III . ; Mil I I II enfln se rendre et, condamné à mort
l'iii- II-- \ainiiueurs, aurait demandé et obtenu un sursis |iMur iiiiitre ses atfaires en état. A l'expiration du délai, il MMMii \i'iiu se remettre entre les mains de ses ennemis, ijui laiiiaient enterré vivant. Des documents établissent a\ec certitude qu'Albert Byling a vécu à Schoonhoven postérieurement à la dato qu'on assigne à son supplice.
Bynaius (Antoine), philologue hollandais, néàUtrecht on 1654, mort à Deventer en 1698. Ministre plénipotentiaire, il professa la théologie et les langues orientales à Deventer. Son principal ouvrage est Somnium de taudibus critices (16S2), curieux écrit sur la critique.
Byng (Georges, vicomte Torrington), amiral anglais, no à Wrutliam en U'.iKi, mort en n.is. Partisan déclaré ilu (iiiM ■ .iiiiMii.i-, il -■ .1, rii;.,i ,1 I ,\ rineut dos négocia- Il I ■ I , 111,1, . ■, , : , il participa à la
L I -.1 , . I . I .|.,,. il. I I |. ni. Gibraltar (1704).
l'i.fi. .nui l'iMiijiuli .1 1.1 cl.aïuUi'c dos communes, do iMi. :i iT.'i. Promu amiral on nio, créé baronnet en 1715, il diirumt la flotte espagnole à Messine et contrecarra les entreprises d'Alberoni en Sicile (1718-1720). n fut alors comlilé d'honneurs et reçut, notamment, les titres de . vieomto Torrington . et . baron de Southill » (1721). — Sou lils. John- Byng, né en 1704. mort ou 1757, fut aussi un marin estimé. Amiral en 1756, il fut chargé do secourir Wahon. assiégé par les Français. Il ati flotte de La Galissonnière, mais il fut -"-
taoua la ut Dattu,
n M ihiin .i|.i Mil, 1, Cet échec excita on Anglotorro une tollo
; , le gouvernement traduisit Byng devant
Il, qui le condamna à mort, bien qu'il eût
i.iii Il ...II. 1,11 malheureux amiral fut arquebuse à
i.ui.l -lu ;.ii....ra.i i<: Monarque.
BynKERSHOEK (Cornélis van), jurisconsulte hollandais, né à Middelbourg on 1073, mort & La Haye on 1743. Il se lit un si grand renom de savoir et d'éloquence que le tzar Pierre le Grand voulut l'attirer en Russie. En 1703, il devint membre et en 1724 président do la haute courdo Hollande. Ses ouvrages de jurisprudence peuvent encore élro consultés aujourd'hui. Il a publié : De foro legatorum (1702), traduit en français parBarbeyrac ; De dominio maria ( 1703) ; n'-jT-ntinnea juria romani (1710) ; Qusestionea juria pu-
iiYNNl II. m. Grande espèce do barbeau habitant le Nil,
Il i.' nom scicntilique est barbua bynni. (Le bynni est le
;i,,.i/.j.us d'Athénéo; ses restes, embaumés, comptent
parmi les momies les plus communes, dans les hypogées
do la vieille Egypte.)
BynS (Anne), femme poèto flamande, née à Anvers,
posa des 1 ..]■ . ... .. I I ... .. i.i .1 I iiiii..ii,i:isme, qui
ont beau. II., i i Ilamande.
Ses priiii- 11. I . M I ' .. ■ ! jin'uxpelit
liuro (ISï'.ii, ii.i mil 111 I Mil, i.. m / ... , sipulclier
landgrav
ByrD (William), musicien anglais, né vers 1538, mort on 1G33. Devenu organiste de la cathédrale de Lincoln on 1563, il alla à Londres en 1569 pour faire partie de la chapelle royale, dont il fut nommé organiste en 1575, conjointement avec son maître Tallis. Byrd ne fut pas moins remarquable par sa fécondité que par lo talent dont il lit preuve : il a publié trois messes à plusieurs voix, des motets, des hymnes, des psaumes, des chansons de divers genres à trois, quatre, cinq et six parties, plusieurs recueils do chants sacrés, des madrigaux, toutes compositions d'un grand style et d'une rare beauté. Le Virginal Bootc de la reine Elisabeth, dont le manuscrit se trouve à Cambridge, contient soixante-dix pièces de Byrd pour l'orgue ou la virginale, et le Virginal Book de Nevill en renferme vingt-si.\. Le British Muséum possède en manuscrit plusieurs oeuvres importantes de Byrd.
ByrGE, Byrgi ou BurGI (Juste), mathématicien suisse, né à Lichtensteig en 1552, mort en 1632. H fut un des plus habiles constructeurs d'instruments de mathématiques de son temps, et fut employé, à ce titre, par le ' Hesse Guillaume l'y, puis par l'empereur, son mécanicien en 1597. Byrge passe pour compas de réduction.
ByrOM ou Byron, poète anglais, né en 1692 à Kersall, près do Manchester, mort en 1763. Il donna longtemps, pour vivre, des leçons de tachygraphie d'après une méthode de son invention, et devint membre de la Société royale. On lui doit de jolis vers, de petits poèmes, dont un certain nombre ont été recueillis et publiés après sa mort, ainsi qu'un journal et des lettres.
Byron (le commodore John), navigateur et vice-amiral anglais,néenl723,mortàLondresenl786.Embarqué comme midshipman sur l'escadre de G. Anson, en 1741, Byron lit naufrage sur la côte occidentale de la Patagonie, puis arriva à Tile Chiloë, fut retenu pendant trois ans et ne regagna l'Angleterre qu'en 1745. Après s'être distingué dans les guerres contre la France, il reçut le commandement d'une expédition de découverte dans les mers du sud, expédition au cours de laquelle Byron, entre 1764 et 1766, explora les côtes de la Patagonie, de la Terre de Fou, les îles Falkland, le détroit de Magellan, découvrit plusieurs terres nouvelles et accomplit le tour du monde. Il fut ensuite nommé gouverneur de Terre-Neuve (1769) et, au cours de la guerre d 'Amérique, vice-amiral (1779). Le récit de ce voyage parut en 1766 : Voyage round the Vi''orld in tbe years 1733-1746, et Suard le traduisit en français dès 1769.
Byron [Bai-ron'] (George Gordon, lord), poète anglais, né à Londres en 1788, mortàMissolonghien 1824. Elevé d'abord de la façon la plus capricieuse par sa mère, qu'avait abandonnée son mari, il fut ensuite envoyé à Harrow, puis à Cambridge. Dès 1807, il publia son premier volume de vers : Meures de paresse {JBours ofidleness), qui fut vivement critiqué dans la «Revue d'Edimbourg». Il riposta par sa violente satire : Bardes anglais et critiques écossais, et, au milieu du succès de scandale qu'elle lui valut, partit soudain pour l'Orient. Il en revint avec les deux premiers chants du Pèlerinage de Childe Barold, qui parurent en 1812 et excitèrent l'admiration, tant par la richesse des descriptions que par l'intensité des sentiments et la hardiesse des idées. De 1813 à 1815, il produisit te Giaour, la Fiancée d'Abydos, le Corsaire, Lara, le Siège de Corinthe, Pnrisina, brillants poèmes
.maints passages empreints 0 iiin- \ i.i ■ l :ai ;. ir. Quant aux deux derniers chants de Childe Jimuid. ns sont do beaucoup supérieurs aux premiers : la déclamation a disparu, et l'histoire, la critique et l'art sont j>artout brillamment mêlés aux plus maîgnifiques descriptions do la nature. La même année, Byron écrivit ilaseppa, Beppo,
peu trop uniformesot mélodramatiques, mais tout vibrants de passion.En 1815, ilépousa miss Milbanke (1792-1860), mais, un an après, lady Byron rompit avec lui, ot, bien qu'on n'ait jamais su la vraie cause de cette rupture, elle provoqua une telle explosion d'indignation contre le poète, qu'il quitta son pays pour n'y plus retourner.
Après avoir visité Bruxelles et Watelloo, il se rendit en Suisse, où il écrivit le troisième chant do Childe Harold, le Prisonnier de Chillon, le Béip . Snnnfl nn l„r Léman, puis on Italie, où il compos
pr.)i
. Genre,
BUZIAS — RYRSOPINES
conte vénitien pétillant U'criprir, et le commencement de Don Juan.
Aimé do la jonno comtesse Guiccioli, il la suivit à Ravcnno, ot composa, on 1820 ot 1821, trois drames historiques : Marin» Faliero, les Deux Fotcari et Sardanapate, et doux mystères: le Ciel et la Terre, ot Caln; mais son
génie est trop subjectif pour être vraiment dramatique, 'est dans C'aîn qu'il s'est élevé lo plus haut. 11 y sondo avec audace les problèmes du bien et du mal, et rovêt son scepticisme dos plus éclatantes couleurs. De 1821 à 1823, il écrivit la Vision du jugement, sanglante réponse aux attaques de Southcy ; un nouveau drame, WerTicr, la seule do SOS pièces qui ait réussi sur la scène ; fAge de bronze, l'Ile, et termina Don Juan, la plus populaire do ses œuvres, mais non la plus parfaite, étrange mélange do sérieux ot de boulfoniicrio, do cynisme et do tendresse, où il se moque do tout et de tous, sans s'oublier lui-même.
Epuisé par des excès indignes do son génie, il tenta onlin un effort pour s'y arracher, et offrit ses services i. la Grèce dans sa lutte contre la Turquie; mais l'air pestilentiel do Missolonghi affecta sa santé, ot la fièvre l'enleva le 9 avril 1824. Ses restes, envoyés en Angleterre, furent déposés dans le caveau de sa famille, près do Newstead-Abbey.
Les défauts do Byron sont nombreux. Mais, si sa langue ne révèle nul efl'ort pour arriver &. la perfection, il trouve souvent la perfection sans la chercher; si ses idées ne sont pas toujours originales, il les rend siennes par la passion avec laquelle il les exprime; si ses sujets et ses personnages mannuent d© variété, la façon dont il traite les uns et fait parler les autres varie à l'infini. L'énergie de son âme, la puissance do son imagination se révèlent partout dans son œuvre, et, malgré toutes ses imperfections, il restera un des plus grands poètes du xrx* siècle.
— BiBLiOGR. : C. Gordon, Life and geniua oflord Byron, iSOS-ieii (Londres, 1824); Marquis do Salve, Im-d Byron en Italie et en Grèce, etc. (Londres, 1825); comtesse Guiccioli, My liecollectiona of lord Byron (1868).
Byron (Henry-James), auteur et acteur anglais, né à Manchester en 1834, mort à Londres en 1884. Il écrivit entre autres deux comédies : Guerre à outrance (1866), et Cent mille livres sterling {1961). En 1869, il parut comme acteur dans un drame de lui : Pas si bête qu'il parait, et fut un des comédiens et des auteurs dramatiques les plus populaires de Londres. Parmi ses pièces les plus applaudies, citons : Une dame américaine (1874) ; Vieux matelots (1876) ; Un sot et son argent (1880) ; Nos jeunes gens (1880).
BYRONIE (de Byron, n. pr.) n. f. Genre d'ilicinées, voisin des ilex, renfermant des arbustes glabres des iles Sandwich.
BYRONIEN, ENNE (K!-!n, en") adj. Qui appartient à lord Byron ; qui aie caractère de sa poésie, de son stylo ou de son imagination sombre et rêveuse : Le genre byronikn me semble un peu bête. (L. Veuillot.)
— n. m. Partisan de lord Byron, de son genre. BYRONISME {nissm' — de l
école littéraire de lord Byron.
BYRRB n. m. Vin cuit, à base de quinquina et d'amers, couleur brun foncé, constituant une liqueur dite apé-
BYRRHE ou BYRRBUS (rusj — du lat. byrrhus, casaque rousse: n. m. Genre d insectes coléoptères clavicornes, type de la famille des bifrrhidés, comprenant une trentaine d'espèces de taille assez grande.
— Enctcl. Les byrrhes sont arrondis, globuleux, recouverts d'une pubescence serrée grise ou roussâtre, parfois dorée ; ils sont répandus surtout en Europe. Nous citerons : le byrrhus pitula, commun dans les lieux secs (toute l'Europe) ; lo byirhus murinus (France).
BYRRBIDÉS (rad. byrrhus) n. m. Bjrrhc (gr d'un tiers) pi. Famille de coléoptères clavicornes, renfermant des formes de uille petite ou moyenne, globuleuses, présentant de grands rapports de formes et de structure avec les chrysomélides. — Un btrrhidb.
— Encycl. Les byrrhidés sont de régime phy lopbage ; ils se nourrissent, à l'état de larve, de mousses ou de racines ; les adultes vivent la plupart du temps dans les lieux arides, parfois au bord des eaux. Répandus sur tout le globe, ils sont représentés en Europe par plusieurs genres : nosodendron, byrrhus, limnichus; etc. On peut diviser les byrrhidés en trois tribus : nosodendriués, byrrhinés, limnicUinés.
ByrSA, nom donné à la citadelle de Carthage. V. Car-
BYRSANTHE (du gT. iiirsa, bourse, et anihoa, fleur) n. m. Genre de bisacéès, renfermant des arbrisseaux de l'Afrique tropicale et occidentale.
BYRSOCARPE (du gr. bursa, cuir, et karpos, fruit) n. m. Geure de connaracées, réuni aux rourécs dont il ne consti-
BYRSONYME (du gr. bursa, cuir, et onoma, nom) n. m. Genre de malpigliiacées, comprenant des arbres ou des arbustes quelquefois sarmenteux, originaires de l'Amérique.
— Encycl. Beaucoup possèdent une écorce riche en matière colorante rouge ot en tanin. On emploie l'écorce ou byrsonyma crassifolia contre les fièvres, contre la morsure du crotale ; les fruits du byrsonyma spicata contre la dysenterie.
BYRSOPAGE (du gr. bursopagès, couvert de cuir) n. m. Genre d insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, comprenant trois ou quatre espèces de charançons habitant lo nord de l'ancien monde. Nous citerons le byrsopages ventricosus de Daourie.
BYRSOPINÉS (rad. byrsops) n. m. pi.
Tribu d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, ren-
des hanches inlermédiairea. — Un byrsopink.
BYRSOPS — BYZANTIN
BYRSOPS {sopss — du gr. bursa, cuir, et âps, apparence) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des byrsopinés, comprenant vingt-six espèces de charançons sud-africains, dont on peut prendre le iiyrsops Hopei de Cafrerio comme le représentant.
BYSSACÉES n. f. pi. Famille de plantes cryptogames, du groupe des lichens, et dont quelques genres sont encore souvent rapportés aux algues. {On dit aussi bïssées, et
BYSSYNÉES.) — Une BYSSACÉE.
BYSSE n. m. Bot. V. btssus, el btssoïdes. BYSSIFÈRE (de byssiis, et iu la.t. ferre, porter) adj. MoU. Qui est muni de by ssus ; Mollusque BTSSiFÈRE.(Peu us.)
BYSSOCLADIE {dl — de bijssas, <
n.f. Genre de champignons, caractérise par des filaments étalés en forme d'étoile, rameux, cloisonnés, recouverts çà et là de spores, et comprenant une seule espèce, la byssocladie fénestrale.
— Encycl. Le genre byssocladie n'est fondé que sur une espèce, la byssocladie fénestrale, qui croît sur les vitres des fenêtres exposées à l'humidité. Ce cryptogame pan, ou des excréments d'un insecte, ou de quelques particules végétales déposées sur la surface du verre.
BYSSO'lDE (de byssus, et du gr. eidos, aspect) adj. Bot. Qui ressemble à un byssus, par sa forme ou par sa nature. Il On dit aussi byssoïdénè, ée.
— Zooph. Eponqe byssoide, Eponge oblongue, étalée, à tissu liche et libréux.
BYSSO'IDÉS n. m. pi. ou BYSSOIDÉES n. f. pi. Bot. Famille de champignons comprenant les hypbomycètes des anciens auteurs, et qu'on divise en muc'édinées, mucorinées et asconémées.
BYSSOUTE (du gr. bussos, lin, et lilhos, pierre. — L'orthogr. étymol. serait byssolithe) n. f. Substance fibreuse qui est une sorte d'amphibole à base de magnésie, de chaux et do fer, que la plupart des minéralogistes rapportent à l'actinote. (Pour l'aspect, la byssoUle rappelle beaucoup l'asbeste ; c'est pour cela que Lamettrio l'appelait amiantoide, et Haiiy asbestolde. Elle est vert olive ou jaune do rouille, et se trouve dans les Alpes.)
BYSSOTHÉCIUM (si-om" — du gr. iiissos, tissu fin, et Mkion, étui) n. m. Genre de champignons pyrénomycètes, famille des sphëriées.
— E.NXYCL. Selon de Seynes, ce nom a été donné par Fuckel à V amphisphœria zerbina, qui serait elle-même la formation thécasporée du rhizoctoni
ju'il fait éprouver aux plan •itlièces ascophores de la sphérie apparaissent tourne sur les racines tout à fait pourries de la luzerne, sur laquelle le champignon a d'abord montré son mycélium conidiophore {lanosa nimlis Fr.) en hiver, puis s'est accru autour des racines pendant tout l'été, sous forme de rhizoctonia, donnant naissance à des pycnides. L'espèce causant la maladie de la luzerne est le bissotheciu
BYSSUS [sttss — du gr. bussos, lin) n. m. Comm. Matière textile désignée aussi sous le nom de soie de mer, fournie par certains mollusques lamellibranches. (Cette matière peut se filer et se tisser de manière à en fabriquer des gants, des bas, etc., et autres menus objets de toilette. La faible quantité de byssus fourni par ces mollusques, et son
■ : élevé, l'empochent d'être do consommati'
— Antiq. Etoife très estimée des anciens : Zes étoffes de Lyon valent bien le BYSsns. (Volt.)
— Zool. Fils soyeux sécrétés par une glande dite du byssus, située dans le pied de certains mollusques lamellibranches et qui servent à l'animal à se fixer d'une façon dëlinitive ou temporaire, ou à construire une sorte de nid. Sont pourvus d'un byssus les genres vulselle, marteau, ameute, tridacne, saxicave, jambonneau, etc.
— Enctcl. Archéol. Le byssus (en gr. bussos) était un tissu fait avec des fibres de plantes. Suivant Hérodote, les momies égyptiennes étaient enveloppées dans un
ment des Hébreux, et il est mentionné dans l'Evangile, qui montre le mauvais riche couvert de pourpre et de byssus (S. Luc, XVI, 19). En Grèce, on le cultivait surtout en Elide, et on le travaillait principalement à Fatras ; on s'en servait souvent pour les tuniques des femmes. Suivant Pline, ce linum byssinum de Fatras se vendait au poids de l'or; c'était, semble-t-il, un lin très fin, une sorte de batiste.
— Bot. Linné avait créé le genre byssus, et il y faisait entrer des espèces appartenant à des familles très diverses, que l'on considère maintenant comme des algues, des lichens ou des champignons.
BYSTROPOGON {biss — du gr. bustra, bouchon, et pôr/ân. barbe) n. m. Genre de labiées, dans lesquelles la gorge est fermée par des poils pendant la matu-
— Enctcl. Le genre bijstropogon appartient à la famille des labiées, tribu dos saturéinées-origanées. U comprend quelques arbrisseaux des îles Canaries et de l'Amérique méridionale.
Bystritz, villo d'Austro-Hongrie (Moravie), sur la Bystrilza ; 2.830 hab. Marché important ; toiles et produits agricoles.
BYTHINE ou B'YTHINUS [nuss — du gr. buthios, submergé) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des psélaphidés, renfermant de petites formes vi- ej
bord des e
Le
'ranco, est le bylbinus Bureli
B-YTHINIA n. f. Zool. V. BITHYNIE.
BYTHITE (du gr. buthos, abîinc) n.
des formes ^ dans les grandes profondeurs do la mer et dont l'es-
tes crassus) a été découverte par l'expédition i du a Talisman ».
! des cicadellidés, type d'une trib pinés. (Les bythoscopes, dont on connaît trente-cinq espèces répandues sur le globe, sont de minuscules cicadelles.
BYTHOTRÉPHÈS ( féss — Aa gv. bu thos, fond des eaux, et tréphein, nourrir) n. m. Genre de crustacés entomostracês, sous-ordre des cladocères, habitant les eaux douces. (L'espèce type ■ - - ■ dans '
ueiir.)
Byto-WN, ville du haut Canada, s l'Ottawa, dont cette villo a depuis p le nom. V. Ottawa.
B-YTOWNITE (ta-ou — de Bytou n. de lieu) n. f. Silicate naturel d'alu: fer. La bytownite est un feldspath appartenant à la série des plagioclases, et intermédiaire entre le labrador et l'anorthite.
de chaux et i
BYTTNÉRIACÉES n. f. pi BYTTNÉRIE n. f. Bot. V.
Gen
Bot. V. snETTNÈEE
lal-
pubescentes, propres à l'hémisphère boréal. (Sur les quatre espèces connues de byturus, deux habitent l'Amérique du Nord, et deux l'Europe. La larve du byturus tomentosus d'Europe est parfois nuisible aux framboisiers.)
ByzacÈNE. Géogr. V. Btzacium.
Byzacium. contrée do l'Afrique ancienne, au N.-O. do la Petite-Syrte (golfe de Gabès), au S. de la Zeugitane (Tunisie septentrionale), dont elle était Bjtiii séparée par le relief qui se développe entre la région de Kef et celle de Kairouan. Moins arrosé que la Zeugitane, le Byzacium paraît avoir été surtout un pays d'élevage. La plaine littorale ou Sahel était remarquab'le par le développement de la culture de l'olivier.
BYZANCE. Géogr. V. CONSTANTINOPLE.
Byzance, ou qui haville ou à ses habi- — Encycl. V. Art, Langue et Littérature, à l'article
BYZANTIN (eMPIEE) ou EMPIRE GREC D'OrIENT. Le
jour où Constantin fonda, sur l'emplacement de l'antique Byzance, la ville à laquelle il donna son nom, marque le point de départ logique de l'histoire de l'empire byzantin (330). Par son admirable situation géographique, Constantinople était prédestinée à servir de centre à un grand Etat. D'autre part, l'empreinte profonde dont l'hellénisme avait marqué les provinces orientales de la monarchie romaine fournissait, en constituant une population homogène, un principe de vie et d'unité au nouvel Etat. Enfin, le lien religieux, la profession de la même foi, renforçait encore la communauté de la langue, des mreurs, des idées. Aussi, quand la mort de Théodose (395) sépara officiellement les deux moitiés du monde romain, l'empire d'Orient eut dès l'abord sa physionomie propre : s'il affecta, pendant plusieurs siècles encore, de conserver l'étiquette romaine, en réalité, dès le iv« siècle, il fut grec, il fut l'empire byzantin.
Cet empire byzantin a été souvent jugé avec sévérité. Sans doute, il a eu des vices profonds: l'absence d'une loi précise réglant la transmission du pouvoir y a multiplié les révolutions de palais : la subtilité de l'esprit grec y a multiplié les querelles religieuses, et la confusion, entre les mains de l'empereur, du pouvoir politique et do l'autorité religieuse, a souvent également compromis les intérêts de l'Etat et de l'Eglise. Si cet empire, pourtant, a compté plus de mille ans d'existence (395-1453), ce n'est
Eoint le simple effet de hasards heureux. Serré entre les arbares qui venaient du Nord : Huns, Avars, Slaves, Bulgares, Russes, Petchenègues, et les envahisseurs qui venaient du Midi : Perses, Arabes, Turcs, il a, à tous les siècles de son histoire, soutenu, repoussé, souvent avec éclat, l'assaut de toutes les barbaries, et par sa vigueur militaire, à plusieurs reprises, il a sauvé 1 Europe. A travers les cataclysmes qui l'accablaient, il a été le siège d'une civilisation, la plus brillante peut-être de tout le moyen ige, et dont l'influence s'est fait sentir au loin. « Byzance a été, dit M. Rambaud, pour le monde slave et oriental, ce qu'a été Rome pour le monde occidental et germanique « ; par sa propagande religieuse, par les formes savantes de son gouvernement, par le développement de l'industrie et du commerce, par sa littérature, par ses arts, elle a été l'éducatricc des peuples de l'Europe orientale, et l'Occident latin lui-même lui doit infiniment. Sans doute, la décadence finale est venue, où l'hostilité, l'avidité ou l'indifférence des Latins ont leur part de responsabilité, autant que la lente décomposition ■ ; mais les tristesses de la fin ne doivent pas maître les périodes de grandeur et do gloire, et l'on ne saurait oublier que l'histoire de l'empire byzantin représente la moitié de l'histoire du moyen âge européen. Il faut donc, en étudiant cette histoire, qui a été vraiment renouvelée dans ces derniers temps, écarter les préjugés vieillis qui s'attachent au mot de « byzantin » , on doit à l'empire grec d'Orient plus de sympathie et de justice; avant de le'juger, il faut tâcher de le comprendre, et se souvenir pour cela qu'il est essentiellement, on l'a dit, « un Etat du moyen âge, placé sur les frontières de l'Europe, aux confins de la bar-
fairc 1
barie asi