BERRY — BERTALL
d'histoire de» huguenots (1890).
Berson, comm. do la Gironde, arr. et & 8 kil. de Blaye; l.soo hab. Vignobles, cliaux hydraulique; moulins.
BerSOT (Pierre-Ernest), philosophe et écrivain français, néon 1810 à Surgères iCharente-Inférieurcj, mort à Paris on 1880. Il fut admis on 183(1 à l'Ecole normale. En 1846, il soutint sa thèse do doctorat sur la Liberté et la Providence, d'après saint Augustin. Nommé au lycée do Versailles, il refusa, après le coup d'Etat, de prêter serment, fut considéré comme démissionnaire et se donna exclusivement au journalisme et ù la littérature. En 1800, il entra à l'Académie des sciences morales ot politiques.
En 1871, il fut nommé directeur de l'Ecole normale supérieure, et il resta jusqu'à sa mort dans ce poste, où il exerça une influence considérable, duo à sa belle intelligence, mais surtout à l'élévation morale de son caractère.
Parmi ses ouvrages, nous ci-
Du spiritualisme et de la n.itureimn.'j; Etudes sur la,, ,
losophie du xvm' siècle. Il' rot, Montesquieu (1851-18:.
Essai sur la Promdm (\Wi): Mesmer et le magi, ,
tismeanimal{\K'i) Etudes sw X '
le xv!!!* siècle (1855) ; Lettres ^■^
sur l'enscii/nement ( 1857 ) ; Bersot
Littérature et morale lliei) ;
Questions actuelles, Ènseionement, Décentralisation, etc. (1862): Essai de philosophie et de morale (1864); yroi» séances du conseil municipal de Versailles, Publicité des délibérations (1866) ; la Presse dans les départements (1867i ; Morale et politique (1868) ; Libre philosophie (1868) ; Eludes et discours (1879); Conseils d'enseignement (1880); Queslions d'enseignement, études sur les réformes universitaires (1880). Après sa mort, on a publié un volume précédé d'une notice remarquable d'E. Scherer, sous ce titre : Un moraliste, Etudes et pensées d'Ernest Bersot (1882).
Bersuire ou Bercheure, ou Berchoirb (Pierre), écrivain franc. .né à Saint-Pierre-du-Chemin( Vendée), près de fiersuire (auj. Bressuire), mort en 1362 à Paris. Bénédictin, prieur de Saint-Eloi, à Paris. Il étudia la théologie et vécut à Avignon, protégé par le cardinal Pierre dels Prats. C'est alors qu'il connut Pétrarque. En 1351, à Paris, il fut accusé d'hérésie et emprisonné : le roi Jean le délivra et le prit comme secrétaire. Il a laissé une encyclopédie théologique : Reductorium, repertorium, brevianum morale, et une traduction française des Décades de Tite-Live.
Bert, comm. de l'Allier, arrond. et à 13 kilom. de Lapalisse, sur la Tèche, affl.'de la Besbre ; 1.093 hab. Bert donne son nom à un bassin houiller.
Bert (bassin de), bassin houiller important du départ, de l'Allier, faisant partie du groupe carbonifère de Bourgogne et du Nivernais.
Bert (Paul), physiologiste et . lis, I ' ' ' ' - . - - . —
Docteur en médecii
çais, né à Auxerre (Yonne) en 1833,
mme politique franaort à Hanoi en 1886.
il devint professeur à la faculté de Bordeaux, puis professa à Paris la physiologie à la Faculté des sciences et à l'Ecole des hautes études, et se signala par des découvertes scientifiques. Après la révolution de 1870, il devint secrétaire général de l'Yonne, préfet du Nord, fut élu en 1872 député de T'Yonne, où il fut constamment réélu, vota avec les républicains radicaux, prit une part importante aux discussions, contribua à toutes les réformes sur l'enseignement, notamment à l'établissement obligatoire des écoles normales primaires, à la fixation de l'âge de retraite et du montant de la pension des instituteurs et enfin à l'adoption de la gratuité ot de l'obligation de l'instruction primaire. Ministre de l'instruction publique dans lo cabinet Gambetta (14 nov. 1881- 26 janv. 1882), il fut nommé, en janvier 1886, gouverneur général de l'Annam et du Tonkin. II avait commencé une série d'importantes réformes au point do vue administratif et commercial, lorsqu'il fut I dysenterie, le Paul Bert était un savant i marquable. Il avait obtenu.
en 1875, le grand prix biennal, et était devenu, en 1885, membre de l'Académie des sciences. Nous citerons ses belles recherches sur la sensitivo, l'influence des changements de pression barométrique sur les phénomènes de la vie, l'influence de l'air comprimé sur la fermentation, l'analyse des ga2 contenus dans le sang, qui l'amena à d'importantes découvertes. Citons encore ses travaux sur la partie du spectre solaire indispensable à la vie végétale, sur les mouvements autonomes des végétaux, etc. Paul Bert a beaucoup écrit. Outr
limale (1863) ; Recherches sur les mouvements de Idsensittve (1S67-1870); Machine humaine (1868) ; la Pression barométrique (1877) ; la Morale des jésuites (1880); Leçons de zoologie (1881); C Enseignement laïque (1881) ; Leçons d'analomie et de physiologie animales (1885) ; etc.
BeRTAIRE ou BerthairE (saint), issn des rois de la seconde race, devint abbé du Mont-Cassin en 856, ot fut massacré par les Sarrasins en 884. Son principal ouvrage, Antikeimenon (Cologne, 1533), traite des contradictions qu'on trouve dans l'Ancien et le Nouveau Testament.
Bertaix (Charles-Albert d'Abnocx, dit), dessinateur ot caricaturiste, né 4 Paris en 1820, mort à Soyons (Ar-
Paul Bert.
BERTAMBOISE - BERTHELOT
plusieurs ) ; la Vie le France
dèche) en 1882. Doué d'une extrême fécondité, cet artiste, plein de verve, de gaieté malicieuse et de fine raillerie, a donné un nombre considérable de dessins et de caricatures à des publications illustrées. 11 fondaen 1871 « le Grelot «, journal satirique, collabora au . Soir • (1869-1870), et au « Paris-Journal . depuis 1875. On lui doit, en oufp 1» te^te et les dessins d'albums pour les enfants, et d ouvrages : la Comédie de notre temps (1873-18 hors de chez soi (1S75) ; la Vigne (1878) ; les Plagt
BERTAMBOISE ou BERTEMBOISE {tan-ho-a:') n. m. Manière de greffer en biseau : Greff'e en bertamboise.
Bertana (Lucie), femme poète italienne, morte en 1567. Elle acquit un grand renom comme poète, ainsi que pour sa beauté et sa sagesse, et elle compta au nombre de ses amis plusieurs poètes du temps. Ses poésies parurent dans divers recueils, surtout dans celui de Louise Bergalli.
BeRTANGLES, comm. de la Somme, arrond. et à 10 kilom. d'Amiens ; 394 bab. Briqueterie. Magnifique cbâteau, résidence de la famille de Clermont-Tonnerre-Tlioury, remarquable surtout par l'importance de ses archives.
BerTANI (Agostino), homme politique italien, né à Milan en 1812, mort à Rome en 1886. D'abord médecin en Lombardie, puis à Gênes, il se fit affilier, en 1848, au parti mazzinien. Mais il s'est surtout rendu célèbre par le rôle actif qu'il a joué dans l'épopée garibaldienne. Directeur suprême des comités révolutionnaires, il fi", en 1860, le véritable organisateur de l'expédition des Mille. (V. ce mot.) Nommé colonel par Garibaldi, il entra dans Naples aux côtés de son chef, qui le choisit dès lors comme secrétaire général, et en fit son intermédiaire auprès de Mazzini. Elu député au Parlement italien en 1861, il prépara contre Rome l'expédition qui devait échouer à Aspromonte. Bertanidut momentanément se tenir à l'écart; mais, en 1867, il combattit dans les rangs garibaldiens, à Montana. Depuis lors, et bien que resté républicain, le compagnon de Garibaldi se signala par une attitude politique des plus modérées.
BERTADCHE n. f. Charrue tout en fer, que l'on emploie dans certaines provinces, entre autres en Champagne.
BERTAUD (ta), AUDE (du préfixe péjorat. ber, et de tondre) adj. Autret. Mal tondu : Un enfant bbrtaud.
— Par ext. Châtré : Un chien SKBTAUn.
BERTAUDER V. a. V. BBETAUDER.
BERTAULE n. m. Nom donné dans plusieurs contrées
Bertaut (Jean), poète
t prélat français, né à Caen
Elevé aans le culte des lettres, il sentit naître en lui la vocation poétique en lisant les vers de Ronsard, dont il devint un admirateur enthousiaste. Ses poésies galantes le mirent à la mode et attirèrent sur lui rattention de Henri IIL qui le nomma conseiller au parlement de Grenoble, secrétaire de son cabinet et son lecteur. Bertaut était près du roi lorsque celui-ci fut assassiné par Jacques Clément. Henri IV lui donna la riche abbaye d'Aunay (1594), Marie de Médicis le choisit pour son premier aumônier, et, en 1606, il fut nommé évêque de Séez, en Normandie, où il passa les cinq dernières années de son existence. Les chansons de Jean Bertaut sont assez nombreuses. On y trouve du sentiment, de la grâce, de la langueur, et, parfois, une certaine recherche. Le premier recueil des œuvres poétiques de Jean Bertaut fut publié en 1602, par Pierre Bertaut, frère de l'auteur. Il se compose de complaintes ou chansons, de stances, d'élégies et de mascarades. Une seconde édition (1605) contient une traduction en vers héro'iques du livre H de l'Enéide, plusieurs cantiques, dont un sur la Conversion de Henri I V, la paraphrase en vers de quelques psaumes. Bertaut a laissé, en outre, une Oraison funèbre de Henri IV, la traduction de quelques livres de saint Ambroise, des sermons, des traités de controverse religieuse, etc.
Dûment. Elle a exposé, pour son début, modèle en plâtre d'un bénitier décoré des figures de la Foi, de l'Espérance et de la Charité. Ce bénitier, exécuté en bronze pour le compte de l'Etat, a été donné à 1 église de Saint-Gratien (Seine-et- Oise). Son œuvre la plus connue est la Jeune fille au bain, exposée au Salon de 1873. Cette statue, tradiiit<en marbre, reparut au Salnn de 1876, et fut un succès pom son auteur. La grâce et ]:i morbidesse des formes justifient les éloges dont lacritique fut prodigue envers M""* Bertaux. Cette artiste a fait partie du jury au Salon de 1897.
M"' Bertaux fonda, en 1881, r« Union des femmes peintres et sculpteurs ». — Son mari, LÉON B8Ttau:x, né en 1827 à Boury (Oise), s'est fait naître par des bustes-portraits, dont plusieurs ont fi aux expositions.
Bertadx (DcpLESsis). V. Duplessis-Bertaux.
BERTAVELLE n. f. Pcch. Sorte de
e Léon Bertaux.
— Chass. Syn. de bartavelle.
Berteau, virtuose français, qui peut être considéré comme le fondateur de l'école française de violoncelle, naquit à Valenciennes vers la fin du xvii" siècle, et mourut en 1756. Il avait commencé par jouer de la basse de viole ; mais, après avoir entendu sur le violoncelle un artiste italien nommé Franciscello, il se prit de passion pour cet instrument, l'étudia avec ardeur et acquit un talent de premier ordre, qu'il sut communiquer à ses élèves, dont plusieurs devinrent célèbres. Parmi ceux-ci, il faut citer surtout Duport l'aîné, Cupis, neveu de la célèbre danseuse Camargo, les deux Janson, Rey et Tillière.
BeRTEAOCOURT-LES-DAMES, comm. de la Somme, arrond. et à 23 kilom. de DouUens, sur la Nièvre, affluent de la Somme ; 1.656 hab. Scieries, fabrique de toiles.
(Louis-François-Vaillant), officier français, né à Sedan en 1754, mort vert 1830. Il fit la guerre d'Amérique, se distingua par un courage héroïque dans les guerres de la Révolution, et reçut do nombreuses blessures à Jemappes, où il sauva deux fois la vie à Beurnonville. En 1793, la Convention lui décerna une couronne de chêne. Nommé commandant de Sedan en l'an XII, il empêcha cette ville de tomber au pouvoir de l'ennemi
Berle:
t. Bot. Syn. de
éralogi!
BERTERE (du n. du '
GLAIEIL (OU GLADIOLUS).
BerteREAU (M art V. Beausoleil.
BERTEROA (de Bertero, a. d'un botan.) n. f. Syn. de alysson, genre de crucifères dont il constitue une section.
BerTHA, planète télescopique, n» 154, découverte par Prosper Henry, le 4 novembre 1875.
BerthAULD (Charles-Alfred), jurisconsulte et homme politique français, né à Verson (Calvados) en 1812, "
professeur
fa-
à l'Assemblée nationale (8 févr. 187 1)- Il appuya constamment la politique de Thiers. Lors des élections des sénateurs inamovibles par l'Assemblée nationale, il fut nommé membre du Sénat (déc. 1875). De 1876 à sa mort, il occupa le poste de procureur général à la cour de cassation. Il publia : Etudes sur le droit de punir (1850) ; De l'hypothèque léqale des femmes mariées sur les conquéts de la communauté (1852); Loi aholilirc de la mort civile (1857); Traité théorique et pratiqua rlr ;, -„h--,r:^i,nn à l hypothèque légale des femmes marv i-- . l'...h,rtion à l'histoire des sources du droit I r I h, losophie politique de
l'histoire de Frai I,; i i /' ',.i,iutions et des vraies
causes de leur pr.jlni:! ni I,, Liberté civile {liU) ;
Bu pouvoir constituant de IWssemblée nationale [Ml \) ; l'Ordre social et l'Ordre moral; le Droit et le Devoir (1873) ; De la philosophie sociale, études critiques (1878) ; la Loi du progrés et le Libre Arbitre (1882).
BerTHAULT (René), sieur de La Grise, littérateur français, mort en 1536. Il habita quelque temps la cour de la sœur de François I", Marguerite de Navarre, et lui dédia sa traduction du Livre d'Or de Marc-Aurèle (Paris, 1531), qui eut un grand succès. On lui doit aussi une espèce de roman intitulé la Pénitence d'amour (1557).
BerTHAULT (Louis-Martin), architecte, né à Paris en 1771, mort en 1823. Il était sans rival comme dessinateur de jardins, et, sous ce rapport, il mérite d'être appelé le Lenôtre du XXX" siècle. On lui doit le dessin des parcs de La Malmaison, de Saint-Leu, du Raincy, de Condé, de Saint-Brice, de Navarre, de Château-Margaux, de Compiègne, de Bondy, de Ruslay, d'ArmanviUiers, et de beaucoup d'autres qui ont été tracés sur ses plans.
1 empereur
, château
Berthault était de Compiègne, qu'il restaura. Il a gravé suite de vingt-quatre Vues de jardins anglais.
Berthaut (Jean-Auguste), général français, né à Genlis (Côte-dOr) en 1817, mort à Paris en 1881. Berthaut était colonel d'état-major lorsqu'il fut chargé, en 1869, d'organiser la garde mobile dans le Nord et dans l'Est. Promu général de brigade en avril 1870, il conduisit au camp de Châlons la garde mobile après la déclaration de guerre à la Prusse, et la ramena à Paris sur l'ordre du général Trochu. Après l'investissement, le général Berthaut se distingua aux affaires du Bourget, de Champigny et de Montretout. En 1871, il reçut le grade de général de division. Le 15 août 1876, il fut nommé ministre de la guerre dans le cabinet Dufaure. Il s'attira de sévères critiques en maintenant les commandants de corps d'armée au delà des limites légales, et en refusant les honneurs militaires à Félicien David, enterré civilement. Le 2 décembre, le général Berthaut donna sa démission en même temps que le cabinet Dufaure; mais il conserva son portefeuille dans le nouveau ministère, sous la présidence de Jules Simon, qu'il quitta avec lui en 1877. Il reçut, le 14 mars 1878, le commandement du 18' corps d armée en 1871, il fut mis en dis pénibilité sur sa demande, mais, quelques mois après, il tut nommé président du conseil de perfectionnement de l'Ecole militaire supérieure On doit au général Bertliaut plusieurs ouvrages techniques les Instructions ^m les cartes topoqt n phiques , Mardi *; et combats ( 18" 1879), et Princip'-i de stratéqie (1881)
BERTRE (du n de la reine Berthe, que la tradition représente comme sage et modeste) n. f Cost. Sorte de garniture ou de pèlerine étroite, que les femmes portent surtout par-dessus un corsage décolleté. Il Natte, bandeau de faux cheveux que portent les femmes. Il A la Berthe, En ^= <^^
doubles bandeaux plats, les cheveux di- JK i
visés sur le front.
— Econ. rur. Grand vase en fer-l ou en cuivre rouge étamé, serva transport du lait que l'on vient de 1 1
— Papet. Sorto ,1,, ,v,..iov .-..,,1111 BT;nTRAPr. 1'
Caribert, feninu' mère de Cbarlt^n] en 7S3. Son surnc
Tautre. Elle est ; Elle s'efforça toute sa vie de maintenir la paix entre ses fils. Son nom est, d'ailleurs, entouré de légendes et do mystère. On trouvera sur elle des détails biographiciues dans les ouvrages relatifs au règne de Charlemagne ; pour son histoire poétique et légendaire, v. Simrock, Bertha die Sninnerin (1853), et W. Muller, Mythologie der deutsclien Heldensaye (1886).
robe décolletée
n écrit vers 1275, en syllabes, par le trou-
1 de Adam le Roi, qui ! composa d'après une chanson de geste jtrès ancienne on parvenue jusqu"
— . Loc. PROV. ; Du temps que Berthe filait, Au temps où reines et grandes dames ne dédaignaient pas de s'appliquer à des travaux manuels, c'est-à-dire. Il y a très longtemps. Cette locution a peut-être son origine dans la légende de Berthe au grand pied.
Berthe au grand pied, couplets monorimes de vers de vère Adenez, plus connu sous 1
'— rès une chansuu „
Fille de Blanche-Fleur,
de Hongrie, Berthe au grand pied est demandée en
mariage par Pépin. Elle arrive à la cour accompagnée de
. "S .»-,__ i-.r^^:-. fliig A|,^,ç ^m Ressemble
Imtui ..■, M,ir-i !.■ jior-
suade à la jeune épousée que les pi ':i , .: nts
de Pépin sont mortels aux vierges, ri , , , ; nur qu'ellelui inspire, c'estsapropre lill' 1 , -lisser dans la couche royale. Aliste ]'ri,i.j .c a l'-i i:. ,11 l-Uo est la vraie Berthe, et la malheureuse fille de Blanche- Fleur est entraînée dans une forêt pour y être mise à mort. Cependant, un des bourreaux, touché de pitié, lui permet de s'enfuir. Recueillie par le garde-chasse Simon, qui a une femme et une fille, elle passe huit années auprès d'eux, à filer la quenouille. Au bout de ce temps, Blanche-Fleur, désireuse d'embrasser une fois encore sa chère Berthe, vient la voir. Etonnée d'apprendre que sa fille, qu'elle sait douce et bonne, est l'objet des malédictions universelles, elle examine les pieds d' Aliste, bien que celle-ci la reçoive dans l'obscurité : elle les trouve d'égale longueur, et l'imposture se découvre. AUsle, mère de deux princes, est seulement enfermée dans un cloître, mais Margiste monte sur le bûcher. Quant à Berthe, Pépin la retrouva par hasard, un jour qu'il s'était égaré à la chasse. On la ramena en triomphe à la cour..., et elle eut du roi Pépin sbc enfants, dont l'aîné fut Charlemagne.
A cette touchante légende Adenez prête un charme naïf par la tendresse avec laquelle il s'apitoie sur la malheureuse Berthe, par lacolère qu'il laisse éclater contre « Torde vieille » et la « fausse royne ». Son roman a joui dune grande popularité en France, en Allemagne, en Italie, etc. Rien, d ailleurs, ne le rattache à l'histoire. Mais le tlième de l'épouse innocente, persécutée, puis à la fin triomphante, a été maintes fois brodé ; on le retrouvera de nouveau à Geneviève de Brabant.
Berthe, fille de charlemagne et de sa seconde femme Hildegarde. Elle épousa un jeune seigneur élève d'Alcuin, Angilbert, et eut deux fils, dont le célèbre Nithard, historien de Charlemagne. L'empereur eut toujours une grande amitié pour son gendre, qu'il institua son exécuteur testamentaire. Du vivant de sa femme, Angilbert se retira au monastère de Saint-Riquier, en Ponthieu, dont il devint abbé. Il mourut en 814; nous trouvons encore Berthe mentionnée dans un diplôme de 822.
Berthe, marquise de Toscane, morte à Lucques en 925. Elle était fille de Lothaire II, roi de Lorraine. Elle épousa en premières noces Thibaud, comte d'Arles ; en secondes noces, Adalbert II, marquis de Toscane. Sous son influence, la cour de Toscane devint extrêmement brillante. V. sur elle le chroniqueur contemporain Luitprand, dans le tome III des Monumenta Gernianix historica (Scriptores).
Berthe de Bourgogne, fille de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne, et de Mathilde de France, née vers 962. Elle épousa d'abord Eudes, comte de Chartres, de qui elle eut quatre fils et une fille, puis Robert, roi de France. L'Eglise s'opposa à cette dernière union, parce que Berthe éuit cousine du roi au quatrième degré, et que Robert avait servi de parrain à l'un de ses enfants. Robert se vit frappé d'anathème, et contraint de céder devant les menaces du pape Grégoire V. Il répudia sa cousine, peut-être parce qu'elle était stérile, et épousa, trois ans après, Constance, flllo du comte de Toulouse, dont l'humeur irritable devait lui faire regretter sa première femme. Berthe conserva un grand pouvoir siu- le cœur du roi, et, en 1011, eUe accompagna Robert à Rome pour demander au pape l'annulation du second mariage et l'autorisation de redevenir l'épouse du roi ; mais le pape résista à ses prières et à celles de Robert.
Berthe de Hollande, reine de France, femme de Philippe I", mère de Louis le Gros. Elle était fille du comte de Hollande, Florent I", et de Gertrude de Saxe. Philippe la répudia en 1092, pour épouser Bertrade, femme de Foulques, comte d'Anjou. Reléguée à Montreuil-sur-Mer, Berthe y mourut en 1094.
BertHEAU (Ernest), philologue et orientaliste allemand, né à Hambourg en 1812, mort à Gœttingue en 18S8. Professeur à Gœttingue en 1843, il enseigna l'exégèse de l'Ancien Testament, l'histoire des Israélites, la théologie de la Bible, ainsi que l'arabe, le chaldéen et le syriaque. Il a publié notamment : les Sept Groupes de lois mosaïques (1840) ; Histoire des Israélites (1842).
BERTHELÉE n. f. Truelle employée par les maçons pour dégrossir et couper les enduits. V. truelle.
BerthéLEMY (Jean-Simon), peintre français, né à Caen en 1743, mort à Paris en 1811, membre de l'Académie de peinture en 1781. On lui doit deux plafonds habilement composés et peints avec correction au palais du Sénat : la Sagesse faisant la loi, et l'Empereur donnant la
BerTHELIER (Jean-François-Philibert), acteur et chanteur français, né en 1830 à Panissières (Loire), mort à Paris on 1S88. D'abord employé dans une librairie à Lyon, puis chanteur au théâtre de Poitiers, il vint à Paris en is-n. rli.Tnta quelque temps dans les cafés-concerts, et i,i,iH:i,rii ]-,, (Il ilii-fitre des Bouffes-Parisiens dans les \ I , ;,ii :i successivementàrOpéra-Comique,
. 1,' , /'n(Ae«n, au Palais-Royal, aux Va-
1 ,■,!.: .. \ ,,;■ du Malabar, les Trente millions de
(„„,.,„/,„. (.( l:;„i,iu,ji:re a des écus), à la Renaissance en
et la Main, l'Oiseau bleu, Baholein, le Petit Chaperon rouge), à la Gaîté en 1887 {le Bossu). Talent plein de verve et de naturel, il avait dans son jeu une finesse et une distinction qui empêchaient son comique de tomber dans la charge.
BERTHELOT (lo) n. m. Eperon formé d'un bout-dehors et do deux lisses, propre aux tartanes et à quelques au-
tros batinionts du Levant : Le berthelot »e redresse à
la proue, comme l'éperon des galères du moyen âge. (A. Jal.)
Berthelot, p(}(H<' 5atiriï|U0 français du xvii' siècle.
iMMiil.' ri :mii I. i;,'^iil,r, , .,iiimo lui advorsairo do Molli, ,Im ,, .. ! .[iM 1 1 . Il iuvciit maille ù partir, il s'a-
.Iniiii i II II II:;, Il ■ iiiposa dos piôcos, surtout
,1, , . |.i I III, I |,i,ii|f^ nar la verve, lo naturel,
1 II, j, 11,,' ,1 il, , 1,1.,, |iii iH' brillent ni par lo goût, ni
^,:l, la ,1, . , m .■ I ,. s v,rs 1,' l'o poôto ont été recueillis clans 11' ( ,,'■,/,■■/ saii/ni/N,' ( n'.iiii). On a aussi do lui un ro-
BEKTIIKLOT
HEimiOLON
Berthelot
'":':■",■ i':'.' iiV:'ii' •',.;■' "iV 1,1, ',M^ oii'iiiiiioi^C
lii|i"rlaii( uii\i-aL:(^ imilil!,- : In .M>ruiiiifuc ajtjilif/uée aux tris, ait.r manufactures, â l'agriculture et à la guerre (Pa-
Berthelot (riiTro-1'aii.'riio-Maivdiii), cliimisto fran-
mr les s. En
iliinaisons
isr.l, a\,', lin, llii-s,, ii'uiai iiLialiU) sur Ins ('oritltinaisons
de la (/h/rrr:m' iiiv,- 1,-s nriilfs, et reproduction des corps i/nix iifiiirrs ),ri/i/;(/s. rrol,-i,scur à l'Ècolo supérieure do iili.iriiia, !.■ .11 is-ij; pnjiossfur au CoUôgo do Franco en
Kii 1S7S, n lU'.-
[lar les végétale, ifaya it Berthelot.
SOS fonctions de profes-
i Mcole de pharmucio, et en 1877 il était appelé au specteur général de l'enseignement supérieur.
" la même an-
1 des substances ..xpl,, I ' lu 14 août 1877. En issi, In s. Il 1 1 I, inamovible ; il prit plann au Li I , I , "■. Le 14 décenibre
18S0. il riiira ii'i- !.• i i-'. i,- ,;,,i,i, i avoo le portefeuille
de rinslriintiiin puMiiiun et dos tioaux-arts, qu'il conserva jusqu'au 18 mai 1887, puis il fut ministre dos affaires étrancéros dans le cabinet Bourgeois (!*' novembre 1895- 2R mars 1896).
On ,i,»it à Berthelot des travaux très variés ; on peut cerniiilant les çrouper autour de deux idées fondamentales : la s^ nilinso des composés organiques au moyen des corps êlnnnniiaires, et la (ftermoc/iimie, véritable mécanique chi-
!(1880); Leço Mmie organique {cours s sur la thermochimie i-s,i, IS83); Leçons de >fc chimie organique nhitièresexptosioles ■ •■■ lliuimi' (1873); la
n„-s de
il d'ar-
la Béte du Gèvaudn
BerthezÈNE (Pierre, baron\ général et homme politique français, né et mort à Vendargues (Hérault) [177:)- 1847], fit toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire, (luitta le service militaire en 1815 et n'y rentra qu'en Ï817. Il prit part à l'expédition d'Alger comme général do division, gagna la bataille de Staouéli, et fut nommé commandant en chef de l'armée d'Afrique en 1831. L'année suivante, il était rappelé et recevait un siège à la Chambre lins jiairs.
BrRTHrrR i-iillaume-François), savant jésuite, né à
I ! I mort en 1782. De 1745 à 1763, il fut
I. I 11, in du « Journal de Trévoux ■, et eut lin 1,1,1!,^ :mii vives avec Voltaire et les encyclopédistes. Le IV lîerthior prit part, en 1762, à l'éducation de Louis X\L II publia une Réfutation du . Contrat social • (1789). et fut chargé, après le P. Brunoy, de continuer, en 1742, l'/^is/oii-erfei'^/jiisejo/iicane, dont il composa les six derniers volumes.
BerTRIER (Louis-Aloxandro, prince DR NEOFCiiiTEL, duo DK Valkngin, prince de WAORA^l), maréchal do France, né à ■Versailles en 1753, mort à Bamborg (Bavière) on isi'.. Il nnrra :i dix-sept ans dans lo corps tTétat-major, et
lu I Iinl dans la guerre d'Amérique. Major gé-
II I I, , nationale do Versailles on 178», il devint
Il major do l'arméo de LUckner (1702),
|,iii I, I II 1,11 I I halic (1700). Il s'attacha, à cotte date, au geinial Lnciapaiii', le -iiivit .-ii F-ypto, lo Beconda au 18 brumaire, lut iiuninn [h lui m nsiro do la guerre, ot
devint, eu 1805, smi major général de la
Grande Arméo ", s,,:, , i i, i. , iimrateur. Il l'accompagna dans luutos s, , i|.,i,. , 1 assura, par sa ponctualitéot s.i |,i,i .,1, . l^.l^ail. I ,-\,Miiîinii des Ordres
impériauv. I: ; , ■ s, u ■luvuuenmnt par les titres
souverain i' ■ i ,
lengin »,iln \ i,
de « prince do \Vagr;i néanmoins un dos pi abandonner son malt présenter àLouisXVlll. Aussi ne sut-il quel parti prendre pendant les Cent-Jours ; pour garder la neutralité entre son ancien maître et son :
pour se
I . hnmmes masqués qui vengèrent sur lui 1, ; I . |u il avait fait subir aux sociétés secrètes? i . , 1..I.,,, |. nii qui n'a [fti être complètement élucidée.
Il riLi'.i a. a 1 leuxfrèros, qu'il fit parvenir au grade de général do division : César (1765-1819), et Victoe-Léopold (1770-1807). — Son fils, Napoi.éon-Lodis-Joseph-Alexandee-Chakles, né et mort à Paris (1810-1888), fut pair de France do 1836 à 1848, et Sénateur de 1848 à 1870.
BebthiER (Pierre), minéralogiste français, né à Ne- III ^ Seine-et-Marne) en 1782, mort en 1861. Ingénieur