MANDE
— Encycl. La caîamande est, la plupart du temps, une étoffe de laine. Quelquefois, elle est constituée par un mélange de soie et de laine. (Cette étoffe s'emploie pour la fabrication des tissus d'ameublement et aussi pour la confection de certains vêtements d'intérieur )
CALAMANDRIE (dn — du gr kalamos, roseau, et aner andios^ homme) n. f. Bot. Nom provençal de la germandrée {leucrium)
CALAMANTHE (du gr kala mos, et anlhus, nom scientin [ue des pipis) n. m. Genre d oiseaux passereaux dentirostres famille des sylviadés, tribu des malu rinés, renfermant des fauvettes voisines des malures, à bec plus court que la tête, gonflé à sa base, à ailes courtes et rondes. On c de calamanthes, propres à l'Australi
CAI^MARIA ou CALAMAIRE n. f. Bot. Syn. de ISOÈTE.
CALAMARIA ouCALAMAIRE('r
liat.calamus.TO-
. Gen
1 de reptiles ophidiens, type i
seau à écrire) n. r la famille dos calamaridés, renfermant de petits serpents à coloration
paraissent se nourrir de fourmis et aut quelques espèces connues habitent les Indes archipels ; une des plus communes est le calamaria Linm de Java.)
rets tropicales des deux hémisphères. Une seule forme de cette famille habite l'Europe, c'est l'homalosoma coronelloides de Grèce et du nord-ouest de l'Afrique.
GALAMARIÉ, ÉE (du lat. calamus, roseau) adj. Qui ressemble au roseau, qui se rapproche ou qui tient du
CALAMARIÉES n. f. pi. Groupe de plantes fossiles, comprenant toutes celles dont la tige articulée est occupée, au centre, par une moelle volumineuse entourée de faisceaux ligneux présentant une lacune aérienne, munis ou non de graines, de feuilles, de rameaux, etc. Citons les genres : bornia, equisetum culamodendron. —
Cine CALAMARIÉE.
CALAMARIENS n. m. pi. Zool. Syn. do calamaridés.
Calamata. i.n-ogr. V. Kalamata.
Calamatta (Louis), graveur, né à Civita-'Vecchia en 1801, murt à .Milan en 1S69. II s leçons de Ingres. .Son début, ei d'après Dedreux-Dorcy), fut fort remarqué. En 1830, il donna un magniflque portrait de Paganini, d'après Ingres Depuis lors, les compositions de Calamatta ont confirmé la haute idée qu'avaient donnée de lui ses débuts. Citons le Vœu de Louis XIII et le por trait du duc d'Orléans, d après Ingres; Françoise de Itimini et le portrait de Lamennais, d'après Ary Scheffer; le por trait de Guizot, d'après Paul Delaroche ; de Fourier, d après Gigoux, et celui du loi d'Espagne, d'après Madrazzo sa gravure de la \>sion d'Ezéchiel, de Raphaël , celle de la Joconde, de Léonard do Vinci (le chef-d'œuvre do Calamatta, 1837); le portrait
dessins de Raphaël ; un portrait de Aubens, d'après luimême ; la. Vierge à la chaise, d'après Raphaël ; le masque de Napoléon, moulé à. Sainte-Hélène par le D' Antomarchi ; enfin, deux portraits célèbres exécutés par le grand artiste, d'après ses propres dessins : ceux de G. Snnd et d'Ingres. Ce qui distingue Calamatta comme graveur, c'est une fidélité absolue, une incroyable souplesse dans l'interprétation du style de son modèle, et surtout une pureté de contour remarquable. Calamatta (d'ailleurs patriote résolu et qui s'arma pour l'indépendance) termina sa vie laborieuse comme professeur do gravure à l'académie royale do Bréra, à Milan.
ius en fibres du pays. Pêche.
CALAMBAC Ibalc' — du malais kalamhak,
CALAMBODC, et, par corrupt., on écrit calembac, cale.mbak,
CALEMBOUR, CALEMBODC.
CALAMBRE [lanbr') n. f. Mot espagnol désignant, dans
, quand elle est accompagu
pait dans une encre épaisse
Les roseaux les plus esti- Calame.
mes pour cet usage étaient
ceux de Cnide, d'Arménie ou de Memphis. Le calame ;
Il On écrit aussi calam, et calem.
Calame (Alexandre), peintre et graveur suisse, né à ■Vevey en 1810, mort en 1864 à Menton. H ne tarda pas à prendre le premier rang parmi les paysagistes de la .Suisse. Observateur infatigable de la nature, il a su reproduire avec énergie et vérité les paysages si variés de ce pays. Cet effort, alors nouveau, suscita beaucoup d'enthousiasme. Aujourd'hui que la grande nature alpestre a ses peintres attitrés, Calame a un peu perdu de son ancienne réputation. Sa couleur paraît plus brillante que chaude ; elle a quelque chose de vernissé. Calame n'en a pas moins été un initiateur. Ses grands tableaux, qu'on trouve en abondance dans les musées de Suisse et assez fréquemment en Allemagne, marquent une date. Parmi les meilleurs, il convient de citer : le Mont Blanc, la Jungfrau, le Lac de Brienz, la Chaîne neigeuse du Mont-Rose et du Mont-Cervm, VOberland bernois, le Lac des Quatre- Cantons, etc. Calame a produit aussi un grand nombre de lithographies et d'eaux-fortes, parmi lesquelles on cite surtout dix-huit Vues de Lauterbrunnen et Meiringen (1842), et vingt-quatre feuilles de Paysages des Alpes (1845).
CALAMÉDON (de calamus, flûte) n. m. Pathol. Fracture d'os en bec de fliite. (Vieux.)
CALAMÉES (du gr. kalamos, roseau, chaume) n. f. pi. Fêtes antiques célébrées à Cyzique en l'honneur de Dèmèter pour obtenir de la déesse d'abondantes moissons.
CALAMÉES (du lat. calamus, roseau) n. f. pi. Tribu de la
CALAMENT [man — gr. kalamintha ; de kalos, beau, et minthê, menthe) n. m. Section du genre mélisse, de la famille des labiées, et dont l'espèce la plus connue est le calament officinal, employé en infusion et considéré comme résolutif et emménagogue,
CALAMÉON n. m. Antiq. gr. Nom d'un des mois de l'année, dans le calendrier de Cyzique.
CalAMIANES (ILES), îles peu fertiles de lOoéanie espagnole, faisant partie de l'archipel des Philippines, dont les îles principales sont : Calamian et Busuanga. Avec les îles Cuyos et Palaouan, les Calamianes, reconnues en
CALAMIPÉRE (du lat. calamus, i adj. Qui porte des chaumes.
CALAMIFORME (de calame, et forme) adj. Se dit des animaux, des végétaux ou de ceux de leurs organes qui ont la forme d'un tuyau de plume. Tels sont les corps dos pennatules, les feuilles de certaines ficoïdes, etc.
CALAMINAIRE adj. Qui tient de la calamine. Il Pierre calaminaire. Syn. de calamine.
CALAMINE (bas lat. calamina) n. f. Géol. Nom donné à un silicate et à un carbonate de zinc {lapis calaminaris, d'Agricola). Quelques minéralogistes donnent le nom de calaminç au carbonate de zinc, et décrivent le silicate sous le nom de smithsonite. Mais la plupart dos savants français désignent le silicate hydraté de zinc, H' Zn' Si OS par le nom de calamine, et réservent celui do smithsonite au carbonate.
— Calamine terreuse. Nom donné par les anciens à la zinconise ou lujdrozincite.
— Chim. Matière azotée extraite de la racine d'acore {accrus calamus), et qui paraît identique à la méthylamine.
— Techn. Sorte de terre bitumineuse, que l'on emploie pour les opérations de l'affinage du cuivre.
— Enctcl. Géol. Le silicate hydraté naturel de zinc, ou calamine de Beudant, a été décrit par Haiiy sous le
litho'ïde, dont de Smith- ■.. de silice, h-o dans le in système -taux, d'ail- ■s longitudi- : densité est
'dé siliceux. C'est une substa la couleur' est variable. D'apr." l-^ inrr'v son, ce minéral contient sur i ' ' i>;h'm - ; 67,06 d'oxyde de zinc et 7,:r. . , ; I sous-système pyramido-rbnini rhomb'ique par une hémiédrir ■]" i li 1, s leurs peu communs, sont habituellement sti nalement; leur surface est très brillante. Le égale à 3,5, et on représente leur dureté par le nombre 5. Le plus souvent, le silicate de zinc se présente en niasses terreuses offrant une structure variée. Il présente deux gisements différents : les filons et les amas. Les filons sont très rares et traversent les terrains anciens ou de transition. Les amas ou gisements irréguliers sont beaucoup plus communs, on les rencontre dans des terrains de sédiments d'âge varié. La calamine est phosphorescente par frottement et infusible.
Calamis, sculpteur et orfèvre grec, contemporain de Cimon. Il vivait à Athènes vers 460 avant J.-C. Tout en excellant dans les ouvrages d'orfèvrerie, auxquels il savait donner autant de légèreté que de grâce, il s'acquit une réputation sans rivale dans l'art de représenter les chevaux. Hiéron de Syracuse lui commanda, pour Olympie, les chevaux de course en bronze, montés par des
enfants. Calamis ne réussissait pas moins dans la représentation du corps humain. Pausanias cite un grand nombre d'œuvres remarquables sorties des mains de ce statuaire, entre autres : le colosse d'Apollon, que Lucullus envoya d'Apollonie à Rome, où il fut placé dans le Capitole; une statue d'Apollon, également transportée plus tard d'Athènes à Rome ; la Vénus placée à Athènes à côté de la lionne d'airain élevée en l'honneur de Leaena, maîtresse d'Aristogiton (et qu'il faut siirement identifier avec la Sosandra de Lucien): une Victoire Aptère, placée à Olympie ; un Jupiter Ammon ; un Hermès Criophore (porteur de bélier) ; etc. — Ces statues étaient pour la plupart en bronze. Calamis se servait avec le même succès du marbre et des métaux, et l'on cite do lui un Esculape en or et en
{miss-tré — lat. calamistrare ; de cala-
alamis], fer à friser, à cause de la forme
instrument, qui l'avait fait comparer à
■ rii -r. kalamos) v. a. Friser, mettre
\MisTRER sej c/iercHX. (Vieux.)
irnm') n. m. Les Romains appe-
,:m- ii^'o de fer pleine ou creuse que
dans la cendre po
friser les cheveux. L'c
clave chargé de ce se
portait le nom de cini- Calamlstrum.
/lo, ou de cinerarius.
Cet instrument fut de boone heure en usage chez les Grecs,
les Etrusques, les Romains. Les cheveux ainsi roulés
étaient dits calamistrati.
CALAMITE (du lat. calamus, chaume, roseau) n. f. Miner. Espèce minérale appartenant au genre amphibole. Variété de trémolite.
— Bot. foss. Plantes cryptogames à tige et rhizome articulés, à faisceau ligneux muni d'une lacune, grêles, alternant aux articulations, différant des prêles par l'absence des gaines ; se rencontrent, du culm au permien. Leur tige, sans bois secondaire, n'a produit qu'une mince pellicule de houille.
— Comm. Espèce de gomme-résine ; qualité inférieure de storax, ainsi nommée parce qu'on la recueille dans des tiges de roseau : Poudre de calamité.
— Mar. Nom donné autrefois à l'aiguille aimantée de la boussole ancienne.
— Zooph. Nom donné à des polypiers fossiles, du genre caryophyllie.
— n. m. Erpét. Espèce de crapaud de couleur olivâtre, avec une ligne jaune sur
CALAMITÉ (lat. calamitas, qui a signifié
tiges
de blé ;
La fai
catégorie d'individus :
guerre sont des calamités.
— far ext. Infortune, grand malheur privé, et, par exagér.. Grande contrariété.
— Stn. Calamité, catastrophe, désastre, infortune, malheur. Une calamité est un fiéau, un événement qui répand la désolation. Une catastrophe est un grand malheur subit qui bouleverse, qui brise. Le désastre produit un grand dégât et quelquefois une calamité ruine irréparable, h'infortune est propre- (Bot. foss.) ment l'état de celui que la fortune ne favorise pas ; elle est le résultat des événements malheureux chez ceux qui les subissent. Malheur est le terme le plus général; il peut servir à définir les quatre autres mots, et se dit des personnes aussi bien que des choses, mais il est moins solennel Çia in fortune; on dit bien les infortunes des rois, on doit dire les malheurs du pauvre, et
CALAMITÉES (du lat. ca(nm«s, roseau) n. f. pi. Famille de végétaux fossiles, appartenant à la classe des calamariées. — Une CALAMITÉE.
— Encycl. Les calamitées sont caractérisées par une tige articulée comme les prêles ; entre-nœuds séparés par des diaphragmes avec large cylindre médullaire creux. Ceux des faisceaux vasculaires, qui sont épais et cunéiformes, sont formés de vaisseaux disposés radialement et entre lesquels courent les rayons médullaires secondaires. Feuilles verticillées, étroites, entières et libres jusqu'à la base; fructifications en épi; verticilles alternativement stériles et fertiles.
CALAMITEUSEMENT adv. D'une façon calamiteuse. CALAMITEUX {teù), EUSE adj. Qui a le caractère d'une
CALAMITEUX. Hègnc (
nombreux malheurs ; toutes les créatures, c'
t l'homme. (Montaigne.) [C sensavieiiii.j
CALAM0BIUS(6;-!«s — du gr. kalamos, roseau, et bios, vie) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des îamiinés, renfermant une espèce d'Europe, le calamobius gracilis, vulgairement nommé aiguillonuier. V. ce mot.
CaLAMOCHA, ville d'Espagne (Aragon [prov. de Teruel]), sur le Xiloca; 1.700 bab. Papeterie, fonderie de cuivre, tissus de fil et de laine. — Pop. du district de Calamocha : 21.000 hab.
CALAMOCLADUS {duss — du gr. kalamos, roseau, et klados, rameau) n. m. Se dit des rameaux de calamariées, articulés, ligneux ou herbacés suivant l'espèce à laquelle ils appartiennent.
CALAMODENDRÉES (rfin — rad. calamodendron) n. f pi. Famille de plantes fossiles, rangée par les uns parmi les phanérogames, et par les autres parmi les cryptogames vasculaires, et comprenant les trois genres bornia, arthropitus, calamodendron. — Une calamodendrée.
— Encycl. Les tiges et les racines ont un bois secondaire abondant comme les gymnospermes vivantes : elles ont, contrairement aux calamités, laissé une couche épaisse de houille. Cette famille s'étend du culm au terrain permien.
dugr.
I do la
nœuds, do loDguour variable, disposés on allonianco sur dos voriicill<>s rapprocliiis, connus, (|uau<l ils sont st'iiarùs du rosto do la tigo, sous lo nom do mlami- ' ' , A bois épais, formé do bandes
idanslo t dont los culainodoiidrons sorvont
ùlago (éiago dos calamodon-
ibcylindritji
jpar .„,
ros ventrales.
doTu'^doTAm''^ coiamoicAfAys, découverts dans les c
cjuooccidontalo,
polyptèros, les
dos crossop r.vciens. On on ci
CALAMOPHILE i.\n gr. kala,nos, roseau, n. ni. i.i'iiri' d ois.Mii.v. Syn. do tanorcs. ^ CALAMoPnis • -î — au gr. kalamos, roseau, ot ophis, ill'.'J ' ''" serpents colubriformos, famille
t philoSj ami)