‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 416 sur 956 · CABINET — CABLE · texte numérisé non relu

CABINET — CABLE

On devine aisément comment la pièce so développe, le Cabinet Piperlin n'est guère saupoudré que do gros sol, mais c'est une dos meilloures et des plus joyeuses bouffonneries du répertoire contemporain.

Cabinet secret du musée royal de Naples. Sous co titre a été publié à Paris, ver» 1840, un volumo do gravures reproduisant les bronzes, les peintures et les statues erotiques conservés au musée royal de Naples.

Cabinte ou Cabinti, bourg do l'Océanio espagnole (Philippines (ile do Luîonj), sur un tributaire du grand lac do Bay ; 5.730 hab.

CABIOU n. m. Suc épaissi et concentré do manioc, avec lequel on prépare une sorto do condiment pour l'assaisonnement do certains mots.

CabIRA, ville do l'ancienne Asie Mineure (Pont), sur lo fleuve Halys, appelée plus tard Sébasto ; auj. Sivat.

CabIRES, divinités mystérieuses do lahauto antiquité, adorées en Egypte, en 'Phénicie, en Asie Mineure et on Grèce. — Un, une Cabibe.

— Encycl. L'origine et le nombre des Cabirea sont fort incertains. On y a vu des dieux de tout ordre et do tout rang : célestes, terrestres, maritimes, infernaux. Probablement, sous ce nom so sont confondus des Cabirea grecs, dieux du feu, dont le nom dérive de kaiein, brûler, et des Cabirea phéniciens ou sémitiques, dieux puissants (de l'hébreu kabir, grand, puissant). Hérodote oit que les Cabires avaient un temple à Memphis d'Egypte et y étaient regar- 1 les fils d'Hopnaïstos. Les Phéniciens en ado-

dés comme les fils d'Hopl raient huit, comme proti temps des Pélasges, ils étaient honorés à Lemnos, Imbros, Samothrace, Thèbes. Certains Grecs leur donnaient pour père Jupiter et pour

igation. An

lope

Léda

Electre ou Prosorpine.

Les uns les identifiaient avec les grands dieux :

Cérès, Pluton, Mercure, Prosorpine, Castor et Pollui, Jupiter lui-même; les autres ne les regardaient que comme des dieux inférieurs : Titans, Corybantcs, Curetés, Dactyles, etc., symbolisant les forces au sein do laçiuelle ils

nos de la nature.

.fer<

l'ils

; Cabires phéniciens.

avaient inventé 1 art do travailler. Les Cabires avaient des filles ou des sœurs, les Cabirides, et les fêtes qu'on célébrait en leur honneur se nommaient cabiries.

A Samothrace, où leur culte était en grand honneur, ils portaient les noms i'Axieros, Axiokersa, Axiokersos, auxquels s'ajoutait Casmilos. De leurs mystères, c'est à peu près tout co qu'on sait. Ils avaient pénétré jusqu'en Etrurie. Tous les aèdes de l'antiquité, Cadmus, Orphée, y étaient, dit-on, initiés; Philippe, père d'Alexandre, l'était aussi, et les Romains du temps de Cicéron reconnaissaient encore leur puissance.

CABIRÉEN, ENNB (j-^-in, in' — rad. Cabire) adi. Qui appartient aux Cabires, qui est relatif aux Cabires : Mystères CABIRÉENS. Il On dit aussi cabirien, enne, et cabirique.

CaBIRIDE Mythol. gr. Nom donné à des divinités, filles ou femmes des Cabires.

CABIRIES (rî— rad. Cabire) n. f. pi. Fêtes, mystères que l'on célébrait en divers lieux en l'honneur des Cabires.

CABIS {biss) n. m. Monnaie arabe ancienne, valant de 4 à

CÂBLAGE n. m. Opération do retorderie ayant pour but de réunir, en les tordant, deux, quatre ou six brins de fils de coton, de laine, de lin ou de soie.

CÂBLE (du bas lat. caplum, pour capulum, corde) n. m. Gros cordage en filin, en fils de fer ou d'acier, en chaîne, destiné à élever ou tirer des fardeaux.

— Archit. Moulure ronde qui représente une grosse corde.

— Mar. Cordages employés, par suite de leur grande résistance, à la manœuvre des ancres. (Le câble est composé do trois cordages commis en aussières.) il Maître câble. Câble de l'ancre de bossoir. (Ane. mar.) il Câble ou Grelin de halage, Càblo servant à traîner les bateaux ou chalands ©n tirant de terre, u Câble de remorque. Fortes aussières ou grelins servant à remorquer les navires, il Filer du câble. Le laisser courir d'une quantité déterminée, u Tourner un câble. Le fixer aux bittes, n Affaler un câble, Le sortir de la cale et lui donner du mou. Il Faire travailler un câble, Lo faire forcer, il Un câble est

clair. Quand il ne fait do tours avec rion, dans son trajet du bord au point d'amarrage, ii Lever le câble, Lo disposer sur le pont, prêt i filer. Il Câbles en fila de fer ou en fila d'acier. Câbles commis en aussières et composés de fils d'acier ou de fer. n Câble armé pour torpillea. Câble composé do plusieurs fils conducteurs isolés, protégés contre le ragage sur le fond au moyen dune armature en fils de fer. Il Câble télégraphique, Câolo armé, enveloppé de multiples gaines isolantes permettant do lui donner l'isolement nécessaire et de lo mettre â l'abri des déchirures que la rencontre des roches sous-marines ou des coraux pourrait lui causer, il Câbled'atterrissement. Le câble d'atterrissement, plus sujet à s'user par suite de son frottement contre les roches du rivage, possède uno seconde armature de douze fils d'acier galvanisé, et cette dernière reçoit encore un enroulement de filin, puis uno couche d'asphalte.

— Mobil. Cordon do soie employé pour relever les draperies ou les rideaux.

— Techn. Câble souterrain. Les câbles souterrains sont constitués par des âmes isolées, recouvertes de guipage et de coton goudronnés. (Les câbles posés dans les tunnels ou les égouts sont introduits dans des tuyaux de plomb.)

— Câble sous-fluvial. Câble muni dune armature do fer appropriée aux accidents qui peuvent se produire dans un fleuve, par suite du passage des bateaux et remorqueurs. . . ,

— Câble aérien, Câblo sans armature extérieure, enserré cependant quelquefois dans une gaine do plomb, lorsqu U doit traverser un tunnel. . , .

— Câble téléphonique. Câble dans lequel on emploie

CÂBLE — GABOCHIEN

deux fils, l'un d'aller et l'autre de retour, afin d'éviter les etrets d'inductiOD qui no manqueraient pas de se produire.

— Câble de Brooks, Système do câble souterrain, dans lequel on emploie des tuyaux étanches remplis d'huile de paraffine après avoir fait traverser ces tuyaux par le câble.

— Câble télodynamiqne ou télédynamiqukj Câble composé de fils de fer, d'acier ou de cuivre, et qui sort à transmettre la puissance à une grande distance.

— Câble {âme rfe), Toron formé généralement de sept fils de cuivre et recouvert d'une enveloppe isolante en gutla-percha.

— Câble (cordon de). Conducteur constitué par des fils cordelês en toron.

— Enctcl. Les câbles ordinaires sont le plus souvent de chanvre; on en trouve aussi en aloès ou abaga de Manille, en cocotier, en pitte, en rotin. Les câbles sont faits à la main ou â la machine. V. corde, et corderie.

Les câbles métalliques en fil de fer ou en acier ont quelquefois une âme en filin, ce qui les rend beaucoup

mière compagnie de eonstruction de câbles et, le 12 août 1858, s'échangea le premier télégramme entre Terre-Neuve et l'Europe. L'Angleterre créa alors une commission chargée de pousser à fond les études sur les câbles. Pendant co temps s'immergeaient ceux de Malte à Alexandrie. Ce ne fut qu'en 1870 que fonctionna une ligne régulière de Marseille à Bône. L'Algérie communique avec la Franco depuis 1887 par cinq câbles, dont trois français.

En 1865, 1 Angleterre équipa le Great Eastern pour reprendre la pose d'un nouveau câble, et, après une teu- ' " fut posé le 27 juillet 1866. En 186;)

fectionnent elles-mêmes leurs câbles. L'isolement employé est la gutta-percha, les poids de la gutta-percha et celu du cuivre étant à peu près égaux. Le revêtement varie avec la place qu'occupera le câble.

Machine à fabriquer les câbles

Cable 80uterr:ilu à

Cable aénôp pour le transport d * buij. cii ,,rmuc

mature d asphalte — 8 Cible

11 Prise d (

plus souples. Leur durée est plus considérable que celle des câbles en chanvre, et leur résistance à la rupture environ trois fois plus grande ; cette résistance varie du simple au triple suivant le métal employé (pour l'acier, 60 kilogr. à 220 kilogr. par cm'). Les câ'bles métalliques résistent beaucoup mieux aux frottements et ragages; leur allongement est aussi moins considérable et ils ne changent pas sous les alternatives de sécheresse et d'humidité comme les cordages en filin.

La grosseur de chacun dos fils dont l'ensemble constitue le câble métallique varie do 10 à 40 dixièmes de millimètre. De ces fils on forme un toron en les tordant à gauche, tout comme s'il s'agissait de fils de caret. Ces torons s'assemblent à droite, c'est-â-dire dans le même sens quo les aussières et au nombre de quatre ou cinq.

Dans la marine, les haubans, galhaubans, étais, drailles, drosses de gouvernail, câbles des treuils, monte-charges, etc., se font presque tous en fer ou en acier.

Les câbles sont généralement ronds, mais on en confectionne de plats, pour éviter le tournoiement et l'allongement. Les câbles plats sont composés de petits câbles accolés et réunis par des coutures; on les emploie surtout dans les mines. On fait aussi des câbles de dimensions variables, pour que leur résistance augmente à mesure qu'ils se déroulent. Les câbles métalliques sont utilisés très fréquemment dans l'industrie : câbles sans fin, câbles de traction souterraine, câbles de bennes dans les mines, câbles pour ponts suspendus.

— Câbles-chaines. Ces câbles ont remplacé ceux de filin pour les ancres. "V. chaInb.

Les câbles en cordage ou en fil de fer s'unissent et se fixent par les mêmes moyens : épissures longues, carrées, œils, amarrages. Les câbles-chaines se fixent les uns aux autres au moyen de manilles d'assemblage.

— Câble électrique. Il se compose d'une âme en fils de cuivre revêtue de matières isoIantes,soie,gutta,coton, etc., avec ou sans armature métallique. Les câbles sans armature métallique sont ceux qui servent couramment sous le nom de fils « électriques » . Avec armature, ils sont employés surtout à la télégraphie sous-marine, à la télégraphie et téléphonie souterraines, aux lignes de torpilles et à l'éclairage électrique.

— Téli'draphie sous-marine. Les premiers essais datent de 1840 avec Wheatstone ; l'isolement des câbles était mauvais. Morse, en 1842, réussit à télégraphier à travers la baie de New- York ; W. Breit, avec son frère Jacob Breit, confectionna à Londres, pour le compte de la France, le premier câble qui ait traversé la Manche et fonctionna pour la première fois le 25 septembre 1851 ; le câble immergé à cette époque servait encore en 1889. Il était isolé à la gutta-percha. En 1853, l'Angleterre fut réunie à l'Irlande. W. Breit obtint la pose des câbles entre la France et l'Algérie par la Corse et la Sardaigne ; il y réussi

fonda à New- York et à Londres la pre-

— Câble sous-marin. Dr. Les lignes sous-mannes sont soumises au même régime que les lignes télégraphiques terrestres; les conventions télégraphiques internationales s'appliquent aussi bien aux unes qu'aux autres. Il intervient des conventions relatives à la pose et à l'exploitation des câbles sous-marins entre les divers Etats dont les territoires sont touchés ou réunis par la ligne.

Si un câble vient à être détruit ou endommagé à son point d'atterrissement ou en mer territoriale, le fait est puni par les lois du pays riverain. Quant aux actes destructifs commis en pleine mer, ils ne sont devenus punissables qu'à la suite d'ententes internationales pour la protection des câbles sous-marins. Après diverses tentatives d'accord intervenues depuis 1869, une conférence internationale f.ut réunie à Paris en 1882 et en 1883; elle aboutit à une convention qui fut signée le 14 mars 1884, mais qui n'est entrée en vigueur que le l*"" mai 1888. La convention, qui ne s'applique qu'en dehors des eaux territoriales, prévoit et déclare punissables les faits individuels, volontaires ou provenant d'une négligence coupable, portant atteinte aux câbles. Les tribunaux compétents pour connaître dos infractions sont ceux du pays auquel appartient le bâtiment à bord duquel l'infraction a été commise. Il y a double compétence quand l'auteur de la rupture n'appartient pas à la nationalité du navire sur lequel il est embarqué. La conférence a laissé à chaque Etat le soin de fixer les pénalités. En France, la matière a été réglée par la loi du 20 décembre 1884 ; les infractions sont iugées par les tribunaux correctionnels. Les peines prononcées sont l'amende et l'emprisonnement. Les puissances sont tombées d'accord pour admettre qu'en cas de guerre la convention de 1884 ne portait aucune atteinte à la liberté d'action des belligérants.

Câble (le) ou Rudens, comédie de Plante. Un jeune Sicilien, Pleusidippe, a traité avec Labrax, marchand d'esclaves, pour une jeune fille qu'il aime, Ampélisca. Labrax, après avoir touché €es arrhes, s'enfuit sur un navire. Celui-ci fait naufrage. A grand'peine, Ampélisca et sa compagne, Palestra, se sauvent et abordent près d'un temple de Vénus, à côté duquel s'élève la maison du vieux Démenés. La prêtresse de 'Vénus accueille les jeunes filles. Ampélisca déplore la perte d'une cassette contenant divers objets qui pourraient la faire reconnaître de ses parents. Sur ces entrefaites arrive Labrax, également sauvé du naufrage. Il réclame les jeunes filles. Celles-ci, pour échapper à leur tyran, se sont mises sous la protection de 'Vénus. Démonès les défend, contient le marchand d'esclaves et envoie chercher Pleusidippe, qui arrive et entraîne Labrax devant le juge. Survient Grippus, pêcheur qui ramène au bout d'un câble la fameuse cassette, sur laquelle il fonde de brillantes espérances. Mais Ampélisca la réclame et décrit les jouets qui y sont renfermés. A cette description, le bon Ûémonès reconnaît sa fille. Tout

se termine par un mariage. Cette pièce, imitée de Diphile, est une des meilleures de Plaute et appartient aux dernières années du poète.

Cable (George 'Washington), auteur américain, né à la Nouvelle-Orléans en 1844. Il publia dans les revues des nouvelles qui furent réunies sous le titre de les Vieux jours cn'oles (1879). Ses romans ont de l'originalité; ils iMiti'-iif 1«^ l'^'^onr à la vie de la population créole de la 1 nii!., ,iM lU siiiit pleins d'entrain, elle style en est pariiire remarquable. Nous citerons de lui : Zes ', I SI)); Madame Delphine (1881); les Créoles

,!r i., /,,,,,,,, isii) ; le Docteur Sevier {l»i3) ; Bonavenlure lis»;; ; Uisiûires étranges et véritables de la Louisiane (lèsy) ; etc. Il a publié aussi : Histoire de la Nouvelle-Orléans (1880); le Sud silencieux (1885); la Question nègre (1890). Depuis 1894, il s'est surtout occupé de i institutions charitables et d'éducation

CÂBLÉ n. m. Sorte de fll obtenu on tordant plusieurs fils simples enseiiit

deux, trois, quatre ou plus de ces fils .1 retordus, afin d'avoir un produit beauot plus résistant. (C'est en somme un ca minuscule que l'on obtient ainsi.) il Cor<. de passementerie employé pour susp, dre des tableaux ou retrousser des deaux, des tentures, etc.'

CÂBLÉ, ÉE adj. Blas. Se dit des pièces composées de cordes enroulées ou portant des câbles : Une fasce CÂBLÉE d'argent.

ère â présenter la forme d't

CÂBLEAU ou CÂBLOT

(blo) n. m. Cordage de médiocre grosseur, amarrer un canot , barque, il Cordage d' tit diamètre d — * —

vulgaire-

moufles faiblement chargés, ment châblead.

CÂBLÉE [blé) n. f. Métrol. Syn. de encabldre.

CÂBLER V. a. Assembler plusieurs cordes et les tordre ensemble, pour en faire un câble : On emploie de puissantes machines pour câbler les gros cordages.

— V. a. et n. Fam. Envoyer une dépêche par le câblo sous-marin : Le ministre A câblé aux gouverneurs que

CÂBLLAU {bli-o — rad. câble) n. m. Navig. fluv. Corde qui sert au halage des bateaux sur les fleuves, et dont une extrémité est attachée à un mât et l'autre tirée par des hommes ou des bêtes de somme. Il On l'appelle aussi cha-

— Péch. Syn. de cabillau ou cabillaod, et cabiau. CÂBLIÉRE n. f. Pierre qui sert à retenir sur le sable une

ligne de fond ou maltresse câblière. Il Grande câblière. Nom donné aux lignes mêmes qui servent en mer à la pêche sédentaire, et que l'on appelle aussi bauffes dormantes. Il Petite câblière. Ligne moins longue et garnie d'hameçons, que l'on tend au bord de la mer.

CÂBLOGRAMME (de câble, et du gr. gramma, caractère) n. m. Dépêche télégraphique expédiée au moyen d'un câ-

Cabo Delgado, district de l'Afrique orientale portugaise (prov. de Mozambique), s'étendant du cap Delgado à la baie d'Almeida ; ch.-l. Ibo. Presque tout le tert-itoire de ce district a été concédé à la Compagnie du cap Delgado.

CABOCHE (du lat. caput, tête) n. f. Pop. Tête : Entrant, je me heurtai la caboche et le pied.

— Fig. Intelligence, esprit, mémoire : Manquer de ca-

BocuK. 11 Personne considérée au point de

vue de l'intelligence : Etre une fc

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