II. iji m. [/union de Calmar dura cent vingt-cinq
I 1 ' rompue, elle fut dissoute en 1523, à la
liiion qui renversa Christian II, roi do Im I ,. I lia au trône de Suède Gustave Vasa.
CALMARCr II. 111. Zool. V. LOLIGOPSIS.
CALME (do l'ital. et espagn. calma, qui vient peut-être du gr. Imuma, chaleur) adj. Qui est tranquille, qui n'est point agité : .!/«■ calme. Ciel calme. Suit calme.
— Par anal. Qui ost moins surexcité, qui souffre moins, en parlant d'un malade.
— Fig. Qui n'est point livré au trouble et à l'agitation : Une vie calme, h Qui ne s'emporte point, qui se possède, qui est maître de ses passions ou de son ardeur : Un homme calme. Un esprit calmk.
— Comm., Qui manque d'activité, d'animation; qui languit : Les affaires sont calmes. Bourse calme.
— Stm. Calme, posé, rassis, tranquille. Calme diffère d'abord de tranquille en ce qu'il exprime un état relatif plutôt qu'absolu ; ce qui est ca(me actuellement a pu être ou pourra devenir agité; ce qui est tranquille l'est par nature et d'une manière stable. Posé et rassis, dans le sens oii ils sont synonymes des deux autres mots, ne se disent que des personnes ou de ce qui s'y rapporte ; posé emporte l'idée d'une certaine lenteur qui fait supposer la réflexion; rassis annonce formellement une agitation antérieure qui s'est calmée et après laquelle on est rentré dans son état naturel.
— Anton. Bruyant, agité, bouillant, chaud, colère et colérique, emporté, exaspéré, fougueux, furieux, impatient, irascible, irritable, orageux, rageur, transporté, tumultueux, turbulent, vif, violent.
CALME n. m. Défaut d'agitation, de mouvement : Le calme de l'air, de l'océan, de la nature.
— Calme plat. Calme absolu qui laisse la mer plate, unie, tranquille, il Fig. Suppression, absence complète d'acti-
■ité, (
Suppr(
1 organisme ou < à un malade.
— Par anal. Absence de trouble, de désordre, d'agit Rétablir le cai.mk dans un iùat.
— Fig. ril'.. 1- l'.-iiuc, i.Mii lui'IiN- .rr-prii, al.ser
passions-, 't' ';,■:■, "l 'c ..Il .1 .•■ir ,,,■!,■!;, ni / 1 1'!} bt
— Stn. Calme, paix, quiétude, repos, tranquillité. La tranquillité est plus stable, plus constante que le calme,
aui peut n'être que passager, en opposition avec des états e trouble et d'agitation antérieurs ou postérieurs. La paix est l'opposé ue la guerre. Quiétude no se dit que do l'âme, et marque un état de tranquillité parfaite, mêlée d'un abandon plein do charme. Enhn, le repos est proprement 1 opposé du travail, de la peine ; il suppose une fatigue antérieure, il en annonce le soulacemcnt et la fin.
— Anton. Brouhaha, bruit, cohue,' fracas, Untamarre, tumulte. — Colère, courroux, éclat, effervescence, émoi, émotion, emportement, exaspération, fougue, fureur, impaUence, irascibilité, irritabilité, rage, transport, violence. — Bourrasque, gros temps, oi.nic, ,,ui ,i| m. i.uii..t.-
CaLMEIL (Juste-Louis-FIn:, à Poitiers en 1798, mort .n • il
s'adonna à l'étude des mal:i ; ,,
pour le service mé.lic-,i .,, ,i,, pice deCharentoîi, ^,
paralys,
CaLMELS (Anatole-Célesiin), sculpteur francaia, né à Paris on 18i:2. Elève do Elshœcht, de Bo»io et de Pradier, il a exécuté les i/roupos décoratifs do la Guerre l'I do l'Indii^h ,, : :,-. ,i.ii , .;. f; ' uh.Tfi, do Denii Papin, do Saint ''■".,'. 1 1/ / /i-W, doCo/yD»o, etc.;
des bas-ri : j n . ' laiirico, ii Lille; et un
certain m 11.'. I 1. ,<, s (le Prince Albert,
Madame n-.: !.■ . /i"i: ' , \ ,;^, /, „ ///, etc.). Depuis 1805,
Calmols se tixa à Lisbonne, où il devint membre do l'Académie royale des beaux-arts, et où il exécuta entre autres une statue équestre on bronze de dom Pedro IV, qui décore une place de la ville de Porto. Il fut nommé, on 1871, correspondant de l'Académie dos beaux-arts.
CALMEMENT adv. D'une manière calme.
CALMER V. a. Apaiser, rendre t
uilloc
1 était livré
— Par anal. Rendre paisible ce qui était livré au trouble et à l'agitation : Calmer un mouvement populaire.
— Par ext. Adoucir, rendre moins intense ou moins souffrant : Calmer la souffrance. Calmer un malade.
— Fig. Soustraire à l'emportement, diminuer l'ardeur de : Calmer les passions, la colère, les impatiences.
— V. n. Mar. Devenir calme : Le vent, la mer calme. iployait autrefois de la même manière, dans le lan-
Se calmer, v. pr. Dev
n intensité. — Fig.
3ins violent r- —
.S'adoucir, devenir
! par dom
— Syn. Calmer, apaiser, pacifier. V. apaiser.
— Anton. Agacer, agiter, aiguillonner, attiser, aviver, courrouoer, déchaîner, émouvoir, exciter, irriter, stimuler, surexciter.
Calmet (dom Augustin), érudit français, né à Mosnilla-Horgno, près de Commercy, en 1672, mort à Senones on 1757. Il fut l'un des plus illustres bénédictins de la congrégation de Saint-Vannes. Son œuvre capitale, qui en tait un des maîtres de l'érudition française, est son Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine (1728). Los publications do dom Calmet sont en très grand nombre. On en trouvera la liste dans la Vie de dom Calmet Fange (1763). A ses travaux d'éruditi gnit l'administration du prieuré de Lay (Meurthe-et-.Moselle) ; il fut nommé abbé de Saint-Léopola à Nancy (1718), enfin, en 1728, abbé de Senones. Il refusa un évêché que lui offrit Benoît XIII. Il fut, à deux reprises différentes, promu supérieur général de sa congrégation.
CALMIE n. f. Mar. V. accalmie.
CALMINER v. n. Etre pris de calme : Un bâtiment est CALMINÉ quand il ne fait aucun sillage.
CALMIR (autre forme de calmer) v. n. Mar. Devenir calme : La mer calmit. Les vents cai^missent.
— Impers. 21 calmit, II fait un temps calme. (Vieux.) CalmO (André), auteur dramatiqu
né vers 1510, mort en 1571. C'est un (
1 habiles écri-
taire d'Etat à 1 (1872), député d (1875). Nommé I et politi'iMos .-,
nS9 fis-, , : (\ :
des fin, i> ces de / i
dialoguées, des églogues, des stances, des sonnets,
et on a de lui un recueil de lettres sous ce titre : Lettere
piacevoli (1578).
CaLMON (Marc-Antoine), homme politique français, né à Tamniès (Dordognci en 1815. mort en 1890, successive-
:,,. ,■, - ; i. I' niité duLot, sous-secré-
; IIS préfet de la Seine I ; , sénateur inamovible
V iir iiiic dos sciences morales ....:. a i.ublio : les Impôts avant 1865); Histoire parlementaire im (1868-1870) ; Etude des finan- '"bert Peel (1870) ; Discours parlemenliii:, , .'-■ .1/ // - , , isgg).
Calmont, coini de Rodez, sur un affluen de toiles, faïi
CALMOUCK n. m. Comm. V. kalmouk.
CalmouCKS. Ethnogr. V. K.vlmocks.
CaLNALI, ville du Mexique (Etat do Hidalgo), i sous-affluent du Panuco par le San-Juan ; 4.300 hab.
Calne, paroisse d'Angleterre (comté de Wilt), Marlan ; 5.200 hab. Manufacture de draps ; magnifique château de Bowood. Concile réuni en 978, par saint Dunstan, archevêque de Cantorbéry ; on s'y prononça contre les usurpations des moines, sur les pouvoirs des prêtres séculiers.
Caloandre fidèle (le), roman italien de Mariai (Venise, 1641). Ce roman, l'un des plus célèbres du xvn' siècle, parut d'abord sous le titre de Caloandre inconnu. L'ouvrage est plein d'imagination, les caractères en sont habilement diversifiés, et l'intrigue, bien que trop compliquée , se déroule avec art et excite l'intérêt. Scudéry, en le traduisant en français, l'a gâté par son insupportable prolixité. C'est de cette traduction que Boileau a
pçuplf
dit dans le j
1 Caloandre..
Calobate (ijr. 3 fols).
CALOBATE (du gr. icalos. beau, et bainos, marche) n. f. Entom. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des muscidés, renfermant des mouches grêles, à longues pattes, à larges ailes, courant rapidement sur les plantes. On connaît sept à huit espèces de calobates habitant l'hémisphère boréal. Une des plus communes en France est la calobata cibaria.
— n. m. Ornith. Genre d'oiseaux. V. motacilla, et car-
calobote
CALMAR - CALOGNATIIK
CALOBREl
certains dépa appeh:o aussi sahkac.
CALOCÉPHALE (du gr. kalos, beau, et képhalè, tête) D. m. Genre de composées-innioïdécs, renfermant de» herbes tomenteuscs, rarement glabres, originaires d'Australie.
CALOCËRE (du gr. kalot, beau, et kérat, corne) n. m. Genre do champignons hyménomycètes, du groupe des trcmellinéos, originaires do l'Europe et de l'Amérique septentrionale.
CALOCRILB (du gr. kalon, beau, et rhulot. suc) o. m. Genre d'orcbidacécs, comprenant des herbes glabres de la Nouvollo-HoUando.
CALOCHORTB ikorf — du gr.
kalos, beau, et khortos, herbe, n. f. Genre de liliacées, de la tribu des tulipées, comprenant des plantes bulbeuses à fleurs blanches ou pourpres, disposées en grappes ou en ombelles, originaires des régions occidentales do l'Amérique boréale.
CALOCHROA (*ro-o — du gr.
kalos, beau, et cAroa, couleur) n. m. Sous-genre d'insectes coléoptères du genre cicindèle, renfermant les grandes et belles formes asiatiques, ornées de couleurs métalliques, veloutées et tranchées, dont la cicindela chinensis est le type.
CALOCITTE (du gr. kalot, beau, et kitta, geai) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentiros-
tres, famille des corvidés, tribu des garmiinés, renfermant de beaux geais américains, vulgairement nommés pies bleues. (Les calocittes ne sont, à vrai dire, qu'un sous-
fenre do cyanures ; on en compte eux espèces : le calocitta Bullockii du Guatemala, et le calocitta Colliei du Mexique.)
CALOCLADIE [dt — du gr. kalos, beau, et kbidos, rameau) n. f. Bot.
Syn. de delisée, et de microsphère.
CALOCOME (du gr. kalos, beau, et kotné, chevelure) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille
espèces
grande taille et de teintes tranchées.
(L'espèce type du genre est le calocomus Desmaresti du Tucuman.)
CALODENDRON (din — du gr. kalos, beau, et dendron, arbre) n. m.
Genre de rutacées, série des diosmées, établi d'après tti arbre du cap de Bonne-Espérance.
CALODÈRE (du gr. iates, beau, etdérê, cou) n. m. Genn d'insectes coléoptères brachélytres, famille des staphylinidés, tribu des aléocharinés, renfermant de nombreuses espèces répandues sur le globe. (Les calodères sont des staphylins petits, allongés, vivant au bord des eaux. L'espèce type du genre [calodera ou chilopora longitarsis] ost commune en France.)
CALODION (dimin. du mot kalos, corde) n. m. Bot. Syn. du genre cassythe.
CALŒNAS {lé-nass — da gr. Â-a(oj, beau, et oinas, pigeon) n. m. Genre d'oiseaux colombinés, famille des colombidés, renfermant des pigeons à bec fort dont la cire basale est renflée, à cou garni d'un camail de plumes lancéolées. La seule espèce du genre, calœnas nicobarica (ou pigeon Nicobar) , remarquable par son magnifique plumage vert doré, est répandue depuis les îles Nicobar jusqu'en Nouvelle-Guiuée.
— EscYCL. Ces oiseaux, de moeurs terrestres, ne perchant guère sur les arbres, semblent entreprendre do grands voyages pour aller pondre en troupes nombreuses dans certaines îles. On leur fait une chasse active pour leurs dépouilles très estimées en plumasserie.
Les jeunes individus ont été décrits jadis comme espèce, sous le nom de calœnas Gouldix.
GaloFARO, nom d'un tourbillon de mer du détroit de Messine.
CALOGE n. f. Dans plusieurs départements do l'ouest de la France, Cahutte de berger. Niche à chien, ou Clapier V à lapins, n Anciens bateaux de pêche tirés sur le sable et que les pêcheurs disposent en hangars pour y remiser leurs engins et instruments de pêche, u Aux Antilles françaises. Cage où l'on met les poulets pour les engraisser.
CaLOOERA ou CalOGŒRA (Ange), littérateur et philologue italien, né àPadoue en 1699, mort en 1768. Entré dans la congrégation des camaldules, au monastère de Saint-Michel, près do Venise, il devint, en 1756, abbé de ce monastère, et, tout entier livré aux travaux d'érudition, fit paraître périodiquement sa Raccolta d'opuscoli scientifîci et filologici (1728-1754), suivi d'une iVuora raccolta d'opuscoli, etc. (1775-1778), coliection qui réunit les actes des principales académies italiennes et renferme un grand nombre de morceaux précieux On lui doit encore : Memorie per servire alla storia letteraria (1733-1761).
CALOGNATBE fdu gr. kalos, beau, et onaihos. m»choire) n. m. Genre d'msectes coléoptères béiéromères.
CALOGYNE
CALOrSITTACUS
famille des ténébrionidés, renfermant une forme allongée, à longues mandibules, habitant le Cap, et dont le nom spécifique est calognathus c/ievrolatii.
CALOGYNE (du gr. kalos , beau, et guné, femme, et, par est., organe femelle, pistil) n. f.
Genre de goodéniacées, comprenant des herbes annuelles glanduleuses d'Australie.
Calomarda ou Galo- MARDE (don François -Thadée), homme d'Etat espagnol, né à"Villèle (Aragon) en n75, mort à Toulouse en 1842. Zélé absolutiste, Calomarda fut bien accueilli à la cour (1823), devint Calognalhe (gr. de moitii'). secrétaire du conseil de Castille, fut appelé en janvier 1824 au ministère de la justice, et, grâce à son habileté, conserva le pouvoir jusqu'à la mort de Ferdinand VII (1833). Sous son ministère impopulaire, furent rédigés les nouveaux codes pénal et de commerce. Après avoir pris part au décret de 1830 par lequel Ferdinand abolissait la loi salique en Espagne, il se joignit aux partisans de don Carlos, qui voulaient faire abroger ce décret. La reine Christine ayant été déclarée régente, Calomarda fut exilé dans ses terres, et il allait être arrêté, lorsqu'il s'enfuit en France.
CALOMÉGON n. m. Section du genre pavot.
CALOMEL (du gr. kalos, bon, et mêlas, noir) n. m. Chim. et pharm. Nom vulgaire du protochlorure de mercure, appelé encore calomélas, mercure doux, muriate de mercure, aquila alba, etc.
— Minér. Chlorure naturel de mercure, dont la formule est Hg'Cl', le poids spécifique 6,4 à 6,5 et la dureté 1 à 2. Le caiomel se présente en petits cristaux prismatiques, à pyramide très aiguë.
— Encycl. Chim. Ce corps, qui se présente sous la forme d'une poudre blanche, est connu depuis le xm' siècle au moms. Les alchimistes du moyen âge l'appelaient panacée mercurieîle, à cause des vertus merveilleuses qu'ils lui attribuaient. Il doit son nom actuel àTurquetde Mayerne, médecin français du xvii< siècle, qui le lui a donné en l'honneur d'un jeune nègre, qui lui servait d'aide dans ses opérations chimiques. La médecine moderne s'en sert comme altérant, anthelminthique, dépuratif, antisyphilitique, fondant, diaphorétique, sialagogue, suivant les dos
les
. On l'emplo
ifric
en pommades, en collyres, cent sur lui les chlorures alcalins, on recommandé de ne jamais l'ingérer peu de temps avant ou après avoir mangé des aliments salés. (Pour sa préparation, v. mercure.)
CALOMÉLANE (du gr. kalos, beau, et mêlas, anos, noir) n. m. Bot. Section du genre gymnogramme.
CALOMÉLAS {lass) u. m. Chim. Syn. do calomkl.
CALOMÉUSSE (du gr. kalos, beau, et de mélisse) n. f. Bot. .Section du genre mélisse.
CALOMÉRIE (du gr. kalos, beau, et m^ris, partie ; traduction grecque du mot Bonaparte, en ital. Èuona-parte) n. f. Syn. de hdmée.
CALOMNIATEUR, TRICE (lûm'-ni — du lat. calumniator ; de calumniare, calomnier) n. Personne qui calomnie : Le calomniateur donne à chacun son vice.
— .\djectiv. : La van CALOMNIATION [lo
té est, de sa nature, calo.mniatrice.
n'-ni-a-si-on) n. f. Action de calom-
1 {lom'-ni — lat. calumnia) n. f. Imputation mensongère, accusation fausse et connue pour telle par son auteur; vice de ceux qui font ordinairement des imputa- ' > ce genre : La calomnie diffère de la mêdi:
" :it
— Enctcl. Dr. On appelait calomnie (calumnia) le fait d'agir dans une intention vexatoire, se sachant sans droit et n'espérant triompher que grâce à l'erreur ou à l'iniquité du juge. La calomnie était punie quand elle était la base d'une accusation judiciaire. La peine était, à l'origine, celle du talion, en cas d'accusation capitale, ou celles de la déportation ou de la relégation. Plus tard, la peine devint arbitraire et fut proportionnée aux circonstances.
Le Code pénal de ISio, dans ses articles 367 et suivants, définissait et punissait le délit de calomnie : était réputé « calomniateur » quiconque ne pouvait fournir par actes authentiques la preuve légale des faits par lui attribués à autrui. Actuellement, le délit de calomnie n'existe plus; la calomnie est enveloppée dans la répression édictée d'une façon générale contre la diffamation et contre l'injure. (V. ces mots.) Cependant, aux termes de l'article 373 du Code pénal, lorsque la calomnie se manifeste sous la forme d'une dénonciation faite par écrit, de mauvaise foi, aux autorités compétentes, elle constitue un délit spécial, dénommé n dénonciation calomnieuse ». "V. dénonciation.
Calomnie (la), célèbre dessin de Raphaël, conservé au musée du Louvre. Raphaël s'est conformé exactement à la description que Lucien a donnée du tableau d'Apelle. ■" tlaCrédulité,rignol'Innocence, etc. Bien que la composition soit très chargée, le génie du grand peintre !'• faite très claire et bien vivante.
Sandro Botticelli a fait sur ce sujet une peinture que l'on conserve au musée des Offices, à Florence.
Le palais Pitti, à Florence, possède un tableau dans lequel Franciabigio a également représenté la Calomnie. Citons, enfin, un tableau de la galerie de Dresde, attribué à Ambroise Franck, et représentant l'Innocence et la Calomnie devant te tribunal d'un juge inique.
CALOMNIÉ, ÉE (lom') n. Personne qui est ou qui a été en butte à la calomnie : Epicure est un grand calomnié.
CALOMNIER (lom'-ni-ê— prend deux t" de suite aux deux prem. pers.pl.de l'imp. de 1 ind. et du prés, du subj.: Nous calomniions. Que vous calomniiez) v. a. Dire sciemment et faussement du mal de : L'oppresseur calomnie toujours la victime pour justifier l'oppression. (E.Pelletan.) il Dénaturer sciemment par de fausses allégations, par des interprétations mensongères : Calomnier la conduite, les mœurs, les intentions de quelqu'un.
— Absol. : Un moyen sûr de ne jamais calomnier, c'est de ne jamais médire.
— Loc. fam. Calomnier à dire d'experts. Calomnier sans
— Al.LOS. LITTÉR.
toujours quelque chose. C'est, en quelque sorte, une devise par laquelle on résume la fameuse tirade de Basile dans le Uarbier de Séville, de Beaumarchais. Du reste, ce proverbe avait été formulé depuis longtemps. On le trouve dans un traité de Bacon : De ta dignité et de l'accroissement des ?s. "Voici ce passage, littéralement traduit du texte atin : Va! calomnie ttardiment , et il en restera quelque ■iMse. -J.-B. Rousseau avait rimé la même idée ; Messieurs, disait un fameux délateur
Quelque grossier qu'un mensonge puisse éti-e. Ne craignez rien, calomniez toujours.
Quand 1 accusé confondrait vos discours.
On en verra du moins la cicatrice.
Se Calomnier, v. pr. Dire de soi un mal qui n'est pas 'rai, se faire plus mauvais qu'on n'est réellement : Tout iècle semble prendre plaisir à se calomnier lui-même. Jourdan.) n S'attaquer l'un l'autre par des imputations âusses et injurieuses : Se calomnier à gui mieux mieux.
)adj.:
lière
gage calomniedx.
CALOMNION {lom') n. m. Genre de mousses d'un vert vrillant, représenté par une espèce de la Nouvelle-Zélande ' '-'' ■ sur les troncs des arbres.
CALOMYS [miss — du gr. kalos, beau, et mus, rat) n. m. Genre de souris américaines, caractérisées par leurs molaires supérieures ne présentant que deux rangées longitudinales de tubercules. L'espèce type du genre [calomys typus) habite l'Amérique du Sud, particulièrement le Brésil.
CALONIÈRE ou CALONNIËRE (altér. de canonnière) n. m. Espèce de porte-outil dans lequel les graveurs enchâssent plusieurs petits outils que le touret met en mouvement.
Galonné (Charles-Alexandre de), né à Douai en 1734, mort à Paris en 1802. D'abord avocat général au conseil d'Artois, Calonne fut nommé, très jeune, procureur général au parlement de Douai. En 1708 il fut envoyé à Lille comme intendant, et là, il put déploj er ses brillantes qualités d ad ministrateur. En 1785, alors que la situation financière était déjà si compromise, Calonne fut appelé au ministère des finances Louis XVI ne le connaissait pas, mais il fut bientôt séduit par sa vivacité d'esprit et le charme de ses manières. On s'imagine facilement l'impression qu'un homme qui ne doutait de rien dut produire sur l'esprit indécis de Louis XVI.
et avec quelle façon la cour accueillit la nomination d'un ministre qui se vantait de dissiper tous les obstacles. Au début, Calonne, grâce à des emprunts heureusement réalisés, parut justifier les espérances qu'avait fait naître son entrée aux afl'aires. Mais, bientôt, les difficultés, un moment ajournées, devinrent insurmontables. Calonne soumit alors au roi un plan général qui contenait dix-huit articles, tous d'une importance capitale, tels que le remaniement de tous les impôts et un vaste projet d'emprunt. Le ministre se flattait de faire approuver ses projets par une assemblée. de notables dont il obtint la convocation. Dès les premières séances, l'assemblée put se convaincre que ces projets, conçus sans méthode, n'aboutiraient à aucun résultat pratique. Battu en brèche par les notables et abandonné par ses collègues du conseil, Calonne dut, sur l'ordre du roi, donner sa démission le 9 avril 1787. Aussi
Frodigue de sa fortune personnelle que des ressources de Etat, Calonne sortit du ministère complètement ruiné et avec 700.000 francs de dettes.
Calonne suivit les princes dans l'émigration et devint leur ministre des finances in partibus. Il déploya beaucoup d'activité et d'intelligence pour leur procurer des ressources. Resté toujours d'apparence jeune et séduisante,^ Calonne, retiré à Londres, épousa sur le tard une veuve" qui lui apporta en dot plusieurs millions. Comme les précédentes, cette nouvelle fortune fut promptement dissipée, et Calonne, réduit à une situation presque précaire, rentra à Paris en 1802. Depuis l'établissement du Consulat, il n'avait cessé d'envoyer à Bonaparte des plans de réformes financières. La mort le surprit à la fin de cette même année 1802. Il a publié De l'état de la France présent et à venir (nw)\ Esquisse de la France en 1191, Tableau de l'Europe en novembre 1795.
Calonne (Alphonse Bernard, vicomte de), publiciste français, né à Béthune en 1818. Après la révolution de 1848, il combattit la république dans des brochures et dans des journaux, et il fit la critique artistique dans « le Soleil i>. Le vicomte de Calonne a publié de nombreux écrits, entre autres : Bérangère (1852); les Frais de la guerre (1856); etc. Il a écrit des articles et des ouvrages sous les pseudonymes do Max Berthacd, de Poornick, de Toison d'or, et sous celui do A. de Bernard : le Portrait de la marquise (1858); la Ferme des moines ( 1879) ; les Epreuves dune héritière (1885) ; ta Foire aux écus{lSi6) ; etc.
Galonne-SUR-LA-LYS, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 12 kilom. de Béthune, à l'ancien confluent de la Lys et de la Clarence; 1.594 hab. Ch. de f. Nord.
CALONY0T1ON (kti-on — du gr. kalos, beau, et nuktios, nocturne) n. m. Genre de convolvulacées, comprenant un certain nombre d'espèces grimpantes, qui croissent dans les régions tropicales de l'Asie et de l'Amérique.
GalonYMOS, nom de plusieurs familles juives du moyen âge, parmi lesquelles on compte les Calonymos de Lucques, qui séjournèrent en Italie, puis en Allemagne; les Calonymos de Narbonne, qui possédèrent de grands privilèges aux xif et xiii» siècles. Il faut citer encore un Calonymos, dit mai(!-e Calo, qui vécut à Arles au xiv siècle, et fit de nombreuses traductions en hébreu de livres ar:
ope (grossi d'i
1 (iers).
Traités de Galien, d'Archiméde; etc.)
CALOPAPPE (du gr.
kalos, beau, et pappos.
aigrette) n. m. Bot. Section du genre nassauvie.
GALOPE ou CALOPU^ {puss — du gr. kalos , beau, et pous, pied) n. m.
Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des œdéméridés , renfermant des formes d'assez grande taille, ayant l'apparence de lon-gicornes. L'espèce type de ce genre est le calopus serraticomis, qui vit dans les forêts de conifères des hautes montagnes d'Europe. D'autres espèces habitent l'Amérique du Nord.
CALOPHANE (du gr. kalos, beau, et phainein, paraître) n. m. Genre d'acanthacées, tribu des ruelliées, renfermant quelques espèces qui croissent dans le nord de l'Amérique, ii On dit aussi colophane.
GALOPHAQUE (du gr. kalos, beau, et phakê, lentille) n. m. Genre de légumineuses-papilionacées, série des galé-
fées, comprenant une seule espèce, qui croît sur les bords u Volga.
CALOPBÈNE ou CALOPB^NA (du gr. kalos, beau, et phainein, paraître) n. f. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des zuphiinés, renfermant quelques espèces américaines tropicales, remarquables fiar leurs formes élégantes et eurs brillantes couleurs. (Les calophènes habitent les forêts et vivent souvent dans les fleurs des lianes.)
CALOPHYLLE (du gr. kalos, loau, et phulton, feuille) adj. Qui , de belles feuilles ou un feuil-
lage élégant.
CALOPHYLLE ou CALOPHYL-
LUM ( lom' — même étvm. qu'à
l'article précéd.) n.m. Bot. Genre
de clusiacées, type de la tribu
des calophyllées, renfermant des Calophène (gr. de moitié).
arbres ou des arbrisseaux qui
croissent dans les régions tropicales de l'Asie, de l'-Afri-
que, de l'Océanie et de l'Amérique.
— Comm. Nom donné au bois de certains arbres tropicaux. On l'emploie comme bois de charpente et de charronnage. (Cet arbre laisse exsuder un liquide visqueux, sorte de résine qui se solidifie à l'air et qui entre dans la composition de plusieurs variétés de vernis.)
— Enctcl. Bot. Le calophyllum tacahamaca des îles Mascareignes fournit, pense-t-on, la résine tacamaque ; le calophyllum thuriferum du Pérou donne un encens; le calophyllum inophyllum d'Asie, d'Afrique et d'Océanie donne un suc purgatif, vomitif, et sou écorce est diurétique.
CALOPHYLLÉES n. f. pi. Tribu de la famille des clusiacées. ayant pour type le genre calophylte. — Une
dugr
; phullon.
GALOPHYSE (phiz' — dugr. /:aZo5, beau, et p/iwsa, vessie) i.m. Genre de mélastomacées, tribu des miconiées, com- >renant des arbrisseaux du Pérou, du Venezuela et de la 's'ouvelle-Grenade.
GALOPHYTES (du gr. kalos, beau, et phuion, plante) 1. f. pi. Nom proposé pour une classe de végétaux qui enfermerait les familles ou les groupes actuels des légunineuses et des rosacées. — Une calophyte.
CALOPOGON {du gr. kalos, beau, eipôtjôn, barbe) n. m. Genre d'orchidacées, tribu dos arétbusées, comprenant un petit nombre d'espèces.
CALOPOGONION (du ;:'t A-a/os, beau, et pôgonion. \."'tite barbe) n. m. Genre >i.
logumiDeuses-papilionaoc-es. série des phaséolées, renfermant des plantes herbacées ou suffrutescentes de l'Anié-
ue centrale et raéridio-
n.f. Genre de restiacées', est réuni au genre restio. "
CALOPSITTACUS (kuss — du gr. kalos, beau, et psittakos, perroquet) n. m. Genre doiseau-î grimpeurs, lamille des psittacidés, tribu des plyctolophines, renfermant
Calopsittaciis
0 espèce do cacatoès confondue
chaudes ot tomiior — Encycl. Le caloptôno
CALOPTÈNE
CALORIMLTBIK
ton avec les nym-
qu'il a commis, on 1805, dans la
des ^rraes voisines des agrions, dont elles diffèrent par leurs ailes non pétiolêes.
— Encycl. Les catoptérr/j; sont do belles libellules, s'voltos. à couleurs d'un Mou 1,11 .liiii vi-rt métalli-