CACA — CACHALOT
Caccianiga (Antoine), écrivain italien, né à Trévise on 1823. Il fonda, & Milan, la feuille humoristique lo Spirito follelto (1848); il dut, peu après, s'exiler ot alla résider â Paris où il professa l'italien, écrivit dos correspondances pour dos journaux do Turin et publia son premier ronian: il Proscritio (1853). De retour dans sa patrie en 1854, il fut élu député on 1859, puis so retira à la cam-
Eague. On lui doit divers ouvrages et des romans, dont caucoup ont été traduits on français. Nous citerons de lui : Esquisses morales et économiques (1869) ; Chroniques du village (1872) ; les Délices du [ar-niente (1889) ; fc Baiser de la comtesse Savina (1875); Nouveautés de l'industrie appliquées à la vie domestique (lilS) ; Sous les troènes {litO): le Couvent (1882) ; Aventures de guerre (1883); la Famille Bonifacio (issa); etc.
CaCCINI (Giulio), chanteur et compositeur italien, né à Homo vers 1550, mort à Florence après 1615. Après s'être essayé dans une monodie, il écrivit une action dramatique intitulée Dafne, et successivement plusieurs autres ouvrages du même genre : il Combatlimento d'Apolline col serpente, Euridice et il Rapimento di Cefalo. Caccini fut, sinon un grand musicien au point de vue de l'application des principes do l'art, du moins un compositeur à 1 imagination fertile, et jouit en son temps d'une grande renommée. H écrivit une Tragcdia per musica pour le mariage de Henri IV et de Mario do Médicis. Caccini écrivit nombre de madrigaux, de canzonettcs et de sonnets qui obtinrent une vogue extraordinaire et qu'il chantait lui-même en saccompagnant du théorbo. Il prit part aussi, dans le
fialais de Jacopo Corsi, à l'exécution de se: yriques et do colles do Péri.
CACCINIE {ka-ksi-nl — de Caccini, n. pr.) n. f. Genre de borraginacées, tribu des cynoglossées, comprenant des herbes vivaces d'Orient.
CACaOLI (Giovanni Battista), peintre italien, né & Budrio, mort en 1676. Il s'appliqua à imiter Carlo Cignani, fit des peintures â l'huile et â fresque dans plusieurs villes d'Italie ; entre autres, des tableaux de chevalet, dont les plus estimés sont des têtes do vieillards. H mourut jeune encore et laissa un flis en bas âge, Gic- SEPPE Antonio Caccioli, qui fut aussi un peintre de quelque talent, et qui mourut en 1740.
CACEMPHATE ou, moins bien , CACÉFATE (du gr. kakos, mauvais, et emphaton, dit) n. m. Dans la grammaire ancienne. Mot malsonnant, mauvaise consonance.
CacÉRÈS, ville d'Espagne (Estrcmadure), ch.-l. dé la province et du district du même nom, sur un petit affluent du Salor, au pied de la sierra de San-Pedro; 14.880 liab. Cour d'appel, lycée. Phosphates de chaux, industrie du liège, fabrique de draps, minoteries, unneries. Culture du blé, du seigle, de l'avoine, de l'olivier. Reliée à Madrid, à Lisbonne et à Mérida par le chemin de fer, et située dans le voisinage d'importantes mines de phosphate, cette ville paraît destinée à prendre un certain développement. — Pop. du district de Cacérès : 35.200 hab.
La ville ancienne, bâtie sur une colline, est entourée de murailles imposantes percées de cinq portes, dont la plus remarquable est l'Arco de Estrella. Elle contient d'importants édifices du moyen âge, tels que la Casa de las Veletas, ancien palais des gouverneurs maures, la Casa de églises Santa-Maria et San-Mateo. La v s'étend au pied de l'ancienne, n'olïre aucun intérêt.
Cacérès avait déjà une certaine importance au temps des Romains sous le nom de Ctecilia Castra ou Castra Cœsaris. Tombée au pouvoir des Maures, elle fut disputée entre les chrétiens et les musulmans de 1142 à 1227, date où elle fut reconquise par Alphonse IX do Léon; elle n'a plus joué, depuis lors, aucun rôle dans l'histoire.
Cacérès (province de), division administrative de l'Espagne occidentale (Estrémadure), peuplée de 339.800 h., sur une superficie de 19.863 kilom. carr. Ch.-l. Cacérès.
Cacérès -NDEVA, ville de rOcéanie espagnole. V. Nueva-Cacérès.
CACHALON n. m. Variété d'opale. Syn. de cacholong.
CACHALOT {lo) n. m. Genre de mammifères marins, cétacés carnivores du groupe des denticètcs, famille des catodontidés, et dont lo nom scientifique est catodon macrocephatus. (On en trouve dans toutes les mers.)
— Encycl. Zool. Le caclialot est un mammifère cctacé Carnivore, énorme et monstrueux, pouvant avoir : le mâle, 20 mètres, la femelle, une dizaine de mètres de long. La tête, tronquée verticalement, atteint le tiers de la longueur du corps ; elle est renflée en avant par l'accumula-
Golfines, les
particulier, ufl'iant une surto de ba^sm osse.ix, qu, donne l'aspect d'un char antique. La mâchoire inférieure, courte, étroite, porte seule des dents, coniques, toutes semblables, au nombre de 40 à 50 et qui pénètrent dans des enfoncements de la mâchoire supérieure. Les évents sont séparés. Les nageoires pectorales sont relativement petites ; la nageoire caudale est profondément échancrée et bilobée. La peau, bien qu'épaisse, peut percevoir des impression»
CACHALOTIER — CACHER
tactiles très délicates. La vue est bonne, l'ouïe médiocre. Los cachalots vivent, en troupes nombreuses, dans toutes les mers ; on les rencontre, mais rarement, dans les mers polaires au delà du 60" degré de latitude S. et N., et ils ne sont pas très rares sur les cotes d'Europe. Le cachalot nage souvent avec une rapidité excessive et donne de tels coups avec sa queue que sa tête s'élève beaucoup audessus de l'eau ou s'entonce profondément. Il peut rester vingt minutes sous leau sans respirer.
Les cachalots se nourrissent de seiches, mollusques céphalopodes marins sécrétant un liquide noir qui, avalé par le cachalot, s'accumule dans ses intestins et forme des concrétions que le cétacé rend de temps en temps. Ces concrétions intestinales sont recherchées pour la parfumerie et sont désignées sous le nom de « ambre gris ».
— Péch. On a péché le cachalot depuis longtemps, mais c'est surtout depuis la fin du xvii» siècle qu'on le chasse régulièrement. La pêche du cachalot se pratique comme celle de la baleine (v. baleine [rubr. Pêch.J) ; mais elle est bien plus dangereuse; car, attaqué, l'animal se défend avec ses dents et avec sa queue, dont il donne de tels coups qu'il peut faire chavirer des embarcations. Il donne quelquefois des coups de tête contre les bâtiments au point de les faire sombrer.
CACHALOTIER {li-é), ÈRE n. et adj. Qui se rapporte, qui sert à la pêche du cachalot : Un navire cachalotieb. Cachan. Géogr. 'V. Arcdeil-Cachan. CACHATIN n. m. Sorte de gomme laque, de provenance indienne.
CACHE (rad. cacher) n. f. Lieu secret, propre à cacher
quelqu'un ou quelque chose : On n'est pas peu embarrassé
à inventer^ dans toute une maison, une cache fidèle. tMol.)
Il dit aussi ; « Je sais, sire, une cache.
Et ne crois pas qu'aqtre que moi le sache.
La Fontaine-
— Par cxt. Objet qui cache, qui empêche de voir.
— Chass. Filet tendu sur des piquets en forme de palis, à certains endroits ouverts des parcs, pour empêcher la sortie fortuite du gibier, il Ancienne forme du mot chasse.
— Mar. V. CAICHE.
— Métrol. Petite monnaie en usage à Pondicbéry, et valant 1 cent. 6.
CACHE n. m. EnT.de photogr., Ecran formé d'un papier noir, quelquefois d'un papier d'étain, découpé suivant une ouverture de forme déterminée (le plus souvent ovale ou rectangulaire) qui, interposé dans le châssis-presse entre le phototype négatif et le papier sensible, réserve des marges blanches sur la photocopie. Le contre-cache est, au contraire, destiné à obtenir des marges noires ; formé de la partie enlevée pour former le cache, on le place sur l'image préalablement impressionnée.
CACHE-ADENT (dan) n. m. Petite entaille qui, prati- 'e talon d'une varangue, pénètre dans l'adent i-quille et lo couvre entièrement. Il PI. Des CA-
quée d
; cachés, il On dit aussi cligne-musette. CACRE-CACHE-MITOULAS (la — de cache, et de mie tu ne l'as [tu ne l'as pas]) n. m. Ancien nom du jeu appelé aujourd hui furet.
CACHE-CORSET (se) n. m. Corsage de dessous, en tissu
ou en tricot léger, que les femmes mettent par-dessus
leur corset, pour le cacher, n PI. Des cache-corset.
CACHE-COU n. m. Sorte de foulard, de fichu, que l'on
protéger contre le froid.
CACHECTIQUE [chék'-tik') adj. et n. Méd. Qui est atteint de cache.xie : Enfant cachectique. Il Qui appartient à la cachexie, qui est de la nature de la cachexie : Affection cachectique.
CACHE-ENTRÉE n. f. Petite pièce de fer, circulaire ou oblongue, mobile, qui recouvre l'entrée d'une serrure. Il PI. Des cache-entrée.
CACHE-ÉPERON n. m. Sorte d'étui dont on couvre les extrémités des éperons, n PI. Des cache-éperon.
CACHE -ÉPOUTI ou CACHE -
pris I divers points du drap. (On écrit aussi epoutil.)
— Adjectiv. : Procédé cache-épouti.
CACHEF (c/iè/") n. m. Nom donné, en Egypte, a
ciers chargés de veiller à l'entretien des canaux l'inondation du Nil; chef et administrateur d'un ci
CACHE-FENTE n. m. Petite lamelle de bois ou de métal destinée à dissimuler une fente, il En carrosserie. Coin en bois de très petites dimensions et qui sert â cacher les fentes de descente de glace, ii PI. Des cache-fente.
CACRE-FOLŒ n. m. Coiffure adoptée par les femmes sous le Directoire, et qui consistait en une perruque blonde à cheveux flottants : Le câchk-folie était la coiffure des merveilleuses, il PI. Des cache-folie.
— n. f. Nom sous lequel les coiffeurs et marchands de cheveux désignent les ouvrages qu'ils vendent et qui se classent en : nattes, chignons, postiches en tous genres, etc.
CACHE-LUMIÈRE n. m. Petite chape de plomb que l'on employait pour couvrir la lumière d'un canon, n PI. Des