‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 448 sur 956 · CALABRE — CALALOU · texte numérisé non relu

CALABRE — CALALOU

fois assiégée par Pompée. Pairio do QuiniilicD. Pline appelle celle ville C'alaf/urrit NoMsiea, pour la distinguer do CalagurriS Fibutarensi», autro ville do l'Espagno Tarraconaise, aujourd'hui Loharra.

Calahorra (aulrcf. Calagurri$ Nattica), Tille d'Espagne (Vieillo-Caslille fprov. (Jo Logrofio'), près do Tembouchuro du Cidacos dans l'Ebro ; 8.320 hab. (Catanurritaini, aines.) Kvêché. Fabriques d'engrais chimiques et de conserves, moulins, tanneries. Celle ville fui fortiflée par les Arabes, qui la laissèrent tomber entre los mains de don Garcia, roi do Navarre, on lO.',*. Patrie de Santo Domingo do Guzman, fondateur de l'ordre des dominicains. — Lo district de Calahorra compte 10.500 hab.

CALAÏDE ou CALAIS (/<') n. f. .Syn. de micros^rido, section du genre chicorée (cichorium).

CALAIS {lé) n. m. Panier d'une forme particulière, dont 80 servent les marcliands des halles de Paris, n Mesure conventionnelle pour certains légumes, et valant 12 tètes : Un calais de chicorée sauvage.

— En T. do tcchn.. Plaque de tdio fixant les lisses d'un

Calais (lat. Calcsium ou Portu* ullerior), ville do Pas-de-Calais, arrond. et à 33 kilom. de Boulogne, sur la Manche, à l'ombouchure des canaux do Saint-Omer ei do la Rivière-Neuve réunis ; 50.940 hab. {Calaisiem, ennes.) Oh. de f. Nord. Place do guerre do l" classe. 3* quartier maritime du s.-arrond. de Dunkorquo. Chambre do commerce. La nrincipalo industrie do Calais est la fabrication du tulle (lo soie et do coton. Ateliers de construction do machines; fonderies de fer ot de cuivre ; brasseries ; bri(iueterÎ6S ; fabriques de brosses, de gants; imprimeries ; minoteries ; scieries mécaniques ; savonneries. Bains de mer. I.o huitième des ports do commerce français, lo premier de la Manche pour le nombre des voyageurs transportés. Port de pêche ot do relâche.

La presque totalité du commerce maritime a lieu avec l'Angleterre.

Des forts et des batteries défendent la ville. Eglise Notre-Dame (fin du .), avec une Descente de croix. .

Saint-Picrro

(18(i2-1870). Ancien hôtel de ville près duquel se trouve la tour de Guet (xv* et xvi* s.). Hôtel de ville actuel à Saint- Pierre. Hôtel do Guise (bâti par Edouard III).

Le canton Nord-Ouest de Calais a 9 comm. et 31.190 hab.; lo canton Sud-Est 4 comm. et 30.340 hab.

— Histoire. Calais devint un port important sous la domination des comtes de Boulogne ot, en 1303, entra dans la ligue hanséatique. La ville lut prise par les Anglais en 1347, après uno héroïque défense, et ne redevint française qu'en 1558, grâce à François de Guise. Le 24 octobre 1360, Jean le Bon et Edouard IH y signèrent un traité qui ratifiait le traite de Brétigny. Les Espagnols prirent Calais en 1595, mais le traité de Vervins (1598) le rendit à la France. — Patrie d'Eustache de Saint-Pierre ; de Georges Maréchal, chirurgien ; de Pigault-Lebrun, romancier.

Calais (siÈGB de). Vainqueur à Crécy, Edouard III voulut aussitôt s'emparer de Calais, gouverné par Jean do Vienne et défendu par les bourgeois et une forte garnison. Ne pouvant prendre la place d assaut, il en fil le siège et l'empêcha de communiquer avec le dehors. Calais n'eut plus d'espoir que dans le roi de France. Le siège durait depuis dix mois quand lo roi arriva ; il tenta, mais en vain.

il donna l'ordre de la retraite. Jean de Vienne, après onze mois de siège, fut obligé de capituler (1347). Edouard exigea d'abord que les Calaisioos fussent « à sa merci, pour los rançonner ou les mettre à mort, selon son bon plaisir «. Sur los instances do ses chevaliers, il consentit à traiter, à condition que six notables bourgeois se livreraient, a la bart au col et les clefs de la ville en leurs mains «. Eustacho do Saint-Pierre et cinq autres citoyens se dévouèrent. A leur vue, lo roi courrouce manda . le coupo-tôtcs « : ses chevaliers, son fils le supplièrent de n'en rien faire. Le roi ne céda qu'aux prières de sa femme.

porte ouverte à l'étranger. Le duc de Guise la repril en nuit jours, en 1558. La reine d'Angleterre, Marie Tudor, ne so consola jamais de la porte de la ville : « Si l'on ouvrait mon cœur, disait-elle en mourant, on y trouverai: gravé lo nom de Calais. »

Calais (canal de), canal de navigation du Pas-de- Calais, ouvert en 1G82, commençant au Wecst, sur la rivière d'Aa, so dirigeant sur Calais, envoyant à gaucho un embranchement à Ardres et un autre à Guines. et se terminant à l'église du Crucifix, dans lo port de Calais. Sa longueur est de 30 kilom.

Calais, ville et port des Etals-Unis (Etal du Maine), sur lo fleuve côticr Sainte-Croix; 7.300 hab. Scieries, fabriques d'objels en bois, fonderies do for, minoteries, tanneries, fabriques do plâtre. Construction de navires. Ville fondée en 17S9.

Calais ou CarELEFUS (saint), né en Auvergne, mort on 541, fut lo compagnon de saint Avit et fonda l'abbave d'Anisole ou Anille, qui donna naissance à la ville Je Saint-Calais (Sarlhe), où se trouvenl, dit-on, ses reliques..

Cala'IS. Myth. gr. Fils de Borée et d'Orithye, frère de Zélés. V. Zktés.

Calaisis (le), petit pays de France (anc. prov. de Picardie), compris actuellemcnt dans le départ, du Pasde-Calais, où il forme la partie septentrionale des arrondissements de Boulogne et do Saint-Omer. Le chef-lien était Calais: les autres villes. Guines et Ardres. En 1558, après l'expulsion dos Anglais, on le nomma le pays reconquis.

CALAISON {lè-:on) a. t. Quantité dont un navire s'enfonce dans l'eau. V. tirant d'eac.

CALALOU n. m. Nom donné, dans les colonies, à diverses plantes servant à préparer un mets qui porte la même dénomination. Telles sont les amarantes, les feuilles

CALAM — CALAMODENDRÉES

du chou caraïbe, les épinards doux, le pourpier, la ketmie comestible ou gombo, la morelle noire, etc. il Le mets luimême : Afanger un calalou,

CALAM n. m. Antiq. V. calame.

Calama, ville do l'Afrique ancienne (Numidie), près do laquelle le propréteur Aulus Posthumius fut défait par Jugurtha. Auj. Guelma (dép. de Constantine).

CALAMAC {ma) n. m. Nom, à Madagascar, d'un haricot (phaseolus Imatus).

CALAMAGROSTIDE {gross — du gr. kalamoSt roseau, et agrôstis, idos, chiendent) n. f. Genre de graminées, tribu des arundinées, renfermant plus de quatre-vingts espèces fondées pour des herbes élevées, qui croissent pour la plupart en Europe, dans l'Asie moyenne et dans les hautes prairies des Andes américaines.

CALAMANDE n. f. Sorte d'étoffe lustrée de telle manière que le lustre n'apparaît qu'à son endroit. Il Syn. de cal-

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