‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 435 sur 956 · CAFÉ — CAFFA · texte numérisé non relu

CAFÉ — CAFFA

dos cercles prédomine sur

st un signe de richesse ; l'ab-

o, présage la g6no et la dé-

iriiioncent dos désagréments,

it joio et succès. Los lignes,

. sont on grand nombre, font

.1 licurouso; si leur nombre

' .!iIm 11 p.iisiblo et môdio-

!■■ r<!vors et do suc-

" l'assiette promot

I t.iiiirhont présagent

,Ai,i I . ,1 1 iniis i-approcncs,

i , , , , i ,11,1 , ,1 , ,lo la fortune, etc.

cAi i; . ; , ' 1, ,1 11 I [ :, , ! I II. m. Lieu public

nu I ,,ii \ ,1 i,,,ii,- hi .Ml,'. -S' h ]ii'iirs, dos rafraîchissonionis : laisser sa vie dans lis cakks. Il t'ersonnos réunies dans un établissement de ce genre : ies acclamalions de

tout un CAFB.

— Cafi-ehantant, Café-concert. V. la partie encycl.

— Encycl. Ethol. Los premières maisons de café paraissent avoir été établies à La Mecciue, vers le commencemont du IX' siècle du l'hoi^iro; on s'y réunissait, non seuloniont pour promlro cotio boisson, mais aussi pour causer, cliaiiter, duiisor mi'ino et jouer aux écliecs, toutes choses que nappruiive point la religion musulmane. Aussi certaiiius p(M-sonnes ossayèrent-olles, à différentes reprises, d'obtiMiir la suppression de ces établissements. Les cafés subiront dos fortunes diverses, après lesiiuolles non seuli'iiioiit ils survécurent, mais encore ils so répandirent ,hni . iiiLii' 1.1 l'ii luii.' et l'Egypte, puis do là passèrent en

M, I .. il à Venise vers 1640, à Londres (1672),

,11,1 11 1 I , .mUos d'Angleterre, oiiCharleslIlestit irriiiii 1 1 11 l'i-ince, le premier café fut établi à Mar-

seille (1654). .\ Paris, après une tentative médiocrement heureuse, faite par l'Arménien Pascall, un de ses compatriotes, Grégoire d'Alep, puis le Sicilien Procope, créèrent des cafés qui attirèrent la meilleure compagnie.

Le branle donné, ils se multiplièrent à tel point, qu'en 1790 on en comptait deji 900 à Paris. Aujourd'hui, ils sont innombrables surtout en leur ajoutant les brasseries, les marchands de vin les crémeries, les cafés-concerts et autres lieu\ où I on sert du café. Dans le plus petit village, on trouve ma ntemnt non plus la maison de café primitive ma s ui etallis^om nt plus ou moins confortable.

Quel |uos cales de Pans ic\inrent fameux par la clion-

iter

les

Pro op

duels

la K ^oii e" r n lez \ous dos beaux esprits, surtout des boai\j u usdecbocb sous les galeries du Palais-Royal, le calo de I jy au luel so rattache le souvenir de Camille Desmoul ns (1 juill 178J) et celui de Carlo Vernet, etc. Beaucoup de ces établissements furent autrefois des centres polit luos philosophiques et littéraires.

— t xfes cl a liants cafés concerts. Les premiers établis-

s m it i nre apparurent vers 1770, lors de la créa-

t 1 1 il 1 lu Temple à Paris. On les appelait alors

l I res sous la Révolution (café des Arts,

1 \ 1 I é Yon calé Godet, café Turc), fermés

I r r il ircmier Empire et la Restauration, ils

rur it a la nu du règne de Louis-Philippe et attei-

1 ur apOt,ee avec Napoléon IIL Le café-chantant

i tait — un café à peu près semblable à tous les

1 s dans lequel des chanteurs ou des musiciens

t Ire de temps à autre. La chose et le

s en plus à disparaître. Le café-con-

un pertectionnement modeste de ce

1 est aujourd'hui un véritable théâtre.

• -Cm,,-

il 1 dans les promenoirs Généralement, 1 entrée est libre le prix, de la place se confond avec celui de la cons mniatiun 2" lô programme se divise presque toujours en trois part es la première comprend des chansonnettes, des monologues des duos des morceaux d'orchestre ; la seconde un i île nede gymnastes, acrobates, équilibris-

balli

6 Ils décors etc — A côté de ce café-concert,

1 1 10 en quelque sorte il nous faut mentionner encore

/ xll (prononcez miousic-hoLl), établissement qui

a [ s io nom particulier en français, et dans lequel la

a i hanta ite ou mémo parlée, est presque toujours

UIJ.1111 o ont troment Le programme comporte seulc-

le t les e\h I itions io jongleurs, d'hercules, de lut-

rs et ot des pantomimes ou des ballets. A Paris, les

î li qéi e et 1 01 j np a sont le type des établisse-

I) Les cafés sont soumis à la même législation et

n s mesures de police que les cabarets et autres

ie boissons V cabarft.

Café turc (le) tableau de Decamps. Entre deux piliers

1 1 ints de blancheur s ouvre une petite salle carrée, à

1 ir l appui où sont accroupis sur des tapis de graves

1 ins qu aspirent la fumée do b ur naitrbile et se

vil r i i A / \ 1 , - -, , - ' ,1 une pièce

orientalistes a ii

bat Delacroix Io

CAFÉATE n n

une base

CAFEIDINE n. f. Alcaloïde dérivé do la caféine, se présentant habituellement sous forme d'une huile lourde, solublo dans l'eau, l'alcool et io chloroforme.

— Encycl. On l'obtient pure en épuisant par Io chloroforme un mélange do sulfate do caféidine ot d'eau de baryte, puis évaporant. C'est alors uno masse blanche, amorpho, très altérable, déliquescente, fusible à 9i'. La caféidine s'obtient dans l'action do l'eau do baryte sur la caféine, par élimination d'acide carbonique

C'H"Az'0' + H'O = C'H-Az'O + CD'.

On connaît les sulfate, nitrate, chlorhydrate, chloropla-

- Cafr caféine, blanches.

L'acide i la tompiM féiue on prcscnc

-;o dit d'un acide dérivé de la n cristallise en belles aiguilles m, l'alcool et le chlorotorme.

IU-' s'obtient en abandonnant, à [lundant quinze jours, de la casse très étendue C'H"'Az'"0' + H'0 = C'H"Az'0'.

On connaît les caféidine-carbonates do calcium, do manganèse, de cadmium, de plomb, de zinc.

CAFÉIER {f''-ié — de kuebma, nom arabe de la plante) n. f. Plante de la famille dos rubiacées, qui donne le café. Elle est le type de la tribu des cofféées ; son nom scientifique est co/fca arabica. Le genre coffea renferme une vingtaine d'espèces, dont quelques autres {mauritiana, par exeraple) peuvent fournir aussi du café.

Le caféier est un arbuste dont la hauteur, variant de 2 à 12 mètres, est en moyenne do 7 à 8 mètres. Ses fleurs sont blanches et d'odeur agréable. Le fruit (communément cerise) est uno sorte do drupe contenant deux noyaux minces, de consistance parcheminée, convexes sur leur face externe, plans sur leur faco interne qui regarde le noyau opposé. Ils enveloppent chacun une graine de mémo forme (srain de café ou fève), qui porte un sillon sur sa face plane et contient un albumen corné.

La récolte du café se fait en deux ou trois fois : les drupes intactes constituent le café en cerises ; réduites aux noyaux, elles forment le café en parches; les graines, dépouillées de leurs noyaux, donnent le café décortiqué ; il est dit pellicule quand ell( encore pourvues de leur périsper-

; de 1 acide cafeiquo avec

pulpe, puis on entraînent les débris par un lavage à eau courante. On sèche ensuite les grains dans une étuve à 25", jusqu'à ce qu'ils éclatent sous la dent : 100 kilosr. de cerises fournissent environ ir, kiloijr. -le calé marchand. Le café de bonne qualité uili i i ■, i i îim . il

contient des corps gras, du i i i le

cafétannique), des essences es

minérales, enfin un princi[ii 1 n .. '' .

3 ui paraît identique à la /,' I i , , , i m aiV'

éveloppe un principe aromati.iuo, la cafeone. qui lui communique son arôme spécial.

Le caféier paraît originaire de l'Abyssinie, du Soudan et de toute l'Afrique équatoriale, d'où il aurait été transporté, au XIV" ou au xv« siècle, dans l'Yémen, aux environs de Moka; de là, sa culture s'est progressivement étendue aux Indes, à Bourbon, puis au nouveau monde (Brésil, Guyane, Antilles, etc.).

Le caféier aime les régions tempérées, dont la température no descend pas au-dessous de 10° et ne monte pas au-dessus de 35" ; le versant des montagnes lui convient bien. Los graines, qui perdent très vite leur pouvoir germinatif, sont semées presq^ue aussitôt qu'on les a recueillies, de préférence à l'équinoxe, dans des pépinières dont le sol, très meuble, doit être souvent arrosé: au bout de neuf ou dix mois, on repique le jeune pied à sa place définitive; la plantation doit être sarclée trois ou quatre fois par an et protégée par un rideau d'arbres contre le vent et l'ardeur du soleil ; à partir de trois ans environ, le caféier commence à fructifier. Au Brésil et en Amérique, on taille l'arbre fréquemment, soit en plein vent, soit « basse lige ou à la française. Parmi les plus redoutables ennemis du caféier figure une noctuelle, dont les larves attaquent et détruisent complètement la feuille.

— BiBLioGR. : Raoul et Darollos, Culture du caféier, semis, plantation, taille, cueillette, dépulpation, décorticage, etc. (Paris, 1897).

nblable à celle i CAFÉINE n. f. Alcaloïde extrait du café on 1820 par

i, TRIMÉTUYL-

— Encycl. Chim. La caféine existe dans les feuilles et les fruits du caféier, dans le thé, le guarana, le maté, la noix de kola et en petite quantité dans le cacao. Elle cristallise en Unes aiguilles blanches, soyeuses et brillantes, ayant pour formule C'H'^Az'O'-l-H'O, qui perdent leur eau de cristallisation à 100" ; sa température do fusion est 234°, et elle se sublime sans se décomposer vers 285°. Soluble dans environ soixante-dix fois son poids d'eau, la caféine so prépare en évaporant à siccité une infusion de

Suantlté d'eau. Lo chlore ot Io bromo en solo onnent, en présence de la caféine, outro do la chloro ou bromo-caféine, do l'acide amaliquo ot do la cholestrophane. En évaporant à soc uno solution do caféine dans l'eau do chloro, puis traitant par l'ammoniaquo, oo obtient une coloration rouge violet, presque caractéristique.

La caféine donne des sels avec les différents acides ; on obtient, cristallisés, lo chlorhydrate, lo bromhydrate,.lo sulfate, lo nitrate, l'oxalalo, etc.

— Physiol. La caféine est un tonique et un stimulant du cœur. Prise on excès, elle provoque do la tachycardie, avec accélération et arythmie du pouls. La caféine excite lo système nerveux et augmenta l'activité cérébrale ; si elfe est mal tolérée, elle provoque l'insomnie avec céphalalgie et vertiges. Excellent diurétique, elle s'emploie comme succédanée do la digitale. On a considéré longtemps la caféine comme un ttgent cTépargne ou antidéperditeur, capable d'augmenter le rendement do la machine humaine, tout en dépensant moins de combustible ; aujourd'hui, bien au contraire, on doit la considérer comme un stimulant général, permettant à l'organisme d'utiliser ses réserves. On emploie en médecine soit la caféine pure, soit ses sols et principalement lo bromhydrato, le valérianato et le citrate.

CAFÉIQUE (ift' — rad. café) adj. Se dit d'un acide de caféine. Il On dit aussi cafiqub.

- Encycl. L'acide caféique C'H'(OH)'CH = CH.CO'H ou acide dioxijcinnamique peut s'obtenir par l'action de la potasse sur l'extrait de café qui en contient 12 à 14 p. 100.

CAFÉISME [issm') n. m. Ktat pathologique dd à l'abus

CAFÉ-LALÉI

.Variété hollandaise do tulipe.

do café

CAFÉOMÈTRE (de café, et du gr. méiron, mesure) n. m. Instrument à l'aide duquel on détermine la densité spécifique du café en grain, pour en connaître la qualité.

CAFÉONE n. f. Essence cmpyrcumateuse brnno, très odorante, qui se produit dans la torréfaction du café. (S'obtient en distillant avec de l'eau quelques kilogran moulu, puis reprenant lo produit de la distillation par l'éther et évaporant.)

CAFERAIN (rin) n. m. Sorte d'engrais employé dans le nord do la France composé do boues des > '*' à des cendres et dos vases de

CAFETAN ou CAFTAN (mot turc) n. m. Espèce de robe ou de pelisse, doublée de fourrure, qui est en usage en Orient.

CAFÉTANNATE {ta-naf— de café, et de tannin) n. m. Sel dérivant de l'acide cafétannique.

CAFÉTANNIQOE {nik') adj. m. Se dit d'un acide qu'on extrait du café.

confondu avec l'acide caféic dans les graines de café, qui en renferment jusqu'à 3 et 5 centièmes à personnage tMu 1 état de sel calcique et magnésique, et, du cafeun.

suivant Payen , à l'état do sel double do caféine et de potassium. Pour le préparer, on mêle uno infusion alcoolique de café ou de thé du Paraguay avec de l'eau, afin de séparer une matière grasse ; on précipite ensuite par l'acétate de plomb, on filtre, on lave lo précipité, on le met en suspension dans l'eau, et on le décompose par un courant d'acide sulfhydrique ; on filtre de nouveau, et l'on évapore la liq'ueur.

L'acide cafétannique, ainsi préparé, se présente sous la forme d'une masse jaunâtre, cassante, que l'on peut ob,tenir, mais difficilement, en groupes de cristaux mamelonnés et incolores. U est plus soluble dans l'eau que dans l'alcool.

L'acide cafétannique colore on vert les sels ferriques ; il ne précipite pas les sels ferreux lorsqu'il est libre ; mais, en présence do l'ammoniaque, il y fait naître un précipité presque noir. Il no précipite ni fémétique ni la gélatine, mais précipite la quinine et la cinchonine. A chaud, il réduit l'azotate d'argent.

Les cafélannates sont peu connus ; le sel de potasse est amorphe, soluble dans l'eau ; il so colore en brun, en s'oxydant à l'air. Les sels de baryum et de calcium sont jaunes et passent rapidement au vert sous l'influence do l'oxygène de l'air.

CAFÉTERIE (ri — rad. café) n. f. Syn. de cafèière.

CAFETIER {ti-é) n. m. Celui qui tient un café, g Le nom générique do ces commerçants est limonadier.

CAFETIERE {li-èr') n. f. Femme qui tient un café. (Emplové par Balzac, mais peu usité.)

— \ ase qui sert à faire ou à contenir lo café : CAFETiiiRE d'argent, de porcelaine. Cafetière de cinq, de dix tasses.

CAFÉnsÉ, ÉE adj. Qui est mêlé de café, qui est fait avec du café, qui est imprégné do café : Liqueur cafétisÉB. Remède cafétisé. (Peu usité.)

Caffa i^Kéfa, Féodosia, TModosie), ville et port do Russie (gouvern. de Tauride, en Crimée), sur la côte sud, à 105 kilom. E. do Simféropol ; 10.000 hab. Fabriques do savons, tapis, cuirs, caviar. Commerce important. Colonie milésienne (Théodosio), puis génoise (Caffa) de 1266 à 1475, prise par les Turcs et bien déchue depuis. Devmt russe en 1770 et 17S3. Station de bains de mer. Ch.-l. do district, évêché grec.

Page 1