. ra. pi. Nom donné à douze jeunes Troyens qu'au dire d'Homère Achille immola pour les brûler sur le bûcher de Patrocle et apaiser ainsi ses mânes. — Un bdstcaire.

— Encycl. a Rome, on suivit quelquefois cette coutume barbare. Mais elle se transforma : on faisait combattre des gladiateurs sur le tombeau même. On appelait ces gladiateurs bustuaires. Ces jeux sanglants devinrent l'accompagnement obligé de toutes les tunérailles de quelque importance.

BUSTUM {buss-tom' — mot lat.) n. m. Antiq. rom. Bûcher dressé pour y brûler un mort. Il Endroit du champ do Mars où fut brûlé le corps d'Auguste, et, depuis, celui do plusieurs empereurs.

BUSUAGAN, île de l'Océanie espagnole (archipel des Philippines), la principale île de l'archipel des Calamianes ; 2.000 hab.

BUT {bu — de buter) n. m. Point visé : Toucher, Manquer le BUT. u Terme qu'on s'efforce d'atteindre : Toucher au BDT. Dépasser le bct.

— Fig. .Sujet, matière préférée : Etre le bot de toutes les plaisanteries. Il Résultat désiré ou assigné comme fin ; raison d'être : Le bdt de l'homme est le perfectionnement. (B. Const.) Le travail n'est pas un BDT, mais un moyen. (Bastiat.) ii Intention : Un but louable.

— Aller au but. Aller droit au but. Attaquer sans détour l'affaire dont il s'agit, il Toucher ou Frapper au but. Réussir, résoudre la question. Il Atteindre son but ou « son but. Réussir. Il Passer ou Dépasser le but, Aller au delà du but, Dépasser le résultat qu'on se proposait d'atteindre.

— Art milit. Point que l'on s'exerce à atteindre avec les armes à fou. il Dut en blanc, Point où la parabole décrite par le projectile se rencontre avec l'arme prolongée, de façon qu'il faut, pour l'atteindre, le viser directemont. — On dit aussi ; But en blanc naturel. Il But en blanc artificiel, Nom impropre donné à la quantité proportionnelle dont il faut viser au-dessus ou au-dessous du but, selon l'éloignemont du but et la portée de l'arme. V. la rubrique Loc. adv.

— Jeux. A certains jeux, comme le palet, les quilles, etc.. Endroit d'où l'on doit jouer. Il A d autres jeux. Endroit d'où l'on doit s'élancer, où l'on peut se réfugier, etc. Il Aux dames. Jouer à but. Jouer d'égale force, chaque joueur ayant la totalité des pions ou le même nombre de pions.

— Loc. adv. But à but. Sans avantage l'un sur l'autre. Il De but en blanc. Brusquement, sans précaution ni formalités : Pour moi, je ne vois pas de procédé plus bourgeois que d'en venir de bdt en blanc à l'union conjugale. (Mol.)

— Encycl. Artill. But en blanc. Pour atteindre un but au moyen du projectile lancé par une arme à feu, il faut faire passer par ce but la trajectoire décrite par le pro-

jectile Cette trajoctoiro est une courbe (v. balistique) qui, à son origine, c'est-à-dire à la bouche de l'arme, est tangente à l'axe du canon de celle-ci; lequel axe, indéfiniment prolonge, constitue ce qu'on appelle la ligne de tir EF. Cette ligne de tir fait, avec l'horizontale, un angle qui varie suivant l'inclinaison de l'arme; et il suffit de changer cette inclinaison pour modifier la position de la tiajectoire elle-même. Mais, dans tous les cas, il est clair qu une ligne droite, faisant avec l'horizontale uu anglo moindre que la ligne de tir, coupera la trajectoire en doux points. Et le canon d'une arme à feu étant nécessairement tronconique, en raison de la plus forte épaisseur qu'il doit avoir à la culasse, la génératrice supérieure de ce canon DH sera toujours plus inclinée sur l'horizon que son axe EF. Si donc l'on dirige un rayon visuel le long de cette génératrice, on obtiendra une ligne de mire coupant la trajectoire en deux points, dont le premier A, situé sur la branche ascendante de la trajectoire, sera très voisin de la bouche de l'arme, tandis que le second B, sur la branche descendante, se trouvera à une distance relativement très grande, qu'on appelle la portée de but en blniic do l'arme en question (expression qui vient sans douto de ce que, pour atteindre un but, placé à cette distance, il n'y a qu'à viser directement sur ce but, qu'à diriger son arme en plein sur la cible, dans le blanc qui constitue généralement cette dernière).

La trajectoire d'une arme étant déterminée une fois pour tomes, comme courbure et dimensions, par les conditions balistiques de celle-ci : poids de la charge, du projectile, etc., on peut donner à cette arme, dans les limites d'étendue de cette trajectoire, telle portée de but en blanc qu'on voudra en faisant faire à sa ligne de mire un angle convenable avec sa ligne de tir, c'est-à-dire avec son axe. Il suffit do disposer en conséquence, sur la génératrice supérieure de l'arme, le cran de mire et le guidon qui déterminent cette ligne de mire. L'inspection de la figure fait aisément comprendre que, pour atteindre un but B situé à cette portée de but en blanc, il suffit de diriger la ligne de mire directement sur ce but; tandis que,

s'il s agi au-dessus

it d'il

D' le.

, ce que

modernes, mu

B', plus éloigné, il faudra diriger la nn point G situé à une certaine hauteur à moins qu'on ne puisse modifier la pôle mire elle-même en relevant do D en qui, avec le guidon H, sert à la détorouvait pas faire dans les anfait aisément dans les armes d'uiie hausse avec cran de mire mobile, qui se trouvent ainsi avoir réellement une infinité de portées de but en blanc, quoique, dans la pratique, on ne donne ce nom qu'à la plus courte : celle déterminée par le cran de mire du pied de la planche (planche rabattue en avant). C'est seulement dans le tir aux distances inférieures à cette portée qu'on peut être obligé de viser un peu audessous du but à atteindre. Encore ceci n'a-t-il lieu qu'avec les armes portatives ; car, pour les canons, l'emploi de hausses latérales permet de leur donner des lignes de mire qui correspondent à toutes les distances, depuis zéro jusqu'à la portée extrême. Et même, la trajectoire des armes modernes est tellement tendue, et leur tir tellement rasant qu'avec des fusils comme le gras et le lebel, dont la ligne de mire inférieure correspond théoriquement à des distances de 200 et 280 mètres, il suffit, jusqu'à 250 mètres, de viser, avec cette ligno de mire, le centre même du but. Ainsi, on peut toujours viser un homme à la ceinture, sans se préoccuper de la distance à laquelle il se trouve.

— Syn. But, dessein, vues. Le but est en dehors de celui qui y tend, c'est le point où l'on veut aller ; on suit la route qui paraît y conduire, on fait des efforts pour y arriver. Le dessein et les vues sont dans notre esprit ; on a des vues, on forme un dessein; mais les vues sont plus vagues, elles ne sont d'abord que des désirs, des aspirations ; le dessein est arrêté, il suppose une résolution prise, une tendance bien déterminée vers le but.

;ifiqu6 des oiseaux du

m. Hydrocarbure saturé de la série C« H'° +'.

— Encycl. Les butanes ou hijdrures de butijle C'H" sont au nombre de de uxisomères : le propylméihane, et l'isopropylmélhane.

— Propylméihane. On le trouve dans les produits de distillation du pétrole brut. On peut le préparer en traitant l'iodure d'éthyle par l'amalgame de sodium. C'est un gaz qui se liquéfie à +\°, insoluble dans l'eau. Sa formule est à chaîne normale CH'-CH=-CH'-CH'. Par une seule substitution il ne peut engendrer que deux dérivés ; avec deux substitutions, on peut concevoir six séries de dérivés correspondant une à l'aldéhyde, uue à l'acétone, et quatre aux glycols. Syn. bdtane normal, biéthyle, méthylpro-

PYLE, PBOPVLFORMÈNE.

— Isopropylméthane. On l'obtient en hydrogénant par l'amalgame de sodium l'iodure de butyle tertiaire. C'est un gaz liquéfiable à —17». Sa formule est à chaîne bifurquée (CH')'CH-CH'. Une seule substitution donne seulement doux séries de composés. Deux substitutions d'un même élément donnent trois séries de composés. Trois substitutions donnent cinq séries. Syn. triméthylméthane, tki-

MBTHTLFORMiiNE, HYDRDRE D'ISOBDTYLE.

BUTANT (/a«) adj. m. Archit. Qui supporte la poussée

, pilier) : Un

empl arc-BDTANT. Il On dit mieux arc-bodtant.

BUTAQDILA (iii-! — du lat. buteo, buse, et aquila, aigle) n. m. Genre d'oiseaux rapaces, du groupe des buses, renfermant les formes vulgairement nommées soubuses. [Les soubuses habitent le nord de l'Asie : butaquila asiaticus (Thibet); butaquila hemiptilopus (Mongolie) ; butaquila hemilasius (Japon).]

BUTATE n. m. Sel résultant de l'action de l'acide butique sur une base.

BUTAYE ((è) n. f. Féod. Droit de corvée.

BUTCHER (Samuel Henry), érndit anglais, né à Dublin en 1S50, devint, en 1882, professeur de littérature grecque à l'université d'Edimbourg. On a de lui une excellente traduction en prose de YOdyssée (1878); On Demosthenes (1881), plein d aperçus très fins et très justes sur la Grèce à l'époque du grand orateur ; .W/ia/ we owe to Greece (1882), important ouvrage ; Some aspects of the greck genius (1891); etc.

BUTE n. f. Met. Outil de maréchal pour couper la corne du pied des chevaux. Il On dit aussi boutoir. g^t(, /yas )

— Blas. Cet outil est employé comme pièce héraldique, et figure sur quelques écus.

canal du Nord,

11.000 hab. Villes principales : Rothesay, capitale de l'île et du comté, station balnéaire ; Mount'-Stuart, résidence du marquis de Bute. — Le comté de Bute (prov. administrative de l'Ecosse) se compose de plusieurs îles situées à l'entrée de l'estuaire de la Clyde ; 18.400 hab.

Bute (Jean Stuart, comte de), homme d'Etat anglais, né en Ecosse en 1713, mort en 1792. Nommé au parlement pour remplacer un des pairs d'Ecosse, il gagna la faveur du prince de Galles, fut nommé membre du conseil à l'avènement de George III (1760), puis secrétaire d'Etat et premier lord de la trésorerie, et se rendit fort impopulaire comme chef des tories. Lassé des attaques dont il était l'objet, il se retira officiellement du pouvoir, tout en continuant d'exercer une grande influence dans les conseils du roi. Retiré dans un de ses châteaux, il s'occupa exclusivement de travaux scientifiques.

Bute (John Patrick Crichton, marquis de), auteur et homme politique anglais, né en 1847 à Mount-Stuart, dans Vde de Bute (Ecosse). On a de lui un ouvrage sur la jeunesse de William 'Wallace, intitulé : the Earbj Days of sir William 'Wallace (1876). En 1878, il publia the Burning of the Dams of Ayr, étude historique pleine d'intérêt.

BUTEAU {to) n. m. L'un des noms vulgaires de la buse.

BUTÉE n. f. Trav. publ. Massif de maçonnerie qui arcboute la poussée des arches extrêmes d'un pont du côté de terre. (Ou dit mieux culée.) ii Constructions en char-

pente, telles que contre- fiches, étais, etc., dostinôos à supporter temporairement le poids d'une maçonnerie pendant la durée des travaux de réfection ou de réparation. Il On écrit aussi buttée.

— Mar. Orgaue sur lequel l'hélice agit pour transmet-

— Mécan. Butée des t

— Encycl. Mar. La / 'un palier en deux

• , par-

antifrictionnés,sui lesquels viennent s'appliquer les cul-

lets de l'arbre uut,, ;■„:„■,,,

porte-hélice. La

butée est souvent à tourillons pour s'adapter aux dénivellations de l'arbre. Enfin, quand la butée est très courte, l'arbre est soutenu près d'elle par des paliers auxiliaires. BUTÉE (de Bu(e,n. pr.) n. f. Genre de légumineu-

biles, qui croissent dans l'Asie tropicale, et dont l'espèce la plus importante est

arbie a laque {but i frondosa) qui lai

rouge formant gomme astrin,^ i utilisée dans le^ n ladies du tube dinCs tif. La sécrétion de cette substance est modifiée par la pi-

mipterf alors la laque

ButenvAL (le '5i"«« comte His de) diplomate et homme

politique français, ne à Navarre lès Evreuxcn 1 Bagnères de Bigorre en 1S83 II entra dans Ii diplo devint ministre plénipotentiaire, puis fut II mm i d'Etat et sénateur On lui doit les ou^ i

pendant le.

succession appréciées dans leurs effets économiques pat les

Chambres dt commerce de France (1876) , etc.

BUTÉNYtE n. m. Résidu trivalent dérivé du butane et ayant pour formule C*H'. Le résidu analogue, dérivé de l'isobutane, est appelé isobutényle.

Buteo (Jean), dont le véritable nom était Borrel, géomètre français, né en 1492 à Charpey, mort à Canar (Drôme) en 1572. Son père avait vingt enfants. Buteo devint chanoine régulier de l'ordre de Saint-Antoine, et inventa divers instruments de mathématiques qui furent brisés pendant les guerres de religion. Il mourut de regret deux ans après le saccagement de son abbaye, où avaient péri ses instruments et ses livres. Quinze traités de ce savant mathématicien ont été publiés sous le titre de :

Joannis Buteonis Delphinatici opéra geometrica et juris civilis (1554).

BUTÉOGALLE ( du lat. buteo , buse, et gallus, coq) n.m. Genre d'oiseaux rapaces, renfermant des buses américaines propresàlaGuyane et au Brésil. Le buson de Dandin est le buteogallus êequinoctialis de Cayenne ; le buteogallus niyricollis est propre au Brésil.

BUTÉONINÉS (de 4u/eo, onis, nom latin de la buse) n. m. pi. Tribu u.ueufciuo

d'oiseaux rapaces, famille des accipitridés, renfermant les buses et formes voisines, toutes d'assez grande taille, lourdes, à tête forte avec beo crochu et dentelé, à queue coupée carrément. — Un bdtéoniné.

— Encycl. Les butéoninés sont répandus surtout dans l'hémisphère boréal ; ils chassent, en plein jour ou au soleil couchant, autour des lieux habités, et vivent de petits animaux, même d'insectes et aussi de substances végétales. Genres principaux : buse^ bondrée, circaète, etc.

BUTE-PIED {pi-é) n. m. Petit rebord terminant l'arrière d'un marchepied de voiture , afin d'empêcher tout glissement du pied.

BUTER V. n. Frapper au but, toucher le but. (Vieux.) [Etait surtout usité au jeu de billard.]

— Fig. Tendre à, viser à, avoir pour but : Buter à une dignité, à un emploi. L'abbé de Polignac butait toujours à toucher le cœur, l'esprit et les yeux. (St-Simon.) [Vieux.]

— Venir s'appuyer contre quelque chose : Poutre qui BUTE contre un mur. Il Par ext. Se heurter le pied contre un corps saillant : Buter contre un caillou. Cheval, Ivrogne qui BUTE à chaque pas.

— V. a. Heurter : Bdteb quelqu'un du coude. (Vieux.)

— Fig. Contrarier, choquer : Un homme sans modération, qui nous BUTE en tout, qui nous persécute... (Bourdal.)

— Archit. Etayer, soutenir avec des étais, des culées, des arcs-boutants : Buter un mur. Buter une voûte.

— Argot. Frapper, tuer.

Se buter, v. pr. S'attaquer opiniâtrement, rester obstinément divisés : Se buter l'un contre l'autre. Il S'obstiner, s'epiniâtrer : Se buter o une difficulté. Je ne me bute contre rien, et ne me rebute de rien. (Mazarin.)

Butera, ville du royaume d'Italie (Sicile [prov. do Caltanisetta]) ; 5.750 hab.'

BUTÉRÉB n. f. Gonro d'acanthacées-ruolliées, comprolaiit dos arbrisseaux do l'Inde orioncalo et do Coyian. BUTÈS. Mytli. pr. Fils dn Boréo. II fonda une colonie

jvu^cs par ■s contre Mil

par A|'h,''.i , , ■. 1 . . . I . I .. ■■, Mriic.)-

Atliénions a Kaipm pour demander du — Doscondant dAmjcos, roi des Bébryces, et renommé au combat du costo. (11 l'ut vaincu par Darôs aux jeux funcbros ci-WhrAs en llionuour d'IIcctor.) — Arj,'icn, compaf^non do Tlo|iolt''nie. — Ecuyer d'Aiirhiso et L'ouvcrnour

BuTHÉROS do Cyzique, pbilosciplio p.viliaf,'oricicn, ^„,,,.,.. ,r,,., ,..,,,,. sur les ^Yom6i-fs. U ost cilo par Jam-

i;it 1 iiiiii ;. - [ /niilms) n. m. pi. Famille do

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