‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 433 sur 956 · est couronné par la belle · texte numérisé non relu

est couronné par la belle

CiELIUS AURELIANUS, médecin de la secte des méthodistes, né, selon les uns, à Aria en Asie; selon d'autres, à Sicca en Afrique, et qui, d'après certains auteurs, vivait au ii' siècle, selon d autres, au v. On a do lui deux traités où l'on trouve des notions sur plusieurs points obscurs de l'ancienne médecine. L'un : Cxlii Aure-

rum pasaionum libri III,

CALOSTAT {sta — du \at.cxlum, ciel, et slalus, état) n. m. Appareil à miroir, donnant une image du ciel immobile par rapport à la terre.

CaeN (Ican), ch.-l. du départ, du Calvados, à239 kilom. do

loiires, école pré-

: I ' locine et de pliar-

III , Il 111 1 iiui iiMi de sourds-muets o, .> dou.v .lo.voa, école dos beauxarts, école d'hvdrographie, station agronomique, laboratoire départemental , haras. Académie nationale des sciences, arts et lettres, société des antiquaires de Normandie; etc.

Ch.-l. de la T subdivision mili-

taire du 3' corps d'armée. 1*' quar-

tunei

jndissement de Cherbourg.

Le port do Caen est en communication avec le port de Ouistreham par un canal do i. 1 ilin il iH-snlo un beau bassin à flot. Fabriques d'al m le sauve-

3, bâches, billards, blon. Il i i i mllis, briques, agglomérés de houill. , .i, lnaros, fonderies, huileries, savonnerie. i.ijiiLb, ii mi urorics, etc., commerce important de chanvre et tiostiaux.

Les monuments principaux sont : l'église Saint-Etienne, ou Abbaye aux hommes (1077), la Trinité ou Abbaye aux dames (1083) ; Saint-Pierre, de style ogival, chœur de la Re-

Sauveur (xiv s.) les hôtels de Than, d'Eco vil le, des

Cha

hist). La véritable

fondation do Caon

ne date que de la

création des Ab

bayes aux hommes

et aux dames par

Guillaume, duc de

Normandie, et sa

femme Mathilde

(xi's.).— Patriedes

poètes Jean Ber-

taud, François

Malherbe, Segrais,

Malrtlâtre; des fa

bulistes Boisard oi

Le Bailli ; des écn

vains et érudits de

Boisrobert, Huet,

évoque d'Avran-

ches,TanneguiLe-

fôvre, père de M"'

Choron ; des peintres Jean Restent, Robert li

graveur Michel Lasne, de l'acteur sculpteur Melinguo, do

Tingénieur Samuel Giraid, des généraux Moulins, membre

du Directoire, Decaen.

L'arrond. a 9 cant., 188 comm. et 116.841 hab. Le cant. Est a 8 comm. et 28.793 bab. ; le cant. Ouest 5 comm. et 22.090 hab.

Caen (Arnn) [a i.a Moni-; nK| loc. adv. Se dit d'une manière d'accommoder les tripes et le gras double.

CaiNEUS, fils d'Elatos, roi dos Lapithes. Né fille sous le nom de Cxnis, il obtint do Neptune do changer de sexe. Sous cette nouvelle forme, il prit part a la chasse du sanglier de Calydon et à l'expédition des Argonautes. Mais son orgueil déplut aux dieux. Dans le combat qui eut lieu, aux noces de Pirithoiis, entre les Lapithes et les Centaures, ces derniers, comme il était invulnérable, l'écrasèrent suus une masse d'arbres. Suivant d'autres légendes, il se tua, ou encore fut métamorphosé en arbre par Jupiter. Les métopes du temple de Jupiter, à Olympie, représentaient la lutte de Cœneus contre les Centaures. — Nom d'un compagnon d'Enéo, tué par Turnus.

CSNIS {niss — du gr. kainos, étrange) n. m. Genre d'insectes névroptèros pseudo-orthoptères, famille dos éphéinôridés, renfermant des éphémères à grandes ailes en éventail dont les larves rampantes et fouisseuses ont leurs respiratoires externes protégés par deux oper- !S caenis sont de petite taille, grisâtres; leurs larves vivent dans les eaux douces de l'hémisphère boréal. On en connaît une douzaine d'espèces : cxnis maerura (Europe) ; cxnis tuctuosa (Europe boréale) ; etc.

CfNIS. Mytliol. V. C.ENEUS.

SOGÉNÈSE ^du gr. kainos, nou-

1 n. f. Production do caractères

iOco animale ou végétale.

■n quotidienne prouve qu'il y a

> plus ou Pleins accentuées oniro

cutei

C^NOGENr.S

CADUQLE — C^NOMÉNÈSE

les enfants et leurs parents, qaoUo auo soit leur ressomblanco ; la reproduction rigoureuse n existe pas : il y a toujours, on mémo temps, variation ou casnogénèse . Cetto rcmarquo, faiio do temps immémorial, n'a acquis une importanco sciontiliquo considérable que depuis l'apparition dos théories transformistes. Si, commelo pensent les biologistes modornos, les espèces actuelles n'ont pas apparu sur terre avec leurs caractères dédnilifs. il y a lieu do chercher à expliquer leur formation aux dépens d'espôcos disparues différentes par l'accumulation dos variations individuelles qui sont évidentes à chaque génération. Le principe de \a.seleetion natureUe, introduit par Darwin dans la scionco, tond à expliquer comment ces variations so sont accumulées toujours do manière à être utiles & l'espèce dans ses conditions d'existence. (V. c^eno- Mi£>T,sis.) Les néo-darwiniens considèrent les variations comme fortuites, la cœnogénèse comme livrée au hasard. Seule la sélection naturelio, intervenant ensuite, conserverait les variations utiles et ferait disparaître les variations inutiles ou nuisibles. Les néo-lamarckions, au contraire, considèrent les variations comme résultant uniquement du plus ou moins d'usage des organes et, par suite, comme immédiatement adaptées & un but utile. Entin, les partisans de la fixité do respèce croient que la cœnogénèso no peut franchir les limites de l'espèce et engendre seulement des variétés que la sélection naturelle transformn en racos. {V. espèce.) — Ne pas confondre C3e- " ", (. r.rnoffénie, qui a la mémo étymologio et

ri tout© différente.

. 1 J . .1 NLTIQUE ou CÉNOGÉNÉTIQUE r/iTr* — dérivé r non de ca^noffénèse) adj. L'évolution indi- .1 voloçie des mammifères, est cjenoff^n^/ïjuc

i [ 1 1 i'""/>'-nétique, qui dérive de paiingénie}.

OLNOGKNiE OU CÉNOGÉNIE (du gr. kainos, récent, et '/ ' . L I ration) n. f. Mot créé par Hœckel, pour dési- 'jifi- r''iiiii[\M!ogio condensée.

— Encyc r' . Voici la théorie à laquelle ce mot apparia célèbre loi do Fritz MuUor : ■ Phylogénio égale

togénie 1" exprime que l'on peut roconnattre, dans les

îïles que l'espèce en question a elle-même versées (phylogénio) depuis l'apparition do la vie just nos jours. Mais les cas où ce parallélisme est d'une

avancé, et, pendant toute la première partie de sa vie, qui se passe dans lœuf aux dépens d'un vitellus abondant, il est si profondément déformé par l'existence parasitaire, que sa morphologie ne saurait être facilement rapprochée de celle d'une forme libre. C'est donc seulement à partir de l'éclosion que l'évolution individuelle peut reproduire l'évolution spécifique, et, qnand l'éclosioa est tardive, on ne reconnaît dans les formes embryonnaires que les formes récentes de la généalogie do l'espèce, d'où l'expression de csenogénie, généalogie récente. La CEenogénie est poussée à son maximum ^uand l'animal éclôt sous la forme adulte, comme cela a lieu pour le poulet, par exemple. C'est surtout chez les crustacés que Ion trouve tous les passages de la palingénie absolue (penœus semisulcatus) à la cxnogénie absolue (écrevisse). Mais, même dans les cas de caènogénio absolue, on peut encore trouver le plus souvent, dans les formes embryonnaires dégradées par le parasitisme vitellin, des vestiges de certains organes ancestraux : fentes branchiales des embryons de mammifères, par exemple.

Il peut arriver que deux espèces très voisines ont, l'une un développement paliogénétique, l'autre un développe- Qogénétique. La ressemblance très grande que l'on , dans ce cas, entre des stades embryonnaires s, alors que les premiers stades étaient si différents (sous l'influence du vitellus d'une des espèces), est tmc des meilleures preuves que l'on puisse donner du rapport de la forme spécifique à la composition chimique des plastides constitutifs dans des conditions comparables- V. mor-

PHOLOGIK.

— BiBLioGR. : Hœckel, Eponges calcaires et morphologie

générale (1866).

C^NOMÉNËSE OU CÉNOMÉNÈ&E (du gr. kainos, non-

\r,iu. n ,.:. nr}n, rcstcr) n. f. Fixation des variations ac-

1 'n. ^' L. Ce mot appartient à la théorie transformiste, 01. vuiui cuiumuut l'idée qu'il exprime est exposée par ses défenseurs : la sélection naturelle cxpli<iue la disparition des êtres qui ont acquis un caractère nuisible au profit do ceux qui ont acquis un caractère utile (v. c.£NOgénèse), mais cela n'aurait pas grande signification au point de vue de la formation des espèces, ou même des races, si les variations acquises n'étaient conservées, transmises hérc- Aussi est-il étonnant de voir des évolutionconvaincus comme Weissmann nier l'hérédité des î acquis parce qu'elle ne s'explique pas dans leur ingénieux système. Hartog a montré que, si Weissmann avait raison, il n'y aurait aujourd'hui que des protozoaires infiniment simples ; il est donc indispensable, dans l'hypothèse transformiste, d'admettre la cxnoménèse, et c'est

La crenoménèso n'est, d'ailleurs, pas absolue; il y a des caractères qui ont apparu et <|ui disparaissent sans être transmis ; il suffit, pour l'explication do la formation des espèces, que la csenoménèse soit possible, et l'on connaît aujourd'hui des exemples indiscutables de ce phénomène, - - dans des cas de variation acquise par simple irau-

II n'y a pas que l'hérédité des caractères acqnis, dans la csenoménèse. La sélection naturelle y joue un rôle en amenant la disparition, non seulement des types mal conformés, mais encore dos types intermédiaires dans lesquels les caractères acquis ne sont pas extrêmes. C'est pour cela que des races fixes peuvent provenir, au bout do quoique temps, de variétés entre lesquells tous les passages existaient primitivement. De même pour les espèces : il n'y a pas de type intermédiaire, au point de vue de la longueur du cou, entre la girafe et les autres mammifères, et cependant, on doit leur admettre une origine commune ; mais, dans la lutte pour l'existence, dans un pavs à sol sec où les hautes feuilles des palmiers étaient la. seule nourriture accessible, les types dans lesquels le cou était le plus long so sont seuls conservés, transmettant à, leurs descendants co caractère extrême qui, chez ces

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