CH'-CH'-CH.OH-CH
Ce corps a été isolé et décrit par de Luynos, et étudie par Lieben ; on l'obtient en distillant un mélange d'acétate et de propionate do calcium, puis en hydrogénant par le sodium. Il bout à une température très voisine de lOO".
— Alcool butylique tertiaire ou triméthylcarbinol
(CH')'HC.OH. Lo triméthylcarbinol, découvert par Bontlerow, est le
S lus simple et le type des alcools tertiaires. On l'obtient, 'après Boutlorow, en faisant tomber goutte à goutte 100 gr. de ohloruro acétique dans 250 gr. de zmc-mothyle refroidi ; aprf's i|uolqiies jours de repos dans un lieu frais, on ajoute do l'oau, on distille, puis au produit distillé on ajoute de Icau tant qu'elle occasionne un trouble ; lo liquide filtré et ail'iifionnc d'un excès do potasse donne du triméthylcarbinol, uni .■ii^r;iih^.^ a i^rès dessiccation sur le chlorure de cal-
<"■' \\ li ■> : 1 iro qu'on peut transformer l'alcool bu-
ly I !■ II. mon en triméthylcarbinol.
< I ! : il] ise en prismes rhomboïdaux biréfrin- P I . .'. bouillant k Ki' ; densité à -t- 30° : "■'■ ■- \ . il IN, il .l.-iiino lin li\ .Ir.-iff bouillant à SO». Los l'i" • ' •' •■■'■'■ '■iT!'; I- 1- nul sont : l'acétone.
*-...■ ., !•..>. . ..j. ..,.,. ^r v^.i -v.i -Vil -v.vyti, vu io.\iran, par
rectuicaiion de Ihuile volatile obtenue par distillation sèche du butyrate do calcium. Chauffée avec de l'acétate de sodium, elle donne un produit de condensation C'H"0.
— Aldéhyde isobutylique ou /sobulyral, Hydrure d'isobutyryle. Pour la préparer, on fait polymériser l'aldéhyde bruto au contact do l'acide sulfuriquo ; les cristaux obtenus étant lavés à l'eau, puis séchés, on los fait bouillir avec quelques gouttes d'acide sulfuriquo, puis on distillo.
BUTYLTOLUATE n. m. Soi provenant d'un acido butyl-
BUTITLTOLUIQUE (acide). Se dit do deux acides isi Ide isobutyl-o-toluique répare on saponifiant los i tique.
trites .111 BUTYt;
u potasse alcooli liutyrum, bourre) adj. Qui
BUTYRAL (du lat. butyrum, bourro) n. m. Chim. Syn.
O ALDÉHYDE UUTYLIQCE NORMALE. V. BDTYLIQDE.
BUTYBAMIDE (du lat. butyrum, beurre, ot do amidc) . i. Amido primaire, ayant pour formule ClI'-CH'-CU'-CO.AzlP
BUTYBEUX (rei\), EUSE (du lat. butyrum, beurre) adj. Qui a la nature ou l'apparence du beurre : Le cacao contient une matière bdtyreuse. Pointure malsaine, lymphatique, délayée de tons jaunes et butyreox. (Du Camp.)
i: M 11 1-, (cl, alcaloïde se ilaiis lapanio la plus volatile do l'huilo provenant de là distillation dos os. On peut l'obtenir artificiellement par lo procédé général de préparation des ammoniaques composées, dû à Wurtz, et, si l'on distille un mélange do cyanate de potasse et de sulfobutyrate de potasse, on obtient l'éther cyanique do l'alcool butyrique. Cet éther, traité par la potasse, donne naissance à du carbonate de potasse ot à la butyriaque.
A l'état de pureté, la butyriaque est un liquide incolore, d'une odeur très piquante, rappelant celle de l'ammoniaque; mais, délayéo dans une grande quantité d'air, elle présente celle dos pommes pourries. Sa saveur est fort acre. Elle bout vers 80°. Elle ramène au bleu le tournesol, sature les acides les plus énergiques. Elle est solublo en toutes proportions dans l'oau, l'alcool et l'éther, et forme des sels qui cristallisent fort bien.
BUTYBINE (du lat. butyrum, beurre) n. f. Substance grasse trouvée dans le beurre : La production de la eutyrine artificielle, cette synthèse directe d'un corps gras neutre, est due à ISerthelot. (Boutan.)
— Encycl. La butyrine se trouve dans le beurre, unie à l'oléine, à la stéarine et à une très petite quantité d'acide butyrique. Lorsqu'on veut l'extraire, il faut d'abord séparer le beurre du lait de beurre par la fusion et la décantation, puis on laisse refroidir très lentement, dans une capsule profonde de porcelaine, le beurre ainsi purifié, et on le tient exposé pendant quelques jours à une température do 19°. Par ce moyen, on isolo une grande quantité de stéarine cristallisée en petits grains, et l'on obtient un composé huileux que l'on filtre avec soin. On traite ensuite ce liquide huileux par son poids d'alcool; au bout de vingt-quatre heures, on décante, et en soumet ce liquide à la distillation ménagée, qui donne pour résidu une nouvelle huile riche en butyrine. On la traite par le carbonate de magnésie qui forme, avec l'acide butyrique, un butyrate solublo dans l'eau. Il ne s'agit plus alors que de faire chaulîer la matière grasse restante avec l'alcool, et de faire évaporer celle-ci, pour avoir la butyrine pure.
La butyrine est très fluide à 19°, et sa densité est de 0,908; son odeur rappelle colle du beurre chaud; elle est blanche quand elle est tout à fait pure. Elle est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool. La butyrine se saponifie facilement,
— On donne aussi le nom de r butyrines » aux combinaisons définies résultant do la réaction de l'acide butyrique sur la glycérine. Ces combinaisons, au nombre de trois, portent les noms de monobutyrine, dibutyrine, tributyrive.
La monobutyrine s'obtient en chauffant à 100» pendant plusieurs jours un mélange de glycérine et d'acide butyrique.
La dibutyrine s'obtient en chauffant l'acide butyrique avec un excès de glycérine, à 200», pendant quelques heures .
La tributyrine est un liquide neutre, huileux, d'une odeur analogue à celle des composés précédents, d'un goût piquant, puis amer.
BUTYRIQUE [rik — du lat. butyrum, beurre) adj. Se dit d'un acide trouvé dans le beurre : Acide butyrique.
— Encycl. Chim. Acide butyrique. La théorie fait prévoir deux acides butyriques isomériques. On en connaît en effet deux : l'un est l'acide butyrique normal dont la formule développée est CH'-(CH"J'-CO.OH ; l'autre l'acide isobutyrique (CH')'5CH-C0'H , tous deux sans action sur la lumière polarisée.
1° Acide butyrique normal ou Acide propylformique. Il existe à l'état de butyrine dans le beurre do vache ; il se forme dans la fermentation des glucoses, 1 o.xydatiou de la caricine, la saponification de 1 essence de panais; il se trouve dans la glycérine brute d'oii on peut l'extraire ; une hydrogénation incomplète de l'acide succinique donne aussi l'acide butyrique normal. Il se produit encore dans la distillation des acides bruts provenant de la saponification des graisses neutres par l'acide sulfurique.
2» Acide isobutyrique ou isopropylfonnique. Cet acido peut se retirer du fruit du caroubier par simple distilKv tien ; on l'obtient au moyen du cyanure d'isopropyle, ou
du dédoublement de " — ' ■"-"" "
On peut enfin le de fermentation.
On peut séparer les deux acides par nno distillation fractionnée, l'acide normal bouillant 4 160» et l'acide isobutyrique à 155°; mais c'est surtout par leurs sels do calcium que les deux acides sont faciles à distinguer et à séparer. La solution de butyrate normal concontrée à froid se trouble à 100° ; elle cristallise avec une molécule d'eau
(C'H'O')'Ca-l-H'O; l'isobutyrate est plus soluble à chaud qu'à froid et cristallise par refroidissement avec cinq molécules d'eau (C'U-0')'Ca-f5U'0.
BUTYLÈNE — BUTYRYLE
— Ether» butyriques. Lo butyrate d'élyle C'iro'.C'H» est employé industriellement comme ossonco de fruit. On peut le préparer par la méthode générale d'éthéntication on distillant l'acide butyriquo ou lo butyrate do sodium avec de l'alcool on présence do l'acide sulfuriquo. On peut aussi l'extrairo dos fruits du caroubier. Les fruits, réduits en bouillio avec do l'eau, sont, après quelques jours do macération, additionnés du quart de leur poids de craie ; il s'établit uno fermentation butyrique et au bout de six semaines on peut distiller lo tout avec de l'alcool (un peu plus que lo poids dos fruits) et do l'acide sulfurique (trois quarts du poids des fruits); lo liquide qui passe est du butyrate d'éthy'o. Le butyrate normal bout vers lis», l'isobutyrate vers 112°.
Le butyrate d'oc/yfe C'H'O'.C'H" n'est autre chose que l'essence do panais. On l'obtient on distillant les graines en présence do la vapeur d'eau.
BUTYRIQUE (FERMENTATION et FERMENT). La fermentation butyrique est la transformation do certains corps (sucres, matières amylacées, albumines, acides lactique, tartrique, citrique, etc.) en acide butyriquo (C'H'O") ot en combinaisons accessoires sous l'ioflucn ce do divers microorganismes et spécialement du bacillus amytoebaler. Suivant qu'il s'agit do sucres (I), ou d'acides organiques (II), on a:
(I) C'H"0' = C'H'O* + 2C0' -i H' glucose. acide
butyrique.
(II) 2(C'H'0')'Ca+II'0=(C'H'0')'Ca+Co'Caf3CO'-h4H',
Le bacillus amylobacter, agent de (.
est uno bactérie, en bâtonnets étroits, cylindriques et mobiles, dent chaque élément, quand survient la sporulation, se renlio en massue à une de ses deux extrémités (bactérie en tète) et no donne qu'une seule spore. 'V. amylobacter.
La fermentation butyrique intervient dans le rancissement du beurre et la préparation des fromages (v. fromage), dans la décomposition des plantes du sol et des débris végétaux dont il détruit la cellulose, grâce à la sécrétion d'une diastase qui transforme la cellulose en dextrino et en glucose, propriété du reste utilisée dans certaines industries. CV. rouissage.i D'après 'Van Tieghem, l'existence de co bacille dans le tube digestif des herbivores explique pourquoi ces animaux sont capables d'utiliser, au moins partiellement, la cellulose et do s'en nourrir. Enfin, le bacillus amylobacter intervient encore dans la décomposition des matières albuminoïdes et dans la fermentation putride. V. pctréfaction.
BUTYRITE n. f. V. BEURRE (Miner.)
BUTYROLÉINE (du lat. butyrum, beurre, et ofeiim, huile) n. f. Principe qui entre dans la composition de l'acide butyroléique.
BHTYROLÉIQUE (i A — du lat. butyrum, beurre, et oleum, huile) adj. Se dit d'un acide retiré du beurre par saponification. Il diffère de l'acide oléique en ce qu'il ne donne pas, comme lui, d'acide sébacique par distillation.
BUTYROMÈTRE (du lat. butyrum, beurre, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument inventé pour déterminer la richesse du lait en beurre.
— Encycl. Le butyromètre a été inventé par un pharmacien de Fécamp, nommé Marchand. II so compose d'un tube de verre gradué dans sa partie supérieure. On remplit d'abord lo tiers inférieur de lait, auquel on ajoute une goutte do dissolution de soude caustique à 36» de densité ; on agite lo mélange; on verse dessus un volume d'éther égal à celui du lait, et en agite de nouveau ; on ajoute enfin une égale quantité d'alcool de 86° à 90° centésimaux; on agite et on laisse reposer le tout. Au bout d'un certain temps, on voit surnager toute la partie huileuse, plus ou moins colorée en jaune, et qui devient bientôt transparente. En comparant le nombre de degrés occupés par cette partie surnageante avec un tableau dressé par 1 inventeur d'après des expériences faites avec soin, on connaît la richesse du lait en beurre.
BUTYRONE (du lat. butyrum, beurre) n. f. Nom donne à l'acétone butyrique. Syn. dipeopylcbione , pbopylbu-
TYRYLE.
— Enctcl. La 6u<yrone a pour formule : C'H'-CO-C'H". Quand on distille 100 parties de burytrate de calcium sec, on obtient 42 à 43 parties do butyrone brute, qu'on rectifie plusieurs fois, jusqu'à ce que son point d'ébullition soit devenu constant à 144». On peut l'obtenir en faisant réagir le chlorure de butyryle sur le zinc-propyle et en décomposant le produit obtenu par l'eau glacée." Le meilleur procédé de préparation consiste dans l'emploi du chlorure de butyryle et du pcrchlorure do fer. La butyrone est un liquide incolore et limpide, son odeur est pénétrante ; cllo brûle avec une flamme lumineuse et elle est presque insoluble dans l'eau, tandis qu'elle so dissout en toute proportion dans l'alcool. Elle s'enflamme immédiatement au contact de l'acide chromique. Co composé a pour isomère l'isoiii-
' ■ ^Icétone (CII')'CH-CO-CH(CH')',
'isobutyrate de calcium.
BUTYRONITRILE (du lat. butyrum, bourre, et do niire) n. m. Liquide huileux obtenu en chauffant du butyrato d'ammoniaque ou de la butvramide de phosphore anhydre. II a pour formule : CH'-(Cll')'-CAz.
BUTYRONITRIQUE (du lat. butyrum, beurre, ot de nitre) adj. Composé obtenu par l'action do l'acide nitrique sur la butyrone.
BUTYRONYLE 1
BUTYROPINAKONE (de butyrique, et pinakone) n. f. Corps cristallisablo ayant l'apparence et l'odeur du camphre, qui se forme, concurremment avec l'alcool pseudobutyliquo, dans la réduction de la butv gène naissant.
BUTYROSPERME (sperm' — du lat. butyrum, beurre, et du gr. sperma, semence) n. m. Genre de sapotacées, renfermant un arbre à suc laiteux do l'Afriquo tropicale.
BnTYRYLE(rad. butyrique; An lat. iu/yrum, beurre) n. m. Radical ayant pour formule C'UO, et qui est susceptible de deux états isomériques qui se révèlent dans les deux acides butyriques : lo butyryle normal, et Visobuiyryle.
— Encycl. On a réussi à isoler le radical C'UO des dérivés de l'acide butyrique, mais pas d'une façon permanente,
tyrone on di-isopropyi qu'on prépare en distifla
m. Radical hypothétique de la buiy-
par l'hydre-
BUTZBACH
BUZET
car, à peine mis en liberté, il se double et forme du dibuturyle. Ce corps (C'H'O)' s'obtient par l'action de l'amalgame de sodium sur le chlorure de butynjle. On chauffe légèrement, on obtient une masse visqueuse, on distille pour éliminer l'escès de chlorure, on ajoute une solution de carbonate de soude, et l'on peut recueillir alors une huile qui surnage. Elle est aromatique, peu soluble dans l'eau. BuTZBACH, ville d'Allemagne (gr.-duché de Hesse- Darmstadt) ; 2.830 hab. Fabrication de bonneterie, tissage ; tanneries. — En 1796, victoire des Français sur les Au-
BûTZOW (lat. Beucinum, Buxonium), ville d'Allemagne (gr.-duché de Meclilenbourg-Schwerin), au confluent de la Warnow et de la Nebel ; 5.250 h. Papeterie. (Beaucoup de huguenots français s'y réfugièrent à la fin du xvii' s.)
BUVABLE adj. Fam. Potable, qu'on peut boire, qui est passable comme boisson : Vin qui n'est pas buvabliï.
BUVANDE ou BUVANTE (du lat. bihenda, même sens) D. f. Nom donné, dans quelques provinces, à la piquette : Faire la bovande.
BUVANT (l'an), ANTE (du lat. bibens, d'où sont venus levant, beuvant et buvant) adj. Qui boit; qui est en train do boire :
Le souper hors du chœur chasse les chapelains Et de chantres buvants les cabarets sont pleins.
BUVARD {var' — rad. buvant) adj. Se dit d'un papier mou, non collé, qui est propre à boire, à sécher l'écriture fraîche : Papier buvard.
— n. m. Sorte d'album, de grand cahier composé de feuilles de papier buvard reliées.
BUVAT (Jean), copiste à la Bibliothèque nationale, né à Châlons-sur-Marne en 16G0, mort en 1729. Employé comme copiste par les membres do la conjuration de Cellamare, il dénonça tout à Dubois. Il a écrit un Journal de la Régence.
BUVEAH (vo) n. m. Techn. Syn. de biveau.
BUVÉE (rad. buvant) n. f. Sorte de boisson alimentaire pour les bestiaux, formée de son, de farine, de criblures, etc., délayés dans de l'eau. (Ce breuvage s'emploie do préférence pour les jeunes animaux mis en sevrage et pour les bêtes à l'engrais.)
BUVERIE {ri) n. f. Réunion, partie de plaisir où l'on boit beaucoup, il Action Je boire (l'anc. forme était beuverie).
BUVETER v. n. V. DUFFETER.
BUVETIER (li-é), ÈRE n. Celui, colle qui tient une bu-
— Buvetierde la cour des Monnaies. Hist. Emploi créé en titre d'office héréditaire par édit de mai 1704, supprimé
BUVETTE (véf— rad. buvant) n. f. Nom donné à de petits établissements où se débitent des boissons, des aliments, et qui se trouvent principalement dans les palais de justice, dans les palais législatifs et dans les gares, ii Casier divisé en un certain nombre de compartiments, dans chacun desquels les cafetiers ou cabaretiers placent des flacons pleins.
— Dans les stations thermales, Endroit où l'on va boire les eaux.
— Fam. Petits coups que l'on boit à plusieurs reprises. Il Repas que l'on fait entre amis pour se réjouir : Les
statuts des métiers défendaient aux jurés de faire des bd- VETTES. (Ces deux sens ont vieilli.)
— T. rur. Nom donné, dans certains départements, à la boisson que l'on appelle piçKeife, buvande ou buvante.
BUVEUR, EUSE n. Celui, celle qui boit, qui aime à boire : Un franc buveur.
Tous les méchants sont buveurs d'eau,
C est bien prouvé par le déluge. Désaugiep.s.
— Fam. Vin qui rappelle son buveur. Bon vin qui excite
BUVEUR n. m. Entoni. Nom vulgaire d'un papillon, le bombyx potatoria. il On dit aussi buveuse.
— Ornith. Buveur d'huile, Espèce de hibou qui hante les vieux murs, et passe, dans les croyances populaires, pour
3s lampes d'église.
traitées par les peintres des diverses écoles serait h' Buveur hollandais, lu Louvre); — le iiis Hais (galerie
d Arenberg, a Bruxelles), - un autre Buveur, de Frans Ha s, d un aspect très réjouissant. (A fait partie de la collection do W. Burger) ; - le Buveur endormi, tableau de Brauwer {musée d'Avignon); - les Buveurs flamands , lableau de Teniers (musée d'Anvers). [Ce tableau a été çravéi par Ph. Lebas, sous le titre de Sixième vue de /■tenrfre.]— Teniers a représenté beaucoup d'autres sujets du même genre ; tel est le Buveur fumant, du musée do IMadrid, hthographié par Célestin Nanteuil, et les compositions analogues gravées par Van den Steen, Corvn Boel, Lisebetten, Pierre Chenu. Bassan, etc. — Citons aussi les Buveurs de punch, célèbre gravure de William
Hogarth. Onze personnages de toutes conditions : militaires, commerçants, membres des quatre facultés, sont réunis autour d'un immense bol de punch placé sur une table ronde, recouverte d'une nappe. Hogart a su exprimer avec un art mhni les diftérents degrés de l'ivresse en im- Pî?"^^?^ ^""' «chaque physionomie une nuance particulière d hébétement. (Cette estampe, que l'on a intitulée quel-
3uefois la Conversation de minuit, ou encore l'Assemblée es buveurs de punch, est devenue assez rare et atteint des prix élevés dans les ventes publiques. 11 en a été fait plusieurs copies ; une, entre autres, sur bois, par Emile Deschamps, pour l'Histoire des peintres de toutes les écoles.) — Célèbre tableau de Velazquez, connu en Espagne sous le titre de los Bebedores ou los Borrachos (les Ivrognes), au musée royal de Madrid.
BUVOTER ou BUVOTTER (t'o-té) v. n. Fam. Boire à petits coups et souvent.
BUXACÉES (du lat. buxus, buis) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ligneuses ou herbacées, à feuilles opposées ou alternes, à fleurs unisexuées, apétales ou nues, à étamines hypogyoes, en nombre égal ou supérieur à celui des sépales. Disque nul. Loges ovariennes à un ou deux ovules descendants, à micropyle intérieur et supérieur. Fruit sec ou charnu. H. Bâillon range dans cette famille les genres buxus (buis), pachysandre, sarcocooue, simmondsie, et stylocère. — Une buxacee.
BUXBAUM (Jean-Christian), botaniste allemand, né en 1694 à Mersebourg, mort en 1730. Il fut appelé en Russie par Pierre le Grand, reçut une chaire à l'université de &aint-Petersbourg, prit une part active à la fondation do 1 académie des sciences de cette ville (1724), puis parcourut la Russie, une partie de la Sibérie et la Turquie (1726), pour en étudier la flore. Son ouvrage le plus important est intitulé : Ccnturix quinque plantarurn minus cognitarum circa Byzantium et in Oriente observclarum (1728-1840).
BUXBAUMIACÉES [buk-sbâ) n. f. pi. Tribu de mousses ayant pour type le genre buxbaumie. — Une buxbaumiacée. BUXBAUMIE (buk-sbâ — de Buxbamn, n. pr.) n. f. Genre do mousses, de teinte brune, vivant en gazons, peu serrées sur la terre ou en touffes sur le bois en décomposition, dans les régions septentrionales et tempérées de 1 Europe et de l'Amérique.
BUXÉES ou BUXINÉES n. f. pi. Bot. Syn. de buxacées. BUXHŒVTOEN (Frédéric-Guillaume, comte de), foldmareclial russe, né à Magnusdal (Livonie) en 1750, mort on 1811. Entré au service en 1769, général en 1789, il battu, 1 année suivante, les Suédois, sous les généraux Hamilton et Meyerfeld, combattit en Pologne de 1792 à 1794 sous les ordres de Souwarov, eut le gouvernement du pays après sa soumission, et montra une certaine modération. C'était lui qui commandait l'aile gauche des Russes a Austerlitz. A la suite du traité de Tilsit, Buxhœwden fut charge de soumettre et d'organiser la Finlande (1808-1809). BUXIÉRES-LES-MINES, autref. BuXIÈRE-LA-GRUE comm. de l'Allier, arrond. et à 31 Itil. de Moulins, entre le Bandais et le Morgon ; 3.096 ha'o. Ch. de f. Moulins à Cosne-sur-l'Œil. Mines de houille ; fabrique de schiste bitumineux, tuilerie mécanique, mculins. Eglise romane. Ruines du château de la Condemine.
BUXINE (ksin-— du lat. buxus, buis) n. f. Alcaloïde extrait des feuilles ou de l'écorce du buis.
— Encycl. La buxine a été découverte en 1854 par Fauré et Couerbe. En traitant l'écorce du buis par l'acide sulfurique étendu, on peut extraire différents alcaloïdes, dont la buxino. D'après Bartaglia, à côté de la buxine SB rencontrent la. parabuxine, la buxinidine, la parabuxinidine. Ce dernier corps seul cristallise en petits cristaux microscopiques qui colorent en rouge le papier de curcuma. La buxine se présente en poudre amorphe très amère, presque insoluble dans l'eau, colorant en bleu la teinture de tournesol et provoquant l'éternuement.
BUXINIDINE {buk-si) n. f. Nom donné à l'un dos alcaloïdes extraits des feuilles et de l'écorce du buis.