‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 437 sur 956 · CAGOT · texte numérisé non relu

CAGOT

peut, dans uno liabitation ■• vaut mieux être ol-

La captivité la plus

qui nage (prov. espagn.), Uu petit préférable i un grand que l'on n est

s cage

■n qu'elles aient li' a^érations. On les

i»i-i<'iit. Alexandre I

au Mont-Saint-Micliel, et,

KastiUootàlaTournell

l'évf-quo do Verdun, Gi

fut

pendant quatorze ans. Le cardinal 1

Baluo fut enfermé de mCme penda

ouzo ans; Philippe do Commiiics pc

dant huit mois, sous Charles VIII. L

dovic Sforza, le More, fut également cuge (dans lAaio

enfermé dans une cage sous Louis XIL orieotale).

Les cages disparurent de la Bastille au XVI' siècle ; on n'en trouve plus trace au xvii*. Mais le supplice de la cage est encore on usage ou Chine et dans diverses contrées de l'Asie.

GAGÉE {je) n. f. Pleine cage d'oiseaux : Une cagée de

— Fam. Prison renfermant plusieurs détenus ; voiture pleine de prisonniers.

■ CAGEOT (j'o) n. m. Petite cage, il Techn. Petit envier où l'on met les foies de morues pour en extraire l'huile.

GAGER {je) a. m. Nom que, dans plusieurs départements français, on donne à des caisses à claire-voie dans lesquelles on expédie notamment les fromages de Roquefort.

CAGEROTTE {rof — dim. de cage) n. f. Forme d'osier pour faire égoutter les fromages.

CAGETTE {jèf) n. f. Sorte de petite cage ou de trébuchet à plusieurs compartiments et que les oiseleurs emploient pour capturer des oiseaux divers.

CaGGIANO, ville d'Italie (Campanie [prov. de Salerne]) ; 3.650 hab.

GAGHED-ZER (composé persan, signifiant littéralement papier d'or) n. m. Firman ou diplôme délivré en Perse par le schah, soit à des Persans, soit à des étrangers, et qui assure àja personne qui en est munie le concours des autorités civiles et militaires. Le nom donné à ce diplôme vient de ce que le toghra ou cachet du schah et les premières lignes contenant le protocole royal sont écrits avec de l'encre d'or.

CAGIER {ji-é), ÈRE u. Celui, celle qui fait ou vend des cages.

— Fauconn. Celui qui porte les faucons ou autours qu'il veut vendre.

Cagli {Ciillis), ville d'Italie (Marches [prov. de Pesaro et d'Urbin]), au confluent du Gantiano et du Basso; 4.100 hab. Une de ses églises, San-Dorainico. renferme une fresque do Giovanni Santi, père de Raphaël.

Cagliari. Biogr. V. VÉRONÈSE (Paul).

Caguari (lat. Caralts), ville et port du roy. d'Italie, capitale de llle de Sardaigne, sur la côte sud ; 42.080 hab. Chantiers de construction, manufacture d'armes, fabrique de pâtes alimentaires, colons, savons ; salines. Comm. de sel.vins, cuirs,pài.s,, 1,11 1,,, , 1, !,,,;,: plomb et zinc d'Iglesias. Mouvement au | ,uiH'.-iux. Ville carthaginoise, romaine, i-Ii l'i v Sarrasins, à Pise, à l'Espagne, enliu n. I . .;. , ...un-. Belle cathédrale (1312); toursdesl'isaiis A i ■ h, \ . , h,- ; université; ch.-l. do province. — La province a 13.1.S3 kil. carr. et 459.876 hab., le circondario, 153.335 hab. — Le golft de Cagliari, large do 33 kil. à l'entrée, offre un bon mouillage.

Caguostro (Alexandre, comte de), aventurier célèbre, dont le véritable nom était Joseph Balsamo, et qui so lit appeler successivement Tischio, Melina, Belmonte, PeUeçrini, Fenix, Anna, Harat, enfin Caghostro, nïà Palerme en 1743, mort en 1795. Joseph Balsamo, né de parents pauvres, prit d'abord l'habit de frère do la Miséricorde. Bientôt, de simple infirmier, il devmt médecin; enfin, sa mauvaise conduite l'ayant fait chasser de la communauté, il commit des escroqueries qui le forcèrent à quitter sa patrie, et parcourut l'Orient et presque toutes les villes de l'Europe en vantant les secrets médicaux qu'il prétendait détenir. Il se fit rapidement une grande réputation. Il passa parStrasbourg(n80),puisarriva à Paris (nsf,) , où il eut un succès prodigieux dans la haute société, qu il subjugua par ses pratiques médicales étranges et sa prétendue connaissance des sciences occultes. Il se mCla aussi au mouvement franc-maçonniquo, très important à cette époque, et institua une maçonnerie égyptienne. Impliqué avec le cardinal de Rohan dans latfaire du collier de la reine, il fut incarcéré quelque temps à la

ipe. En 1789, il fut arrêté & Rome, buiial do l'Inquisition le condamna &mort comme illuminé et franc-ina(;oii. Cotte peine fut commuée on une pri,son perpétuelle, et Cagliostro tormilia. dit-on, ses jours en 1795, dans le chiteau do Saint-Léon, près do Rome. V. Balsamo.

CAGNADE {gn mil.) n. f. Nom donné aux ruisseaux do lavago dos grands placera d'or et d'argent, au Mexique.

CagnaNO, comm. do la Corso, arrond. et à 20 kilom. de Bastia, sur la côto orientale de l'Ile ; 935 hab. Fruits secs, vins, oranges, citrons. Port.

Cagnano-AMITERMO, comm. d'Italie (Abruzzos (prov. d'A[|uila dos AbruzzesJ); 2.950 hab.

CagnANO-VARANO, comm. d'Italie (Apulie, Fouille [prov. do Foggia]); 4.050 hab.

Pop.

CAONARD {gnar' [gn mil.] — peut-être pour coignard, dérivé do coin) n. m. Coin malpropre, chenil. (Vieux.) il En Provence et en Languedoc, Endroit exposé au soleil du midi, ainsi appelé parce que la chaleur qu'on y éprouve rend cagnard, c'est-à-dire paresseux, nonchalant.

— Art culin. Plat qui va au feu et qui est porté sur quatre pieds.

— Constr. Nom donné aux voûtes d'échappée construites

— Mar. Sorte de prélart, que l'on étend pour servir d'abri aux hommes do quart.

— Tecliu. Fourneau do cirier, sur lequel il pose la bas-

CAGNARDELLE n. f. Motall. V. CAGNIARDKLLE.

CAGNARDER {gn mil.) V. n. Pop. Faire le nonchalant,

10 paresseux :

Ne caynarde en ta maison

KONSARTl.

CAGNARDERIB ou CAGNARDISE {gn mil.) n. f. Pop. Caractère, conduite, acte de cagnard ; nonchalance, fainéantise : Etre d'une cagnardise abominable.

CAGNARDIER {di-é [on mil.]), ÈRE n. et adj. Paresseux, fainéant, vagabond : Une grosse et potelée cagnardièee demandant l'aumône. (A. Paré.) [Vieux.]

CAGNARDISE {gn mil.) n. f. Acte, vie, état de cagnard.

GAGNASSE {gn mil. — rad. cagne) n. f. Chienne, il Femme

Gagnât (René-Louis-Victor), professeur et écrivain, né à Paris en 1852. Il fut chargé de missions en Tunisie, occupa diverses chaires et fut nommé, en 1887, professeur d'épigraphie et d'antiquités romaines au Collège de France.

11 a été élu, en 1895, membre de l'Académie des inscriptions. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Etude historique sur les impôts indirects chez les Romains jusqu'aux invasions des barbares {liS2) ; Explorations épigraphiqi archéologiques en runisie (1882-1885) ; Cours élémei d'épigraphie latine (1886) ; Découvertes de villes nouvelles t

épigraphiques en Tunisie (1887) ; les Fouilles de Timgad (1891); l'Armée romaine d'Afrique (1892); Recherches et découvertes archéologiques dans l'Afrique du Nord (1892) ; Zamôése (1893); Lexique des antiquités romaines, en collaboration avec G. Goyau (1894); Découvertes nouvelles en Tunisie (1896); etc. U a publié en outre, depuis 1889, l'Année épigraphique; depuis 1892, la Revue des publications épigraphiques. et, depuis 1893, Chronique d'épigraphie afri-

CagnazzO (Jean), surnommé Tabiensis, théologien et dominicain, né à. 'Table, mort eu 1621 à Bologne, où il fut inquisiteur. On lui doit un traité sur les cas de con-

CAGNE ou GAIGNE {gn mil. — ital. cagna, chienne) n. f. Se dit d'une personne et surtout d'une femme fainéante, méprisable à un point de vue quelconque : C'est une cagne, une vraie cagne. il Avoir la cagne, Etre courbaturé, fatigué par une cause quelconque, et peu disposé au travail.

— En T. de chass.. Nom méprisant donné à un mauvais chien de chasse, n'ayant ni flair, ni rappel.

Gagnes, ch.-l. de cant. des Alpes-Maritimes, arrond. et à 22 kilom. de Grasse, à peu de distance de la mer ; 3.029 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Vins rouges, huile, fruits, oranges ; moulins à huile et à farine, scieries, filatures de soie, distilleries d'eau de fleurs d'oranger : salaison de sardines et anchois. Gagnes est dominé par lo vieux château crénelé de Grimaldi. Nombreuses tombes romaines ; ruines du monastère de Saint-Véran. — Le canton a 5 comm. et 7.409 hab.

CAGNEUX {gneA [gn mil.]), EUSE [de l'ital. cagna, chienne, parce que certains chiens ont les genoux tournés en dedans] adj. Se dit des jambes tordues à la hauteur des genoux, de façon qu'elles se rapprochent en cet endroit et s'écartent vers les pieds, il Se dit aussi des personnes dont les jambes ont ce vice de conformation : Enfant cagneux.

— Par anal. Tortu et noueux : Les branches cAGNEtJSES du charme. (P. Féval.)

— Substantiv. Personne cagneuse, qui s les jambes cagneuses : Un cagneux. Une cagnedsk.

CagNIARO de IjA Tour (Charles, baron), physicien, né à Paris en 1777, mort en 1859. Outre plusieurs inventions mécaniques, telles que celles du peson chronométrique, de la pompe filiforme, du canon-pompe, de la caêniardelle, etc., et l'exécution de travaux d'art, dont il fut chargé comme ingénieur, on lui doit des progrès notables dans les sciences physiques. Il convient de citer les expériences qu'il a faites sur lo son, au moyen de sa sirène, qui permet de compter avec une grande exactitude le nombre do vibrations correspondant à une hauteur donnée dans la gamme. D'autres recherches de Cagniard de La Tour.

théorie de l'élanticité dos solides. Unocortiludo complète, toutefois, n'est pas résultée de ces travaux, dont les conclusions ont été contredites depuis par Wortbcim et Regnaull. CAGNIARDELLE ou CAGNARDELLE Idél' [gn mIJ.. do Cagniard, n. pr.) n. f. Machine soufflante inventée, en 1809, par le baron Cagniard de La Tour : La cagniab-

de la vis d'Ar- ," "'.":' .

chimède pour '■ ';•' ," • -

lancer l'air ' „

luruiques.

(Maigno.) — Cet appareil n'est plus cm ployé ainour-

.Arch

composait d une ' cylindre en tôle, et que l'on faisait tourner en sens verso do celle à l'aide do laquelle on obtenait l'ascension de l'eau. Il se produisat un véritable appel d'air. Lo gaî suivait, tout en se comprimant, les circonvolutions de la vis, et s'échappait, en B, par un tuyau coudé qui le conduisait au porte-vent, avec une vitesse sufflsaute pour activer la combustion do certains fourneaux.)

CaoNOLA (Louis, marquis), architecte italien, né à Milan en 1762, mort en 1833. Il fit ses études à Rome, puis visita les principales villes de l'Italie. 11 s'occupa de fa construction dos divers monuments qui ont fait sa réputatioij, f t dxirt les principaux sont : l'arc triomphal do la

Alp.s ,

des orné Victoires à cheval, ainsi que 'i, ; , , l';i!X assise Sur un char. Ce dernier

arc dr In iii(.!i , M^iruit en 1804, passe pour le pins beau qui ait êié élevé dans les temps modernes. Outre ces deux œuvres capitales, Cagnola a construit ou restauré plusieurs monuments. On lui doit notamment la chapelle de Sainte-Marceline dans l'église de Saint-Ambroise, à Milan, et le beau clocher d'Urgano, près de Bergame. Bonaparte, qui avait su apprécier son rare mérite, l'appela à faire partie du conseil des Anciens de la république Cisalpine. Il était, lorsqu'il mournt, président de l'institut des sciences et des ans de sa ville natale.

CaGNOLI (Antoine), astronome italien, né en 1743 à Zante, mort à Vérone en 1816. Secrétaire de légation à Madrid (1772), puis à Paris (1776), il y visita l'Observatoire, se prit de passion pour l'astronomie et professa les mathématiques à Modène jusqu'en 1814. On lui doit un grand nombre de mémoires et d'ouvrages, notamment : Trigonométrie rectiligne et sphérique (1786) : Méthode pour calculer les longitudes géographiques, etc. (1789) ; Osservazioni meteorologiche (1788) ; iVo(i;ie astronomiche adattate ait' usa comune (1799-1802), remarquable ouvrage de vulgarisation.

CAGNON {gn mil. — de l'espagn. caiTo, conduit, chenal) n. m. Vallée étroite et profonde creusée parles cours

CagNONI (Antonio), compositeur italien, né à Godiasco en 1828, mort à Bergame en 1896. Il a écrit, pour le théâtre, plusieurs opéras, dont les principaux sont : Rosalia di San Miniato, i Due Savojardi, Don Bucefalo, il Teslamenio di Figaro, Amori e Trappole {IgiO) ; ta Valte d'Andorra (1851) ; Giralda (1852) ; la /"ioram (1855), et la Figlia di Don Liborio (1856) ; il Vecchio delta Montagna ( 1863) ; Michèle Perrin (1864) ; Claudia (1866) ; la Tombola (1869) ; un Capriccio di donna (1870) ; Papa Martin (1871) ; il Duca di Tapigliano (Lecco, 1874). Puis, devenu maître de chapelle de la cathédrale de Bergame, Cagnoni renonça au théâtre pour s'occuper de musique religieuse.

CAGNOT {gno [gn mil.] — d'un nom populaire signifiant chien) a. m. Nom' vulgaire du requin à peau bleue.

CAGNOTTE {gnof [gn mil.]) n. f. Ecom. rur. Petit cuvier

3ui sert, dans certains départements, à fouler la venange.

— Jeux. Sorte de tirelire pour recevoir les rétributions imposées aiLx joueurs, n Somme recueillie dans cette tirelire : Manger la cagnotte.

Cagnotte (la), comédie-vaudeville en cinq actes, par Eugène Labiche et A. Delacour (Palais-Royal, 22 févr. 1864). C'est la mise à la scène d'une série de mésaventures arrivées à divers notables de la Ferté-sous-Jouarre, venus à Paris pour manger joyeusement lo produit d'une cagnotte. La Cagnotte obtint un succès de fou rire, qn'eUe retrouve à chaque reprise. " ''" "■■— '-'—

d'où la farce n'exclut pas i observation.

GAGOLAGE n. m. Action de cagoler ; résultat

, Celui

cagole

bateau, ti On dit

quelque analogie - Var ext. Ma

CAGOT {go), OTE (du béarn. cagot, d'origine incertaine) n. et adj. Le nom de cagot désignait primitivemont des sortes de tribus pyrénéennes ou basques qui, es les uns, étaient affectées de crétinisme, d'après la lèpre, et dont la condition avait celle des parias de l'Inde. (Vieux.) [alheureux, misérable : Gens souffreteux, CAGOTS ou avares. (Rabelais.) [Vieux.]

— Auj. Faux dévot, bigot hypocrite : Evite: les cagots autant que les gens dissipés. (Clément XIV.)

— Encycl. Sous le nom de cagots, en Gascogne ; de caffots, en Béarn et en Navarre; de gahets, gabets et cadets en Guyenne, il a existé autrefois — et il ne serait pas impossible d'en rencontrer encore des traces aujourd'hui — des sortes de parias, auxquels les préjugés et les coutumes interdisaient, pour ainsi dire, tout rapport avec leurs compatriotes. Ils habitaient des maisons séparées, à quelque distance des villages; la profession de charpentier ou de scieur de long leur était seule permise, et Us

CAGOT — CAIC

devaient porter sur leurs vêtements un signe distinctif : une patte d'oie en drap ronge, afin qu'on pût facilement éviter leur approche. Les «cagots» étaient sous la juridiction immédiate de l'Eglise, à la fois materneUe et rigoureuse. Les érudits ont beaucoup varié sur les causes qui avaient fait de ces malheureux une caste séparée et maudite. Les uns y ont vu des descendants desWisigoths ariens, échappés aux troupes de Clovis dans les plaines do Vouillé; les autres, des Arabes ou Sarrasins, restes de l'invasion repoussée par Charles Martel, des Goths chassés d'Espagne, des albigeois hérétiques; enfin, des malades frappés d'une lèpre atténuée. C'est à cette dernière hypothèse que se sont arrêtés les auteurs modernes, comme de Rochas. Mais il semble que plusieurs causes ont concouru à créer l'étrange situation des " cagots " ; et probablement l'hérésie a été assimilée à la lèpre, et les mêmes moyens ont été employés pour empêcher la propagation de l'une et de l'autre.

— BiBLiOGR. : do Rochas, les Paj^ias de I-rance et d'Espagne (Cayoti et Bohémieiis) [Paris, 1S77].

CAGOT n. m. Pcch. Syn. de cajot,

GAGOTEMENT adv. D'une manière cagote.

CAGOTERIE n. f. Action de cagot, manière d'agir du cagot; dévotion outrée, hypocrite ou ridicule : Il y a bien des gens qtti font fortune par la cagoterie. (Trév.)

CAGOTISME {tissm') n. m. Esprit, caractère du cagot; sa manière de penser et d'agir : Superstitions, bigotismes, CAGOTISMES, ces lurvcs, toutes larves qu'elles sont, sont tenaces à la vie. (V. Hugo.)

CAGOU (du bas breton cacou, lépreux) n. m. Anciennement, Lépreux, n Malheureux, misérable. (Vieux.)

— Hist. Nom populaire des archisuppôts (ou oi'ficiers du roi des truands), ainsi appelés parce qu'ils portaient une cagoule qui leur servait a se cacher lorsqu'ils voulaient

CAGOULE (autre forme c n. f. Manteau monastique ; avec un capuchon percé de trous à l'endroit

■ ' ■ " ' pénitents du moyen âge

Tl

: membres des (

Cagua, bourg do la république de Venezuela (Etat Guzman-BJanco) ; 3.200 hab.

Cagua, volcan de l'Océanio espagnole (Philippines [île do Luçon]) ; 1,195 m. d'altitude. A ses pieds s'étend le lac de Cagayan.

CaGUAS, ville des Antilles espagnoles (île de Porto- Rico), dans la haute vallée du rio côtier Cayagua ou Loisa; 15.000 hab. Plantations de café, pâturages.

CAGUE (cagli — du holland. kaag, même sens) n. m. Nom d'uDO sorte de bateau plat ou chaland, que les Hollandais emploient pour le transport des marchandises, sur leurs canaux.

CAGUESANGUE {kagh'-samjh') n. f. Autre forme du mot

CAyUESANGOIi.

Cahagnes, comm. du Calvados, arr. et à 31 Idlom. de Vire, près du Vauvrecy, affluent de la SeuUes; 1.312 hab.

Cahen (Samuel), hébraïsant et érudit français, né à Metz en 1796, mort à Paris en 1862. Après avoir professé en Allemagne, il se rendit à Paris, où il devint directeur de l'Ecole consistoriale (1823), et fonda, en 1840, \es Archives israélites de France. Outre des traductions de l'allemand, on lui doit plusieurs ouvrages. Son œuvre capitale est sa traduction de la Bible, avec l'hébreu en regard et des notes (1831-1855). — Son fils, Isidore Cahen, né à Paris en 1826, s'adonna d'abord à l'enseignement de la philosophie, puis il collabora aux « Archives israélites « et divers journaux. On lui doit, notamment : Esquisse sur la philosophie du poème de Job (1851).

Cahen (Albert), compositeur français, né eu 1840. On lui doit les ouvrages suivants ; le Bois, opéra-comique (1880J ; la Belle au bois dormant, féerie musicale (1880) ; le Vénitien, opéra (1890); Fleur des Neiqes, ballet (1891); la Femmede Claude, drame lyrique (1896). Albert Cahen a écrit un poème biblique Jean le Précurseur (1874), et un poème mythologique Eudymion (1883).

Caher ou Cahir, ville d'Irlande (Munster [comté de Tipperary]), sur la Suir; 4.700 hab. Grains. Ancien château fort, bâti au xii« siècle par Conor, roi de Thomond.

CaHER-BILLAH ou KaHER-BILLAH (Mohammed), mort en 950. Calife abbasside, petit-lils de Mothaded, il fut placé sur le trône par Munès, après la chute de son frère Moktadir-BiUah (932 de J.-C). Il refusa de donner aux troupes la gratification que les califes avaient l'habitude de distribuer, et fut immédiatement renversé. Son frère, Moktadir, remonta pour quelque temps sur le trône, mais il fut bientôt tué, ot Caher redevint calife. Son avarice et sa cruauté soulevèrent tout le monde contre lui ; en 933, une sédition éclata à Bagdad ; les mutins s'emparècrevèrent les yeux et le jetèrent en . de captivité,

liUes, qui donna d'abord cadern, caern, iéunion de plusieurs feuilles de papier emblées : Cahiee de notes, de musique.

is écrites qu'un professeur dicte à ses

les condii

xécution d'i

Registres spéciaux sur lesquels on dresse les rôles d'équ page, où l'on inscrit les ordres des chefs de service, sur lequel sont enregistrées les punitions, ii Mettre un homme sur le cahier. Inscrire le motif de sa faute pour que l'officier en second inflige une punition.

— Comm. Cahier des frais, Détail des dépenses et frais qui incombent à un commerçant, à un entrepreneur, à un industriel.

— Hist. Mémoire

corps de l'Etat : Cahiers de doléances. Cahiers du clergé, de la noblesse, du tiers état. Y. la partie encycl. (même rubr.). — Encycl. Admin. Le cahier des charges est notamment employé par l'administration en cas d'adjudication de travaux publics ou de fournitures, concessions de chemins

lahiers d<.i j. ^ aa lu 1 lunt Ic^

clauses spéciale;, Ids cahu I it s 1 tr^os J s travaux des ponts et chaussées (arrête mmistériel du 16 fe\r 1892), du mmistère de la marme (arrêtés des 10 juin 1870 etl"juill 1 884), du génie mihtaire (arrête du 27 J mil 1889)

— Hist Cahiers des états généraux On désignait ainsi la réunion des vœux exprimes par les députés aux états gène Faux. Ces cahiers devaient être rédigés conformément aux vœux et doléances consignés dans les cahiers des bailliages, qui leur servaient ainsi de fondement. Les cahiers des bailliages étaient rédigés par les délégués chargés de nommer les^^députés aux états généraux. Ces cahiers des bailliages étaient eux-mêmes l'expression des vœux, plaintes, propositions, formulés dans chaque ville, dans chaque village, au moment de la nomination des délégués et consignés dans les cahiers des paroisses. Les députés aux états généraux avaient l'obligation de défendre et faire valoir les ordres de leurs cahiers; ils étaient donc, en réalité, élus avec un mandat impératif.

Les cahiers des états généraux étaient rédigés de la façon suivante : après la première assemblée générale réunie en présence du roi, les trois ordres se retiraient dans leurs bureaux, et là commençait la rédaction des cahiers. Les cahiers des bailliages étaient réduits à douze, nombre des grands gouvernements, et ensuite on formait do ces douze cahiers un cahier unique pour chaque ordre (clergé, noblesse, tiers état). Lorsque les trois ordres avaient achevé la rédaction de leurs cahiers, ils les présentaient au roi dans une nouvelle assemblée générale.

Cahier de Gerville (Bon-Claude), homme politique, né à Bayeux en 1752, mort en 1796. Avocat au parlement de Paris quand éclata la Révolution, il devint, en 1789, procureur-syndic adjoint du département de '^ Un remarquable rapport sur les troubles de Nancy,

:r quatr état de la F artis. Il fut i

Constitutionnel i de l'intérieur (1791), mais il dut démisois après, à la suite d'un rapport sur

lot

sionner . . .

brouillé avec tous les iplacé par Roland.

CAHINCA ou CAHINÇA n. m. Bot. V. CAÏNÇA.

CAHIN-CAHA {ka-in-ka-a —du lat. qua hinc qua hac, par-ci par-là) adv. Fam. Par-ci par-là, tant bien que mal, péniblement : S'acheminer cahin-caha. (Dider.)

CAHON {ka-on) n.m.Nom que l'on donne, dans certaines contrées de la France, aux grumeaux qui se trouvent dans le lin roui et teille, le rendant inégal et difficile à filer.

CAHORS [ka or) n m Variété de raisin noir des envi runs de la ville de Cahors

Cahors (lat Cadurcorum Cnnias) ch I du dép à658kilom de Pans sur le I 31 il n hab (r,l ennes Cahorsins ines ou tah ( I 1

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du XIV* siècle. ,Le pont de Valentré est le plus beau pont fortifié qui nous reste du moyen âge en France. Ancienne capitale des Cadurques. Au xvi" siècle, Cahors appartint aux souverains du Ééarn. Jean XXII y fonda une université en 1331, supprimée sous Louis XV (1751). — Patrie de Jacques Deuze, pape, en 1314; de Jean XII; de Clé-

Le cant. Nord a 7 com

Cahorsin (le), paysdeCahors,appelé plus tard Quercy.

CAHORSINS n. m. pi. Nom donné aux usuriers et aux banquiers par le moyen âge, qui ne faisait pas de différence entre les uns et 1( "

— Encycl. L'origine du nom vient bien de la ville de Cahors dans le Lot, et non de la famille de négociants florentins, les corsiîii, ni de la petite localité piémontaise Caorsa. C'est à Cahors que s'établirent les premiers changeurs et financiers italiens, aussi appelés les lombards ; ils firent de cette ville le centre de leurs opérations avec les difi'érents pavs d'Occident. L'apogée de la puissance et de l'influence des cahor.sins fut le xiii» siècle.

CAHOSSET {ka-o-sc) n.m. P6ch. Syn. de closet.

CAHOT (ca-o — mot formé sans doute par onomatopée)

CAHOTAGE {ka-o-taf) n. m. Action de cahoter; suite ou répétition de cahots ; secousses fréquentes occasionnées par le cahotement : .Souffrir du cabotage d'une voiture.

— Fig. Changement brusque et fréquent ; allure pénible et souvent répétée : La politique est faite de cahotages perpétuels.

CAHOTANT (ka-o-tan), ANTE adj. Qui cahote, qui fait des cahots : Voiture cahotante, ii Qui fait des cahots par ses inégalités : Chemin cahotant.

— Fig. Rempli d'obstacles, embarrassé de difficultés fréquentes.

CAHOTEMENT (Aa-o)n. m. Action de cahoter; mouvement, agitation de ce qui est cahoté : Le cahotement

— Fig. Vicissitude, agitation en sens contraires : CAHOTER [ka-o) v. a. Ballotter, secouer par des cahots.

fig. Faire passer par de brusques alternatives, tourr ; Les récits coupés et rapides entraînent te lecteur, othnt. (J. Joubert.) — Intransitiv. Eprouver des cahots ; Les voitures mal uspendues cahotent beaucoup.

CAHOTIE {ca-o) n. f. Bot. Section du genre clusie.

CAHOUANE n. f. Espèce de tortue de mer. V. caouanne.

CahouRS (Auguste-André-Thomas), chimiste français, né à Paris en 1813, mort en 1891. Sorti de l'Ecole polytechnique, il suivit quelque temps la carrière des f

- de Chevr

eur de chiniit

de

la Monnaie de Par ' i i -té élu membre do

l'Académie des sci< n, .- - n jm- Parmi ses nombreux travaux, nous citerons : ses J'.ludes sur les propriétés de l'huile de pomme de tei're ou alcool amylique, et d'un grand nombre de ses dérivés ; ses Mémoires et ses communications Sur les huiles essentielles d'anis, de badiane, de cumin de fenouil etc ■ Sur l'essence de gaultheria pro-um bens Sur la densité de vapeur de lac l / / I / ç

températures Sur les composés suif I i ih ,1 il

méthyle Sur Vaction du brome sur les s

lie l bases phoiphoi i Siu les coi / !

tRUiie liBinme ebleue(H, 0, teU tl tes i An /u ^l>, i les Meicenaiies (ISil) les Hois d mer (1887) Bassinle janisiaiie (1891) la Tueuse (1893) etc et un ouvrage deiudition Intioduction a l histoire de l Asie (18J6)

CahUS comm du Lot arrond et à60 kilom deFigeac [rcs do lacère 910 hab Marbres \erts

CahuSAC (Louis de) auteur dramatique français né à Montauhan vers 1700 mort à Pans en i 59 a composé un assez grand nombre de pièces de théâtre parmi les-

?uelles on trouve des tragédies Phaïamond (if^e) et le om(e rfe ■Rai mc4 (1742) des comédies Zénéide (1742) lM/érien(\ 41) et d excellents livrets d opéras qui ont ete m ■> par Rameau tels sont les Fêtes de Po-

(1748) \es Fêtes de l hymen (\ a) Aais

(1749) Anaciéon (17 4) la Naissance 1 lui doit encore la Danse ancienne et nio

l i danse (1734)

CAHUTE ' ( — On rattache généralement ce mot

I i\ 1 imaniques qui offrent plusieurs formes

1 les significations identiques) n f Hutte

1 I I I I ar e\t Habitation très petite et très pau

NT 1 m I Juit

Gahuzac-SUR-VÈRE comm du Tarn arrond et à 12 kilom. de Gaillac, sur la 1 ère , 1.328 hab. Ch. de f. Orléans. Briqueteries, moulins. Beau château de Salelte. — Patrie du général d'Hautpoul.

Caibarien ou Puerto-de-çaibarien, ville et port des Antilles

CAÏC ou CA'iQUE (ka-ik) n.m. Dans l'Archipel et à Constantinople, Petite embarcation de 5 à 7 mètres de long, sur un de large, taillée comme un patin, se terminant, à chaque extrémité, de manière à pouvoir marcher dans les deux sens : Le CAïc ne va qu'à Vaviron.

CAiiCA n. m. Gonro d'oiseaux grimpours, famille do:

les six ospôcos du genre, lo catca mclanoc-iilmla du Brésil est la

CaÏCEDO (José - Maria TOR-

RES-). lilogr.V.ToREES-CAÏCEDO.

CAICHE {kécK) n. f. Petit bâtiment a un pont, mité comme lo yacht, et portant une corno.

CaiCUS, petit fleuve do l'anc.

Asie Mineure (Mysio), coulant do ^tf-f l'E. au S.-O., passant près do Por- '•^yt»'/^ pamo et se jetant dans la mer "' '~

Egée, en faco do Tilo do Lesbos.

CAÏD n. m. Titre porté, on Algérie et au Maroc, par los go provinces.

Caïd (t.i^\ opéra bouffe on doux

et on vers libres

CAÏDAT (da) n. m. Dignité, fonction de caïd.

CAÏDBEJA n. m. Bot. Syn. de forskalée.

CAÏDJI (de l'arabe kaU, chef) n. m. Batelier turc ((ui

CaÏDOS, héroïne grecque, née à Soulî. Lors de la guerre quo soutinrent, en 1702, les Souliotes contre Ali-pacba, elle so distingua dans plusieurs combats, et encouragea, par les cliants patriotiques qu'elle improvisait sur la lyr résisianco des défenseurs do rHeî"

eilade.

CAÏEQ [èk') n. m. Une des deux embarcations des galèrosa ux xvi' et xvii" siècles. (Le caïeq était une embarcation à six bancs et douze avirons, mesurant 8™, 45 de long, sur 2", 11 de large. [Tandis que le canot suivait la galèro à la remorque, le caïeq s'em- fC ^^ barquait presque toujours.]) -" '" -

CAIEH ' ! m, Torche formée de qi II. m; ;i,s soudées ou liées entre

(11. I ■ I M lUK dits « de poing n, on u^ij' ,1 ;..■, rentrent dans la catégo-

CaietE, nom de la nourrice d'Enée, q suivit ce prince dans ses voyages, et m en arrivant en Italie. Enée lui éleva un beau sur la côte de la Grande-Hespcri.

l'endroit même où se trouve aujourd" te, dérivé du latin Cateta.

CAÏEU ou CAYEU {ca-ï-eu) a. m. Bourgeon qui se forme i l'aissello d'une écaille dans certains bulbes (colclii(iuo, lis, aili et qui prend lui-même tous los caractères dun bulbe. (En tache los caïeux pour los planter à part ; les pieds ' ■ ■ „ ■

ariété (|ui les a fourn CAÏFrA. Googr. V.

CAUiNIEZ, L-ni^ I

fleurissent

; de graines

les caractères do la

Jciui Ji'Cnlnisyi^i:,): la Pi)- voleuse ou ta Servante de

ns : la Forêt en- 1; laForêtd'Her- I ni f errant (\^\i)\ 1813);

Syn. de MOMOEDiQtJK

C/vu, 1 . 1; iiH.ois), industriel français, né à Cliefl;.:ii i h . ~vri-s) en 1804, mort aux Plants, près de Hiiilr, , ,11 I-, 1. iMant allô à Paris, il entra comme ouvn,-r , li.Liiairiiiitn'r dans la maison du chimiste Derosnc, qui le pnt successivement pour contremaître, pour cbei d'atelier, et l'associa à sa maison en 1824. L'usine Derosne et Cail construisit d'abord des appareils à distiller et dos

■ ■ ,.:.,., ,. 1, ;, . .-iniiro le

mitrailliMisos, dos loconiobilns blindoos, dos clialoupes canonnières, etc. Cail avait publié avec Derosne : De la fabrication du sucre aux colonies et des proiires n améliorer cette fabrication (1844).

CMLANIE ; ■' n. f. Sorto de droit féodal de guet ou de -' . n usage dans le Languedoc.

I-:aii.\h I . ..nini. du Gard,arrond. et à 20 kilom. de ^| . Il hilii-'iit du 'Vistre et du Rhôny; 1.344 hab. Cil. do 1. i'.-L.-i\l. Fabriques d'eaux-de-vic ;" tonnelleries.

CAÏL-CÉDRA (ka-il-té) a. m. Nom du bois du khaya

scncgalcnsis.

Cailhava d'Estandoux (Jean -François), autour

.Ir.iTii.iii.in. ft iMt.'.ratour français, né on 1730 au village

1 I I . I le Toulouse, mort à Sceaux en 1813.

I, ,, . : i . . ',:iscon, adonné a l'escrime et aux plai-

li I !. .1 :i Paris la fortune des lettres, écrivit

.. ..(S ot rMi prose, où l'on trouve dos qua-

1,1 I ,1,; ;. Il V rages divers. En 1798, il fut

I, , 1 '. Parmi ses pièces, réunies

, , ; . / I hit, suivi de réflexions (n%l-

i: ;, , , 1 :<,^ir dupé {nih)\ les Etrennes

./ ;,, I, : l:. Fille {m\); l'ÉgoUme^nn).

I,, , iinnri|.;iii^ .1.' si's autres ouvrages sont : l'Art de la

r.„„.7/„ , i7r... ; /,.,! Causes de la décadence du théâtre (im);

i.ur M.ilirri! (1802); Œuvres badine» (1798); etc. Il

■ d.-s M, uiuires qui abondent on portraits littéraires

Gaillard (Aliraham-Jacques), jurisconsulte français,

. . 1,1, h, . I .11 1776. II fut élève de Potbier et avocat

, I',, Il ' , iirnommé lo Moule à affaires. Sous lo

-: .,ti. il fut un des quatre avocats qui con-

I , I I ; , ' r et qu'on appela les Quatre mendiants.

f.AiM.Aiiii \ ,1.111'' linrnard), diplomate français, né

, , I ,, ., V , Il ..iMic), mort à Paris en 1807. Il

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