V. BAROMÈTRE
— Techn. Cercle de carton divisé, dont les facteurs d'orgues se servent pour noter les cylindres des orgues de Barbarie.
— Zoel. Nom vul-
faire des mollusques u genre soian'Mni.
— Cadran (Appareil
à). V. TÉLÉGRAPHE.
— Enctcl. Gnomon.
Cadran solaire. Traçons sur la surface de la terre 24 demi-méridiens distants de 15» et Cadran vertical, dont l'un passe par le
lieu. Le soleil, dans son mouvement diurne apparent, verse successivement les plans do chacun do ces a diens en se déplaçant de gauche à droite.
Lorsque le soleil se trouve dans le demi-méridien . tenant le lieu ; il est midi vrai en ce lieu ; lorsqu'il se trc
tige rectiligno appelée style, '" porpondiculairo à c
CADMOS — CADRAN
ins lo premier domiméridien sitoé à droito do celui-ci, est 1 heure, ot ainsi do suite. Après 24 heures vraies ou 1 jour solaire vrai, lo soleil se retrouve dans io plan du (ini-méridion contenant lo lieu.
dans la direction do l'axo du monde
It que nous marquions
plan porpondiculairo à ce stylo les traces, sur co
Flan, des 24 demi-méridions, co sont les lignes horaires; ombro du stylo viendra aux différentes heures so confondre avec cnacuno do ces traces. Tel est le principe du cadran solaire.
— Cadran équalorial. Le cadran ainsi construit est diï équatorial, le plan sur lequel se projette l'ombre du stylo étant parallèle à l'équateur. Pendant six mois, l'ombro du stylo est portée sur l'une des faces do cadran ; pendant les six autres mois, l'ombro du style est portée sur l'autre face ; il s'en suit que les lignes horaires doivent ôtro tracées des deux côtés du plan ot le style prolongé do part et d'autre do co plan. (Co cadran est peu employé.)
— Cadran horizontal. Sa construction revient à chercher les traces des 24 demi-plans méridiens sur un plan horizontal.
Supposons construit un cadran équatorial sur le plan Eq [fig. 1) et orientons co caiîran do façon que la ligne horaire A 12, qui correspond au midi vrai, soit perpendiculaire à l'intersection du plan Kq et du plan horizontal H. Cette intersection EO est la ligne est-ouest perpendiculaire à la méridienne. Prolongeons le style jusqu'à sa rencontre en B avec le plan H et menons les lignes BlO, Bll, BI2, etc. L'ombro d'un stylo dont lo pied est en B et qui a la direction BA so projette, aux diflérentes heures du jour, sur lo plan H suivant les lignes horaires BlO, BlI,Bl2, etc.
En rabattant E^ sur H, autour do EO, A vient en A' naissant le point B, pied du style, en peut i longueur A'l2 = Al2 qui est le côté do l'angle droit d'un triangle rectangle dont l'hypoténuse est Bl2 et l'angle aigu opposé à Al2, la hauteur du pôle au-dessus de l'horizon eu la latitude du lieu (à Paris, 4«-50'll''). U suffit alors de tracer do part et d'autre do A'i2 des droites
Cadran horizontal.
.Con-
même que dans le cas précédent. (V. fig. 1.) Connaissant I© point C, pied do style, on peut construire A''i2 = Al2 qui est le côté de l'angle droit d'un triangle rectangle dont l'hypoténuse est Cl2 et l'angle aigu A, 12, C la latitude du lieu. Il suffit alors do disposer en C un style situé dans le plan méridien et incliné sur le plan vertical d'un angle égal au complément de la latitude du lieu.
— Cadran déclinant. Le cadran est dit ■ déclinant » quand il est construit sur un plan vertical, non perpendiculaire au plan du méridien. Soit ny la trace du plan du cadran sur le plan horizontal {fiq. 2) et EO la ligne est-oaest. Soit B le pied du cadran, et bl2 la trace du plan méridien sur le plan du cadran. Le style, qui est toujours parallèle à l'axe du monde, est situé dans lo plan méridien, et son proie plan horizontal c / / . .
B, l'angle D, B, étant égal à la lat tudf " '■
l'angle D, F, égal à la latitude du lieu B, 12 = F, 12. On construit alors le cadran horizontal pour lequel le pied du sty-
iBe
pro-
long© les lignes horaires do co cadran jusqu'à leur rencontre avec ny aux points 10, 11, 12, cto.
Le style, dont le pied est D et qui est dirigé suivant DB, donnera sur le plan du cadran une ombre projetée aux heures 10, u, 12, etc., suivant les lignes, Dio, Du, Dl2,etc. En raison de la pénombre qui peut nuire aux observations, on remplace fréquemment le style par une tige quelconque portant un disque évidè circulairement en son centre, et l'on juge plus parfaitement do la position du centre de la petit© ellipse brillante projetée sur lo mur par rapport aux lignes horaires.
Le stylo est alors remplacé par la parallèle à l'axe
— Méridienne du temps moyen. Si l'on marque jour la position du point brillant sur le cadra moyen (v. TKMPS solaire, tkai, moyen) et qu'on joigne ces points successifs par un trait continu, on obtient une courbe en forme de 8, qui sert à la détermination du midi moyen. C'est la méridienne du temps moyen. Comme le midi moyen so confond quatre fois par a"n avec le midi vrai, cette courbe coupe en quatre points la droit© qui, sur 1© cadran, donne le midi vrai.
— Hist. La construction des cadrans solaires qui constitue la onomonioue (de rvùi.»». style) est attribué© â Ana.ximandre (vi' s. av. J.-C). Hérodote en fait remonter l'invention aux Chaldéens. Le premier cadran <
I la lettre
CADRANÉ — CADUCITÉ
293 avant J.-C. par L. Papi
CADRANÉ, ÉE adj. Qui est attaqué du cadrae, di cadranure : Arbres cadkanés.
CADRANERIE ou CADRANNERIE n. f. Art de con lionuer les cadrans de toute espèce. Il Atelier oii l'on hriquo les divers cadrans employés en horlogerie, dan
CADRANIER
n. m. Employé c
CADRANT {(iran) n. m. Instrument dont se sert le lapidaire, pour tenir les pierres sur la roue.
CADRANURE ou CADRANNURE n. f. Maladie des arbres, qui se manifeste par des fentes partant du centre et disposées comme les lignes horaires d'un cadran. (Cette maladie est commune chez les vieux arbres. Elle se produit accidentellement chez les autres, à la suite de fortes gelées.) Il On dit aussi cadran, gelivdre.
CADRAT (lira — du lat. guadratus, carré) n. m. Typogr. Petit lingot de fonte, moins haut que les lettres, même corps, et qui sert à compléter les ligne ne remplit pas la justification.
CADRATIN n. m. Typogr. Cadrât dans lequel l'épaisseur est égale à la fo'rce du corps. (Il se place au commencement d'un alinéa.)
CADRATURE n. f. Assemblage de pièces qui meuvent les aiguilles et la répétition d'une montre, etc.
CADRATURIER (l'i-f!) n. m. Ouvrier horloger qui fait les cadratures.
CADRE (de l'ital. çuadro, objet carré, à cause de la forme la plus ordinaire des cadres) n. m. Bordure, carrée ou non, et d'une matière quelconque, dans laquelle on place un tableau, un objet d'art, etc. : Le cadee d'un basrelief, d'une tapisserie, d'une glace.
— Par ext. Limites renfermant un espace, l'espace môme ainsi renfermé : La mer d'un côté, tes montagnes de l'autre, forment a i\iee un cadre magnifique.
— Fig. Milieu qui sert à faire valoir une personne ou une chose, ou à la montrer sous un certain jour ; Malheur à nui, pour para'itre, a besoin d'un cadre doré! (J.-J. Rouss.) Il Bornes, limites : Toute philosophie est nécessairement imparfaite, parce qu'elle aspire à renfermer l'infini dans un cadre limité. (Renan.)
— Cadre du ti/mpan, Anat. Portion de l'os temporal qui porte la membrane du tympan.
— Cadre modérateur. Electr. Ca-
vrnt'!par"sa''prox1: ^"""(^-r"" ^""'TapicT. mité, à amortir les oscillations d'un aiguille, grâce aux courants induits provoqués dans le cadre de cuivre par le mouvement de l'aiguille. (Ces courants réagissent ensuite à leur tour sur l'aiguille et en amortissent les oscillations.) " ' harponte, destinés à
— Cadres de mines. Cadres ei maintenir les planches de coffrage et lés terres dans les
faleries et puits de mines. (Ces cadres sont carrés ou exagonaux, suivant l'usage auquel on les destine, et composés de chapeaux et de semelles.) Il existe plusieurs variétés de ces dispositifs, dits : cadres ordinaires, à oreilles, coffrants ou faux cadres.
— Cadre-cible, Nom donné à un cadre en bois portant un réseau de tîls de cuivre parallèles assez rapprochés pour qu'un projectile, dont on veut étudier la vitesse, coupe l'un d entre eux et détermine ainsi une rupture de courant électrique enregistrée par un chronographe.
— Cadres intermédia'
— Admin. Tableau des services, des emplois
pagnies : Remplir les cadres. Il Cadre de réserve. Tableau des officiers et sous-officiers classés, mais provisoirement mis en dehors du service actif, il Cadre d'activité. Tableau des officiers et sous-officiers en état d'activité, ii Manœuvre des cadres. Manœuvre exécutée à titre d'étude par des officiers seuls, sans le concours de la troupe.
— Apic. Bâtis rectangulaires en bois placés dans les ruches en nombre variaole pour contenir les rayons des abeilles, et qui se font de divers modèles.
— Archit. Bordure de pierre ornée de sculptures. (On donne lo même nom aux bordures de marbre, stuc, plâtre en relief.)
— Ch. do fer. On appelle cadres, dans le matériel des chemins de fer, les pièces qui limitent certains organes importants des locomotives. (Tels sont le cadre de la boîte à feu, du tiroir, du régulateur, etc.)
— Littér. et b.-arts. Plan aue l'on se propose de remplir par le développement des détails que l'on ajoutera aux idées principales déjà trou-
vées et agencé f traffédie.
dont lo fond est tenu rigidi au moyon d'un cadre d<
ture. Plus encombrant que
le liamuo, il est réservé aux
hommes malades; les officiers et les maîtres
souvent dans leurs cabines, n Cadre d'hélice, Cadre complet
ou demi-cadre permettant de hisser les hélices dans leurs
puits, du temps des bâtiments mixtes.
— Techn, Assemblage en carré de quatre pièces de bois qui servent de fond à une lanterne de moulin ou de chaise à un clocher, il Assemblage de quatre bordures moulurées ou non de menuiserie dans lesquelles s'ajuste un panneau. Il Sorte de châssis formant rebord et retenant la pâte dans les papeteries, il Petites ensouples sur lesquelles les chaînes sont enroulées, n Châssis de bois, de lorme rectangulaire, sur lequel les chamoiseurs, mégissiers, parcheminiers, étendent les peaux pour les écharner. l'appelle aussi herse.) ii Outil ( cation des tuiles cceuses.
— Théâtr. Chacune des divisions, par rang d© taille, du corps de ballet et des comparses.
— Véloc. Ensemble des tubes métalliques qui constituent le corps des bicyclettes modernes. (Le cadre a succédé au corps droit.) V. bicyclette.
— Encycl. Admin. milit. Le cadi-e d'une uniléou fraction do troupe quelconque, c'est la liste des grades et des emplois spéciaux, tels que ceux de tambour, trompette, maréchal ferrant, etc., que comporte la composition normale de cette troupe. Par extension, on donne le nom de « cadres » à l'ensemble du personnel revêtu de ces grades ou emplois. On applique également le mot « cadre ■■ à la désignation de toute une catégorie de gradés ou d'employés, dans un corps de troupes plus ou moins considérable, ou même dans une armée entière : le cadre de sous-officiers, le cadre d'officiers subalternes ou supérieurs, etc. Enfin, le même mot s'emploie encore pour désigner l'ensemble du personnel chargé de certains services qui ne comprennent pas de troupes à proprement parler ; ainsi : le cadre du service d'état-major, le cadre de l'intendance, du service de santé, le cadre de l'état-major général (qui comprend l'ensemble des officiers généraux), le cadre de la justice
On distingue, de plus, des cadres actifs et des cadres de réserve. Autrefois, ce dernier terme n'était usité que pour désigner la deuxième section de l'état-major général, dans laquelle passent, au lieu d'être mis à la retraite, les officiers généraux atteints par la limite d'âge ou demandant à çiuitter le service actif par raison de santé. Aujourd'hui, il existe un autre cadre de réserve formé par les officiers, sous-officiers, etc., de réserve, qui sont destinés à renforcer, en temps de guerre, les cadres du temps de paix de l'armée active. Il existe également un cadre de l'armée territoriale, formé de même par tous les gradés inscrits sur les contrôles de cette partie des forces militaires. En outre, on désigne sous le nom de cadre auxiliaire de l'intendance ou de ses personnels administratifs l'ensemble des fonctionnaires et attachés de l'intendance qui font partie de la réserve ou de l'armée territoriale. Enfin, mentionnons le cadre complémentaire, rattaché aux régiments d'infanterie, et destiné à faciliter la constitution des formations de réserve en cas de guerre.
Des officiers en activité peuvent être placés hors cadre lorsqu'ils cessent de faire partie d'un corps de troupes, pour être employés dans un des services généraux ou particuliers de l'armée. Tels sont : les officiers brevetés employés au service d'état-major, ou comme officiers d'ordonnance près des généraux, les officiers élèves de l'école supérieure de guerre, les officiers du cadre permanent des bureaux de recrutement, du service de la remonte, les officiers employés dans les écoles militaires, etc.
La situation hors cadre existe également pour les officiers de réserve et de l'armée territoriale afi'ectés à certains emplois au Heu de compter dans un corps de troupes.
On désigne sous le nom de cadres de conduite l'ensemble des militaires, gradés ou non, momentanément employés à conduire, soit des hommes de recrue, soit des réservistes, etc., dirigés sur un corps de troupes ou, inversement, à escorter, jusqu'à la gare, par mesure d'ordre, des hommes libérés du service et rentrant dans leurs foyers. La composition des cadres de conduite varie suivant les circonstances et l'effectif du détachement à
CADRER (du lat. quadrare) v. n. Convenir, concorder, aller bien avec autre chose : Héponse qui 7\e cadre pas avec la demande. Dépositions de témoins qui ne cadrent guère ensemble.
— Cadrer à, suivi d'un infinitif. Concourir à, s'accorder pour. Il Cadrer à quelqu'un. Cadrer aux vues, aux idées, aux goûts de quelqu'un. S'accommoder à ses idées ou à ses
, (Vi,
— Anton. Déparer, détonner, grimacer, jurer.
CADRILLAGE n. m. V. QUADRILLAGE.
était, en 1792, vice-président du directoire du dépar ment des Landes. Député à la Convention, il vota peur la détention de Louis XVI. Après le 9 thermidor, il fut envoyé en mission dans les Bouches-du-Rhône et dans le "Var, où il se signala par ses sanglantes représailles contre les jacobins. Entré ensuite aux Cinq-Cents, il fut exilé au 18 fructidor. Il revint en France sous le Consulat et s'établit de nouveau comme avocat à Saint-Sever, dont il devint bientôt maire.
Cadry (Jean-Baptiste), théologien janséniste français, connu sous l'anagramme de Darcy, né près d'Aix en 1680, mort en 1756. C'éuit un prédicateur distingué qui, ayant fait une vive opposition à la bulle Unigenitus, se vit obligé de fuir de retraite en retraite. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Apologie pour les chartreux, etc. (1725) ; Pi-euves de la liberté de l'Eglise de France dans l'acceptation de la constitution Unigenitus (1726); etc.
^ Cadsand ou Cadzand, île et ville de Hollande.
CADUC, UQUE [duk' — lat. caducus ; de cadere, tomber) adj. Sujet, exposé à tomber : Un bâtiment caduc. (Bossuet.)
— Par ext. -Se dit d'un homme ou d'un animal qui est cassé, dont les forces sont abattues par l'âge : Un père si vieux et si caduc. (La Bruy.) ii Qui appartient aux personnes caduques : Age caduc Santé caduque.
— Fig. Périssable, précaire, passager : Les récompenses du monde sont caduques et périssables. (Bourdal.) ii Nul, qui n'est pas compté, dont il n'est pas tenu compte : Voix CADUQUE dans un vote.
— Ânat. Membrane caduque, ou substantiv. la Caduque.