C.ENOPITHÈQUE — CAFÉ
derniers ot dans les m mes conditions, se développait encore en vertu du principe de Lamarclv, jusqu'à ce qu'un allongement plus considérable devint inutile. C'est un des exemples classiques de csenoménèse, avec disparition des types intermédiaires.
— ■ BiBLioGH. ; Darwin, l'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle (1859); "Weissmann, essais sur l'hérédité et la sélection naturelle (trad. Varigny, Paris, 1892); Dolage, l'Hérédité (Paris, 1895) ; Le Dantec, Evolution individuelle et hérédité (Paris, 1898).
C^NOPITHÈQUE {tèk' — du gr. kainos, nouveau, 'et pithêx, êkos, singe) n. m. Genre de mammifères placentaires fossiles, de l'ordre des lémuriens, présentant beaucoup de rapports avec les lémuriens du genre chirogaleus et avec les singes américains actuellement vivants. (Les débris du cœnopithèque ont été trouvés dans le minerai pisolithique éocène d'Egerkingen.)
CffiOMACE, EE adj. Bot. V. cÉOMACÉ, ée.
CiEOME n. m. Bot. V. céome.
C^OMURE n. m. Bot. Subdivision des ustilages.
CiENOZOÏQUE n. m. Géol. Syn. de néozo'îqck, ou tertiaire.
C^RE, ville de l'Italie ancienne, en Etrurie, à 30 kil. N.-O. de Rome, aujourd'hui Cerveiri. Les anciens attribuaient sa fondation, sous le nom d'Agylla, aux Grecs Pélasges. Elle avait, en effet, un trésor à Delphes et, au vi< siècle, sa
m ^lit « des Tarquins », à Cssre.
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troits rapports avec Rome, qui lui dut une partie de sa Civilisation et de ses institutions religieuses. Après la défaite de l'Allia, elle donna asile aux vestales et aux famines. Soumise aux Romains en 351 av. J.-C, elle prospéra jusqu'à la fin de l'empire et fut habitée jusqu'au XIII' siècle. La Cervetri actuelle n'est qu'un village do 600 hab. Les Tarquins étaient peut-être originaires de cotte ville ; en effet, on a découvert une tombe où le nom de Tarchnas est inscrit plus de trente fois.
La cité s'élevait sur un promontoire volcanique, flanqué de deux autres plateaux. L'un, appelé Monte Abbatone, contenait quelques-unes des grottes sépulcrales les plus riches que Ton connaisse. L'autre, nommé Banditaccia, est une véritable ville des morts, où les tombes, par milliers, présentent des voies régulières, et où les fouilles, encore incomplètes, ont fourni une partie du musée étrusque du Vatican. Le Louvre doit à Caere une grande partie de ses vases de style corinthien, des plaques de terre cuite et des sarcophages d'un haut intérêt, "v . Etrurie.
— BiBL. : Musée grégorien du Vatican (Rome, 1842) ; Noël des Vergers, l'Etrurie et les Etrusques (atlas de planches, Paris, 1862-1864) ; Dennis, the Cities and cimeteries ofEtruria (Londres, 1878) ; J. Martha, l'Art étrusque (Paris, 1889).
Caerleon, village d'Angleterre (pays de Galles fcomté de Monmouth)), sur l'Usk; 1. 100 hab. C'est l'/sca Sidiram des Romains, ancienne capitale de la Britannia Secunda ; plus tard, elle devint la capitale de la principauté de Galles. Quelques ruines romaines, les ruines d'un amphithéâtre appelé la Table ronde, et la Table d'Arthur, où ce roi institua, dit-on, l'ordre de la Table ronde.
Caermarthen. Géogr. V. Carmahthen.
Caernarvon. Géogr. V. Carnarvon.
Spencer, favori d'Edouard :
oaiRULÉOLACnTE n. f. Phosphate hydraté naturel d'alumine. Variété de wavellite.
Caerwys, ville d'Angleterre (pays de Galles [comté de Flint]); 950 hab. Caerwys était autrefois le lieu de la réunion annuelle des bar-
des gallois. Elisabetli prohiba ces assrni blées, et cette viH' perdit dès lors ton
A.hu
Syn. de i
C^SIO (du lat. ex- V
siu5, bleu) n. m. Genre Cœ;
do poissons acanthoptèros, famille des percidés, renfermant des mers chaudes dont on connaît une dizaine d'espèc Le cxsio azuror, de l'océan Indien, peut être considéré comme l'espèce type.
CESIUM ou CÉSIUM [om' — du lat. cxsius, bleu) n. m. Métal de la famille du potassium.
— Encycl. Premier métal découvert, grâce à l'analyse spectrale, par Kirchhoff et Bunsen en 1860, existant à l'état de traces dans quelques eaux minérales : Vichy, Ems, Dûrkheim, Bourbonne-les-Bains (Of',032 de chlorure de cœsium par litre) en accompagnant le rubidium et surtout le potassium, avec lequel il a les plus ^'rands analogies, on le trouve encore dans un silicate de 1 île d'Elbe, le pollux, et dans la majeure partie des micas et lépidolitaes,
minerais de lithium. Dans le traitement de ces matières, le cEesium reste avec le rubidium et le potassium ; on le sépare de ceux-ci en utihsant les différences de solubilité des chloroplatinates et des tartrates. Le caesium métallique, isolé seulement vers 1882 par Setterberg en électrolysant un mélange des cyanures de caesium et de baryum, est un corps mou, léger, blanc argent, fondant à 26°, 5, comparable au potassium; l'action sur l'eau est identique. Ses sels sont analogues aux sels potassiques, et l'hydrate CsOH est caustique. Monovalent, son symbole est Cs et
risé par deux raies bleues très brillantes ; de là son nom.
CffiSON (Quinctius), flls de Cincinnatus, et l'un des chefs les plus violents de la jeune noblesse. Son audace rendit longtemps impuissante l'autorité tribunitienne. Enfin, le tribun Virginius osa le poursuivre, en vertu de la loi Icilia, pour outrages à un tribun et pour meurtre. Afin d'éviter une condamnation capitale, Cœson, laissé libre sous caution, s'exila. Son père dut vendre presque tous ses biens pour payer la caution.
CaËSTRE, comm. du dép. du Nord, arrond. et à 7 kilom. de Hazebrouck, dans la plaine de Flandre; 1.545 hab. Ch. de f. Nord. Culture et commerce de houblon, brasseries, fabriques de briques, de toiles d'emballage ; huileries.
CatANI (Michel-Angelo), duc de Sermoneta, grand seigneur italien, né et mort â Rome (1804-1882). Il a publié
Dante, et surtout la Materia délia Divina Comedia, table des matières du grand poème du Dante. Il fut capitaine des gardes de Pie IX et son ministre de la police ; puis il se rallia à Victor-Emmanuel, et fut député de Rome.
C^'TERA (mot lat. signif. les autres choses). Y. et cetera.
— Cxtera desiderantur (mots latins signifiant les autres choses sont regrettées). Cette locution est employée pour indiquer que certaines choses sont perdues pour marquer les lacunes d'un livre.
C«TOCAPNIE [ka-pm) n. f. V. cétokapi
Caf ou Kaf, montagne qui, dans la légende musulmane, entoure toute la terre et derrière laquelle se couchent le soleil et tous les astres. Cette montagne fabuleuse n'est autre que le Caucase, et c'est elle que les Persans mazdéens appelaient Hara-berezaiti. Il est probable que c'est aux Persans que les Arabes ont emprunté cette notion de la montagne qui
liUes.
. Hypoc
3, cagot, faux dévot
Fam. Rapporteur, dans le langage n. m. Nom vulgaire donné à la bla
datte, f. Argot. La cafarde, La lune. (Les voleurs lui ont I donné ce nom injurieux parce qu'elle est pour 1 traîtresse qui les dénonce ou les empêche d'agir.)
IFAROES. Air CAFARD.
— Damas cafard, Damas mêlé de soie et de fleuret.
CAFARDAGE n. m. Action ou habitude de cafarder; discours de cafard : Ils remplirent leur n Mercure n d'inepties et du plus plat cafardage. (J.-J. Rouss.)
CAFARDER v. n. Faire le cafard; agir, parler en hypocrite. (.Se dit surtout, dans le langa^je des écoliers, en parlant de ceux qui vont rapporter au maître les petits méfaits de leurs camarades.)
Hyp.
ard.
bigoterie grossière ;
CAFARDISE n. f. Caractère, genre du cafard : La vraie dévotion ne comporte aucune caf.akdise. Il Action ou parole do cafard : De tout temps, les cafakdises ont servi à beaucoup de gens.
CAFÉ (de l'ital. café, emprunté à l'arabe kahoua, prononcé à la turque kahvé) n. m. Graine du caféier dont on fait une infusion, après l'avoir torréfiée et moulue. (On ajoute souvent un nom propre au nom commun, pour indiquer la provenance de la graine : Café Bourbon. ChrÈMoka. Café Martinique.) il Dans le commerce, on emploie souvent ce mot au pluriel, en parlant des diverses sortes de café : Les CAFÉS sont en hausse, en baisse.
— Infusion préparée avec les grains du caféier, briilés et moulus : Boire du café. Prendre soti café.
— Café noir. Infusion ordinaire de café. (Se dit par opposition à la préparation suivante.) n Café au lait, Infusion de café à laquelle on ajoute une certaine quantité de lait.
Il Adj. inv. Qui a la couleur particulière au café au lait : Un cheval, une chienne café au lait.
— Moment où l'on prend le café, après un repas : Convive qui n'arrive qu'au café. Il Soirée où des invités se réunissent pour prendre ensemble du café ; A Douai, les CAFÉS remplacent les thés. (Balz.) [Peu usité.]
— Couleur sombre, d'un brun presque noir, comme celle de l'infusion du café : Couleur café clair, café noir, n Adj. inv. Des étoffes café. Une teinte café.
— Tasse à café. Tasse pour prendre le café. Il Tasse de café, Pleine tasse de café.
— Loc. fam. Prendre son café, Se donner quelque satisfaction, et particulièrement une satisfaction maligne : il PREND LE café à VOS dépens. (Peu usité.) Il C'est un peu fort de café. Voilà qui est fort de café, C est une chose étrange, inouïe, invraisemblable; c'est un procédé intolérable, uue assertion étrange, il Mauvais café. Poison (en Turquie surtout) : On lui a fait prendre du mauvais café.
— Bot. Nom que l'on a donné quelquefois au caféier. Il Café bâtard. Nom donné à diverses espèces du genre
caféier, où même d'autres genres plus ou moins éloignés : ixora, tétramérie, gertnérie, etc. Il Café diable. Nom vulgaire de l'iraucane de la Guyane.
— Comm. Café de figues. Falsification du café naturel fabriqué avec des figues torréfiées, puis moulées, afin de leur donner l'apparence du grain de café.
— MoU. Café au lait. Nom vulgaire d'une coquille du genre porcelaine.
— Superst. V. la partie oncycl.
— Prov. HIST. : Racine passera comme le calé, Double jugement attribué à tort à M"" de Sévigné. (On le rappelle, par ironie, pour exprimer sa foi en la vitalité d'une chose quelconque, mais d'invention nouvelle et dont la valeur est injustement contestée.)
Cet aphorisme célèbre a été, comme beaucoup d'autres, forgé après coup. M""' de Sévigné avait seulement dit, en 1672 : « Racine fait des comédies pour la Champmeslé ; ce n'est pas pour les siècles à venir ^i puis, quatre ans après, elle écrivait à sa fille : . Vous voilà donc bien revenue du café; M"* de Méri l'a aussi chassé. i> Il y avait quatre-vingts ans que ces deux petites phrases reposaient à distance respectueuse, lorsque Voltaire s'avisa de les rapprocher en les altérant. Apres lui, Laharpe donna définitivement à l'idée sa forme brève et incisive. Il faut, en outre, rappeler, à la décharge de la célèbre épistolière, que, lorsqu'elle écrivit les deux phrases d'où l'on tira l'aphorisme, le café était peu connu : seuls en faisaient usage quelques amateurs qui passaient plutôt pour originaux que pour gour- — -'-. De plus, Racine n'avait encore écrit ni Bril
— Encycl. Le café, périsperme du fruit du caféier, une petite graine ovale, présentant une face dorsale c vexe et une face ventrale légèrement aplatie, séparée en deux parties inégales par une fente longitudinale.
L'origine du café est fort obscure. Razès, médecin arabe du ix' siècle, en fait
la®
Café : a, Marti- . -Gemal-Eddin,- vers 1420 il n'arrive TBoaUcn (î'éd'di a Constantinople qu en 1550. Les am- moitié),
bassadeurs de la Sublime-Porte l'introduisirent en France, et Louis XIV en but pour la première fois en 1644. L'usage s'en répandit bientôt en Italie, puis en Angleterre.
Les Hollandais plantèrent le caféier à Java, et en offrirent quelques pieds au Jardin des plantes de Paris. L'un de ces pieds, transporté à la Martinique, devint la source des grandes plantations qui couvrent aujourd'tiui une partie de l'Amérique.
Il y a un grand nombre de variétés de café, dont les noms rappellent les pays d'ojîgine. Le café moka est le plus estimé; mais, consommé en majeure partie en Asie Mineure et en Perse, il en arrive peu en France. Le moka a un grain petit et comme parcheminé ; on le remplace souvent par lo moka-zanzibar, qui présente le même aspect. Outre le moka, on recherche en France le bourbon, dont le grain est pointu, un peu gris, et le mart'mique, à gros grains verts. En général, on consomme surtout des mélanges; l'un des meilleurs est le suivant : 250 grammes de moka-zanzibar, 250 grammes de bourbon et 500 grammes de martinique. Le mélange à parties égales de bourbon et de martinique est aussi fort prisé.
Avant de servir à l'alimentation. le café subit plusieurs opérations : la torréfaction, la pulvérisation et 1 infusion.
La torréfaction se fait dans des brûloirs; le grain de café, par un dispositif spécial, n'est pas en contact direct avec les parois chauffées, de telle sorte que sa température ne dépasse jamais 200». Dans cette opération, le volume du grain augmente d'environ un quart, et le poids diminue do 13 à 20 p. 100. La composition varie aussi : il se forme de la caféine et de la caféone. Les analyses s indiquent bien ce changement do compositii
Café vert.
Eau 10.13
Après la torréfaction, le café est moulu, puis infusé. Daprès les gourmets, il est préférable de pulvériser le café, mais pulvérisation ou mouture ne doivent être faites qu'au moment même de l'infusion.
Il faut 15 grammes de café pour une tasse qui contient par suite 06^,26 de caféine.
— Falsifications. Le café est soumis à un grand nombre de sophistications, même à l'état de grains. Ou cherche à donner aux grains, soit cueillis trop tôt, soit altérés, l'aspect, la couleur des grains des espèces recherchées. On fabrique parfois, par moulage, les grains de toute pièce avec les graines ou les racines de différentes plantes. Les racines de chicorée, la coque de café, les glands, les châtaignes, les figues, le maïs, etc.. donnent, après grillage, une infusion brune, possédant l'amertume et un goût de brûlé rappelant le café. Mouillés, par introduction d eau dans le brûloir, un peu avant la lin de la torréfaction, )latilisée pénétrant
L'enrobage consiste à ajouter dans le brûloir dos graisses, du sucre, de la mélasse ; pendant la torréfaction, les grains se recouvrent d'une couche Içgère de ce mélange et leur poids en est augmenté.
— Essais des cafés. Le grain de café brûlé est légèrement élastique, dur et croquant. La poudre projetée dans l'eau surnage et les impuretés tombent au fond du vase, en colorant l'eau en jaune.
— Eff'ets physiologiques. Le café est un système nerveux, tant de la moelle que du c( à jeun, le café détermine une sensation de épigastrique et, parfois même, des tiraillements d'estomac. Au contraire, après le repas, il stimule les fonctions stomacales. A fortes doses, il peut provoquer des troubles de l'intestin et du cœur, mais jamais il ne cause cette dépression fonctionnelle qui accompagne inévitablement l'ingestion de l'alcool.
Il est employé dans le collapsus, le coma, la somnolence, comme èxcito-motcur. V. caféine.
— Divination par le marc de café, Une des mille formes, de la superstition et de la folie humaine. Voici, très résumées, les règles de cette divination. Bien délayer dans l'eau — deux verres pour deux onces — le marc de café, et répandre doucement un peu de ce mélange dans une assiette de terre de pipe blanche. Agiter alors l'assiette dans les deux sens, avec légèreté, pendant une minute, et répandre doucement l'eau dans un autre récipient. De cette façon, il ne reste plus dans l'assiette que des particules de marc de café, formant mille dessins hiéroglyphiques.