‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 414 sur 956 · LE C DANS LES ÉCRITURES DITES NATI0NAXE · texte numérisé non relu

LE C DANS LES ÉCRITURES DITES NATI0NAXE

cVj

capitales

i„. ,vl.,s„.hi,,u.

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Ce

Le

— prononciation. Le son propre du c est un son guttural, exactement semblable à celui de la lettre k. A ce'point de vue, il fait triple emploi avec les lettres k et q; mais k n'est pas, à proprement parler, une lettre française, et q ne sert qu'à suppléer devant i et e le son guttural que c ne conserve jamais devant ces lettres.

Il est probable que cette lettre n'avait d'abord pas d'autre son chez les Latins, puisque nous voyons les Grecs traduire les noms Cicero, César^ etc., par Kikero, Kaisar. Les Allemands eux-mêmes ont quelquefois adopté la mémo orthographe, comme on le voit par le mot Kaiser^ traduction de Cxsar. il C a le son guttural de k devant les voyelles a, o, u, et devant toutes les consonnes (sauf Vli., v. plus loin) : Colère, cacophonie, acuité, clameur, Cnéius, Àctèon, actif, prononcez Kolére, kakoplionie, akuiti', klameur, Knéius, Aktéon, aktif.

— Devant e, i et y, c a le son sifflant et se prononce comme s. Toutefois, c ne prend jamais, comme s, le son de : entre deux voyelles : Acéré, ciment, ceinture, excité, cyanure, cynique, prononcez : A-séré, siment, seinturc, ex-sité, syanure, synigue. il II a le même son de s devant a, 0 et u lorsqu'il est marqué d'une cédille : Ça, façon, reciu, prononcez : Sa, fa-son, re-su.

— C final a toujours le son guttural de ic lorsqu'il se prononce, comme dans avec, agaric, bec, bloc, aqueduc, échec (dans le sens de mauvaise réussite), Mai-c (nom propre), qui se prononcent : avék, agarik, bêk, etc. ii C tinal est nul dans un certain nombre àe mots, comme accroc, blanc, broc, clerc, croc, escroc, franc, jonc, porc, tronc, tabac, estomac, marc (poids ou résidu), qui se prononcent accro, blan, etc. Il Lorsque c final est nul, si le mot suivant commence par une voyelle, la liaison n'a pas lieu. On en excepte certaines locutions très usuelles, comme ^ruiic étourdi, franc élrier, porc-épic, du blanc au noir, qui se prononcent fran kétourdi, fran kétrier, etc. Il Dans donc, c est généralement nul; Il n'est donc pas venu ? lisez : lln'est noN pas venu ? Toutefois, si donc commence la phrase, le c doit se faire sentir : Vous vous fâchez, donc vous nve: tort ; prononcez : donk vous avez tort.

— ce, devant a, o, u et devant les consonnes, se prononcent comme c dur ou k : Accaparer, accorder, accuser, acclamer, accréditer ; prononcez akaparer, akorder, akuser, aklamer, akréditer. Cependant, on fait entendre deux k dans quelques mots d'origine latine, comme peccable, peccavi, etc. Il Devant e, i, ce se prononcent comme ks : Accepter, accident; prononcez aksepter, aksident.

— Ch a un son propre voisin de celui du j, mais plus fort que lui. Les Italiens le figurent se devant i et é, les Anglais sh. Il Devant les consonnes et dans un grand nombre de mots empruntés à des langues étrangères, surtout au grec, à l'hébreu et à l'arabe, ch se prononce comme c dur ou i : Chlore, chrétien, archange, Cnersonèse, Chio, etc.; prononcez klore, krétien, arkange, Kersonèse, Kio. Il est impossible, toutefois, d'établir aucune règle fixe à cet égard, et beaucoup de mots empruntés aux mêmes langues retiennent le son propre de ch; tels sont les mots : chimie, chirurgie, chérubin a7-chitecte, Achéron, chérif, Achille, ai chevegue, Michel etc i 1/icAe/ Anj/e se prononce Jl/i'Ae/- Ange bien que dans Uiclieï ch ait sa valeur propre; on a voulu ainsi conserver la prononciation italienne de ce nom II A la fin des mots ch se r renonce comme dans la langue à laquelle le mot aj pirt

pru

lCh<

r ,ph

m de lettre triste), dans les inscrip-

\ rescntait, chez I I remière lettre, tels luo taius tfî / censoi caleiidas

(qui s écrivait aussi cl i co iemno (dans le

vote des juges ce qui lui a conjux, clarissimus cuiavi tiens, se représente par i

commune bonum, bien commun, ii CC, Cesaribus. aux deux Césars ; ou carissimss co;yiiji, àla chère épouse ; ou calumnix causa, cause de calomnie; ou concilium cepit, il a pris conseil, etc. Il ce. vv., clarissimi viri, hommes très illustres.

Il C. D., comitiatibus diebus, aux jours des comices, il cen., centurio, centurion ; ce dernier mot se marquait aussi en abréviation par deux figures, dont lune ressemblait à un 3 renversé de cette manière c, et l'autre à un 7, de telle sorte que g coH. ou 7 coH. signifiait centurio cohortis, centurion do la cohorte. 11 C. H., custos hortorum, gardien des jardins, ou custos heredum, protecteur des héritiers.

Il C. I. C, Caius Julius Cxsar, Caïus Jules César, il cl., Claudius. il CL. 'V., clarissimus vir, homme très illustre.

Il CM., causa mortis, cause de mort, il CN., Cneius. u COI. K., coîyufficarissi'ma!, à la chère épouse, il COR., Cornélius.

Il COS., le consul, il COSS., consules, les consuls, il C. P., Constantinopolis. ii C. R., civis romanus, citoyen romain.

Il OS. IP., Cxsar imperator. César empereur, il cdr., enrator, curateur. Il C. V., centumviri, les centumvirs. — Numismatique. Dans la numération romaine, c valait

100 et s'ajoutait à lui-nicmc en se répétant; ainsi c= 100, cc = 200, ccc = 300, etc. l; Placé devant un m, qui valait

ce CM = 300 mille, etc. il c 1.5 valait comme M, et pouvait se

xciD= 10 mille, etc. 11 Quand c et 0 se répétaient simultanément avant et après ci o, ils le multipliaient par 10; ainsi CI 0 = 1 mille; ccido=1D mille; c ce 1003 = 100 mille, etc. 11 c retourné (o) représentait aussi la silique ou poids do deux drachmes chez les Romains.

France

modernes, C désignait d'abord .Saint-Lô et puis Caen ; ce figurait l'hôtel de Besançon.

— Abréviations. S. M. C. signifie Sa Majesté Catholique et s'applique au souverain d'Espagne. 11 S. M. T.-C. signifiait Sa Majesté Très-Chrétienne, titre qu'on donnait au roi do France. 11 J.-C. s'écrit pour Jésus-Christ, et N.-S. J.-C. pour Notre-Seigneur Jésus-Christ. 11 A. C. L., assuré contre l'incendie, et M, A. C. L., maison assurée contre lincendie. 11 c.-A.-D. s'écrit assez souvent pour c'est-à-dire.

— Dans les chartes et diplômes, c se plaçait en tête, avant l'invocation, comme abréviation du mot Christus.

— Dans le commerce, c signifie compte, centimes ou centimètres ; c/c, compte courant ; cjo, compte ouvert ; m/c, mon compte ; vjc, votre compte ; njc, notre compte ; sjc, son compte ;//c, leur compte. 11 C'estuneabréviationdecompagnie; on écrit abusivement Co, par imitation des Anglais.

— En T. de turf, c est l'abréviation de casaque : c. blanche, c. abricot.

— En chimie, C signifiait autrefois cerbère, qui était le nom donné au salpêtre en alchimie. Aujourd'hui, C représente le carbone, u Cy représente le cyanogène. 11 Ca figure le calcium. Cl le chlore, Cd le cadmium, Cr le chrome, Co le cobalt, et Cu le cuivre.

— Comme symbole, c représente le troisième objet d'une série, ou un objet répété pour la troisième fois : Le casier c. Le rayon c. Le numéro 162 c.

— Dans le calendrier, c figurait la troisième nundinale. Il Dans le comput ecclésiastique, il représente la troisième

dominicale et quelquefois le mardi.

— En algèbre, c figure une quantité connue, et s'emploie surtout lorsque a et 6 sont employés déjà pour figurer deux autres quantités connues. 11 En trigonométrie, c désigne généralement un côte, et C un angle.

— Musique. Pour les Allemands et les Anglais, qui ont persisté à solfier par lettres et qui n'ont pas adopté les dénominations des notes usitées en ,y \U). ||i| "=1

repré- "-" lit =:«

rfo. — Placé

après la clef et son armure, le C, u forme, indique que la mesure de est à quatre temps ; )artagé par un trait vertical, on le nomme c barré, et il est le signe de la mesure à deux temps, qu'on indique aussi parfois simplement par le chiffre 2.

— Techn. C à queue. Nom que les imprimeurs et les fondeurs en caractères donnent au c marqué d'une cédille, ç.

— Logique. C commence le mode celarcnt de la première figure, et les modes des autres figures qui se ramènent au mode celarentde la première figure. Au milieu des mots, C indique que la proposition désignée par la voyelle précédente se convertit par contreposition quand on la ramène à la première figure.

— E.scYCL. Rôle élymologigue de la lettre C. Dans le classement des consonnes, C apparaît comme une explosive gutturale forte. En passant du latin dans les langues romanes, le C peut rester tel quel, ou donner la douce correspondante G, ou aller en s'alfaiblissant jusqu'à devenir une chuintante ou palatale {ch, 7, i), ou même, en descendant encore d'un degré, une sifflante {ç, s). En français, C initial devant 0, u, reste dur (avec le son de K) corpus = corps; devant e et i, il prend le son de s ; ceram = cire; devant a, il donne ch : canem= chien ;C médial devant», u, tombe : securum = si\r; devant e, i, il donne is :placere = plaisir; devant a, il devient ! ; bracam = braie. C final, précédé de e, a, donne ! ; fac = fai (s), et, précédé de i, o, tombe. Dans les groupes cr, es, et, etc., placés au milieu des mots,C devient i; /'ac(e)>-e = /'aire. — L'afl'aiblisscment du C latin ne s'est pas produit de la mémo façon dans toutes les langues issues du latin : ainsi, on peut remarf^uer qu'en italien le C reste guttural devant l'a : carnem = carne, et donne seulement la palatale (et non la sifflante comme en français) devant i et e : ceram = cera (prononcez tchera). Comme exemple de l'adoucissement du C en g, on peut citer l'italien luoqoy de locum; l'espagnol anùgô, de amicum.

Quant au C français, il provient de plusieurs origines. Le C guttural représente le c, le g, ou le se latins : corps do corpus, coi de guietum, école de 5co(a. Le ch palatal représente les sons latins figurés par c, pi, isc, se, sic : chien dccanem; achedeapium;pêchede pers{\)cam; louche de luscus; mâcher do mas((i) rare. Enfin, le C sifflant (Ç) représente c,g, cti, du latin: cire de ceram; cinq de guinque; leçon do tectionem.

ÇA {sa — contract. de cela) pron. démonstr. Fam. Cela, cette chose-là, la chose dont il s'agit, ou que vous savez: Laissez ça. Donnez-moi ça.

— Fam. et le plus souvent avec une intention de mépris ou d'ironie. Cette personne-là : Les enfants, ça résiste, ça dit non, ça a sa petite volonté.

— Ça entre dans une foule de locutions familières ou populaires : Pas de ça. Je no veux pas que cela soit ainsi.

Il Comme ça. Ainsi, de cette façon : Où allez-vous comme ça? Il Donc, par conséquent, ainsi : Comme ça, ii a nié la dette ? Il Ni bien ni mal : Comment vous portez-vous ? — Comme ça.

— On dit quelquefois commeci, comme ça. Il Tantôt comme ci, tantôt comme ça. Tantôt d'une façon, tantôt d'une autre. 11 Quoique ça. Maigre cela. (Cette locution populaire est tout à fait vicieuse.) Il C'est ça. Formule d'approbation : C'est ça, vous avez parfaitement compris ma pensée, u Par ironie : C'est ça, ne mus gênez pas, faites comme chez vous. — C'est ça ou Ce serait ça. Signifie aussi quelquefois C'est ou ce serait tout à fait bien : Je te lui donnerais une danse, ce serait ça ! Il C'est toujours ça. C'est toujours quelque chose, à défaut de mieux : Il me doit mille francs, il m en a donné deux cents ; c'est toujours ça. 11 Plus que ça, Exclamation souvent ironique pour faire entendre qu'on trouve de l'exagération dans une chose : Plus que ça de chicl Plus que ça de pourboire! n Avec ça g»e....' Commesi... ! Avec ça que je m'amuse! Avec ça que j'ai tout ce qu'il me faut! 11 Ça étant, Puisqu'il en est ainsi, u Avoir de ça. Avoir de l'arg'ent. — Appliquée à une femme, cette locution signifie <|u'elle a une gorge" opulente. 11 Faire ça, Faire l'amour, et par ext. Se prostituer.

ÇÀ {sa — du lat. pop. ecce hac) adv. do lieu. Fam. Ici : Voie: ç», chien maudit! (Mol.) Venez çK que je vous embrasse. (M»' de Sév.)

— Employé par opposition à là, çà indique un côté, un

idroit en général, s couraient tous, < — Loc. adv. Çà

autre côté, un autre endroit :

û une pierre noire ;re de la mosquée de La énération des Arabes. Se-

et là. De côté et d'autre, dans un lieu Eirer çj^ et là. 11 En çà. Abréviation de en deçà et ellipse de la phrase en deçà de ce temps-ci, pour dire Avant le moment où nous sommes ; jusqu'à présent ; Depuis cinquante ans EN çÀ, on a vu plusieurs bulles semblables. (Pasc.) [Vx.] » De-çà et plus souvent deçà. V. deçà.

— Rem. Co et là est considéré comme un seul mot par les poètes, et, comme tel, il peut être employé dans les vers, malgré l'hiatus.

ÇÀ interj. Expression d'encouragement, d'exhortation, d'une valeur à peu près analogue à celles de "Voyons ! Allons ! Eh bien ! : ÇÀ, travaillons. ÇA, expliquez-vous.

— Ah çà! loc. interj. Interrogation ou expression de surprise, d'encouragement; ou encore appel à l'attention : Ah ç.i! que prétendez-vous faire? Ah çk'.gue venez-vous me conter ? Ah cà! expliguez-vous. 11 Or çà. Forme usitée pour entrer en matière, avant de faire une proposition ou do poser une question : Or qk.monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi ? (Mol.)

CA, symbole qui, dans les formules chimiques, désigne

Caab ou KaaB, nom d'un poète arabe antéislamique dont on ignore la date de la naissance, et qui mourut l'an I" de l'hégire (622 de J.-C). Il était fils du célèbre poète Zolieir; son frère Bodjair ayant embrassé l'islamisme, Caab fit une violente satire contre Mahomet qui, Sour se venger, fit publier que tout musulman avait droit e tuer le poète. Celui-ci, saisi de frayeur, alla trouver Mahomet et lui récita une pièce de vers à sa louange. Quoique Mahomet n'aimât point les poètes, il lui pardonna et lui donna son manteau pour le remercier. C'est par suite de cette circonstance que cette poésie a été nommée Casidat-el-Borda (Poème du manteau).

Caab A, Caba ou Kaaba, cubique qui se trouve au cent] Mecque et qui est l'objet de la t Ion les traditions les plus anciennes que 1 le A'i/aô-e/-Aff/ianî, oudans !e5jre(-er-iïe50«/d'Ibn-Hisham, la Kaaba aurait été primitivement fixée dans le ciel, où les anges, conduits par l'archange Gabriel, venaient faire autour d'elle le tavaf (ou procession). La mosquée de La Mecque, le fameux Mesdjid-el-Haram (Mosquée sainte) ou Beit-Allah (Maison do Dieu) des musulmans, fut construite par Seth, fils d'Adam ; détruite dans le grand cataclysme du déluge, la Mosquée sainte fut réédifiée par Abraham, à l'endroit même oà il était près de sacrifier à Jéhovah son fils Isaac, et au même endroit oà s'élevait avant le déluge la mosquée de Seth. L'archange Gabriel apporta à Abraham la pierre noire de la Caaba, qui fut placée dans l'enceinte de la nouvelle mosquée. Comme chacune des tribus arabes avait des dieux qui lui étaient propres et que le temple de la Caaba était le grand sanctuaire, on y trouvait, représentées par des statues ou des images, un nombre considérable de divinités. D'après les historiens musulmans, il y aurait eu 360 images de divinités à La Mecque, et parmi elles se trouvaient celles du Christ et de la 'Vierge Marie, ce qui n'a rien d'extraordinaire, puisqu'il est aujourd'hui avéré que plusieurs tribus arabes étaient converties au christianisme. En 630, Mahomet, lorsqu'il s'empara de La Mecque, fit briser toutes les images qui y étaient adorées, et leur nom même disparut, pour le plus grand malheur de la mythologie comparée. Quoi qu'il en soit, le Prophète ne toucha pas à la pierre noire de la Caaba, qu'il recommanda au contraire à tout musulman de venir visiter et adorer au mois une fois dans sa vie. La Caaba faillit plusieurs fois être détruite. Les califes abbassides avaient le dessein de la faire orner et de construire autour d'elle un édifice splendide, mais les docteurs les plus célèbres les en empêchèrent en leur faisant comprendre qu'il était inutile d'enjoliver un monument que les légions des archanges avaient adoré dans le ciel.

La pierre noire de la Caaba n'est autre chose que l'un des nombreux bétyles qui, de tout temps, ont été adorés, ou plutôt vénérés, comme des divinités par les Sémites. On pourrait même se demander si, dans le culte qui lui est rendu, ne survivraient point quelques traces d'une légende extérieure au sémitisme. Un auteur byzantin prétend que le mot kaaba signifiait « jeune fille » ; si l'on remarque que le jour sacré des musulmans est le vendredi, n pourrait être amené, peutconclusion que le culte sémitique de la Caaba serait en partie d'origine hellénique.

— BiBLiOGR. : Ibn-Hisham, Siret-er-Itesoul (Vie du Pro-

Shète); Tabari, TanIch-el-Umem-wa-el-Molouk (Wv. es F " "

de la pureté).

CAAMA (de kaama, nom hottentot) n. m. Espèce d'antilope du genre bubale {bubalis caama], de la taille d'un cerf, à cornes en lyre, habitant l'Afrique du Sud. (Le caama est le haurtebeest des colons du Cap ; autrefois très commun dans cette colonie, il ne se trouve plus guère que dans l'intérieur.) V. bubale.

CAANTHE n. m. Bot. Section du genre musssende.

CAAPÉBA n. m. Bot. Syn. du genre cissampclos.

CaATHITES, descendants de Caath, fils do Lévi. Ils

Kaathites, 1

— Métrol. Ancienne mesure de capacité, chez les Hébreux. (Elle équivalait à pou près à 1 litre.)

célèbre Bélisairo, en 5î9, à Uara. 11 vuiiail Je l'airo envahir l'Arménie, quand il mourut, laissant lo trône a son lils ChosroÈs Anouschirvan.

Cabagan Nuevo, liourRiio rOcéanio espagnole (Phili|']iiiH's ' il<» !,iii;"ii , sur II.' '■(!/>'((/«», afllucnt duKio-Grando

Gabakdji "Il Kabakdji Oghlou, chef do la rovoUo nui ioiivc;r;,a Ir iultau Sulini 111 on 1807, mort eu 1808. Il était ol'licicr dans le corps dcsyamaks, quand ces troupes se révoltèrent par suite do lanimosito qui régnait entre elle ot les nizam-i djodid. Cabakdji, choisi couiino chef par les yamaks, entra dans Cuiisiautiii..iilo .t lit assassiner dix-sept des princin-mv ^l;-'i:!-i:rr ; ■],■ r,iii;.;rc. Les nizam-i djcdid furent li. . i' r ,i. ,: .\ ■ ,\, , \ ,, i s,-lim déchu, ot lo remplai.-a i i, : ; i . i\ i i i i . ,.inman-

dani dos forteresse-, i, i: ' i iiiiuio fut

tollo que Moustafa llair,i;.>i:ik Ir in a , i .m. i I année sui-

CABAL (du

lai.

i traditions

stipulé dans un bail à cheptel, il Fonds de marchandises que l'on apporte à une société : Vemlre son cabal à ses associi's. Il A signifié Capital, en général : Le cabal d'une dette.

— Encycl. Le mot cabal (quelquefois cabau). usité autrefois dans le midi de la France, et surtout en Languedoc, désignait particulièrement les fonds de commerce ou l'outillage mobilier de fabrication des marchands. Quelquefois, lo mot (I cabal u désignait un groupe de meubles avant une individualité propre, comme une dot, les meu-

CabAL, général colombien, né à Buga en 1770, fusillé en 1814. Il eut une grande part aux principaux combats do la guerre de l'Indépendance. Ses faits d'armes les plus brillants sont la défense de Popayan (1812) et la bataille de Paie. Fait prisonnier par les Espagnols à la Antilla del Tambo, Cabal fut condamné à mort.

ÇabalA et ÇyAMA, noms de chiens à deux têtes, gardiens de Yama, dieu des Enfers. Les Hindous cherchent à se rendre propices ces redoutables animaux en leur offrant des boulettes de riz pendant le sacrifice appelé Balihârana.

CABALANT (lan). ANTE adj. Qui cabale, qui aime à cabaler, à intriguer : Je connus la canaille écrivante et la canaille cabalante. (Volt.)

CABALE (de l'hébr. fra46aiaA, réception, tradition) n. f. Théosophie juive, qui se donne pour une révélation communiquée par Dieu à Abraham selon les uns, à Adam selon d autres, et transmise ensuite par une chaîne non interrompue d'initiés (d'où son nom, le mot hébreu kabbalah signifiant tradition, ou ce qui se conserve par dition). Il Corps des docteurs qui ont consigi dans leurs ouvrages : Point sur lequel touie la cauai.e esi d'accord.

— Particulièrem. Science, art de commercer avec les esprits surnaturels : Terme de cabalk. u Interprétation de signes mystiques, qui donnent la connaissance des propriétés secrètes des corps. V. la partie encycl.

— Par ext. Ensemble des partisans d une doctrine, école, tl En mauvaise part. Coterie, intrigue, complot, menées secrètes do gens qui s'entendent pour un même dessein : Former des cabales. Il faut avoir de l'esprit pour être un homme de cabale. (La Bruy.) il Se disait particulièrement de l'espèce d'association formée pour faire réussir ou pour faire tomber les pièces de théâtre, il Troupe de cabaleurs, de gens qui intriguent ensemble : La cabale emplissait le parterre.

— Allus. littér. :

Quoi qu'en dise Aristote et sa Jocle cabale, etc. V. Akistote.

— Encycl. Hist. La cabale est née du travail religieux et moral qui s'accomplit parmi les Juifs, dans les deux siècles antérieurs à l'avènement du christianisme. — La plus ancienne exposition par écrit qui soit connue de cette théosophie se trouve dans le Sepher Jetzira (Livre de la création), attribué d'ordinaire à Akiba (mis à mort en 135). Il se divise en deux parties. La première porte ce titre spécial : Les trente-deux voies de la sar/esse. Elle a pour but de décrire l'évolution de l'Etre (de Dieu) en luimême, c'est-à-dire de montrer comment l'Etre virtuel passe à l'état d'Etre réel. La seconde partie porte plus particulièrement le titre de Livre de ta création. Il y est question de l'évolution de l'Etre en dehors do luimême. Ce n'est là qu'une ébauche que nous trouvons développée dans le Zoliar (l'Eclat, la Lumière), recueil do dixneuf ouvrages, de titres, d'époques et d'auteurs ditférents. On l'attribue à Simon Ben-Jochaï, disciple d'Akiba ; mais il est de beaucoup postérieur au Sepher Jetztra, car la langue dans laquelle il est écrit est celle des rabbins du moyen âge. — Le système contenu dans ces ouvrages a exercé une très grande influence, non seulement sur le judaïsme, mais encore sur l'esprit humain en général; il acompte parmi ses adeptes: Philon, Avicenne, Raymond Lulle, PicdeLaMirandole, Paracelse, Rouchlin,etc. U a fini par donner dans la théurgie et la magie.

— lilBLlOGR. : A. Franch, la Kabbale ou la Plùlosophie reliijiens,' des Ilibrexuc (Paris, 1813).

— Théâtr. Du jour oïl il y eut un théâtre et une pièce, il y eut dos cabales. Citons seulement quelques-unes dos ■plus célèbres dans les temps modernes. C'est une cabale fameuse que Richelieu, secondé par Mairet, Scudéry et autres, monta contre le Cid. Celle qui se proposait do faire triompher la Phèdre de Pradon sur celle de Racine causa encore plus de scandale. Mais c'est au xviii* siècle que la cabale mène le plus grand tapage. Vers 1720, ou voit un sieur de Fontenai exercer au Théâtre-Français une sorte de dictature : comédies et comédiens dépenda quelque sorte de ce persoDnagi ■• ■ •• ■■

l'arbitre du succès

mon ce que nous appeluus aujourd'hui le chanlaL'e. L'elfroi

au'il inspirait devint si grand, qu'on lui interdit l'entrée u théâtre, surtout d'après les instances do M"« Clairon, dont il s'était déclaré l'ennemi décidé. Vers la même époque, les théâtres anglais avaient leur La Morlièro dans la personne de Chitty, surnommé M.Town (M. Toutela ville), à cause de son influence dans les salles de spectacle et du , pouvoir absolu qu'il y exerçait. |

sanco ot do noirceur : on y cabalait cuii 1 1 réputation et de mérite : hommes, i ii- i

petits, nuln'étaitépargné.Onacciiei(.|,i(ii IIP .

à cotte société : elle nous a valu /eil/''/f"' '. ' ' i

cabale n'est pas morte : on la voit de lui . . raitreàgrandfracas.Aciterlacabale<|iiii. . I , la Gaetana de Edmond About ; elle eia.i i ; - | . étudiants et avait un caractère pnliti|i;. ;i i ,; raire. Trois ans plus tard, //'■nric//.' 1/ . , . i ,

de Goncourt, tombait au Tliéa II'. Ii,

se révéler un chef de cal'al' : i ' i . .la

sous le sobriquet de /'ipe-.'/, ;. 1 ,1 i , a

carmes comparés aux cabale . .mi . ■ .in

eues, qui s'organisaient, aux grands 1 \ /> :.■;

/?«r^raue*, danslasalledu Tnéâtre-lTa:. , i -

France y applaudissaient fraternellm - , i ,i"

avec les scieurs de long de Frédérie > . , . n ,i

bien qu'eux, à assommer le bourgeois, !.■ |,l, un-, ,j>i; ,iiirait préféré « ce polisson de Racine ^ à Vietur lIu^'O. Aujourd'hui, la cabale a été, au théâtre, remplacée par la claque ; mais celle-ci a pour uninue mission d'applaudir et d'assurer par ses battements dé mains, sinon lo succès de certaines pièces, du moins le triomphe personnel de quelques artistes.

Cabale ou Cabal (ministère de la). C'est lo sobriquet qui a été donné au ministère formé par Charles II en 1669, d'après les initiales des noms de ses principaux membres :

olifford

>rlington

Cduckingham

>-shley

t^auderdalo, et par allusion à la cabale juive.

Ce cabinet, qui gouverna jusqu'en 1673, date à laquelle l'attitude énergique du parlement l'obligea à disparaître, a été le plus impopulaire de l'Angleterre. Sa politique (royauté absolue, abaissement du presbytérianisme, création d'une armée permanente, alliance avec la Franco) heurtait, en effet, les sentiments les plus chers aux Anglais.

CABALER V. n. Faire une cabale, se livrer à quelque intrigue, à de sourdes menées : Adonias CA.BK1.A. pour se faire roi, et Salomon le fit mourir. (Boss.)

GABALETTE {lèt') n. f. Phrase musicale courte, légère et mélodieuse, dont le rythme bien marqué se grave facilement dans la mémoire.

— Encycl. Les compositeurs italiens plaçaient la cnbnlette à la fin d'un air ou d'une cavatine pour en amener la péroraison, qu'ils annonçaient au moyen d'une accélérade mouvement à la fois physique, harmoniqv •

tériel, dont la généralisatio

la banalité, et qui, quoique indigne

fut néanmoins, pendant longtemps, employé par eux.

CABALEUR, EUSE n. Celui, celle qui cabale, qui aime à cabaler : Cabaleur incorrigible. (Se disait particulièrement, au théâtre, de ceux qui applaudissaient ou sifâaient do parti pris.)

CABALISER V. n. Exercer l'art de la cabale : A la fin du XIX' siècle, la mode est revenue de cabaliser.

— v. a. Revêtir d'une forme cabalistique, mystérieuse, obscure avec prétention : Cabaliser les arts et les serrer sous les lois de quelque langue particulière. (A. Paré.) [Vieux,]

Sentiment de celui qui suit

CABALISTC {lissf) n. f. Passion do la cabale, do l'intrigue, dans le système de Fourier : La cabaliste est la passion favorite des femmes. (Fourier.)

CABALISTE {lisst') n. Personne versée dans la connaissance de la cabale, il Partisan des traditions de la cabale, des interprétations traditionnelles des Ecritures : Les caba- Li.sTES sont les ennemis jurés des caraltes, adversaires déclarés de la tradition.

au pouvoir magique des noms. (Cuvier.)

CABALISTIQUE l^li-stik') adj. Qui appartient à la cabale des Juifs : Livres cabalistiques.

— Qui appartient à l'art de commercer avec les êtres surnaturels : Paroles^ Signes cabalistiques.

— Par ext. Qui a un certain air d'obscurité mystérieuse : La forme cabalistique aide parfois au succès d'un livre.

— Phil. sociale. Qui appartient à la cabaliste: L'esprit mêle toujours tes calculs à la passion.

CABALIST:QnEMEMT(/i'sj) adv. D'une façon cabalistique : Des caractères cabalistiqce.ment tracés.

— Philos, sociale. Par la cabaliste, par la passion do la cabale : Chacun exerce passionnément et cabalistiqui-:- MENT sur telle espèce ou variété. (Fourier.)

CABALLERIE n. f. Bot. Syn. du genre myrsine.

CABALLERO [lé-ro — mot espag. signif. cavalier) n. m. Nom qu'on donnait, en Espagne, aux membres do la petite noblesse dispensés de l'impôt, mais à la condition de servir à cheval, et que l'on emploie quelquefois en français, par plaisanterie, pour désigner un monsieur quelconque.

CabALLERO (Joseph-Antoine, marquis de), homme politique espagnol, né à Saragosse en 1760, mort & Sala-

?re

CABADI>.S — CABANE

manque en 1821 . Fut ministre do la justice do 1798 à 1808, sous Charles IV, gouverneur du consolides finances sous Ferdinand VII, conseiller d'Etat, quand Joseph Bonaparte fut devenu roi ; il se réfugia en Franco à la Restauration, mais rentra en Espagne on 1820.

Caballero (Cccilia BœuL d'Abrom ou o'Abron, dite Feman), femme do lettres espagnole, née en 1797 à Morges (Suisse), mono à Séville on 1876. Fille do l'Allemand Nicolas Bœhl do Faber, elle épousa en troisièmes noces l'avocat don Antoine d'Arrom. Sous lo pseudonyme de Febnan Caballbbo, elle acquit une grande réputation dans l'Espagne littéraire, où elle fut la créatrice du roman m 1849, par le roman la Caviota, jmbre d'autres romans, de contes, leuvrcs, presque toutes traduites ^ : litia, Clemeneia, la Famille V, Un été à Bomoa, ainsi qu'un s populaires, intitalé Cuenlot (1859).

CMiALLLUO I Manuel-Fcrnandez), compositeur espa- : . à Murcie. Il devint aussitôt l'un des lar-

i'ius actifs et les plus heureux de la jeune

I II , ; i^imIi;. Parmi ses nombreuses compositions au ilie:itre, il faut citer: la Jardinera (1857); /"rajoui/o (1867); el Primer Dia feliz (1872) ; la Bevitta del Diafilo ; la Gallina ciega (1873) ; el Vélo de Encaje (ISH) ; la Clnve (1875); Entre el alcade y el Jleij (1876) ; el Siglo que ciene (1876) ; el Cepillo de las animas (1879) ; Al Polo (1880) ; la Nina bonita {ISSl) ; los Uandos de Villafrila (1884); las Stujeret que matan (1887); Campanero y Sacristain [en cofiaboration avec Hermosa] (1891); el Cabo primera (li9i); la Viejecita (1897), etc. Caballero s'est fait remarquer aussi comme compositeur de musique religieuse.

CABALLIN (du baslat. caballus, cheval) adj. m. Pharm. Se dit d'une variété d'aloès employée dans l'art vétérinaire : Aloès cadallin.

ii;;;;c"

art. précéd.) adj. f Il Fontaine cabaUine. Mythol. Nom par lequel on traduit quelquefois celui de la fontaine d' ffippocrène, qui signifie source du cheval. V. Hippocrène.

cabaluon n. m. Bot. Nom ancien

CABAN (de l'espagr. gaban) n. m.

Capote de grosse étoffe, à manches ot surmontée d'un capuchon, employée principalement par les marins.

— Par anal. Surtout à manches et ù capuchon, que l'on met dans les temps froids ou pluvieux.

— Encycl. Le caban des marins no dépasse pas les genoux; il est ample, pour permettre les mouvements. Pour -le rendre imperméable, on l'enduit do uoiumc rcvéïu du suif et d'huile de lin ou de térében- caban, thine, quelquefois d'un apprêt à base

de goudron. On le nomme noboist, parce qu'il sert surtout

CabANA, bourg du Pérou (dép. d'Ancachs), sur le rio , affiuent du Santa; 1.635 hab. Ce fut une des granésdu Pérou, sous les Incas.

CABANAGE n. m. Action de cabaner. Il Endroit où l'on établit des cabanes, n Lieu de campement do certaines hordes sauvages d'Amérique.

— En T. d'écon. rur.. Action et manière de dresser les cabanes des vers à soie.

CabanAS, dép. de la république du Salvador (Amérique centrale), dans la partie orientale du pays, peuplé do 34,000 hâb., sur 500 kilom. carr.

CabanaS, ville et port des Antilles espagnoles (Ile de Cuba [prov. de Pinar-del-Rioj) ; 8.560 hab.

CabanatUAN, ville de l'Océanie espagnole (Philippines [île do LuçonJ), sur lo rio du même nom, affl. du Kio-Grande de la Pampanga ; 9.608 hab. Culture de tabac et de riz.

CabanCALAN, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [île de Luçon]); 5.950 hab.

CABANE (du provenç. cabana, dérivé du bas lat. capanna ; rad. celt. cab, hutte) n. f. Petite et chétive maison, construite avec des matériaux grossiers et de peu de valeur : Cabane de berger, de bûcheron.

— En mauv. part. Habitation étroite et misérable.

— Par anal. Construction étroite et grossière, petit réduit servant de retraite à des animaux : Cabane de chien. Cabane à lapins.

— Chass. Sorte d'affût, d'abris, fait de branches, de joncs, dans lequel le chasseur se réfugie pour pouvoir attendre le gibier de passage.

— Econ. rur. Réduit en bruyère oo en autre menu bois, dans lequel on place les vers à soie pour qu'ils y filent leurs cocons : Aiy'oKrrf'Aiii, on remplace les cabanes par des coconnières. ii Nom que l'on donne, dans les marais do la Vendée, à de grandes exploitations rurales qui ne renferment pas moins de 150 à 800 hectares.

— Mar. Chambre ou réduit en planches, réserve, dans un navire, aux officiers, ;

AIIUTE <

1 cajute;

it plus

dit plus guère que i

— Navig. fluv. Réduit qui sert de cuisine et de chambre commune aux mariniers, n Tente dressée au-dessus du pont, en forme de toit à deux pentes, pour servir d'abri aux hommes et aux marchandises. |] Sorte de bateau qui remplissait autrefois le service de coche sur les rivières, et qui, à son milieu, offrait un logement ou cabane pour les mariniers et les passagers : tn tas de portefaix qui itlendent sur le port ceux qui viennent par eau, pour porte '

Une maisonnette est simplement une petite maison, sans aucune idée fâcheuse ou accessoire. Une cabane est une petite maison réduite au strict nécessaire, on même pauvre. La baraque, au sens étroit, est une cabane faite à la hâte, sans ordre et sans solidité ; les baraques des boulevards de Paris forment une classe A

CABANEAU — CABARET

part. La bicoque se distingue surtout par son exiguïté. La caliute est construite avec les matériaux les plus grossiers. La chaumière est couverte en chaume : c'est la demeure du pavsan ; tout y est simple et agreste, mais elle n'eïclut pas Vidée d'un 'bonheur paisible. Les huttes sont élevées par des sauvages, et quelquefois par des soldats ou par des voyageurs trop pressés pour dresser même des baraques,

CABANEAU (no — dimin. de cabane) n. m. Petite loge au bord de la mer, destinée à loger les équipages des bâtiments qui font la pêche de la morue.

Cabanel (Alexandre), peintre français, né à Montpellier en 1823, mort à Paris en 1889. Elève de Picot, il remporta, concurremment avec Benouville, le prix de Rome, en 1S45. L'ouvrage qui commença à attirer sur lui l'attention fut la Mort de Moïse. Une peinture religieuse, Aglaé et Boniface, dans laquelle il sut rappeler un chef-d'œuvre d'Ary Scheffer; Saint Augustin et sainte Monique, bientôt suivie du Poète florentin, petit tableau de genre, d'un goût très élevé, achevèrent de fonder la réputation de l'artiste. Mais Cabanel devait, avant tout, marquer sa place dans l'école contemporaine comme portraitiste. On lui doit un très grand nombre de portraits de femmes d'un dessin très sûr, d'un coloris agréable et d'un style aristo- Cabanel.

cratique qui, pendant vingt ans,

ont placé leur auteur hors de pair. Cabanel, professeur è l'Ecole des beaux-arts, fut nommé membre de l'AcadémiÉ des beaux-arts, en 1803.

vale

en 1857, il fit, comme ofticier de marine, les campagnes d'Italie et du Mexique. Il se fit dès lors remarquer par l'invention d'un système de mise à la mer de canots pendant la marche des navires. Après le siège de Paris, où il se distingua à Bagneux, il fut chargé de l'organisation des défenses sous-marines du port de Cherbourg. Il prit alors sa retraite comme lieutenant de vaisseau (1880). La science électrique lui doit les robinets électriques, destinés à transformer le courant originel, venant de l'usine, en des courants locaux constants, de toutes intensités, à débit de même sens on de sens alternatifs. Gabanellas a publié : Principes théoriques et conditions techniques de l'application de l'électricité au transport et à la distribution de l'énergie (1887).

CABANER V. n. Se mettre, se retirer sous des cabanes : Les sauvages cabanent autour de leur chef.

— Econ. rur. Préparer, dresser les cabanes des vers à soie, lorsqu'ils sont près de filer leurs cocons, il On dit

ancre cabane, quand c'est le jas qui est vertical sur le fond, et non les pattes. Il Une embarcation cabane, quand elle cliavire à la mer.

Cabanes, ville d'Espagne (Valence [prov. de Castellon-de-la-Plana] ; 3.200 hab. Elève de bétail, fabriques

au temps de Charles d'Anjou.

CASANIER (ni-é) n. m. T. rur. Dans certains départements, on désigne sous ce nom les petits fermiers ou mé-

CABANIS (ni) n. m. Mode de greiïe au moyen d'entailles pratiquées sur deux branches rapprochées et accolées.

Cabanis (Pierre-Jean-Georges), écrivain, médecin et philosophe français, de l'école sensualiste, né à Cosnac (Corrèze) en 1757, mort en 1808. De caractère indépendant et raidi de bonne heure contre la discipline des doc trinaires auxquels il ava t été confie il se rend t à. Par s à quatorze ans et, après deux ans d études s engagea comme précepteur dans une fam Ue polona se

De retour en France au bout de deux ans Caban s s a donna un instant à la poés e à 1 nst gat on de Roucl er et fit une traduction en vers de Iliade Mas b entot ayant lié connaissance, dans le salon de M»« Helvét us avec Diderot, d'Alembert Condillac, le baron d'Hol bac h, Thomas Jelîerson Franklin, peu encourage d'autre part par Voltaire i qui il avait soumis ses es sais, il renonça à la poés e et s'adonna aux études me dicales, ou plutôt à la phy siologie et à la philosoph e

Vint la Révolution. Ce fut Cabanis qui donna à M ra beau, dont il était à la f o s le collaborateur et le méde cin. tous les

le grand orateur avait be soin pour traiter l'impor tante question de l'éducat on publique. Soupçonné, vrai Cabanis,

semblablement à tort, d'avoir empoisonné le tribun, Cabanis publia, pour réfuter cette imputation, le Journal de la maladie et de la mort d'Honoré-Gabriel- Victor liiquetti de Mirabeau (1791). Après la mort de Condorcet, dont il fut l'ami et à qui il avait fourni le poison dont celui-ci fit usage pour se donner la mort. Cabanis recueillit les écrits du défunt et épousa sa belle-sœur, Charlotte Grouchy. Après le 9 thermidor, il avait été nommé professeur d'hygiène à Paris, puis, en 179fi, membre de 1 Institut ; on 1797, professeur de clinique à l'Ecole de médecine, enfin membre du conseil des Cinq- Ceuts comme député de la Seine. Il soutint la politique du

rcctoire, à 1 intérieur comme venu un des plus chauds amis de Si up d'Etat du :~

bientôt . . il participa au brumaire. Les conseils le mirent sur la liste des cinquante députés choisis dans les deux Chambres, à l'efl'et d'élaborer un nouveau projet de constitution. Plus tard, Bonaparte, dont il approuvait les desseins et les œuvres, le fit sénateur. Il vivait à Auteuil lorsque, en 1807, il fut soudain frappé d'apoplexie. Il mourut l'année suivante, d'une seconde attaque.

Ses œuvres littéraires, outre ses essais de traduction d'Homère, se résument à peu près dans ses Mélanges de littérature allemande ou Choix de traductions de l'allemand (1797).

Ses travaux de médecine et de physiologie sont : Observations sur les hôpitaux (1789), qui furent le premier titre de l'auteur à la renommée ; Du degré de certitude en médecine (1797); Coup d'œil sur les révolutions et la réforme de la médecine (1804), opuscule qui peut être considéré comme un essai philosophique sur l'histoire ancienne et moderne de la médecine ; Observations sur les affections cataj-rhales en général, et particulièrement sur celles qui sont connues sous le nom de rhume de cet-veau et rhume de poitrine (1807 et 1813).

Les ouvrages philosophiques de Cabanis , qui était nourri des idées de Locke et de Condillac, sont tous contenus dans son fameux Traité du physique et du moral de l'homme {iiOî}. Ce traité souleva de véritables tempêtes. Il se compose de douze mémoires. L'auteur y prend à partie les philosophes idéalistes et quiconque, en matière philosophique, ne s'en rapporte pas uniquement aux sens

liste. « Si Condillac, écrit-il,

animale, il aurait mieux senti que Va

non pas un être. i> Un jour, il s'était é

de l'Institut : « Je demande que le i

jamais prononcé dans cette enceinte.

que l'atteste un écrit posthu

premières, il devint moins intransigeant. » N'oublions pas,

dit-il, que nous sommes ici dans le domaine des probabi-

la Leltr

lues.

On a de Cabanis, outre les ouvrages déjà i

général, et particulièrement sur la' nouvelle constitution (1799). Thurot a publié (1823-1825) une collection des œuvres de Cabanis, oii l'on trouve en outre : 1° une note sur le supplice de la guillotine ; 2» un travail sur l'éducation publique ; 3° une note sur un genre particulier d'apoplexie; 4» d " ■■' -de Franklii sur les poèmes d'Honïère.

Une imagination riche et féconde, tempérée par une raison supérieure, un stylo clair, élégant et correct, font de Cabanis un écrivain de réelle valeur. Il est incontestable qu'au début du xix" siècle il a exercé sur les idées et sur les mœurs une influence aujourd'hui éteinte, mais qui n'en a pas moins été considérable. La dignité du caractère, chez Cabanis, ne contribua pas peu à populariser ses principes. Nous n'en citerons qu'un exemple. Il était professeur à l'Ecole de médecine ; comme l'état de sa santé ne lui permettait pas de faire son cours, il refusa les appointements auxquels il avait droit, et voulut qu'ils servissent à encourager ceux des élèves de l'Ecole que leur situation do fortune ou leur mérite exceptionnel rendait dignes d'une récompense.

Cabanis de SalagnAC (Jean-Baptiste), agronome français, né en 1723, mort en 1786. Il contribua à l'introduction des mérinos en France, en se chargeant de croiser cette race avec celles du Limousin et du Berry, et perfectionna la culture de la vigne, ainsi que l'art de gretfer K-s arltres fruitiers. On lui doit un mémoire intitulé : /: . ' . , , :. 'i,t!s de la greffe (1764).

C.AUANNES I : s . ch.-l. de cant. de l'Ariége, arr. et à ,1 I , au confluent de l'Ariège et de l'Arton ;

]M' ,i__l I ' lu 11, Cil. de f. Midi. Fer et argent, fabrique de limes, tanneries. — Le cant. a 25 comm. et 5.613 hab.

Cabannes, comm. des Bouclies-dn-Rhône, arrond. et à 55 kilom. d'Arles ; 1.583 hab. Ch. de f. do Barbentane à Orgon Ppn'èrc

Cabannf et B\rFE , onim. du Tarn, arrond. et à 6 1 lo monts de Lacaune; 1.371 hab.

Fabr ju M-aitalet, moulins.

CABANON '("C) n. m. Petite et chétivo

campagne les jours de fête ou de repos.

aba L 1 1

ou Ion no a „u r i •

Hu te de cl asseur dar

— Part cul èrem Cachot étroit et sombre, il Loge où, da s 1 s ma so s dal enes on renferme les fous furieux ; L s ciBASoss de B cet e

CABANOT ( o) n m Petite cabane. (Vieux.)

CABARER V a Danslesbrasseries, Transvaser le moût

pei

iRET

Taverne, petite auberge

gne. Cabaret mal tenu, mal famé, mal fréquenté. Il Cabaret flottant. V. la partie encycl.

— Par dénigr. Restaurant mal servi, mal tenu.

— Aujourd'hui que certaines maisons fort élé- Cabaret {mobi gantes ont pris par plaisir le titre de " cabaret " , on donne parfoi sens tout ù fait favorable do restaurant à la mode : Certaines femmes du monde se font une fêle d'aller diner au cabaret.

u genr.

arislolochiées. il Cabaret ae muraille. Nom vulgaire de la cynoglosse prmtanière. n Cabaret des oiseaux. Nom vulgaire de la cardère sauvage.

, Ane

Tierce au valet, réun qui se suivent depuis le valet. Il Panier ou corbiUon qui est spécialement destiné à recevoir les mises pour cette chance du jeu :

Mettre un jeton au cabaret.

— Mobil. Petite table ou plateau mobile sur lequel on dispose des tasses, des carafes.

raquette, il A la trinquette.

Un cabaret de laque.

Un CABARET de chine, de sèvres, etc.

— Oisell. L'un des noms communs de la linotte, dite

GR0S-Bi;C, ou SIZERIN.

— Encycl. Dr. La législation applicable aux cabarets, de même qu'aux cafés, brasseries, et à tous autres débits de boissons, peut être envisagée à deux points de vue difl'crents : comme mais«n de commerce, le cabaret est régi par les dispositions ordinaires du droit civil et commercial ; comme lieu public, il fait l'objet d'une législation particulière.

Jusqu'en 1851, l'ouverture et l'exploitation des cabarets étaient entièrement libres. Le décret-loi du 29 décembre 1851 innova, pour les cabarets et débits de boissons, un régime spécial, permettant àl'administration l'exercice d'une surveillance sévère, soumettant l'ouverture des débits à itorisation préalable. Actuellement, depuis la loi du

sommer sur place, se bornent à une déclaration faite, ([uinze jours à l'avance, et par écrit, au maire de la commune où le débit doit être établi. Lo maire doit, immédiatement, donner récépissé de la déclaration ; puis, dans les trois jours, en transmettre copie intégrale au procureurde la République de l'arrondissement. D'autre part, la

iloi <

) interdit la profession de cabaretier à c

taines personnes qu'indiquent autres, aux individus ayant subi

Quant à la police des cabarets, les i ont le droit de la réglementer par des en ce qui concerne les heures d'ouvert

En vertu des lois fiscales, les caban' diquerleur qualité de débitants par un chon a (rameau de verdure), placé au

— B arts Les scènes de cabaret se confondent avec les représentations de tabagies Rappelons toutefois, en raison de la precist ii liitiin i k juel ils sont connus

duquel

Cabaret, d après Tenii

le Cabay et flamand, de Teniers, au musée de Dresde , 1 Intérieur de cabaret, d'.Adrien Brauwer, à Bruxelles (la galerie de Duhvich Collège, près de Londres, en possède une répétition) ; le Cabaret hollandais, d'Adrien van Ostade, à la galerie de Dresde ; le Cabaret près d'une rivière, et deux Intérieurs de cabaret, par David Teniers, au musée du Louvre.

3t de l'océan Atlantique, et se livrant au commerce des liquides, notamment avec les pêcheurs. Le mal causé par les cabarets flottants aux équipages et aux bateaux pêcheurs, qu'ils fournissent de boissons le plus souvent falsifiées, est devenu si grand que les gouvernements dont les nationaux se livrent à la grande pêche ont dû intervenir. Une convention internationale, signée à Londres, en 18S7, par rAngleterre,laFrance, la Belgique, le Danemark et l'Allemagne, interdit aux bateaux employés au ravitaillement des pêcheurs de vendre à ceux-ci des spiritueux de toute

ire, et, d'une manière générale, t ■■-■ j:-.;iij-

distillée

'alcool par cette convention, les i :

de permis réguliers.

dépendent. Ces pc^iin: i . i r <

nuls, si le bâtiment auquel iK mni . :iMr^ .^t

pr.rtfur dt^ i|mntttés d'alcool iUiHULtai.^ .u.\ Nl'

:i- [;r- ;ii ,,:; ,;i.;une foumiture de marchan-

,■ I 1 .i:),i i i;.' ; . ic> par les cabarets flottants aux

Il m . riiati-i." ili' produits de la pêche, d'engins ou

> d armement. Ceux qui sont pris en faute sontdéfé-

tribunaux du pays sous le pavillon duquel Us navi-

La police des cabarets flottants, comme celle des

flottilles de pêche, est exercée par les bâtiments de guerre.

— Mœurs et coût. Autrefois, nombre d'hommes célèbres

firent des cabarets leur refuge favori, et de nos jours

les villages, les paysans traitent leurs afi'ai-

res commerciales, le dimanche, au cabaret.

A Londres, on a montré longtemps, on montre peut-être encore, dans la Cité, le cabaret, ayant un cygne pour en-

CABARETER

CAHESTALNr,

poètes e1 leurs vei Du Ros

npleltos, do menus objets, — Par oxt. Sorte d'ancien ro publifiue en osier clisse,

plus haut que largo, qui se .c^H diverses.

r aplati, on paillo tressée < los fcm-

ctc.

chers, ;u-|i:il'':hr, !■! ,,i;iii ,1 I ~ ■-'

lants. ('..ii:.,,

— Cost. Chapeau de fonimo dont la passe n'est pas relovôo. il Par cxt. Cfaapoau quelconque

— EscYCL. Mobil. A l'oriKiiie, (.ii entendait par cabns le couftin do spartorie "h 1 -Mir . i im. s.-rvant à présenter lo

pain à table, dans Ir . mIm, , , j, i-. et royaux. Lo cabas

do la "Chambre des Nm'1 >'' •' do Charles VI était

d'.irgont doré. La L.i m- i i im, n . ■ lu mot fut «cabas»; au

wr sicV,-lo, nii 1.. .1 n, , |iMiir LU l'airo cabatz. D'après

i;:i\ f,/- ,,r,,-, ,^ ii,,]s du XYiii' siècle, do forme

' , ,1 i-oonFlandro; c'étaitunpanior

I I : Il I m, porter les provisions, comme

Cf.!:.",;-n,A:: . i||. i.:-.'" Il L'ii . , .1 I !■■ ' iiii ■'"

|Mimi le.s caliarots ceiei.res, eeiiii du Liubourg Saint-Marcel, que fréquentait 1 lEcu d'argent 11, où so rendait volon-

ipagnio de Montmaur : la « cave do la

lemple, où allaient rii-nilifii In Knrn.

I ,ii, lo chevalier de lî I 'i i ' <■ ' ■ml

ne ;« le Mouron blarie. i i'

.0 tué à rimer (c'est 1. , i , i I

vard et Armand Carrcl. Au ouin de la rue Bréda et do la ruo do Navarin, s'ouvrait le « cabaret Dinochau », autrefois à l'enseigne du « Petit Rocher » . Là ss réunirent longtemps Charles Monselet, Henry Mûrger, Nadar, Alphonso Daudet, Baudelaire, etc.

Deux autres catégories de cabarets méritent une mention spéciale : l- los bouges qui servaient surtout de refuge à toutes sortes do pen's sans ressources, parmi lesquels se rencontraient noniin-e do grinches ot d'escarpes; toi, par .■M-iiipi.v II- ' I ail i'i.| lin l,:ri|ii M.iiii , su n/. la-lis dans la i, : I ■ I ' ' :ii,sl,.s;>/y*-

li. ■■ 1.1 I ■ i;ri',iii V ; ,..,in- eux ont

labutleM' i lis, est la place forte. (Ils furent

à l'origi ; iii.ss à la foule, où se rencon-

CABASSE n

Gabasse, comm. du 'Var, arrond Brignolos, sur l'Isole; 946 hab. Fabi d'eau-de-vio ; carrières de pierres do taille. ReS' tes d'antiquités gallo-ro-

iom du fruit du cacaoyer, aux Autilles. t à 15 kilom. de

lent à plus de Taàarii

CABARETIER [ti-é), ÈRE n. Celui, celle qui tient un cabaret.

— adj. Qui tient un cabaret: Poêle c^bauetiur. CABARNE n. m. Antiq. gr. Prêtre do Déméter, à Paros

— En'cyci,. Suivant la légende, les cabarnes tiraient leur nom d'un certain Cabarnos, berger de Paros, qui apprit à Di-iii'-ter lenlèveinent do sa liile par Iladès, et quo la

'!'■■ , I u i-' iMij-.. . ij |i]i' le son temple. Il est

\ ; I ' i' ' ! Il \ eliius, quo le mot

Il I i ""■ et désignait dans

il, — i 1. lie mémo do Paros

CabarruS vFraneois, comte de), célèbre financier, no à Bayonne en 1752, mort à Séville en 1810. Fils d'un négociant, il fut envoyé aux environs de Madrid pour faire du commerce. Il étudia les questions financières et, sur son avis, en 1779, le gouvernement espagnol ont recours au papier-monnaie et émit avec succès des bons royaux, dits Bâtes. En 1782, il fut nommé directeur do la banque Saint-Charles, dont il avait conçu le plan, et fut, en 1785, un dos fondateurs de la Compagnie pour lo commerce des Philippines. Nommé conseiller d'Etat, il tomba en iiis-i;i. r sous Cnarles IV, fut accusé de malversuiî.-ii, i nijui imm-' (1790). Mais, rentré en faveur, il oeoniia b . |i|i.s Lan: .

CABASSET (Sa-.sé) n.m.

Défense de tête, du genre des bassinets sans visière, en usage au xvi» s.

— Enotcl. En coupole plus ou moins haute, souvent à pans , muni d'un bord étroit, continu, horizontal ou surbaissé, le cabasset n'a ni couvro-nuque, ni crête. Le cabasset est un casque d'homme de pied ou un casque de parement. Apparaissant vers la fin du XV" siècle, il disparaît vers 1660, époque à laquelle

10 portaient encore certaines compagnies de piquiers. CabASSOL (Philippe DE), littérateur ecclésiastique et

diplomate, né à Cavaillon en 1305, mort à Pérouse en 1372.

11 fut nommé évoque de sa ville natale en 1334. En 1343, il partit pour Naples, où jusqu'à la fin de 1345 il fut membre du conseil de régence de Jeanne et Marie, petites-filles du roi Robert, puis chancelier du royaume. De retour dans le comtat Venaissin (1346), sa réputation d'habileté lui valut de la part des papes Clément VI, Innocent VI, Urbain V, d'importantes missions. Promu cardinal en 1368, il était légat à Pérouse, quand il mourut. Pétrarque, son ami. lui dédia le traité do la vie solitaire. La bibliothèque de Carpentras possède divers manuscrits du savant prélat.

CABASSON n. m. Pop. Chapeau de femme démodé. CABASSOU ou KABASSOU n. m. Nom vulgaire des tatous

C.MiAssiiT Lan), oratorien français, né à Aixen 1604, I I Msta, comme cenclavisté,àRome,à l'élec-

\i V I II I il \' IL Ses principaux ouvrages sont : A'o-

/;//a lu li.'. j;a ai (1685), abrégé de la collection des conciles, et Jiiyis canonici theoria et praxis (1675).

CABASUDA et CABASUC n. m. Pêch. Syn. de cabot.

Cabat (Louis), paysagiste français, né et mort à Paris (1812-1893). Il fut élève de'Flers et débuta, au Salon de 1833, par de petites toiles d'une exquise simplicité : un Cabaret à Atonlsouris, le Moulin de Dompierre (Picardie), les Bords de ta Bouzanne (Indre), et Vlntérieur d'un ôow, qui firent une véritable révolution dans la peinture do paysage. Rappe-

i I a I ■, I . , ■ . a . I , I , , ■ : l Etang de

1 1 , / / /; s. Intérieur

-, a, , . \| , „ / I l , '■:! ..n:.rl,'"'fàVa''/f,U, (■/„■,«,,,, \a,a,,-..S'o/,Yii*; etc. Cabat entra

à l'Ae.-nl. . .lits en 1S67, et fut nommé, en

1878, dua : \ h unie de Franco à Rome.

Cabatuan. \ lia ,,' 1 ivéanie espagnole (Philippines [ilo do Panavii, sur le fleuve côtier Tigum ou Sagalog; 20.200 hab. liiz, maïs, tabac, canne à sucre, cacao, café, etc.

CABAU (6o) n. m. Ane. dr. Autre forme du mot cabal.

CABBAGE (iirf/'— mot angl. signif. cAoïi) n. m. Nom d'une variété do chou cabus ou pommé.

CABECILLA (bé-sit — mot espagn.) n. m. Chef de bande

aies, en Espagne ot dans l'Amérique

du Sud. Il PI. Des CABBCILLAS.

raies sulfureuses.

CabEL (Adrian van der), peintre célèbre de l'Ecole hollandaise, né à Ryswick en 1631, mort à Lyon en 1705. Après un long séjour en Italie, Cabel alla se fixer à Lyon, vers 1670. Il a produit une quantité considérable de paysages, tons peints d'après nature ; mais il est inégal da'ns sa peinture, tandis quo ses eaux-fortes, également fort nombreuses, sont pour la plupart remarquables.

Cabel (Marie-Josephe DKECLLETTE.dame Cabu, dite':, énique.uée à Liège en 1837, morte à Maisons-

Laffittoon 1885, était fille d'un ancien officier do cavalcrio de l'armée française. Ello devint l'élève d'un chanteur nommé Louis-Joseph Cabu, qu'elle épousa bientôt et d'avec lequel elle divorça ousuito. Elle fut engagée à rOpéra-Comiquo do Paris, où ello resta inaperçue. Ello alla passer alors deux années (1850-1851) au thé&lro do la Monnaie do Bruxelles, où commencèrent ses succès, puis se fit applaudir successivement à Lyon, à Slrasboufjg à Genève, ot enfin L Paris, où ello revint. Ello créa, soit au Lyrique, soit à l'Opéra-Comique, de nombreux réies qui la placèrent parmi les premières cantatrices do l'époque. Elle quitta le théàtro on 1877 et fut, l'aonéo suivante, frappée d'une attaque do paralysie, q^i uo lui fit plus traîner qu'une existence misérable.

CABELIAU (li-o) n. m. L'un des noms pécheurs du littoral français donnent à la moruo fraîche. Il On l'appelle également CABILLACU.

CABÈRE n. f. Genro d'insectos lépidoptères, type de la famille des cabéridés, comprenant dos phalènes à vastes ailes arrondies, frangées, blanches, rayées

farallèlement do gris.

.'Europe possède sept ou liiiif. evpêc'ps de cabèrcs. (Les cabera pusaria ol cxanlften'i'ini a.ai .'Uiimunes en France ; la première vit sur lo lia,, ai laïuile sur les saules, etc.)

CABLFiLE n, m. Genre do bryozoaires gymnolémates ' lalii r,,a,,'(r, -, famille des ccllulariidés, renfermant des lolonies à grandes vibraculaircs disposées sur deux rangs. (L'espèce type du genre, caberea Èlliaii, habite les mers du nord.)

CABÉRIDÉS (rad. cabère) n. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères, sous -ordre des géométrines, renfermant les phalènes intermédiaires entre les acidalies et les fidonies, papillons blanchâtres, à vol faible, se tenant les ailes étendues sur les plantes. (Les chenilles des cabéridés s» chrysalident dans des coques.) — Un cabéhidé.

CABERNET (bér'-né) a. m. Désignation commune à deux cépages cultivés dans la Gironde et quelques autres départements.

— E.NCYCL. Les ampélographos distinguent deux variétés de cabernel. Le cabernet (ranc, gros cabemet ou carmenet (encore appelé grosse-vidure, petit-fer, carbonet dans la Gironde, breton dans la Vienne et l'Indre-et-Loire, véronais près de Saumur, arrouya dans les Hautes et Basses-

Cabernet franc.

Pyrénées\ est un plant vigoureux et i une taille longue et qui s'accommode de toutes lés terres, sauf celles qui sont calcaires ou marneuses. (Il produit un vin solide, à parfum caractéristique, mais dont la qualité, souvent excellente, est variable avec la nature du sol.) Le cabernet blanc (à tiges naissantes d'un vert blanchâtre), le cabemet gris{i. jeunes tiges rosées), le cabernet tardif, etc., sont des sous-variétés du cabernet franc.

Le cabernet sauvignon (encore appelé petit-cabemet dans le Médoc, petite-vidure dans les graves de la Gironde, navaire dans la Dordogne) entre pour une forte part dans la composition des grands vignobles à vin rouge du Médoc, des graves de Bordeaux et des Cotes. Moins vigoureux que le cépage précédent, il demande une terre plus substantielle. On lui applique une taille longue, comme au cabernet franc. Il produit un vin d'une belle couleur rouge, vive et brillante, à bouquet caractéristique, et qui acquiert en vieillissant de hautes qualités.

(Le cabernet franc ot le cabernet sauvignon sont d'une maturité relativement tardive.)

CABÉRU n. m. Espèce de chien sauvage de l'Afrique.

— Encycl. Le cabéru {canis simensis RUpp) est un grand chien, de latailleduchiendo berger. Le pelage <«^:f est celui d'un chien domestique, roux '^^^^'«■

brun sur le dos et les flancs, blanc au ventre et à la poitrine ; la queue est noire en sa dernière moitié. • Les habitants du Kordofan, dit Brchm, connaissent lo cabéra sous le nom de ketb et chala (ou chien du désert), et le craignent encore plus pour leurs troupeaux quo lo simr (ou chien-hyéne). •

CabÈS, ville de Tunisie. V. Gabès.

CABESSE {béss) n. f. Soie do première qualité, n Laine de première qualité.

CabESTAING ou Cabestan (Guillaume de), troubadour du xiii' siècle, mort vers 1213. Il est surtout connu

Celui-ci tua Cabestaing, lui arracha le cœur de la poitrine pour le faire mangera sa femme. « Puisque j'ai mangé si noble viande, dit celle-ci en l'apprenant, je n'en mangerai iamais d'autre. ■ Et elle se laissa mourir de faim (1213). Plusieurs des poésies de Cabestaing ont été publiées dans le recueil de Raynouard.

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