‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 411 sur 956 · I. Lui · texte numérisé non relu

I. Lui

question

le trouvera sous la

Il no saurait être période plus que mildétail des événements de chaque règne ; on spéciale de chaque empereur.

Tliéodose II

nlo^cân

Il sera plus utile de marquer les grands faits qui dominent cette histoire, d'expliquer les raisons des alternatives de décadence et de grandeur.

— 1. La famille de Tliéodose et tes empereurs de la maisonde Thrace (395-518). Son- 1. m : i> .i faibles successeurs de Théodose : Ai (408-450), Marcien (450-457 son de Thrace : Léon (457- 1 ; (491-518), l'empire romam u sa physionomie propre. Taud do la monarchie tombent i barbares, par une diplomatie habile, mêlée parfois d'une fermeté heureuse, l'empire d'Orient maintient, en face des Huns, des Perses, le prestige qu'il doit à l'héritage de Rome. En même temps apparaît, avec l'ânreté des luttes religieuses, l'établissement de l'autorité impériale en matière de religion. L'Eglise d'Orient s'épuise en stériles discussions sur le dogme (hérésies de Nestorius et d'Eutycliès), mais, dans les conciles qu'elle multiplie, Ephèse (431), Chalcédoine(451), elle abdique docilement aux mains du prince la conduite des affaires ecclésiastiques ; chose grave et grosse de conséquences, quand les velléités dogmatiques du souverain produiront, comme sous Zenon, des troubles profonds dans l'empire, ou amèneront, comme sous Anastase, la rupture avec le pontife romain. Enfin, l'extinction de la maison théodosienne ouvre l'ère des révolutions militaires ou de palais, en mettant la dignité impériale à la merci des intrigues ; et, contre ces maîtres sans autorité, des ^éditions incessantes troublent la capitale.

— 2. ies empereurs de la maison justinienne {^1&-610). Le successeur de Justin I" (518-527), son neveu Justinien, devait, pendant son long règne (527-565), rendre à l'empire ses apparences de grandeur, et, par ses magnifiques ambitions, interrompre aussi, compromettre peut-être le cours logique de ses destinées. Plein des souvenirs de la grandeur romaine, il rêva de reconstituer l'unité du vieux monde romain, et, en effet, ses généraux reconquirent l'Afrique (533), l'Italie au prix de vingt ans de guerre (536-553), une partie de l'Espagne, en même temps que par la diplomatie et la propagande religieuse, i'infiuence byzantine s'étendait bien au delà des limites de l'empire ; mais le grand effort fait en Occident affaiblissait en Asie la force de résistance de la monarchie contre les Perses, et, malgré les mesures administratives et militaires prises pour couvrir les frontières, les barbares slaves, huns, bulgares pénétraient au cœur de l'empire, et le prix dont on achetait leur retraite épuisait le trésor. L'œuvre législative de Justinien répondit aux mêmes ambitions de réorganisation romaine, et, si considérable qu'elle soit par ses conséquences, elle aussi, par la prédominance légale rendue à la langue latine, elle n'arrêta pas l'évolution presque fatale de l'empire. La politique religieuse, fondée sur le rétablissement de l'union avec Rome, s'inspira des mêmes idées directrices. Il faut reconnaître pourtant que, par le développement de l'industrie et du commerce, par le goût du luxe et des constructions, par l'éclat des lettres et des arts, le règne de Justinien marque une époque décisive dans l'histoire de la civilisation byzantine, et que, par le grand effort tenté pour la réforme administrative, par le désir vraiment politique qu'il eut de rétablir l'unité religieuse dans l'empire, par la grandeur de ses ambitions même, Justinien sut comprendre son métier d'empereur. Mais il avait tendu à l'excès les ressorts de la monarchie. Sous ses successeurs, Justin II (565-578), Tibère (578-582), les Avars, les Slaves, les Lombards, les Perses se ruèrent à l'envi sur l'empire, et l'énergique effort d'un prince intelligent, Maurice (582-602), n'aboutit en somme, en mécontentant les troupes, qu'à provoquer une révolution de

— 3. Les empereurs de la famille d'Héraclius (610-717). Dans la crise redoutable qui s'ouvrait pour l'empire, le règne d'Héraclius (610-641) marque, par les triomphantes victoires remportées sur les Perses (622-628), une époque mémorable; mais l'apparition Ho^ Aml.n.^ allait bioniôt réduire à néant ces éphéniri, . ; , - !•. n ::iiii que Héra-

en des querelles théologiqiH ^ i iiii du mono-

thélisme, s'aliènent l'Italu- sai,- -. ■ ni,, in, r i driont, coup sur coup la Palestine, la Syrie, ia iMt-sopuiamie, l'Egypte, Chypre, Rhodes tombent aux mains des Arabes ; déjà l'Afrique est menacée, et les armées des califes paraissent jusque sous les murs de Constantinople. Dans la péninsule des Balkans, la frontière du Danube, battue en brèche depuis la fin du vi" siècle par l'assaut des Avars, fléchit, et la masse des populations slaves, pénétrant comme un coin dans l'empire, s'établit en Dalmatie avec les Croates, en Mésie avec les Serbes, et pousse ses tribus jusqu'en Macédoine, en Thessalie, en Grèce. Vainement, Constantin Pogonat (608-085) défend Constantinople contre les Arabes (669-675): malgré ses efforts, les Bulgares fondent, en 679, un puissant royaume au S. du Danube, et, pendant les trente ans d'anarchie qui suivent son règne (685-717), l'empire semble toucher à la ruine. Dans son domaine, chaque jour plus restreint, cependant, une grave transformation s accomplissait : Justinien avait été le dernier des empereurs romains; ses successeurs du vu" siècle devinrent de plus en plus des souverains grecs. Au moment où les Arabes semblaient près de prendre Constantinople (717), l'avènement de la dynastie isaurienne sauva la monarchie.

— 4. Les empereurs de la dynastie isaurienne (717-867). Sous le règne do deux princes énergiques, Léon III (717- 741) et Constantin IV (741-775) , l'élan de l'invasion arabe, brisé sous les murs do Constantinople (siège de 717), s'arrêta. Le système de la défense reconstitué (régime des thèmes) permit de prendre en Asie une offensive""beureusc contre les musulmans, d'arrêter en Thrace les progrès des Bulgares. Pour rendre toute sa force à l'empire, Léon III et ses successeurs tentèrent une œuvre plus importante encore, source du long conflit, religieux et politique, connu sous le nom de querelle des Iconoclastes, Cette lutte ardente, dont les alternatives se prolongèrent jusqu'en 842, nous est connue fort incomplètement. 11 semble pourtant que les empereurs isauriens ont poursuivi autre chose qu'une simple controverse religieuse. Ils y ont vu, sans doute, un moyen d'agrandir leur autorité au détriment de l'influence ecclésiastique. Sans doute, la tradition dp l'autorité impériale en matière religieuse, l'ardeur do la lutte, l'âpreté de la résistance des moines ont conduit Léon in et Constantin IV à devenir persécuteurs ; il faut remarquer, pourtant, qu'ils ont trouvé appui dans

BYZANTIN

Remparts do Vue intérieure de Sain te- Sophie. — "l. Esliso Saiiit-I-iic et de la T 10. Frontispice de maouscrit 11. Chapiteau de Saint-Vital, de Ravetme

tlp l'Alhos. — *. Mosaïque de l'égUse Saint-Luc. — 5- Egliâe d.-s Saints- A poires, à Salo- II u ir.- (British Muséum). — 9. Couverture d'évanséliaire (trésor de Saint-Marc). — I i !>■ fîiinlher, évèque de Bamberg. — 13. BasUeus byzantin (miniature d'un manuscrit). iu,>saïque de Saint-Vital). — 18. Calice. — 19- Triptyque en ivoire (Louvre).— ; t i,> jour (BibUoth. nat.). — 24. Mosaïque de Saiate-Soplue, — ÎS. David (mmialure, > ciur ^inmiature).

842), la politique impériale reprit to; premiers isauriens, et de profondes ;

oar où la régenté Théodora mi

BYZANTIN

l'aristocratie, dans rarmoc, dans une partie du haut clergé même qui, au concile de 754, prononça la condamnation des im'ages. Ala vérité, sous le régne de l'orthodoxe Irène (180-802), une réaction violente ramena au pouvoir les amis des images (concile de Nicéo[787j); mais sous Léon

(813-820), Miche! II (820-829), Théophile (829-

éprit toutes les traditions des

ifondes agitations troublère jusqu'au terme uelinitif à la lutte par le rétablissement de l'orthc doxie (842). En fait, malgré la réelle importance de lœu vre des princes iconoclastes, les dissensions intestine que fit naître leur tentative eurent pour l'empire de grave conséquences. La rupture entre Byzance et la papautc la perte de l'Italie byzantine presque entière, et, moins d cinquante ans plus tard, la reconstitution de l'empire ro main d'Occident (800), tels furent les résultats d'une pol tique qui obligea les papes à chercher des protecteur clîez les Francs. En Orient, les luttes intérieures rcndi rent confiance aux ennemis du dehors : on revit devan Constantinople les Arabes (783) et les Bulgares (813); tou tefois, l'énergique gouvernement de l'empereur Théopliil rétablit en Asie la situation de l'empire, et avec le trion progrès de la propa issance du .V siôcl

'Z.5. Les empereurs de la dynastie macédonienne (867- 1057). En assurant par une usurpation le trône à sa famille, Basile I" (867-886), assura à l'empire byzantin un siècle et

phe de l'orthodoxie co'ïncidaie gande religieuse. La grande

demi de grandeur et de prospérité. Sa progrès croissant des idées do légitim fut point complètement à l'abri des ré

l'hérédité naturelli une succession de princes (920-914), associé à Constai Phocas (963-969), Jean Tzi ment tuteurs des enfants di (975-1025), le plus énergique de cespr ■--

l'offen

de grands générau

fut débarrassée par Basile I" de la perpétuelle invasion des Arabes, et la sécurité rendue à l'archipel. Les échecs qui marquèrent le règne de Léon VI (886-912) furent glorieusement réparés par les successeurs de ce prince. De l'Asie Mineure, la guerre fut reportée sur l'Euphrate et le Tigre ; la Crète était reconquise (961), Chypre rattachée à l'empire ; Nicéphore Phocas et Jean Tzimiscès réoccupaient laCilicie, la Syrie du Nord, bientôt la Mésopotamie; à la fin du x' siècle, Basile II acheva cette conquête, et soumit, sauf Tyr et Damas, la Syrie entière. Contre les Bulgares, la lutte ne fut pas moins acharnée, ni les progrès accomplis moins considérables. Sans doute, sous Léon VI et sous Romain I", le grand tzar Syméon, poussa ses conquêtes jusqu'au cœur de la monarchie: mais en 972, Jean Tzimiscès reconquérait la Bulgarie danubienne, et Basile II, te Butgaroctone, noya dans le sang, au prix de trente-sept ans de guerre, le puissant Etat fondé par le tzar bulgare Samuel. Egalement vainqueurs des Hongrois, des Petchenègues, des Russes, qu'écrasa Tzimiscès, les empereurs macédoniens reprenaient l'offensive jusque dans l'Italie du Sud, et y rétablis • ••— '

rope, ses possessions étaient plus que doublées, e ' des provinces impériales, toute une série d'Eta i\-, acceptaient la suzeraineté de l'empereur. Enfi:

upd'

conversion de Wladimir (988).

lent, le plus brillant peut-être dan

npiro byzantin, qu'il faut s'arrête

;ion et l'état intérieur de la monarchie. L'empereur est un souverain absolu, vivant représentant de Dieu sur la terre, qui tient à la fois du césar romain, du monarque oriental et du prêtre chrétien. Autour de lui, pour l'assister dans les soins du pouvoir, gravite une foule de dignitaires auliques et de ministres, chefs de cette administration savante et fortement centralisée qui régit l'empire. Au-dessous de ces hauts dignitaires s'échelonnent, en une hiérarchie compliquée, la multitude des fonctionnaires, qui forment dans l'cnipiro une noblesse administrative et héréditaire. Le territoire do la monarchie, partagé en grands gouvernements militaires ou thèmes, est administré par des stratèges qui réunisseni les attributions militaires, civiles et financières, et qui relèvent directement de l'empereur. Pour la défense des frontières, une armée surtout composée de mercenaires, mais solide, bien organisée, bien commandée, comprend plus de 120.000 hommes: enfin une diplomatie avisée et

IX' siècle au milieu du x", jouit d'une prodigieuse prospérité. Constantinople, de l'aveu unanime, était la première ville du monde, l'entrepôt de l'univers. Les monuments de la capitale étaient splendides, le luxe du palais impérial éblouissant, et les pompeuses cérémonies dont l'étiquette enveloppait le basileus frappaient les étrangers d'admiration. Un grand mouvement littéraire et scientifique se développait àl'université de Constantinople. L'éclat de l'art byzantin rayonnait sur tout l'Orient, et l'Occident même lui demandait des modèles. Les ressources financières étaient énormes. Aussi le monde civilisé tout entier s'inclinait devant l'empire ; les souverains d'Europe recherchaient l'alliance des princesses porphyrogénètes, les princes d'Orient se disputaient les titres de la hiérarchie byzantine. Pourtant, un grave événement s'était accompli, gros do conséquences pour l'avenir. L'ancien antagonisme entre l'Eglise orientale et l'Eglise romaine s'était tourné en schisme déclaré. Du confiit soulevé par Photius (857-886) devait fatalement sortir le schisme définitif, consommé par le patriarche Michel Cérularius (1054), et qui, en ruinant pour toujours l'union de l'Orient et de l'Occident chrétiens, contribua fortement à la ruine de Byzance. En môme temps, le développement dans l'empire d'une puissante aristocratie féodale ébranlait le trône des successeurs de Basile II, et, à la faveur d'une anarchie de trente années (1057- 1080), les dangers extérieurs croissaient par la naissance

nés, redoutables et ambitieuses

ciles, Serbes, Turcs Seldjoucides, qui poussaient à ti

l'Asie Mineure jusqu'aux rivages du Bosphore.

— 6. La dynastie des Comnines (1080-1204). Dans cette situation, qui semblait désespérée, l'empire byzantin, une fois encore, fut sauvé par une dvnastie nouvelle. Les grands empereurs de la famille des" Coniiifiies ; Alexis I" (1081-1118), Jean (1118-1143), Manml 11.1 1 ) . par leur énergie, leur bravoure, leur p ■ |, i. .i tenace,

relevèrent Byzance de la ru I iH- . ; un siècle

de gloire et de prospérité. Pla. r , .i.v.,- :< .;, niions difficiles entre toutes, ils luttèrent sau^ ,,u U,.,ui contre tous les adversaires : Normands, Hongrois et Serbes, Vénitiens et Génois, Turcs Seldjoucides. Grâce à leur activité, grâce à leur habile diplomatie aussi, les frontières de l'empire se maintinrent à peu près intactes, et si l'on dut renoncer définitivement à l'Italie du Sud, à la Croatie, à la Dalmatie, la Serbie dut accepter la suzeraineté de Byzance (1151), laBulgarie restait soumise ; en Asie Mineure, on avait regagné le terrain perdu jusqu'aux frontières de la Cilicie (1137), étendu sur la Syrie latine même la suzeraineté grecque, et tel était, sous Manuel, le prestige de l'empire, que Constantinople était vraiment le centre de la politique européenne.

Toutefois, malgré l'effort tenté pour réorganiser les forces de la monarchie, malgré l'éclat de la civilisation byzantine, des causes de faiblesse intérieure, de graves

I hellén

s'affai-

édies sanglantes.

le prestige du trône, brisé sous es éveillera les prétentions à l'autoi économique allait croissant dans l'empire exploité par l'a vidité des marchands étrangers, et ces désastres, s'a joutant aux antipathies religieuses, exaspéraient l'animesite des Grecs contre les Latins. Tout autour de l'empire des voisins puissants naissaient sur ses frontières : la Hon grie, la Serbie, l'empire vlaquo-bulgare, le royaume des Deux-Siciles, toujours prompt à attaquer Byzance ; Venise qui exploitait l'empire et y assurait à des négociants des pri vilèges énormes. Enfin, les croisades, qui coïncident aye< cette période, au lieu de servir l'empire, ne firent qu'ac célérer sa ruine, en avivant les haines entre Grecs et La tins, en divisant les forces que les basileis auraient di consacrer à la lutte contre les Turcs, en introduisant cr Orient de nouveaux ennemis de Byzance. Dès le xii» sic-

. __ ., " . lérir Con

stantinople, vers Byzan néfice un ei .

— 7. L'empire latin de Constantinople et la reconstilitlion de l'empire grec (1204-1261). Sur les ruines de l'empire byzantin s'établit l'organisation féodale d'Occident. Mais, tandis que, en proie aux discordes intérieures, engagé da un conflit ■ ■ ■

'^fX

t donc point de peine à d me croisade et à fonder i

•ième

train

vlaquo-bulgare.

existence, la nationalité hellénique se réveillait. A Trébizonde, à Dycée, en Epire, des Etats grecs s'établissaient : l'ambitieux Michel -VIII Paléologue eut la bonne fortune de reconquérir la capitale (1261) et de restaurer pour deux siècles l'empire byzantin.

— 8. Les derniers temps de l'empire byzantin (1261-1453). Pourtant, l'empire ne devait plus retrouver la prospérité qu'il avait connue sous les empereurs macédoniens ou sous les Comnènes. Territorialement, il était loin d'avoir recouvré les provinces qu'il possédait avant 1204 : les Vénitiens gardaient une partie des Sles, les seigneurs latins une partie de la Grèce, l'empire bulgare une partie de la Thrace, l'empire grec de Trébizonde détenait une partie de l'Asie, et l'ambition de Charles d'Anjou allait bientôt disputer l'Epire à Byzance. La persistance du schisme, auquel Michel essaya vainement de mettre un terme ne fut pas moins fatale à l'empire restauré : sans pitié, sans intelligence, les Latins s'acharneront désormais contre ces Grecs schismatiques, et les Turcs pourront

très causes de faiblesse rend:

Michel VIII (1261-1282) avait itaine et le dernier grand polit

l'armée, abusèrent de leur force pour ravager et dépecer l'empire. Les colonies itahennes, incrustées dans toutes les villes d'e l'empire, troublèrent, par leurs rivalités et leurs jalousies, la capitale et les provinces. Les luttes intestines pour la possession du trône achevaient de ruiner les dernières ressources de l'Etat. En même temps les controverses religieuses détournaient l'attention publique des intérêts essentiels de la monarchie. On conçoit que, parmi tant de causes de faiblesse, Byzance fût de plus en plus incapable de résister à la puissance chaque jour grandissante des Turcs.

La dislocation de l'empire seldjoucide avait laissé quelque répit aux Byzantins : l'établissement des Osmanlis en Bithynie (début du xiv" s.) marqua le commencement de leur ruine. En 1360, Mourad I" établit sa capitale à Andrinople. L'écrasement des Bulgares, puis des Serbes, en soumettant aux Turcs tout le nord de la péninsule balkanique, acheva l'isolement du malheureux empire byzantin. Dès 1397, après le désastre des croisés à Nico- -"-"- Bajazet ^mettait le siège devant Constantinople;

"le coup°de

grâce à l'empire. Constantin Dragazès, le dernier des empereurs byzantins (1448-1453), ne put que mourir en héros sur la brèche de sa capitale prise d'assaut (29 mai 1453). Ce qui restait de l'empire byzantin tomba peu après aux mains des Turcs : le despotàt de Morée en 1460, l'empire de Trébizonde en 1461.

II. Li LiTTÉRATDRE BYZANTINE. C'est entre le IV" et le vi< siècle, sous l'influence d'éléments romains, chrétiens et orientaux, que la littérature byzantine a peu à peu pris ses caractères distinctifs. Fortement engagés encore dans la tradition antique, pourtant par l'esprit nouveau qui les anime, par les transformations de la langue qu'ils emploient, par la nouveauté des formes littéraires ou mé-

■ ■ ■ ' temps pr

ment by

ture de cette pério'de ôfl'rê un aspect singulièrement brillant et varié. Dans le domaine théologique, qui toujours a tenu une place si considérable â Byzance, les Pères de

l'Eglise dé

i^eloppent le dogme et le d

fendent par leur •aphie célèbre k

écrits pelé

miques, tandis que l'hagiog

mérites de la vie monastique. Dans le

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t grammaticale ec Procope, Ag

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e, en Romanes, un des maîtres du lyrisme.

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se de croissance, la littérat

re byzantine a s

physionom

e propre ; elle va pendant éclatante carrière.

six siècles encor

Dès le commencement du ix' siècle, les chroniques monastiques de Nicéphore, de Théophane, etc., et 1 éclat de la littérature hagiographique annoncent le réveil de la vie intellectuelle. Bientôt, dans l'université de Constantinople restaurée, la philosophie, la rhétorique, les mathématiques trouvent place. Au contactde l'antiquité profa

jamais oubliée, à Byzan

3 apparaît

Dès

créatic

opres, :

loppement ininterromp apogée au xii" et aux m dresse, en quelque mani et, moins original par se de vastes collections, 1( c'est le siècle des encyclopédies, composées sous l'ii fluence d'un Constantin Porphyrogénète, encyclopédie historiques, juridiques {tes Sasiliques), ou administrative (livre des Cérémonies), grammaticales (Suidas) ou hagii graphiques (Syméon Métaphraste). Sur ces bases, les sie clés suivants travaillent. Le xi' siècle produit un Pse lus, esprit universel, philosophe et rhéteur, théologien . historien; des écoles philosophiques naissent; l'histoir réduite, au ix" et au x« siècle, à une sèche annalistiqu reprend ficure avec Léon Diacre et Michel Attaliat Psellus. Skylitzès. Ainsi, une véritable renaissance litti raire s'épanouit à l'époque des Comnènes. Comme a temps de Justinien, l'histoire y occupe la première plae avec Nicéphore Bryenne, Anne Comnène, Cinnamos i Nicétas Acominate. "L'étude de l'antiquité est en honnei et trouve des commentateurs tels que le brillant Mich Acominate et le savant humaniste Eustathe de Thessah nique. La grammaire fleurit avec Tzetzès ; le roman, mo depuis un demi-siècle, renaît ; la poésie profane s'essaj en satires, en pièces familières et populaires avec Théi dore Prodrome. Et s'il est vrai que, dans leur ensembl ces productions littéraires manquent un peu de vie et e fraîcheur, en face de cette littérature savante une litt* rature se développe en langue grecque vulgaire.

L'époque des Paléologues, inférieure en profondeur celle des Comnènes, l'égale par la variété de ses produ tions. Le goût de l'antiquité, la recherche savante e

rodu

produ

ïà

^,-3sophes, des grammairiens et des philologues, des rhétoriciens et des moralistes; dans les polémiques religieuses contre les Latins et l'islam, la théologie atteint un développement sans égal. L'histoire est représentée par des hommes comme Georges Acropolite, Pachymère, Nicéphore Grégoras. Dans cette époque de science et d'universelle curiosité, l'activité intellectuelle s'exerce dans les directions les plus diverses ; les sciences sont cultivées avec éclat; et, par l'étendue de leurs connaissances, la variété de leurs productions littéraires, un Gémiste Pléthon, un Bessarion comptent parmi les esprits smarquables de leur temps. A la veille de suc-

l'Hellade rassemblât s lin dernier éclat ..

Il serait peu utile c diverses où s' ' -" zantins. Les r grammaticale

i énergies intellectuelles pour je

ches de pure érudition philologique i ent incontestablement, à Byzance, ur ; et si par là les écrivains byzantir ;rvé dans l'éducation byzantine les ii

'antiquité, ittérature i

othé(

r qu'ils ont fait œuv :aires, plus que de cr théologique occupe.

égal, et, si brillant qu'ait été l'éclat de -'--'--- -lette branche si ;ôté des grands n Damascène," d'un Photius, d'un Métaphraste, d'un Psellus, d'un Eustathe, beaucoup de fatras d'une médiocre valeur. C'est par le brillant développement de sa littérature historique que Byzance mérite plutôt l'intérêt; elle le mérite encore davantage par l'incomparable éclat de sa poésie religieuse ; elle le mérite enfin par l'éclat de sa littérature populaire.

Tandis que la langue écrite, entre les mains des érudits et des raffinés, se rapprochait toujours davantage de la tradition classique, la langue populaire, qui, dès le VI' siècle se laissait entrevoir dans la chronique de Malalas, se manifestait vers le x' su-cIe avi>c un grand éclat dansl'épopée de Ih-. :i,^ Aii m ,ii,' . : .iii~»ii de geste byzantine, et au \ . i.ues des poé-

sfes de Théodon^ I'; , . , \; , . i m xm' et au xiv" siècle surtoiii i. , nm. m, langue vulgaire se développe, l i»! aL'.iisiamiiiuilccii Crète, à Chynre qu'elle a eu son principal dovcloppoment, et ce n'est la moins curieuse forme de la littérature byzantine. ,NTIN. . L'art byzantin, dit Bayet, a été à tour fort attaqué et fort prôné • : en fait, on lui a tort autant par les injustes reproches dont l'ont accaies détracteurs que par l'excessive influence que lui ittribuée ses apologistes trop zélés byzantin, il ne doit être j-' - •^

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BYZANTIN

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1. La Ti-ansûgurntion (mosaïque conservi^e au Louvre). — 2. Ornement de l'ôçlise de Saint-Dimltri, û. Vladimir. — 3. Sculpture de Cividale, en FriouL — *. Ascension d'Alexandre (bas-relief. îi Saint- Marc de Venise). — &. Ange (mosaïque de Sainie-Sophie, à Constantinople). — 6". Sculpture de Cividale. en Frioul. —7. Lettre ornée, tirée d'un manuscrit grec. — 8. Croix en vernn»il émaillée du xi« siècle (conservée nu trésor des religieuses de Notre-Dame de Namur). — 9. Lettre ornée, tirée d'un manuscrit grec. — 10. Miniature de Grégoire de Nazianze. Job et sa femme [ix« s.] (Bibliothèque nationale). — 11. Chapiteau de Sainte-Sophie (Constantinople). — !2. La divine liturgie, peinture murale. — 13. Croix de l'empereur Justin l[, en ar^rent doré, incrustée de gemmes, conservée au Vatican. — 1 V. iMini.iture du manuscrit de Dioscoride. — 15. Dalmatîque impériale, conservée dans le trésor de Saint-Pierre de Rome (broderies d'or). — 16. Procession de saintes (mosaïque de Saint- Apollinaire- le-Neuf, de Ravenne [fragment]). — 17. Fragment d'un linteau de porte, ô. Dana. — 18. Lettre Initiale, tirée d'un manuscrit de la Bibliothèque nationale. — 19- Ornement de l'église de Montmajour. — ÎO. Atitcl en or "' " - " *^ Cluny). — 21. L'Annonciation (face latérale d'un sarcophage, à, Ravenne). — S2. Présentation de la Vierge au temple (manuscrit du x« s.. Bibliothèque nationale). — 23. Reliquaire. —

^3 au tombeau (plaque en or, au musée du Louvre). — 2ii. Sarcophage. & Ravenne. — 26. Le Christ couronne Roger (Païenne). — 27. Lettre Urée d'an manuscrit {bibliotlièque Mazarine).

lanin (Syrie). — 29. Miaiature du manuscrit de Cosmas. — 30. La CruciÛxion. ivoire du cabinet des médaiUes. — 31. Lettre Urée d'un manuscrit (bibUothêque Uaiarine). — 32. L amual George d'Antioche prosterné devant U Vierce CPalerme).

! Henri II (musée de Cluny). — 21. L'Annonciation (fc -28. Eglise de Tourmanin

BYZANTINISME

BZOVIUS

possession de la faveur impériale, exerça une inSuence profonde sur le développement de l'art chrétien. La fonde Constantinople, en multipliant la r- -

un centre d'art incomparable. Le transfert en du siège de l'empire, en combinant les procédés gréco-romain et les influences orientales, donna à son caractère original. C'est au vi" siècle,

lente élaboration prépara l'évolution. Aux lignes droites des basiliques romaines, l'architecture tendit à substituer les lignes courbes des églises circulaires (Saint-Georges, àSalonique), tandis que les consn-ui liiirs a-iin incs, ceux delà Syrie en particulier, r'-" .,.j„i..

coupole sur pendentif. Les a mêmes tendan» """

Le règne de Justinlen donna a l'art 'byzantin sa forme définitive. Sainte-Sophie, bâtie de 532 à 537 par les architectes Anthémius de Tralles et Isidore de Milet, devint le type classique de l'architecture byzantine. Avec son énorme coupole de trente et un mètres de diamètre, appuyée sur quatre grands arcs que portent quatre piliers colossaux, avec ses deux demi-coupoles contrebutant la coui)ole centrale, ses trois absides ouvertes dans l'hémicycle oriental, et le double étage de ses bas côtés, elle fixa" un modèle incomparable dont l'influence fut prodigieuse. Par la décoration somptueuse qui remplit l'édi-

les coupob

tipliant dans le sanctuaire les monuments les plus précieux de l'orfèvrerie, Sainte-Sophie ne répondit pas moins aux tendances nouvelles de l'art byzantin. En même temps d'autres types naissaient, qui devaient plus encore faire fortune : à Saint-Serge de Constantinople, à Saint-Vital de Ravenne, la coupole centrale posait sur un plan octogonal ; l'église des Saints-Apôtres à Constantinople (aujourd'hui

isparue), avait la forme d'une croix grecqi

eurs s'essayait ainsi en combinaisons variées, le

le], avait ; de cinq.

coupoles. Et tandis que l'ingéniosité des

., - . ,. . 1 ce moment, la

grande sculpture décline et disparaît, en revanche, dans le travail de l'ivoire comme dans les ouvrages de l'orfèvrerie, apparaît la virtuosité élégante et raffinée des artistes byzantins.

La querelle des iconoclastes, en proscrivant les images, n'eut point pour l'art byzantin les graves conséquences qu'on aurait pu craindre. L'art religieux, persécuté, continua à grandir par la lutte, et d'autre part, avec l'encouragement des empereurs, une école se forma, qui s'inspira avec plus de ferveur des modèles antiques. Grâce à ces circonstances, l'époque de la dynastie macédonienne fut, pour l'art aussi, du milieu du ix» siècle au milieu du xi", une période de brillante renaissance.

Il ne reste rien du palais magnifique oii les princes du ix*^ et du x< siècle avaient accumulé tous les raffinements de la décoration la plus splendide. Mais les écrivains byzantins ont décrit l'édifice avec tant de précision, que Labarte a pu le restituer dans son intégrité. En même temps, du système de la coupole inauguré à Sainte-Sophie, l'architecture religieuse tirait des combinaisons nouvelles et brillantes, donnant à la construction plus d'élégance et de légèreté. Les petites églises de Constantinople, de Salonique, de Grèce, fournissent d'intéressants exemples de ce nouveau type architectural, et plusieurs d'entre elles ont conservé de remarquables monuments de leur primitive décoration (Saint-Luc, Daphni). Deux écoles sont alors en présence, l'une qui revient vers la fin du ix* siècle à l'étude

des traditions antiques; l'autre, plus exactement soumise à l'Eglise, plus docile aux influences monastiques, dont l'inspiration est plus sévère, le faire plus sec et plus dur. Parallèlement, les deux courants traversent le x' siècle, confondant souvent leurs traditions; peu à peu, cependant, l'influence monastique grandit et l'emporte vers le milieu du xi« siècle. Qu'on regarde les beaux manuscrits de l'époque, les mêmes tendances contraires apparaissent dans leurs miniatures (Grégoire de Nazianze de la Bibliothèque nationale, ix' s. ; Psautier de la Bibliothèque nationale, x* s. ; Ménologe basilien du 'Vatican, xi* s.). En même temps, sous l'influence monastique, les traditions de l'iconographie commencent à se fixer, et, quoique au XI", au xii* siècle, l'initiative de l'artiste garde bien des libertés encore, pourtant l'Eglise de plus en plus guide sa main et trace ses sujets. Toutefois, l'ornementation, dans toutes les œuvres de l'époque, demeure d'une merveilleuse richesse, et, si l'on passe en revue les innombrables productions des arts mineurs: triptyques, plaques, coffrets d'ivoire, portes de bronze décorées de bas-reliefs, émaux fixés sur le cadre des icônes ou sur les monuments de l'orfèvrerie civile, étoffes de soie historiées ou brodées, on reconnaîtra dans tous ces ouvrages, avec les mêmes tendances et le même style, les preuves d'une puissante et admirable floraison artistique.

La prospérité de l'époque des Comnènes entretint jusque vers la fin du xii" siècle ce mouvement d'art. Mais la prise de Constantinople par les croisés porta un coup terrible à cette civilisation brillante. Pourtant, si l'architecture se fige désormais dans la répétition des formes anciennes, lapeinture, à l'époque des Paléologues, se réveille en une dernière renaissance. Dans les mosaïques de Kahrie Djami à Constantinople (commencement du xiv" s.), dans les peintures des églises de Mistra (xiv et xv" s.), dans les fresques les plus anciennes de rAthos(Protaton de Karyès, etc.), des ouvrages se rencontrent d'une grâce et d'une fraîcheur inattendues, et que l'on a pu comparer justement aux fresques des primitifs italiens. Toutefois, si l'inspiration est réelle encore, de plus en plus les traditions de l'iconographie imposent une tutelle sévère aux •plions de l'artiste. C'est au xv» siècle, au plus tard ■ --.---•---■N j:/!- j Guide de la

L'art byzantin a exercé durant tout le moyen âge un( puissante influence. C'est lui qui a mis sa marque sur les plus anciens édifices de la Russie chrétienne (mosaïques et fresques de Sainte-Sophie de Kief, xi» s.), de la Géorgie et de l'Arménie. Les Arabes de Syrie et d'Espagne n'ont pas moins fortement subi cette influence, et jusque dans les monuments des Turcs se continuent les traditions de l'architecture byzantine. On a discuté davantage le rôle que Byzance a joué vis-à-vis du moyen âge occidental, et sur la nature et l'étendue de cette influence une longue suite de débats est née : c'est ce qu'on appelle la quesbyzanline. Il est indéniable que l'Italie du Sud, pro- " ■ gardé pendant plu-

fondément hellénisée au x"

sieurs siècles les traditions de l'art byzantm. Les saïques siciliennes du xii' siècle (Cefalù, chapelle Palatine, Sainte-Marie-de-l'Amiral, Monreale), sont, du moins pour les plus anciennes, d'admirables témoignages de l'influence et du talent des mosaïstes byzantins. A Venise, Saint-Marc est une pure église byzantine, et ses mosaïques comme celles de Torcello ou de Murano (xi« et xii» s.) des ouvrages nettement byzantins. Il semble bien que l'action de Byzance a été profonde aussi au x" et au XI" siècle dans l'Italie centrale, et qu'elle s'est étendue jusque dans le sud de la France (Saint-Front, de Périgueux) et en Allemagne. Aussi bien Constantinople était à ce moment le centre de la civilisation européenne, et les précieux objets qu'y venaient acheter les voyageurs d'Occident ne pouvaient manquer de servir de modèles.

— BiHLioGR. : Après les travaux fondamentaux de Ducange {Historia byzantîna [Paris, 1680J), on se contentera de rappeler les ouvrages classiques, mais vieillis, de Lebeau, Bistoire du Bas-Empire (Paris, 1757-1784), et de Gibbon, History of the décline and fall of the roman empire (nouvelle édition par Bury). On consultera plus utilement les histoires générales de Finlay, A history of Greece from ils conquest by the roman io the présent time (Oxford, 1877) ; de Hopf, Geschichte Griechenlands vom Beginn des Mitlelalters bis auf unsere zeit ; de Hertzberg, Geschichte

der Byzantiner (B( ;a littérature byza Pour des périodes spéciales : Bury, A htstory of thr hier roman empire [395-800], (Londres, 1889), Biehl, Etudei sur l'admini<ftrntiou hy-<iy>fmp dan<i l prnrrhdt de Jtaii une (Paris,lSM. liicl.l / 1/M,,m /,,."""" IMiix i8')5);Hergenrotlic r I": -. 1. msl nu i- - ix > Ramhaud, l'Empiri 'j ' ' \ *; ' / 1' 11 ^ 1' ^ hliuiilM ri;er, ^;c^plmre Ph,« ,^ l'ms is m II,,,,,,, I ,, „„tme (V&m, 1896). — Pour 1 histoire du droit Zachanœ von Lingon thaï, Geschichte des griechisch-i omischer rechts (3' cd , Berlin, 1892). — Pour la littérature : l'ouvrage capital csi Krumbacher, Geschichte der byzantintscher litteratnr (Mu nich, 1897). — Pour lart : Bayet, VArl byzantin (Pans, 1883), Kondakof, Histoire de l'art byzantin (Pans, 188(> 1891), Labarte, Histoire des arts industriels (nouv. édit. do Molinier) ; Labarte, le Palais impérial de Constantinople (Paris, 1861) ; Choisy, l'Art de bâtir chez les Byzantins (Paris, 1882) ; Diehl, lArl byzantin dans l'Italie méridionale (Paris, 1894). — Deux revues spéciales sont consacrées à l'étude des choses byzantines : la « Byzantinischo Zeitschrift » (à Munich, depuis 1892), et la • Vizantijskij Vremennik't (russe, à Saint-Pétersbourg, depuis 1894).

On trouvera une bibliographie très complète et systématiquement classée dans l'ouvrage cité do Krumbacher.

Byzantine ou Historiens byzantins. On désigne sous le nom de « Byzantine » les deux grandes collections de sources relatives à l'histoire de l'empire grec d'Orient : la Byzantine du Louvre, et la Byzantine de Bonn. La première, entreprise par orBre de Louis XIV, avec la collaboration de Labbe, Ducango, Combefis, Banduri, etc., a paru de 1648 à 1711, en 29 volumes. Elle comprend les principaux historiens byzantins : Procope, Agathias, Théophane et ses continuateurs, Cedrenus, Anne Comnène, Cantacuzène, George Acropolite, Nicétas Choniate, etc., avec d'excellents commentaires, et en outre, des ouvrages d'érudition , tels que VHistoria byzantina, de Ducange, VJmperium orientale, de Banduri, etc. Elle fut réimprimée à Venise, de 1722 à 1733, en 23 volumes. Puis parurent des suppléments que l'on rattache à la collection, le Constantin Porphyrogénète, de Reisko (Leipzig, 1751), le Léon Diacre, de Hase (Paris, 1819), etc. Au commencement de ce siècle, sous la direction de Niebuhr, parut une collection nouvelle des historiens byzantins, publiée à Bonn en 50 volumes in-8", de 1828 à 1897, mais où l'on s'est borné on général à reproduire les éditions antérieures. On commence aujourd'hui seulement à donner des éditions critiques des 'historiens byzantins : le modèle de ces publications est l'édition de Théophane , publiée par de Boor (Leipzig, 1883-1885). En outre, en dehors des deux Byzantines, nombre de textes nouveaux ont été découverts et publiés de notre temps. (V. la bibliogr. de l'art, précéd.)

B'yZANTINISME (nissm") n. m. On désigne ainsi les querelles subtiles et frivoles, par analogie avec les disputes rehgieuses où s'oubliait, en face de la menace des Turcs, le fanatisme étroit des Byzantins du xiv» et du XV" siècle, préférant la ruine au rétablissement de l'union avec Rome, ou ergotant sur la lumière incréée du Thabor. Mais on étend à tort à l'ensemble de l'histoire do l'empire grec d'Orient le jugement que provoquent les épisodes de cette décadence lamentable, et il convient do revenir des préjugés anciens et défavorables qu'éveille

Byzantium, nom latin de Byzance.

BifZAS, fondateur légendaire de Byzance, où il établit, en G57 av. J.-C-, une colonie de Mégariens.

B'YZÉ, une des filles d'Erasinos, qui reçurent à Argos la déesse Britomartis.

BZET (bzi) n. m. Nom par lequel les agriculteurs d'un certain nombre de départements désignent une légumineuse, plante vivace, dont le nom scientifique est lathyrus tnberosus.

BzoviUS (Abraham), en polonais Bzo'WSki, théologien et dominicain polonais, né à Proszowice en 1567, mort à Rome en 1637. Appelé à Rome par le pape Paul V, il y écrivit sa Continuation des Annales de Baronius (de 1198 à 1532), ainsi que d'autres ouvrages d'histoire ou de théologie.

êfM^ ^^Â^ ^^Ù ^aI^ ^^^ ^Èi^

(s^ ou sc) n. m. Troisième lettre ou deuxième consonne de l'alphabet français : Un grand, un petit c. Un c majuscule,

— Paléogr. Le C et le G proviennent tous deux du r grec.

Le r grec, gutturale douce, «loviot en latin une gutturale dure, homophone du K. La nci.s^iir d une gutturale douce ,,, Imn amena uno légère m .1,11. :,M..n du C, qui donna le !.. , \ , . otte lettre.) La liliacM M-aibiablc à celle des autres os Plièniciens avaient, selon toute ur C d'un idéogramme égyptien.

ont, sur les tableaux ci-joints, les évolution duC, évolution rapide, et qui est presque terminée, après l'inversion ordinaire du caractère phénicien, dans le passage du phénicien au grec cadméen.

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