‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 431 sur 956 · V. CADUQUE · texte numérisé non relu

V. CADUQUE

— Bot. On dit qu'un organe est caduc lorsqu'il se détache du végétal au bout d'un temps plus ou moins long. (Les feuilles sont caduques lorsqu'elles tombent chaque année. Le calice est caduc lorsqu'il se détache avant l'épanouissement de la fleur.)

— Dr. Se dit des legs et donations considérés comme non avenus dans certains cas prévus par la loi.

Zool. Se dit de tout organe qui ne persiste pas, me les pattes de certains insectes.

Anton. Robuste, vigoureux; en botanique, vivace,

Caducaires (lois). Dr. rom. On a donné ce nom à deux lois : la loi Vuha de maritandis ordinibus, et la loi Papia Poppaea, rendues sous. Auguste, et qui ont eu pour but d'encourager au mariage en enlevant aux célibataires et aux personnes sans enfants le bénéfice de dispositions testamentaires pour en attribuer l'avantage à ceux qui étaient mariés et avaient des enfants.

— Enctcl. Les dispositions caduques, devenues les prxmia patrum, étaient attribuées, dans le cas d'institution, aux patres, conjointement appelés avec l'incapable, à une portion déterminée de la succession, ou, s'il n'y avait pas de conjunctio, à tous les cohéritiers patres ; à défaut de ceux-ci, on appelait les légataires patres. Le legs caduc était dévolu aux colégataires patres, conjoints dans un seul et même membre de phrase ; à défaut, aux héritiers, enfin aux légataires, toujours à la condition d'être patres, h^xrarium, plus tard le fisc, venait quand il n*y avait ni cohéritiers ni colégataires patres. L'accroissement, sous ces lois, était volontaire, mais obligeait à supporter les charges. On attribua désormais de la même façon les dispositions caduques pour des causes étrangères aux lois caducaires. Certaines personnes avaient néanmoins lé droit, à raison de leur âge ou de la parenté les unissant au disposant, de conserver sans restriction ce qui leur avait été laissé {solidi capacitas), mais elles n'obtenaient rien au delà. Enfin, les ascendants et descendants du testateur jusqu'au troisième degré, recueillaient les dispositions caduques en vertu des règles du droit d'accroissement ancien {jus antiquum). Les lois caducaires ne s'appliquaient pas aux dispositions nulles dès le principe, à raison d'un vice de forme ou de fond {pro non scriptis).

CADUCÉE \ lat. caduceum, corrupt.

du gr. kénticeion, objet qui appartient à un héraut) n. m. Principal attribut de Mercure, consistant en une vergé surmontée de deux petites aile;

de laquelle s'entrelacent deux serpents : „ „,^^ ^„,

Le CADUCÉE est un des symboles de la " "deguèuie! jiaix. Il Symbole du commerce, auquel Mercure présidait chez les anciens, il Etat de commerçant : Je résolus d'abandonner pour jamais le caducée. (Lo Sage.)

— Par anal. Bâton couvert do velours fleurdelisé, que portaient le roi d'armes et les hérauts d'armes, dans les grandes cérémonies du moyen âge.

— Blas. Attribut d© l'écu qui représente une verge surmontée de deux ailes, et accolée de deux serpents ou bisses entrelacés et affrontés, de sorte que la partie supérieure de leur corps lorme un arc.

— Attribut du corps de santé, composé essentiellement d'un faisceau de baguettes autour duquel s'enroule le serpent d'Epidaureetque surmonte le miroir de la Prudence.

— Encycl. La Fable raconte que Mercure sépara un jour, avec sa baguette, deux serpents qui se battaient. Le caducée devint, dès lors, l'emblème de la concorde. Il était, chez les Grecs, la marque distinctive des ambassadeurs et des hérauts, et CaJucée. les rendait inviolables. Le caducée

figure souvent, aussi, parmi les attributs de Bacchus, de Cérès, de la Paix, etc.

CadugifÈRE (de caducée, et du lat. ferre, porter) n. et adj. Se disait quelquefois de Mercure, qui avait le caducée pour attribut.

— Grande vieillesse, période de la vie humaine qui précède la décrépitude : ta caducité commence à l'âge de soixante-dix ans. (Buff.)

— Fig. Etat de ce qui touche à sa fin, de ce qui est

firès de périr; caractère de ce qui est passager, peu soide, peu durable : Le vice le plus inséparable des choses humaines, c'est leur propre caducité. (Boss.) Tout ce qui tient à l'homme se sent de sa caducité. (J.-J. Rousseau.]

— Bot. Caractère des organes caducs : la caducité des feuilles, de la corolle.

— Dr. Annulation des legs et des donations, dans le cas où la loi les déclare caducs.

chose léguée. La mort du légataire, son incapacité « perte de la chose léguée, se produisant avant le dies cedens, étaient des causes de caducité. Les lois caducaires (v. ce mot) avaient introduit des causes nouvelles. La caducité profitait à l'héritier qui, dès lors, se trouvait ne pas avoir à acquitter le legs. Elle profitait, par exception, aux colégataires au cas d'accroissement. Avant les lois caducaires, il y avait lieu à accroissement au profit du colégataire de celui qui ne recueillait pas son legs, quand le legs était î&it per vindicationem ; l'accroissement était alors forcé et avait lieu sans charge. Sous Justinien, il n'y avait plus à distinguer des formes différentes parmi les legs, et l'accroissement fut admis dans tous les cas. Seulement, il était volontaire et avec charge quand les legs étaient faits dans une même phrase; forcé et sans charge, quand ils étaient faits dans des phrases séparées.

— Syn. Caducité, décrépitude. La caducité est une vieillesse avancée, et qui présente les signes d'une chute, c'est- ,-dire d'une mort prochaine. La décrépitude est le dernif

cette différence, il faut en signaler i

caducité se dit des choses aussi bien que des hommes, et

décrépitude ne s'applique qu'aux vieillards.

— Anton. SoUdité, vigueur, jeunesse ; en botanique, persistance.

CADUQUE (rfu/t') n. f. Anat. Mcmbrano caduque. — Encycl. Dès son arrivée dans la cavité utérine, 'ovuli' iist i'ni|irisiinné dans les replis de la muqueuse

|in h.inrr-n.)iinc7ii et l'i-iivi'lcip|iont untiéromont. La face

,1 |,, „, tr, , |,,,i I, , villosités du chorion, l'ojitonio

is^^' . I r|.,(i.. '1 il I '1(1 reste do la muqueuse par

m ■ 1 ' ' i I 1 ' i""' lis nommé hydroperion ; cet

Il ' "ii'i " '■"•>■ Il '1' /lie réfléchie, ou périomlaire.

I ; , I , ,1 do l'embryon, cet espace

i 11-' liio arrive au contact de la

1" !'■ 1 '7"C tiroie. Vers le cinquième

11 lalion, ces deux membranes

I Il' i il ■iiiiiK it confondues à la fin do la

I ' 1 ii-nips, la muqueuse subit une dégé-

' Il ' :ii ii>i. Sous la caduque en voie d'atrophie,

\' ; : nouvelle muqueuse utérine, qui

II I' ' I liiiuos conl'ondu ' ' '

lurquc 1 fabri

Il avait composé une quarantaine de comédies où, la tradition do Plante, se remarque une psychologie pi afiïnce. Varron loue ses intrigues, Cicéron dit qu'il éc

rait mal le latin. Ménandre fi le reste do lui que des fragme C^CILIUS i".!.! ~ du lat. c?

marque une psychologie "icéron dit qu'il < modèle ordinaire. 11

-, évacuées lors de

hors. Les Cadurq < taules pour leur i-rniers peuples qui osèrent KCDS [kusa).

— Adjcctiv. Qui appartient à Cahors ou à ses habitants : Hisluire cadurcienne.

(On dit quelquefois, dans le langage ordinaire, cvhor-

Page 1