I - Il fut un grand classeur d'archives
1 , aineux papiers de Granvelle, les archives
ni,..,^ni a:,,^ ul Lcsauçon, et collabora p^.— ......... -"r^
Berthold de Zœhriugen (ordre , ■■■- '
DE), ordre du grand-duché de Bado, •' '\'")
fondé en 1877 par le grand-duc Fré- , — ^<\
déric. Etoile à cjuatre branches, blanches à filets d or, suspendue à une couronne en or ; au centre, médaillon rouge. Le ruban est vert, à lisérés »
BerTHOLËNE, comm. de l'Aveyron, arr. et à 59 kilom. de Millau, sur un affluent del'Aveyron; 1.222 hab. Cil. de fer Midi. Mines de houille, moulins, chaux.
BERTHOLLAGE((o-!a/) n. m. Blanchiment des toiles par le procédé de BerthoUet, au moyen du chlore.
Berthollet I ^o-/(?— Claude-Louis, comte), chimiste, né à rallniros. près d'Annecy, en 1748, mort à Arcueil en 1822. Issu dune iaiiiiUe noble de la Savoie, mais peu favorisée do la fortune, il lit ses premières études au collège d'Annecy, puis fréquenta les universités de Chambéry et de Turin, et fut reçu docteur dans cette dernière ville, on 1768. Après un séjour de quatre ans en Piémont, il se rendit â Paris et y compléta ses études. Par l'intermédiaire de Tronchin, premier médecin du duc d'Orléans, il fut attaché comme médecin à M"« de Montesson. En ce moment, Lavoisier opérait une véritable révolution dans la science, avec sa nouvelle théorie de la combustion. Berthollet resta longtemps encore fidèle aux vieilles idées. Pour soutenir sa mauvaise cause, il présenta dix-sept mémoires à l'Académie. Ces recherches lui ouvrirent, en 1780, les portes de l'Académie.
En 1784, il fut nommé à la direction dos teintures; il découvrit un nouveau procédé de blanchiment qui fut immédiatement publié dans les « Annales de chimie » (1789) : Description du blanchiment des toiles et des fils par l'acide muriatique oii/f/in^. En 1791, il publia les Eléments de l'art de ta teinture. Une deuxième édition, à laquelle travailla son flls, parut en 1804. Ce fut pondant longtemps le manuel indispensable des teinturiers.
Berthollet avait été reçu docteur à la Faculté de Paris (1779).
C'est en 1785 que, en lisant à l'Académie son Mémoire sur l'acide muriatique oxygéné, Berthollet abjura solennellement ses vieilles erreurs, et fit adhésion complète à la doctrine de Lavoisier.
Continuant ses recherches sur l'acide muriatique oxy-
géné, Berthollet découvrit les chlorates, dont il ne sut pas reconnaître la nature, par la raison que, pour lui, la chlore n'était pas un corps simple. Associé à son ami Mongo, il découvrit l'argent fulminant. Ces doux savant» furent, avec Fourcroy, Hassonfratz, Vandormondo, Hachette, etc., chargea, par lo comité do Salut public, do présider aux travaux do physique, do chimie et de mécanique. Membre do la commissmn des monnaies en 1792, et de la commission d'agriculture en 1794, il occupa la mémo année une chaire, qu'il no conserva pas, à l'Ecole normale. Berthollet fut un des fondateurs do l'Ecole polytechnique.
En 1795, Berthollet fut inscrit un des premiers sur la liste do l'Institut national, destiné à succéder aux anciennes académies. En 1796, il so rendit en Italie, avec Mongo, Tbouiû, lo sculpteur Moitié, le peintre Barthélémy, etc. ; ils étaient chargés par lo bircctoiro de rapporter à Paris les chefs.d'œuvro dos grands maîtres italiens. BcrtliuUct etMoii^e furent chargés par Bonaparte do choisir i, s -i.ai, ,,; n valent l'accompagner en Egypte. L'In.ti'!'' <> / tmiiça ses travaux le 22 ao&t 1798. Bortlndl, ■ 1, mémoires au'on peut trouver dans ht /y, , ,./- ■.,/;, ,n daiasles Mémoires sur l'Egypte.
Rcntiu un diaiin nu i»ui,il fut nomméâlasénatorerio do Montiiellier. Il avait exposé une nouvelle extraction do la soude (déjà proposée par Duhamel (1737), et Guyton de Morveau [1782], avec commencement d'exécution au Croisic), qui devait prendre bientôt un grand développement industriel.
Retiré à Arcueil, dans une maison où se troQvc aujoorcollège do dominicains, il y attira les :
fonda, avec Laplaco, la Société d Arcueil, parmi ses membres Laplace, Biot, de Humboldt, Thénard, Gay-Lussac, Arago, Poisson, etc., et a laissé trois volumes de mémoires remarquables.
Malheureusement, son fils, qui avait voulu marcher sur les traces de Chaptal en se lançant dans l'industrie, s'était ruiné, puis suicidé ( 1811 \ La protection de rempcren,qui l'appelait i
compté
lÎ"
BerthoUet.
pas : dès eut appris sa situation gên il lui envoya 100.000 écus
Le l>'avril 1814, il n'en vota pas moinsladéchéancedeNiipoléon et l'établissement d'un gouvernement provisoire.
A la seconde Restauration, Berthollet entra à la Chambre des pairs ; il refusa et renvoya au ministère le cordon de l'ordre de Saint-Michel, rétabli par Louis XVIII. La mort de son fils l'avait vivement affecté, celle de Guyton et de Monge (1818),scs deux meileurs amis, le mit encore à l'épreuve. Il succomba, à l'âge de soixante-quatorze ans. La statue de Berthollet fut inaugurée à Annecy en 1844.
Berthollet était doué d'un grand courage et d'une grande fermeté d'âme, en même temps que d'un désintéressement poussé aux dernières limites. L'horreur de la guerre qu'il manifesta à toute occasion explique son vote pour la déchéance de Napoléon.
A sa mort, malgré tous ses travaux et les bienfaits de Napoléon, il ne laissa aucune forttme. Parmi les travaux de Berthollet publiés dans les a Annales de chimie o, outre ceux dont nous avons parlé, citons : ses Recherches sur la nature des substances animales. Sur l'acide prussique. Sur la composition de Vacide nitreux. Sur la préparation de l'alcali caustique, sa cristallisation et son action sur l'espritde-vin ; son Mémoire sur l'analyse de l'alcali volatil (1785) ; sonil/emoire sur le /'<;r(avec Monge et Vandermondetl786]); préface à son Précis d'une théorie sur la nature de l'acier et de ses préparations (1789). On lui doit aussi les notes et le discours préliminaire de la traduction du Système de chimie de Thomson ; les notes remarquables dont, avec Lavoisier, Guyton et Fourcroy, il accompagna VEssai sur le phlogistique de Kirwan, traduit en 1788 par M"* Lavoisier. Citons enfin les deux ouvrages qui seront toujours le plus beau titre de gloire de BertTioUet : Recherches et Xomelles Recherches sur les lois des affinités chimiques (1804), Essai de statique chimique (1803).
— Son fils, Amédée BerthoUet, né à Paris, mort à Marseille en 1811, s'adonna aussi à l'étude de la chimie, publia quelques mémoires dans le recueil do la Société d'Arcueil, et travailla à la seconde édition des Eléments de teinture de son père (1809). Amédée Berthollet établit une grande exploitation pour la fabrication du carbonate de soude; il ne réussit pas, et, voyant qu'il entraînait son père dans sa ruine, il s'asphyxia par le charbon (1811). Voulant par sa mort servir la science, il eut le courage de noter, jusqu'au dernier moment, ses impressions. Un journal du temps a reproduit cette relation écrite do la main de Berthollet fils.
BERTHOLLÉTIE ou BER- THOLÉTIE [to-lé-ti — du nom de Herthollet) a. f. Genre de myrtacées-barringtoniées, fondé sur un grand arbre de l'Amérique australe, dont les fruits contiennent de grosses graines triangulaires comestibles, connues à Paris sous le nom de «oix d'Amérique ou du Brésil.
BERTHOLLEnR(ro-teur)n.m.
Ouvrier employant le système de Berthollet dans l'opération du blanchiment des toiles. ^
BERTBOLUMÈTRE [to-li — du n. de Berthollet, et du gr. mé^ron, mesure) n. m. Syn. Syn. peu usité de chloromètbe.
BERTHOLUMÉTRIQDE {to-li — rad. bertholUmètre) aJj.
peu usité de CHLORIMETBIliCE-.
BertholON (Pierre), physicien et médecin, né à Lyon en 1742, mort en 1800. Ami de Franklin, il s'occupa beau-