V. ÇAKTAS
A partir du vi» siècle de notre ère, le câktisme s'est presque substitué dans toutes les classes de l'Inde aux cultes de 'Vichnou et de Çiva, et, vers le x» siècle, il s'est introduit dans le bouddhisme Mahâyâna, et a corrompu la religion du Népal et du Thibet.
ÇAkya-BOUDDHA, le Bouddha Çàkya, ou de la tribu des Çâkyas. 'V. Çàkya-moumi.
ÇAkya-MOUNI (l'ascète çâkya), quel on désigne le plus souvent Siddhârtha GaiUm fondateur du bouddhisme, personnage historique, en dépit du merveilleux et de la forme mythique dont 1 imagination et la dévotion de ses fidèles ont paré son histoire. Il naquit, vers le milieu du vi« siècle avant notre ère, dans la cité de Kapilavastou. Son père, Çouddhodana, était roi ou chef de la tribu des Çâkyas, et sa mère se nommait Mâyâ- Dévl. Il vint au monde dans le jardin Lonmbini, en présence de tous los dieux et déesses descendus du ciel, tandis qu'une pluie de fleurs couvrait la terre et que des chœurs célestes chantaient ses louanges ; aussitôt né, il fit sept pas dans la direction de chacun des points cardinaux, en prononçant des paroles de prise de possession de l'univers; il avait sur le corps des signes révélateurs de sa grandeur future auxquels le vieux richi Asita reconnut qu'il serait un Bouddha. Lorsque, selon l'usage, on le présenta au temple, les statues des dieux, descendant deslaux, l'adorèrent à genoux; et, quand
)n religieuse prédite ize ans, à une princesse nommée Yaçodharâ oii GopA, , jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans, le futur Bouddha s'oula dans le luxe et les plaisirs ; mais, alors, ayant renconmalade, un cadavre et un religieux,
nent son palais pour aller étudier auprès des plus illus-
rrs philosophes brahmanes les moyens de délivrer l'hu-
T t 1 nnux Bientôt pénétré de l'insuffisance de
I I 1 ses maîtres il se retire dans une forêt
1 IV années a méditer sur une loi de salut
\ii bout de ce temps, se trouvant près de
1 au pied du figuier Bô(/Ç< ■■ ■ -
l'hu-
et les fonctions de "ïi dams
CÂKTISME (sâk-tmm ) n i çivaïsme, qui s est développée
I lis et les désirs, et que le seul Il I 1 II luvellement éternel de l'exi-
I i 1 ti I M II non des désirs, des passions,
II I 11 1 nij\en do la science qui montre la non réalité des choses de l'univers, la folie de a dts oljus pcrissables, la possibilité, et la le e d ^ager des liens de la matière par la
lu es diMrs sujets par la charité et par
1 1 iiii qui fait désirer le salut de tous les
1 sien propre II était devenu Bouddha
tlairé illumine) Quarante-neuf jours
1 1 a qui devinrent le
Il 1 ittirés par la séduc-
autuui do lui A leui tcto il parcjurt llnde en tous sens, con ertissant les rois et les peuples. Enfin, après quarante-cinq années de prédication Çâkya-mouni, qui était alors âgé do quatre-vingt-un ans, sentit venir sa fin
et, après avoir exhorté ses disciples à ne prendre pour guides que sa doctrine et leur conscience, au point du jour il rendit doucement le dernier soupir ou, selon l'expression consacrée, entra dans le NU^àna, Cet événement se passa en 478 ou 473 avant notre ère, dans le voisinage de la cité do Kouçi-Nagarâ. On fit au Bouddha Çâkya-mouni des funérailles royales. Les ossements, épargnés par le feu et les cendres du bûcher, furent distribués comme reliques aux assistants qui les emportèrent en divers pays, où l'on construisit, dit-on, quatre-vingt-quatre mille stoitpas (tumulus) pour assurer leur conservation.
Outre son nom patronymique de Gautama, on désigne fréquemment le Bouddha Câkya-mouni par de nombreuses épithètes, telles que : Ôat/havat (le bienheureux ou le béni), Ojina (vainqueur), Çramona (ascète), Tallmijala Xougata, etc. 'V. les articles : bouddhisme, Bouddha, bodui-
SATTVA, HHIKCHOU.
ÇÂKYAS, tribu qui a donné son nom au Bouddha Çâkya-mouni, petit peuple de guerriers {kchnlriijns) agriculteurs établis sur les dernières pentes de l'Himalaya, près do la sainte rivière Bhâghirati, affinent du Gange, dans une région qui correspond à la frontière actuelle du Népal et du district de Gorackpour. Leur capitale était Kapilavastou, ville célèbre pour avoir été le berceau du Bouddha Çâkya-mouni, et dont on a découvert les ruines on mars 1897. -- Un, une Çakya.
ÇÂL ou ÇÂLA, arbre de l'Inde {shorea robusta), au pied duquel naquit le Bouddha Çâkya-mouni. De plus, le Çâla est consacré au Bouddha Viçva-bhoii, quatrième prédécesseur de Çâkya-mouni.
CAL (du lat. callus, cal) n. m. Durillon (on dit aussi CALUS). Il Tissu cicatriciel qui réunit les extrémités voisines d'une fracture et qui possède la propriété do reproduire le tissu osseu.x. (PI. Des cals.)
— Bot. On donne ce nom à une sorte de bourrelet qui se forme en certains points do la surface d'un végétal, surtout à la suite d'une lésion, par exemple à l'extrémité enterrée d'une bouture, sur les deux bords de la plaie produite par l'ablation d'un anneau de l'écorce d'une Lrancho, etc. ; ce bourrelet est formé par des tissus de cicatrisation. — On donne encore le nom de cat à l'épaississement en forme de plaque qui se forme, en automne, à la surface des cribles dans les tubes criblés du liber (V. TUBES CRIBLÉS, et LIBER), de manière à y suspendre la circulation de la sève, et qui se résorbe au printemps suivant, de manière à la rétablir.
— Techn. Sorte d'incrustation qui se forme tout autour do l'orifice des chaudières, dans les sucreries de cannes.
— Encycl. Palhol. Le cal se forme, à la suite de la fracture d'un os, en trois temps : 1" après la fracture, le sang épanclié se résorbe, la moelle, l'os lui-même et surtout le jiiTiusic se vascularisent et les vaisseaux laissent transsuili 1 un i; , ni, tniiirricier des néoplastides (lymphe plasthiu [lasiides se transforment en une
masse M iiiLe, qui ofifre tous les caractères
du tisMi Ml" i.ui. ijiiiL'ux; 3*" enfin, le fibro-cartilage s'ossUic cl ] u^ iia.iurc prosente un renflement externe (virole externe), et un renflement interne (virole interne), qui forme une sorte de bouchon osseux dans le canal médulaire. Avec le temps, le cal peut disparaître presque complètement ; si les extrémités osseuses réunies affectent un angle d'incidence notable ou des stalactites irrégulières, le cal se dit • vicieux » ou . difi'orme ». "V. ossifica-
.No
calophuUum, de
solidifiant -à l'air et î baume Marie, sorte de vulnéraire. (L'écorce e cet arbre s'emploie comme diurétique.) Calabanga ou Calabangan, bourg do l'Océanio
de toilts de cha Calabar 1
villages et de deux estuaires golto de Biafra, sur le terrils des Rivières d'Huiles : io i\ lèro côtière au voisinage de Nouveau
I I nue son nom à lai
lu lu Ni r a 10 de la rivière ittoral comprise entre le Vieuj (à 1 embouchure pr
: Calabar lipale du Niger) porto lo nom ae coie de Calabar. Au grand commerce d'esclaves qui s'v faisait autrefois a succédé un commerce important d'ivoire, coton , huile de palme , poivre dit » de Cayenne »,etc.
— Fève de Calabar, Nom vulgaire de la graine du physostigma venenosum.
CALABARINE n. f. Alcaloïde do la fève de Calabar.
— Encycl. La fève de Calabar contient deux alcaloïdes : Vésérine et la calabarine, qui se distingue de la première par son insolubilité dans l'éther et par son action physiologique. C'est un paralysant du système nerveux, tandis que l'ésérine agit comine la strychnine.
CALABARISER v. a. Introduire dans le corps d'uu être vivant du suc, do la semence de la fève de Calabar.
Calabazal, ville des Antilles espagnoles (île do Cuba), sur le rio côtier Caunao; 13.000 hab.
Calaber (Quintus), nom donné autrefois, mais très improprement, au poète grec Quintus de Smyrno, dont lo poème épifiue intitulé : la Suite d'Homère, avait été découvert en Calabre, par lo cardinal Bessarion. V. Quintus dk Smyrne.
CALABIDE (gr. kalabis, idos, même sens) n. f Antiq. gr. Danse lae.'-.lèiiiuiiieiiuo en l'honneur d'Artémis. il Hymne clianié i :i ! t'.i jn'i.-i pxocutait cotte danse. (Onditaussi
CALL.M.i"' •■■ '. ■ '■'
Calai i/ii \ enezuela (Etat de Miranda), sur
de béti
nt en torpilles. Sources thcr- • le général espagnol La Torre,
Calabrais, aise (brê, êz), personne née en Calabro, ou qui habite ce pays. — Les Calabrais.
Linguist. L'un dos dialoctos ilo l'italion, parité dans ïa Colabro : S'exprimer en cALAUiuis.
do ttivosallos, do Gronacho, otc. {On dit aussi vin du ualiBHU.) « Sirop de Calabrc, Sirop à baso do rdglisso qui, «tondu d'oau, constitue uno boisson hygiénique et très peu coiitouso.
CALABRE n. f. lîrobis qui a perdu sos donts et qui
Calabre,
...Miriio 1
s. do ritalio, entre les :