CABESTAN — CABINET
CABESTAN {bèss — mot provenç. ; de cohestre, corde de poulie, mémo sens) n. m. Treuil vertical, destiné aux manœuvres de force et mû au moyen de barres, à bras d'hommes, ou mécanifjuement. (Le cabestan est simple, double ou triple, suivant qu'il a un, deux ou trois treuils sur une même mèche.) il Cabestan à barbotm, Cabestan portant une couronne à emrreintes pour la chaîne de ancre, il Cabestan à bras.
Cabestan mû par des hommes. Il Cabestan à vapeur. Cabestan mû au moy machine à vapeur agissant sur des engrenages. Il Peine d< cabestan. Dans l'ancienne faisait, par punition, mett mes à cheval une ou deu?
suite sur une barre de cabestan.
— Enctcl. Le cabestan se com- V
Simple 2 Double 3 Triple à engrenages V vis etenir la cloche sur la mèche B cloches M mè lotin D buttoir et linguet de cabestan L linguet de désembrayage du second cabestan d désengreneur de la chaîne , P, plan incliné sur lequel glisse la chaîne , H, cou roime creuse dans laquelle se promènent les linguels: S, saucier; E, logement des barres; N. N', N", ponts.
chapeau porcé de trous pour recevoir les bouts des barres, d'une couronne en fonte, imaginée par le commandant Barbotin et appelée couronne Barbotin, portant l'empreinte des chaînes du bord et servant à virer ces chaînes. La mèche se prolonge au-dessous du pont où se trouve le cabestan en passant dans une étambraie et vient reposer dans une crapaudine appelée saucier portée par le premier pont. Quand cette mèclîe a deux cloches et deux couronnes à barres, le cabestan est double et on peut virer en faisant effort dans deux batteries différentes. Ces deux cabestans peuvent s'affoler quand on veut virer à l'un sans faire mouvoir l'autre. On vire au cabestan au
pass
ïa«é.
3 boi I le raban de barres
laquelle
aféri
autant qu'on le peut, la cloche porte à sa partie des linguets qui arc-boutent contre des butoirs, quand le cabestan tourne en sens inverse de son mouvement normal. Quand le cabestan est dans la batterie, les linguets sont sur la couronne supérieure. Agir sur le cabestan, s'appelle virer au cabestan; s'arrêter de virer, se dit tenir bon; on garnit une chaîne au cabestan^ quand on fait engager les mailles dans les empreintes en ayant soin de mettre la maille à pyramide dans l'empreinte verticale, ou quand on prend trois tours de filin au moins sur la cloche, soit qu'on vire sur une aussière d'ancre à jet ou de manœuvre quelconque, soit qu'on fasse marguerite sur la chaîne. Lorsque le cabestan est mécanique, la mèche porte une couronne à engrenages, sur laquelle vient agir la couronne à engrenages, d'une machine à vapeur. Le grand cabestan est placé dans l'axe du navire pour servir aux deux bords à la fois. Los bâtiments de commerce ont en outre de petits cabestans, placés sur le gaillard d'avant et servant à diverses manœuvres de force pour la mâture. CabESTANY (lat. CapiU Stagni), comm. des Pyrénées- Orientales, arrond. et à 3 kilom. de Perpignan, entre la Tôt et l'étang de Saint-Nazaire, dans la plaine du Roussillon; 1.271 hab. — Patrie de Guillaume de Cabestaing. Cabet (Etienne), communiste français, né à Dijon en nss, mort en 1856. Fils d'un tonnelier, il fut avocat à Dijon, puis à Paris, collabora au joMrnal de Dallez, et prit part à l'agitation libérale. Procureur général en Corse, après 1830, il fut révoqué pour ses idées démocratiques et nommé député par ses compatriotes. Il attaqua vivement le gouvernement dans plusieurs brochures, dans son Histoire de la révolution de IS30, et dans le journal • le Populaire » . Obligé, en 1834, de passer en Anii'tt^ffrr*^, i) fn rt^vint imprégné des idées d'Owen, publia ^-n // ' ' lu révolution de 1789, puis son Voyage < - / : . i ■ vangile de sa doctrine communiste, qui ■ i\ partisans. En 1848, une colonie d'Icaiiri. i-nni i- ur l( Texas, afin d'y fonder une cité modèle. 11 lu icjuiyuii 1 aunéo suivante, la trouva en pleine déconfiture, et se transporta avec ses fidèles en Illinois, à Nauvoo, ancienne ville mormonne. Revenu en France pour protester contre une accusation do détournement de fonds, il retourna en Amérique, trouva sa nouvelle colonie dans le désastre, fut repoussé par ses disciples, et se retira à Saint-Louis (Missouri), où il mourut d'une attaque d'apoplexie. Il laissa de nombreux disciples. Ce fut un utopiste peu pratique, mais sincère et loyal. Sur ses idées, v. Voyage en Icarie.
Cabet (PaitZ-Jean-Baptiste), sculpteur français, né à Nuits (Côto-d'Or) en 1815, mort en 1876, fut élève de Rude. Sous l'Empire, Cabet se rendit en Russie et fut chargé de travaux importants à Saint-Pétersbourg, ensuite à Odessa, où il exécuta une fontaine monumentale ; puis il revint en Franco. On cite de lui : le buste en bronze do Rude (1857), pour le tombeau de ce maître au cimetière Montparnasse; Suzanne, statue marbre; la Douleur, bas-relief, une de ses œuvres capitales (1866); Dix-huit cent soixante et onze, statue plâtre, etc. Une dos meilleures œuvres de Paul Cabet est la belle statue de la République ou de la Résistance, qu'il exécuta pour la ville de Dijon et qui était destinée à perpétuer le souvenir des combats du 30 octobre 1870. L'inauguration de cette statue allait
avoir lieu en 1875, et elle était déjà posée sur son piédestal, sur la place de Gray (depuis place du 30-Octobre}, lorsque le ministère exigea que l'œuvre fût enlevée. On la renversa, elle fut brisée, mais remplacée, plus tard, par une copie on marbre.
CabEZA de Vaca (Alvar Nuiîez), gouverneur du Paraguay, fut chargé, en 1539, d'un voyage d'exploration pour achever la reconnaissance de cette contrée et des territoires de la Plata. Il souleva contre lui les colons espagnols par sa mauvaise administration. Il écrivit, pour se justifier, une relation de son voyage, qui parut à Valladolid en 1555.
Cabeza-DEL-BDEY, ville d'Espagne (Estrémadure [prov. de BadajozJ); 9.000 hab. Tanneries, fabriques de tissus de coton et de bouchons ; moulins.
CabEZALERO (Jean-Martin), peintre espagnol, né à Almaden en 1633, mort en 1673. Il eut pour maître Juan de Carrefio de Madrid, et il peut être, comme ce dernier, classé parmi les coloristes. Cet artiste s'adonna uniquement à la peinture religieuse. Parmi ses tableaux, qui ornent encore les églises de Madrid, on cite une Assomption de la Vierge et un Père éternel.
Cabezas, ville des Antilles espagnoles (île de Cuba ]ir"\ . de Matanzas]) ; 8.800 hab.
Cabezas-DE-SAN-JUAN (Las), ville d'Espagne (Andal.iiisic :prov. do Séville]), près du Guadalquivir ; 5.050 hab. En 1821, cette bourgade reçut des Certes le titre de ville, pour avoir été une des premières à prendre les armes pour
CABEZON n. m. Nom vulgaire des oiseaux du sous-genro chaunornis. 'V. tamatia.
CabezON-DE-LA-SAL, ville d'Espagne ( Vieille-Castille [prov. de Santander]); 2.650 hab. Moulins à farine; fabrique de chocolat.
CabezueLA, bourg d'Espagne (Estrémadure [prov. do Cacérèsl), sur le Jerte 1 800 hab Moulins à farme hui leries, fabriques de savon et de poudre
CABIAI ou CABYAI (bi e n m Genre de mammifères rongeurs, famille dos subon ulcs reul rœa it kbanimau\ à incisives supé-
nées, à pieds pos-
palmés.
— Enctcl. Les cabiais sont les géants des ron-
geuns;
cabi;
long.
°, 30 de ', 50 de
et pèse jusqu'à 50 kilogrammes Son existence est presque e\clusi vement aquatique. Le cabiai fréquente les bords des fleu ves de l'Amérique du Sud il plonge a la moindre appa rence de danger, et vit dans la boue, comme les tapirs. Sa chair, assez fine, en fait un gibier estimé. Les débris fossiles de ce rongeur se trouvent dans les cavernes à
GabiaO, ville de l'Océanie espagnole (Philippines [île Luçon] ), sur le rio de Cabanatuan, affluent du Rio-Grande de la Pampanga; 7.850 hab. Culture du tabac.
CaBIEU, marin français, né à Ouistreham (Calvados) en 1730, mort en 1824. Sergent garde-côtes, il se trouvait de faction dans la nuit du 12 juillet 1762, lorsqu'il aperçut une flottille anglaise qui tentait une descente sur le littoral de la baie ou fosse de CoUeville, près de l'embouchure de l'Orne. Il conçut alors le stratagème suivant, favorisé par l'épaisseur des ténèbres. A l'approche des Anglais, il les apostrophe d'un qui-vive énergique, appuyé d'un coup de fusil comme l'eût fait une sentinelle avancée. Puis il répète la piêrae manœuvre sur d'autres points, saisit un tambour, bat la générale, fait entendre do nombreux commandements, comme s'il avait tout un bataillon avec lui. L'ennemi fut dupe de cette ruse et se rembarqua, laissant sur la plage un officier blessé, que Cabieu trouva le lendemain. Le sergent reçut du roi une pension de 300 livres, et de la Convention le titre de n général », qui lui fut conféré solennellement le 25 thermidor an II.
Cabil ou Kabil, nom donné par les musulmans à Gain et formé sur l'analogie du nom d'Abel {Habil). D'après la légende racontée dans le Coran, Eve mit au monde Cabil et sa sœur Aklima, puis Habil et sa sœur Labonda. Adam voulut marier Cabil à Labonda, et Habil à Aklima, mais Cabil voulait Aklima. Adam ordonna à ses fils d'offrir un sacrifice pour savoir qui aurait Aklima. L'offrande d'Habil fut seule agréée par le Seigneur, et Cabil, furieux, tua Habil en lui écrasant la tête d'un coup de pierre. 11 fut lui-même tué par un de ses enfants, qui le prit pour une bête fauve.
CABILLAU ou CABILLAUD (bi-llo [Il mil.]— du holland. kabeljau, même sens) n. m. Nom vulgaire de la moruo fraîche. Il On dit aussi cabeliau, et cabliau.
CABILLAUDS {bi-llo [Il mil.] — en holland. kabeljamvschen) n. m. pi. Parti politique dont les luttes avec les hameçons (hoeksen) ensan^h
■ siècle f
, femme.
i seconde moitié Un cabillaud.
— Encïcl. a la mort do l'empereur Louis Marguerite do Bavière, transmit ses droits sur les comtés de Hollande et de Zélande à son fils Guillaume, moyennant une certaine redevance que celui-ci se refusa à payer. Beaucoup do villes et quelques nobles prirent parti pour Guillaume ; la plupart des seigneurs embrassèrent la cause de la mère. On croit que les premiers furent appelés cabillauds à cause des écailles bleu clair qui figurent dans les armes de Bavière ; leurs adversaires adoptèrent l'emblème de l'hameçon avec lequel on prend le cabillaud. Le résultat de cette guerre civile fut l'abaissement de la noblesse et l'élévation de la bourgeoisie.
CABILLET (bi-llè [Il mil.] — du provenç. cabilha, cheville) n. m. Instrument dont le paumier se sert pour empêcher les raquettes de se déformer pendant qu'il les fabrique.
CABILLOT U>i-llo [Il mil.] — provenç. cabilhot, môme sens; de cabilha^ cheville)
m. Cheville ea bo<s dur <
régulièrement
CabiUols.
fer, placée à bord dans les trous des râteliers de manœuvre et servant au tournage des manœuvres : Cabillot d'amarrage, de tournage. (Les cabillot!
alignés et espacés sur les râteliers de manœuvre.) il On appelle aussi cabillot les morceaux de bois servant à relier deux manœuvres, n Cabillot de pavillon, Cabillot servant à frapper un pavillon sur sa drisse, n Cabillot des fonds, des boulines, Cabillot servant à frapper les pattes-d'oie des fonds ou des boulines sur leur manœuvre. Il Grosse cheville aidant à tenir la hune sur ses barres. Il Fam. A cause de l'alignement des cabillots et de leur fixité, on nomme cabillot l'exercice du fusil : Faire du cabillot, — et cabillots les soldats de l'armée de terre.
CABILLOTTER ( bi-llo-té [Il mil.] ) v. a. Fi-xer un cabillot dans l'œil de la manœuvre correspondante.
Cabinda, enclave portugaise de la côte occidentale d'Afrique, d'une superficie de 4.000 kilom. carr.,dont les limites ont été fixées par la convention franco-portugaise du 12 mai 1886, et par la convention du 25 mai 1891, entre le Portugal et l'Etat du Congo. La ville de Cabinda, qui lui donne son nom, est un bon mouillage, sur l'Atlantique, à 60 kilom. au N. de Banana (embouchure du Congo) et à 40 kilom. au S. de la frontière du Congo français, au itrès fertile etbien cultivé; 10.000 hab. ï, de miel, de cire, etc.
CabindaS, tribu du Congo portugais, qui habite depuis la rive méridionale du Zaïre jusqu'à Punta-Negra et qui s'avance, à l'intérieur de l'Angola, jusqu'au voisinage du territoire de Muropoé. — Un Cabinda.
— Enctcl. Les Cabindas sont des nègres robustes, bien proportionnés, avec des traits plus agréables que ceux qui vivent au N. du Congo. Doux et intelligents, ils ont une industrie relativement avancée. Ils cultivent avec soin leurs champs, comptent parmi eux d'habiles forgerons, des tisserands, des menuisiers et des charpentiers qui construisent des embarcations, appelées palhaboles, tenant fort bien la mer et leur permettant de faire le cabotage depuis le Gabon jusqu'à Mossamédès. La ville la plus importante de leur pays est Cabinda.
CABINE (de l'angl. cabin, même sens) n. f. Nom donné dans la marine, en général, aux chambres particulières, munies de couchettes, des officiers ou des passagers, n Petites cabanes des établissements de bain où les baigneurs déposent leurs vêtements.
— Cabine téléphonique. Cabanon isolé des bruits extérieurs dans lequel on fait usage du téléphone.
— Encycl. A bord d'un bâtiment de commerce, les cabines sont construites en dedans des murailles do l'arrière. A bord des bâtiments de guerre, les cabines des maîtres sont placées dans les entreponts des frégates et les faux-ponts des vaisseaux. Celles-ci sont alors assez vastes ; on y voit non seulement un lavabo, mais des étagères, etc. Celles qui touchent à la muraille même du navire reçoivent le jour, et (si le temps le permet) de l'air par des hublots, ou par des verres lenticulaires nommés I. lentilles » . Quelques-unes, comme celles des transatlantiques, deviennent, pour l'usage des passagers ou des officiers du bord, de véritables chambres munies de tout le confort désirable. Mais, généralement, les cabines ne contiennent que le strict nécessaire. Leur couchette s'appuie à la muraille et ne possède que la longueur et la largeur d'un homme. Souvent on eu construit deux l'une sur T'autre, tant est réduit l'espace dont dispose un navire.
CABINET 'né — de l'ital. cabinetto) n. m. Dans un logement, Petite pièce séparée servant de dépendance intime à une autre pièce plus grande : Cabinet de toilette, de déchnrqe. n Cabinet noir. Pièce do débarras, sans fenêtre. (V. là rubr. Polit.) il Cabinet d'aisance ou simplem. Cabinet, Lieu destiné aux besoins naturels.
— Pièce où travaillent les personnes exerçant une profosson libérale • Fiire de son cabinet le centre de son exi ■st Cl. est ui itat pe i nat tel (Buff )» \ e de cabinet 'Vie sclentaire et consacrée à 1 étude Hoi e de cabinet II me |ue ses affaires ou ses goûts attachent à la vie s do taire et à 1 étude
— Cl enttle et c I le i iffa e et des dossiers d 1 e étude U i ta l Id ilfiies \ n n d affai TLs (U ino^en les, parti
Salle
llections
L \bi lt /p / e t ires Le
mble collection des objets
/ osseder t n cabinet c ne x
Il ction d instruments propres
1 1 j sique I Cabinet d anatonue
s anatomiques destinées à 1 ctude
i relie Collection d animaux do
X reunis et classes pour servir à
^hUM ) I Cabinet du t oi Nom que
collections d histoire naturelle
s de Pans il Nom donné à la
a^ ees par ordre de Louis \n
Cab letde
— ' ibement pubi c ou 1 on peut lire 0 1 I les I vres Les cabinets dk LEtTDh la Reiol lion
— ''' / [ i s Dans les cafés et restaurants Pièces reser\ées aux personnes qui désirent rester seules
— Archit Cabinet secret Salle ordinairement voûtée et d spos o do fa n q e i s bru ts et 1 s son légers se perço \enl n nni r^crn -^1 litre sans
se présente à 1 lu tiation maçonnique Les
livres sur la franc maçonnerie en fonte
comme d une disposition particulière au local de eerteines
toges bollaudaiscs et françaises
— Horloff. Longue caisse on bois, appelée cabinet d'hot' loge, dans Taquollo on logo uno horlofjo à poids.
— Hydraul. Cabinet d'eau. Conduit formô par lotpiol passe 1 eau, avant d'arriver sur dos rouos iiydrauliiiuus.
— Jard. Petite enceinte, petit lieu couvert et retiré dans un jardin : Un cabinet de verdure.
— Mobil. Baliut à tiroirs qui, au xvi" siècle, servait à serrer dos bijoux et autres menus objets précieux, il Sorte do buffet à tiroirs, qui sort surtout do bibelot décoratif dans les appartements : Cadinet d'ébène. Il Sorte de coffre monté sur des pieds, do manière à former uno table. (V. Encïc;,., à la rubr. Archéol. et raobil.)
— Mus. Cabinet d'orgue. Espèce d'armoire dans laquelle on renferme un orgue, il On dit plus souvent buffkt.
— Polit. Pièce spéciale do 1 appartement d'un souverain, d'un ministre, oii l'on agite les affaires do l'Etat, du
■■ ne faut pas confondre le chef du CAItlNUT
Le )
de CABINET ae tient s..- . . - , , , ,
tandis que le conseil fit , , ï :., ^ '
duche(de l'Etat, n Forunr. /i. ,r. ,.,,,.:.. un:. m- i ',/'"-■"■" decabinet. Dans los Etais luiisiitiinoiim'ls, yuosiioii (lusuo aux Chambres, et dont la solution doit aiiionor la cliuto du ministère, si elle lui est défavorable, ii Tenir cabinet. Tenir un conseil des ministres. (Cette dernière locution avieilli.) Il Le gouvernement en tant qu'il administre les affaires étrangères : Le cabinkt rfe Paris. Le cabinet de Berlin.
— Cabinet noir, Nom sous lequel on désignait une sorto de bureau secret des postes, ofi des employés spéciaux au- ' ■ ■ ■ 1 correspondances.
t scruté 1
t décacheté les lettres i
— Allds littér.
Fraûchement. il est bon à mettri; au cahinet. Vers par lequel Alceste, dans le Misanthrope (acte I", scène ii), fait connaître à Oronte ce qu'il pense du sonnot de ce dernier. On l'applique, en plaisantant, à toute production que l'on juge de nulle valeur.
— Enoycl. a héo e n ob Con mo meu le e ab' net apparaît dans nos pays à a tin du x s è e Sa p o venauco est o en a e h pano mau esquo auss es p us purs de ces meub e en an que s y e enn d Fs pagne. Ce son des off es en b pe
montés avec a métal ajourées avcccolonnet es s u p « et des portes des ca des compart breux. Ordina tés sur un banc es a ciens cabinets son peu é
modes du Louis XIV ara t d'autres fo
dont les affrei
crétairoa
siècl
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ortugais fu en i J J j '
pagodes et au es i beaucoup do ce mi
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beaucoup do ce meub
— B. -arts. Caô ne de L,a o op a ue eon^ n
eut pour inventeur Lysistrate de Sicyone, contemporain d'Ale.vandro le Grand, et les Grecs s'y montrèrent fort habiles. Les Italiens, au xviii* siècle, portèrent à une rare perfection cet art, qu'ils appliquaient surtout aux préparations anatomiques. Maison France, pondant longtemps, il no produisit guère que de grossières figures votives, destinées aux églises. Il faut mentionner cependant qu'en 1675 M"" do Thianges, sœur do M™" do Montespan, avait donné au duc du Maine , fils do cette dernière et de Louis XIV, uno chambre dite Chambre du suldimc. où, autour de meubles de cire, beaucoup des princi|>aiK personnages de l'époque étaient figurés i^n 'iri^ <■ -rt!iiK -nr et avec beaucoup d'habileté, parait-il. t' -i [■ n- un \i;. mand, dont le nom était vrais
du Palais-Royal et du boulevard du Tenipii\ ciinsacr''s, l'un aux grands hommes, l'autre aux scélérats, attireront longtemps la foule jusqu'à la fin du premier Empire. Il n est pas aujourd'hui de fèto foraine qui n'ait à exhiber sa collection de personnages en cire. L art n'y a pas toujours uno part très large; mais il on est tout autrement dans certains grands cabinets de cire, tant en France qu'à l'étranger. C'est ainsi que lo musée Tussaud, de Londres, jouit d'une célébrité méritée, et que le ïnusée Grévin, à "l'aris, possède la faveur du publi'
Bot. Cabinet d'I
relie. Dès que le Jardin des un édit do iG;ir, ,Mit organisé
dkiJèo'otmi'
turos que Gaston d'Orléans avait fait exécuter sur vélin, dos plantes los plus remarquables do son jardin do Blois, et on dota ce cabinet. Co fut là l'origine de la chaire d'iconographie. Tournefort, après avoir enrichi lo jardin d'un grand nombre do plantes, légua au cabinet son herbier ot uno magnifique collection d'histoiro naturelle, ot los savants JouTiort ot Aubriet ajoutèrent aux vélins un grand nombre do dessins de plantes ot d'animau.v. Bientôt cotte importante collection fut assez riiin' i 'ui- aif e i l'artontion du monde savant, grâce aux s|" ■ ' i'- nature que
lui apportèrent Antoinc-I-am . i . i, it en niG,
Le Vaillant, dont l'herbier, a^ j- i i . iH.sédonuis
dans un ordre méthodique, l.m <-w ■^v l.i '..i i' 'lo l'horLior actuel. A son tour, l'administrateur Dufay lit don de sa superbe collection do pierres précieuses, tandis que Buffon, appelé à lo remplacer, cédait l'appartement qui lui était assigné dans les bâtiments du Jardin du Roi an profit du cabinet d'histoire naturelle, qui no so com|. usait alors que de doux pièces, ot qui dés(»rni;M , i.m a.'-u rs collections classées et rangées, ot ses 11' i ^ i i lu
logement d'un démonstrateur, où ils ■ i i : i , , ,. L'éminont naturaliste fit beaucoup [."H' i . ; i i in
cabinet, à la tôto duquel il plaça jii ' •• ' i
Sarvint à faire assurer d'une manier.- . . i . : un
e l'importante collection commise à i i
cret du 10 juin 1793 en fixa rorgaiii.v i i. m
établissant le Muséum d'histoire natiin !'i , |iii il. i l-a 1m cabinet. V. Mdsédm d'i
— Législ. Cabinet d'affa dos cabinets d'affaires offre tien do fortunes mobilières, poursuii sos près les administrations ou les tribunaux, recouvrement et placement do capitaux, perceptions do rentes sur l'Etat, vente et achat d'effets publics, do créances, de meubles ou d'immeubles, défense des intérêts privés dans les assemblées do faillite ou de liquidation judiciaire, etc. V. agence.
Polit. Ainsi qu'on l'a vu plus haut (partie linguist.), ce mo est pris, dans le langage politique, comrao synonyme de ministère et de gouvernement. Il a deux sens a ez différents, selon qu'il est employé en parlant de la po que extérieure, ou de la politique intérieure.
Quand il s'agit do la politique extérieure, on le prend
con n 0 synonyme de gouvernement, sans distinguer entre
o d orses formes et les divers régimes : ainsi, l'on par-
a du cabinet do Saint-Pétersbourg tout aussi bien que
du abinet de Saint-James.
Quand il s'agit de politique intérieure, le mot cabinet n plus employé que pour désigner le ministère dans un gouvernement constitutionnel ot représentatif. On appe e alors de ce nom la réunion des ministres solidairen en responsables devant lo Parlement. Un acte de cabio es un acte qui engage cette responsabilité collective ; ne uestion de cabinet est uno question qui met enjeu e ence du ministère, etc.
Cabinet noir. L'existence régulière d'un cabinet noir, sou un dos régimes qui se sont succédé en France, ne pa a jamais avoir été démontrée. Il est vrai qu'il faut d hn r le mot avec précision. Nous entendons ici un bu au de la poste où les employés seraient préposés peur ou les lettres, par des procédés habiles, et les recach do manière qu'elles parviennent au destinataire, appa mment intactes, après que les employés de la po e en auraient pris connaissance. D'autre part, il est ce a a que tous les gouvernements se sont crus autor se à ouvrir et à saisir certaines correspondances dans In t du pays, tantôt bien, tantôt mal entendu. Cela se p a ue encore de nos jours. En matière diplomatique, il es p esquo ouvertement admis qu'un Etat a le droit de u p endro le secret des lettres passant par son territoire ' ■' 'agit de ses relations avec les nations étrangè-
'u qu'il respecte la valise dip" ) pas les agents spéciaux, officielli
chiffres, ingénieusement orresponis il est bien rare que ces chifl'res ne ésoli yp graphes attachés aux différents
Cabinet satyrique (le) ou Becueil parfaict des vers p q aUs et gaillards de ce temps (1610). Ce recueil est une orte d'anthologie de la poésie galante et licencieuse à a h 1 du XVI" siècle et dans les premières années du X Les noms d'auteurs que l'on y rencontre le plus souven sont ceux de Berthelot, Maynard, Sygogne, Régnier, Mo n Quelques-uns, comme Berthelot et Sygogne, ne son guère connus que par le Cabinet satyrique; Motin, on Boileau disait qu'il avait le privilège de morfondre e de glacer sos lecteurs, se montre au contraire, dans ce recueil, un des plus lestes. Quelques poètes do la génération précédente, comme Ronsard, y figurent pour des ' - '— libre ; '
npêché d'insérer
quoisoit horriblement imprimé et plein de grossières fautes d'impression.
Cabinet de l'Amateur et de l'Antiquaire. Cette publication, qui fut entreprise par Eugène Piot, en 1842, s'est continuée jusqu'en 18i6 ot forme 4 volumes, qui constituent une précieuse collection do documents pour les amateurs objets d'art.
Cabinet Piperlin (LE),rfomédio bouffe on trois actes, d'Hippolyte Raymond et Paul Burani (Athénée-Comique, 187S). —\i. Piperlin, directeur d'une agence —
■ ■ ■' ■ hilred',
'un horl on vendant une montre ou une pendule, la j^aran/i'/ à l'acheteur pour un certain laps de temps, do même Piperlin, en fournissant une épouse à ses clients, garantit la vertu dame pet " '
l'agence paye au mari lésé un dédit prévu par
Mais, pour no pas se ruiner, comment savoir par avance
quel capital il peut
i trop de risques ? Piper- Roussignac, beau et so- 1 gaillard. Quand celui-ci aura vainement employé conun sujet l'arsenal de sos séductions, Piperlin « garan- L u de confiance.