‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 498 sur 956 · CANARD - CANARIE · texte numérisé non relu

CANARD - CANARIE

r&MARD Inar') n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes lamelliroftres de' la famille des anatidés, type de la tribu des !.n^tinés' et dont le nom scientifique est mas. ^°1"loc. fam. Mouillé comme un canard, Complètement mouillé. Il Plonger comme un canard, Plonger très habile- Sent et fie-, S^squiver adroitement. 11 Donner, Vendre un canard à Moilié, Ancien P"^e'-b.?,q"'/'g°f/" .^?l"^±f promesses mensongères, impossib es à tenir. (O est peut- Itre de là que serait venue l'acception de mensonge hâblerie donnée aujourd'hui au mot canard.) Il Canard pimé, Personne qui sert comme d'appeau pour en attirer d autres • La police élève des canards prives. .

Pop. Mari fidèle, par allusion auxcanards qui aiment à marcher de compa^ie. il Terme d'amitie : -Vo" peM ci- KAKD' Il Fourier a iSt du canard l'emblème du mari qui adore sa femme, et se laisse gouverner par elle.

— Fam. Morceau de sucre plongé dans le café ou 1 eaude-vie.

{anas) renferme d'autres esoè capensis, de l'Afrique australe

èces ; nous citerons : anas anas cristata, de l'Amériaue australe ; onos pœciiorAi/nc/ia, de l'Inde, etc.

Les canards, gauches et lourds dans leur démarche à terre nagent avec facilité et, sans plonger réellement, neuvènt enfoncer la moitié antérieure de leur corps dans reau pour rechercher leur nourriture qui consiste en vers, insectes, mollusques, etc. Leur vol est ■'^'Pjdf •, «'• P""^ voler, ils tendent le cou en avant et allongent leurs pattes en arrière. On rencontre des canards sur tout le glooe, mais ils ne séjournent que quelques mois dans un même pavs. C'est ainsi qu'ils émigrent en troupe, après a\oir pondu et élevé leurs jeunes dans un endroit

On a reconnu deux tribus parmi les canards : les anatinés. et les fulinulinés ; les premiers pourvus dune expansioi membraneuse au doigt postérieur, les seconds en plusieurs genres.

sur le public français un effet d'étonnement. Ibsen, qui prêche ailleurs l'amour de la vérité, semble, dans cette comédie, qui va jusqu'à la bouffonnerie pour tourner ensuite au tragique, combattre son propre évangile. 11 montre la vérité funeste au commun des hommes. La conclusion est donnée par le docteur Belling, le philosophe de la pièce, qui dit : « Si vous ôtez le mensonge d'un homme ordinaire, vous lui enlevez en même temps le bonheur. • CANARD (nar"), ARDE adj. Mar. Qui tangue, qui plonge

trop

Bateau (

Nom

quefois

chien

anard.

; criardes,

quelqi barbet, qu^on emploie dans la chasse sur les étangs, parce qu'il nage bien et va volontiers à l'eau, ii Substantiv. : Ln

— Comm. Bois canard, Bûche qui se détache d'un train

Canard (Nicolas-François), mathématicien et publiciste français, né à Moulins vers le milieu du xviif siècle, 1833. Il professa les mathématiques transcendantes et les sciences physiques au lycée de Moulins. On lui doit notamment : Principes d économie politique (1802), ouvrage couronné par l'Institut (an IX).

CANARDEAU {do) a. m. Nom vulgaire du jeune Ci

CANARDER V. a. Fam. Fusiller d'un endroit où 1

caché, comme on fait dans la chasse aux canards.

— V. n. Faire des canards, des notes fausses e en chantant ou en jouant de certains instrumouLs. n uubiter des canards, des nouvelles fausses, absurdes.

Argot. Chasser : Canabdeb sans fafiot, Chasser sans permis. Il En T. de typogr., Bâcler, négliger : Canarder

— Mar Tanguer plonger par l'avant : Frégate qui canarde a démâter « On du aussi piqder dd nez (fa-n-).

Se canarder, v pr Tirer des coups de fusil les uns sur les autres d un endroit couvert.

CANARDEBIE (i i) D f Lieu où l'on élève des canards.

CANARDEUB n et adj Se dit d'un navire tanguant lieaucoup

CANARDIER (di e) n m Celui qui chasse aux canards.

— Fam Celui qui débite de fausses nouvelles.

— Argot d impr Topographe qui fait partie de 1 équipe ■ =s compositeurs d un journal.

CANARDIÈRE (di e, ) n f Econ. rur. Pièce d'e

1 établie pour des canards. , . . ,

quebus Long fusil que 1 on emploie surtout à 1

. Sorte

Par plaisant.

: humaine ou par (

Tadorne -10 Eider — 11 16 Morillon — 17 Eider

Note fausse et

instrument à vent, particu . Il Nou

I^rtrc^^re-e^msIrTra^f llsIoUnaux (Ce dernier sens se retrouve dans cancan, onomatopée q"' rend le en du canard et c est de cancan que sera venue par association d'idées 1 acception donnée ici )

Bateau a canards Sorte de bateau vi\ lor, très répandu en Chine pour l'élève des canards.

— Mécan. Canard de Vaucanson. V. ai:tomate.

— Pêch. Filet soutenu dans l'eau par des roseaux.

— Pyrotechn. Pièce d'artifice qui se lance dans 1 eau et

' L^"Sn^."Nom "onnt'dans les mine., à des tuyaux destinés à porter de l'air et placés dans les =«;?'<'| °" sur le sol des galeries. 11 Demi-cintre de bois qui, dans la fabrication des velours coupés, est placé su de devant, afin d'éviter l'écrasement du poil

— n. m. pi. Groupe qui comprend •-•- 'ce genre : Ze fï/joe ' " "

— Canards sifflt

térisés ]

T les différences qui existent dans la hauteur des les la forme et les lamelles du bec. Nous citerons les ueudrôcygnes, les souchets, les tadornes les siffleurs ou mareca, Tes cirsarca, les aix, les pilets, les cairines, les malacorhynques, les chipeaux, les canards proprement '^'Lèsfuliguîi''nésCTmprennentIesgenres morillon, milouin, earrot, eiders, macreuse. » , «„ j„

^ Chass. On chasse les canards saavage s à la fi" de l'automne et en hiver ; ce sont des o-feaux défiants e ,\ faut user de ruse pour les approcher. On les tue au msii, a pied ou en bateau, en les cherchant 6ord des cours d'eau ou des étangs • • l'affût, généralement cachant dans une "■■

ns les roseaux, les chasse auss au lever du jour, en bien en les attirant à l'ai

• le rouleau

les oiseaux de canards vrais est le canard sauvage.

, Nom vulgaire des canards du genre

— Encvci.. Zool. Les canards ont un corps vigoureux, le cou court, le bec un peu plus long que la tête, aplati, arrondi à l'extrémité, garni de courtes lamelles, les pattes courtes, trapues et situées très en arrière, les ailes aiguës, la queue courte, arrondie et à plumes redressées, Criées chez le mâle. Le type du genre est le canard sauvage (anas bosckas) que l'on rencontre en Europe, dans e sud et l'est de l'Asie, dans l'Amérique du Nord et dans le nord de l'Afrique. La couleur du plumage de cet oiseau varie suivant le sexe, l'âge et la saison. Les femeUes ont une livrée brunâtre, tandis que les mâles ont des teintes d'un vert ou d'un rouge métallique, rehaussées de brun, de gris. Le bec est rougeâtre elles pattes sont orangées. La femelle pond de 8 à 14 œufs par couvée, de couleur verdâtre, et construit son nid dans les champs, au bord de=, eaux, dans les vieux troncs d'arbres. Cette espèce est considérée comme la souche de nos canards domestiques, dont lès ra^es sont nombreuses et variées. Le genre canard

lanterne à fort réflecteur. U est d autres moyens oe prendre les canards sauvages ; nous °e Pouvons les enumérer tous, et nous nous contenterons de citer la chasse à Ta glanée, aux collets, aux hameçons, à la gUi, aux

"'!!.^ E^con rur. Le canard domestique est un oiseau de basse-cour se contentant de la nourriture la plus commune, aimant à barboter dans ''f » J°"^°'° T^trUable mares. On l'engraisse facilement, «,«, <;«f„,"''^„^^"'^o ° ilï^oÏÏà: t^r-TZI^ p^â^S" aniJg^ue'sTcL'-re fofe d'oTe fpâtés de Nérac), oS place le canard dans un w,n sombre on l'empêche de remuer et on le gave. Les p™messont'très appréciées, et. on plume cet oiseau deux

piuiues » ~.\ avant la mue. 11 est sujet à certaines

toujours causées par la malpropreté du Nous citerons : l'apoplexie, l'empoisonnement car certaines plantes vénéneuses (jusquiame, etc.) ; la maladie du croupion, occasionnée par une tumeur ; la diarrhée et la constipation. La mue est toujours un moment critique pour le canard.

Canard à trois becs (le), opéra bouffe en trois actes, paroles L*Jn"sMoinaux,m;sique.d'Emile Jouas repre^^ sente au théâtre des Folies-Dramatiques le 6 février 1869^ T 5. nièce était une de ces calembredaines si fort à la mode La P'èce éta^tj°e d'Offenbach. Elle racontait au point prétendu épisode de la do-

chasse auxcanards mai^'

"^'tî-SrpTtfe'd^reVang disposée pour prendre d canards au filet il Sorte de guer.te etabfie pour tirer 1 canards. (On dit mieux bdtte.) .

- Fortif. Guérite ou réduit couvert ménagé dans , château fort, pour tirer en sûreté sur 1 ennemi.

•"*~rf."kifrde1tes'^a"ntHe^)'n'm.0™ïh''ifr.nj:u Ts «es Canaries. (V. serin ) Il Canari sauvage, Nom v. mésange penduline.

de CANARION,

CÔmmr Variété d'arbre originaire de l'archipel indien, Kjumui .... ^^^ j^^jjg résineuse qui reçoit dans l'industrie.

dont les fruits fournissen do nombreuses applicatioi

Canari comm. et port de la Corse, arrond. et à 41 kilom. de Bastia; 1.176 hab. Exportation de figues cédrats citrons, oranges et huile d'olive ; vins de liqueur.

f. Chorégr. Danse théâtrale d'un caraclansait peu en dehors de la scène et don

CANARIE (n)

maladies, presqu

temps

de vue ultra-burlesque,

mination des Flandres par le. — ,-„ s,,-,.rès fou

dXile Jouas" écrite ave- -in et savoir, finement instrumontée et d'

i vo^ue, très réelle, fut néanmoins d assez

1 OnTemployait fréquemment au pi. : les Canaries.

— Bot. Svn. de canarine. , , „• . . ^ j:.

- EncycL. Chorégr. Née à 1 époque de LuUi, c est-à;dii 'ers la fin du xvif siècle, la ca le 1720. Elle paraissait comme

nap Henrirk Ibsen (1884). Une traduction française de i;"n?EpTraïm' eT'l'h. Lindenlanb a été jouée à Paris, Théâtre-Libre, le 27 avril 1891. La pièce

tien, très compliquée, conte oie et, d'après les autres, n

produ

Canarie, Urée

de ballet, et l'on croit que S( qui la dansaient étaient ac ries. Musicalement, la cana peu lente, invariablemei

e que ceux outrés en sauvages des Canaie était une espèce de gigue un

,.„„.„ écrite à six-huit; le rythme,

, offrant toujours la même figure, c est-

à-diro uno crocho pointée, une double croche et une croche, so succôdaiit indùlinimont. On Irouvo des canarios dans VArmitte do Lulli, dans YEuropc t/alante do Campra, dans Amadis de Grt^cc do Dostouchos. Cotto dornièro, par exception, ost écrite 4 trois-huit, mais toujours dan» lo nii^mo rythme.

Canarie (Grande) ou Gran Canaria, !Ic <1o l'ar-

chipol canarion, qui mesure 1.370 kilora. carr. et ronforme

Téuoril're do la mor.

La Clrando Canarie compto 22 municipalités. Sa ville principalo, Liu l'aimas, la plus importante do l'archipel, a pris un dévoloppomont consid.irahlo depuis l'achèvoniont du nuif^nitUiiio port do J,a I.iiz, .-ilirito au N. par la

ithédralo,

hIjIos.

Las PaUnas pussùdo lo tcléyraplie. lo tulOpliuuo, un tramway à vapeur, qui conduit au port do La Luz, où relâchent les naviros à vapeur. Do bonnes routes mènent dans presque toutes les parties de l'ilo. Canarien, ENNE iri-in, en), personne née aux iles habite. '

Canaries,

- Adiectiv. ( tants : Produclt

Canaries

que, situô ;\ i

et à 1.157 kil

Jlos atteint 7 i

pel comproii.i ^

sont,parordred

Fuertaventura,

Gran Canaria),

Gomora et l'îlo do Hiorro (o

r Canar

os Iles ou à leurs habiles de l'océan Allantilî occidentale d'Afrique uporficio totale de ces

tlois

serts. L'onsoinblo des îles forme uno province d'Espajjno, ayant à sa tête un gouverneur militaire (capitaine général) et un gouverneur civil. Cette province est lo siège do doux évêchés ; eHe possède ses tribunaux do l" instance et sa cour d'appel {audiencia).

La population des sept îlos s'élève i

la ■

I, , : niiMit volcaniques ; partout

lont.. \.- i.h.! ,rlr!M-,-! ir ï',''"de To^do, à Ténôriffo, dresse son sommot tt :(.7ll m. au-dessus du niveau de la mer. Toutes les îles sont extrêmement accidentées ; ou ne voit que montagnes, presque toujours déchiquetées, séparées par de profonds ravins [baTrancos) ; toutefois, Lanzarote présente un aspect un peu moins tourmenté. Les côtes sont encore plus déchiquetées que les montagnes ; les bonnes baies sont rares, quoiqu'il en existe une merveilleuse, coUo do La Luz, à la Grande Canarie.

Le climat dos Canaries est sec et chaud, à cause du voisinage du Sahara. 11 se passe parfois plusieurs années sans qu'il pleuve, surtout dans les îles du N., et la température moyenne de Tété atteint 35» C. à l'ombre. Mais, en s'élevant dans les montagnes, on trouve une température plus fraîche ; il est mémo assez fréquent de voir, pendant les chaleurs, le pic de Ténérilfe se couvrir de neige. Grâce à cette diversité de climats, l'archipel mérite lo nom de iles Fortunées, que lui donnaient les anciens. En effet, i^uoiquil ne se rencontre aucune rivière, le sol est d'une fertilité étonnante, et on fait jusqu'à trois récoltes de maïs chaque année dans les terrains qu'on peut irriguer avec l'eau des sources, soigneusement captées dans des aqueducs. Il existe encore de magnifiques forêts de lauriers, de bruyères, d'ilex, de pins, etc. Les plantes du nord poussent à peu de distance des palmiers et des végétaux des tropiques.

La faune est peu variée : les mammifères, bœuf, cheval, chèvre, mouton, dromadaire, etc., sont presque tous do-

i.AlIègranza A T l\.^ r^ T i Ç 1/ B, Montana Clara "

^1 delHierro 1 Gran Canaria

IHdeFer' j

mostiques ot ont été importés. Parmi les oiseaux, il vient de mentionner le serin, extrêmement abonda l'étal sauvage.

population ancienne était formé par les Guanches, apparenu's aux Bcrbers et & la race fossile de Cro-Magnon. DoDuis le XV siècle, les Espagnols se sont établis partout, et les quelques descendants dos Guanches qui subsistent, lU sont tellement espagnolisés qu'on se croirait au milieu dune population d'Europe.

CANARINE (rad. canari) n. f. Matière colorante jaune

3ui se produit dans l'action du chlorate de potassium et e l'aciae chlorhydrique sur le sulfocyanate de potassium ""-■•■ — poudre d'un ro- - ■ ' ■ '

els solubles dat sans mordant, en rouge c

CANARION ou CANARI n. m. Genre de térébinthacées. de la tribu des burséréos, comprenant près de soixante espèces, qui croissent dans les régions tropicales.

p Il- iliipi-'-, iir-^t guère bon qu'à brûler.

Canaris < <jhstantin], marin grec. V. Kanaris.

CanarSIE, village dos Etats-Unis (Etat do New- York), dans Long-Islaud, sur la baie Jamaïca ; S.500 hab. Bains de mer.

corbeille) n. f. Bolto

CANASSON n. m. Pop. Mauvais cheval, rosse.

CANASTELLE [na-alél' — du lat. canislrum, corbeille) n. f. Sorte de panier do pôcho, plat et do grandes dimensions, fait avec des gaulis refendus : La canastullb sert aux même» usages que les pantèncs.

Canastota, village dos Etat-Unis (Etat do New- York), sur le canal Erié ; 2.800 hab. Industries.

CaNATHOS, fontaine d'Argolido, située tout près de Nauplie, sur la route d'Epidaure. On l'identitio avec uno belle source, entourée do débris antiques, qui jaillit encore au village d'Aria, et dont les eaux sont amenées à Nauplie. Suivant une tradition argienno, Héra y prenait chaque année un bain, qui lui rendait sa virginité.

CANATHRE (du gr. kanathron, natte) n. m. Antiq. gr. Voiture recouverte do nattes d'osier ou de jonc. (On s en servait à Sparte, dans certaines processions.)

CanAU (La). Géogr. V. Lacanao.

CANAVALIE n. f. Genre de léguminenses-papilionai-L^os, tribu dos phaséolées, renfermant dos herbes coui-liéos ou volubilos, qui croissent dans les régions chaudes du globe.

Canaveral de Alconetar ou Canaveral de las Limas, bourg d'Espagne (Estrémadure [prov. de Cacérèsl), sur un affluent du Tage ; 2.100 hab. Lieu pittorrîsque, beaux jardins, exploitation do chênes-lièges, moulins à huile.

Canavieiras, ville et port des Etats-Unis du Brésil {P'tat do Bahia), à l'embouchure du rio Pardo; 3.000 hab. Ancien lieu de déportation.

Canaye (Philippe DE), sieur de Fresne. Diplomate et jurisconsulte, né à Paris en 1551, mort en 1610. Membre du grand conseil sous Henri IH, il fut, sous Henri IV, chargé d'importantes missions en Angleterre, en Suisse et en Aile "' - '

conférences de Fontainebleau, en 1600. Il abjura le calvinisme en 1601, et fut envoyé comme ambassadeur à Venise. Il a publié : Lettres et ambassades (1645).

Canaye (Jean de), jésuite et littérateur français, né à Paris en 1594, mort en 1670, est surtout connu par un opuscule inséré dans les œuvres de Saint-Evremond, intitulé : Conversation du maréchal d'Hocquincourt et du P. Canaye. Ce dialogue curieux, plein d'esprit et de stylo, a été attribué à Charleval.

Canaye (Etienne DE), érudit et eratorien, arrièrepetit-neveu de Philippe de Canaye, né à Paris en 1694, mort en 1782. Il a laissé, dans le recueil de l'Académie des inscriptions, dont il était membre (1728), trois mémoires intéressants sur l'Aréopage, Thaïes et Anaximandre. Le P. de Canaye était 1 ami do d'Alembert et de Foncemagne. Fort instruit, il écrivait peu, mais avec une rare élégance.

Canby (Edward Richard Sprigg), général américain, né en 1819 dans le Kentucky, tit la guerre du Mexique sous lo général Riley, et devint lieutenant-colonel en 1848. Commandant du fort Défiance, dans le Nouveau- Mexique, il s'enrôla, dès le début de la guerre de sécession, dans l'armée fédérale; il fut nommé par Lincoln colonel et commandant militaire du Nouveau-Mexique (mai 1861). Promu général en mars 1862, il fut mis à la tète des troupes fédérales qui occupaient New-York lors du soulèvement de cette ville en 1863, et réussit à rétablir prompleraent l'ordre. En 1864, il devint major général.

CANBYE (61 — de Canby, n. pr.) n. f. Genre de papavéracces, fondé pour une petite herbe glabre de la Californie orientale et méridienaie.

CanCALE, ch.-I. de cant. du dép. d'Ille-et-Vilaine, arrond. et à 14 kilom. de Saint-Malo, sur la Manche ; 6.641 hab. Ch. de f. Ouest ; 3' quartier maritime du sous-arrond. maritime de Saint-Sorvan, sous-commission de la marine, station d'étalons. Lo port de Cancale, appelé La Houle, n'est guère fréquenté que par les cabotei

bon

liage

iille <

Les

huîtres sont le principal objet d'exportation du port; elles sont justement renommées. Chantiers de construction de bateaux, moulins. — Le canton a 6 comm. ot 16.095 hab. Cancale (bade de), rade des côtes nord de Bretagne (Ille-et-Vilaino), sur la côte ouest et à l'entrée de la grande baie du Mont-Saint-Michel ; à l'abri de la pointe du

sont : le Grand Ruet, le Petit liuet et le passage entre la

Pierre et la Fille. Le Grand Ruet est le plus fréquenté

(800 m. de large, 12 à 14 m. de profondeur à mer basse).

CANCAME n. m. Espèce de gomme pharmaceutique.

lifférentes. n On dit aussi cascamcm.

CANCAN (autrefois quanquan, altération probable du lat. quamquam, quoique, mot par lequel commençaient souvent les harangues universitaires) n. m. Harangue universitaire. (Vieux.) il Bruit au sujet d'une chose 'qui n'en vaut pas la peine. (Vieux.)

— Par ext. Médisances ou | <' :: ... bavardages malveillants que l'on n ot les autres : Il faut mépriser et ha , vss.

— Danse libre, échevelée, j :,■ dans les bals publics vers 1830 : il . > - .encore

CAiNARlE

bro on jouant, afin do lo

CAiNCELLIERI

tourbillonnor

— K.NcycL. Chorégr. Le cancan est nne déformatioD licencieuse du quadrille ; c'est le quadrille désordonné, exaspéré au point de devenir épiloptique. Le» sauts le» plus grotesques, les bonds les plus furieux, les écarts de jambes les plus iuvraisemblablos, joints à des gestes, à des contorsions, à des déhanchements fabuleux, en font un divertissement dévergondé. On a dit avec raison que lo cancan est à la danse ce qao l'argot est à la langue. Le cancan est né dans les bals publics, sous lo règne do Louis- Philippe, entre 1830 ot 1840, à l'époque des ex-

Eloits chorégraphiques du fameux Chicara,qui pourrait ion en avoir été rinventeur. On lo dan.sait avec fureur à la Grande-Chaumière, au Prado, à Mabillo, à Valeutino, au Château - Rouge , et c'est alors qu'on y voyait triompher toutes ces • belles de nuit > qui s'appelaient ou so faisaient appeler ; Poroaré, Céleste Mogador, Rose Pompon, Maria l'Anglaise, Rigolette, Louise la Balocheuso, Clara Fontaine, dont le plus modeste exercice était de lever la jambe assez haut pour faire, d'un coup de pied, voler en l'air le chapeau de leur danseur. On trouve de nombreuses traces du cancan dans quelquesunes des meilleures lithographies do Gavarni. Plus tard, l'excentrique quadrille formé par le fameux Clodoche ât briller le cancan dans la salle de l'Opéra. Ce fut ensuite au Moulin-Rougo ou au Casino qu'on put le voir, grâco à la vigueur de ces jeunes personnes qu'on avait gratifiées des noms aimables et expressifs de GriUe-d'Egout, la Goulue et Nini Patte-on-l'air. V. bal, danse.

nièro du canard

:ANER V. n. Crier à la i ict. (Peu usité.) im. Faire des cancans sur les uns ot les antres : On i CANCANANT, provoquer des malheurs irrépara/tUs. Pop. Danser le cancan : Certains bals payent des gens

; rayé, à i

CANCANIAS {ni-ass) n. m. Satin de nettes, que l'on appelle aussi atlas.

CANCANIER (ni-é), ÈRE, adj. Qui aime à faire des cancans : L'homme est moins cancanier que la femme.

— Snbstantiv. : Est-ce que le monde n'est pas peuplé de sottes cancanières ? (G. Sand.)

CANCAUBARDITE n. m. Ilist. rolig. V. cAt:cADBARDrrE.

CANCEL ou CHANCEI. {sèf — du lat. cancellus, barreau) n . m. Au sens propre. Grillage, balustrade, n Dans l'antiqmté, Grille qui protégeait les tribunaux, et qui se retrouva dans les basiliques chrétiennes. fLe mot « cancel » [chancel], en vint à signifier les balustrades du chœur des églises et, bientôt, le chœur lui-même.) Il Par dérivation. Traits de plumes en forme de grille ; do là canceller, chancelier, pour Rayer, barrer.

CANCEIXAIRE {sél-lèr') OU CANCEL- LARIA (du lat. cancellus, treillage) n. f. Genre de mollusques, type de la famille des cancellaridés. renfermant des animaux marins à manteau muni d'un pli siphonal, à pied large, tronqué en avant, pointu en arrière, à coquille ovale ou turriculée, avec la columelle obliquement plissée . (Les cancellaires, dont on compte uno centaine d'espèces répandues dans les mers chaudes, sont représentées par autant de formes fossiles dans les terrains crétacé et I

CancelUire.

Cancellara, ville d'Italie (Basilicate [prov. de Po-

hab.

CANCELLARESQ0E {sél-la-résk') adj. Se disait de certaines lettres cursives, qui servaient à l'expédition des actes de la chancellerie romaine et qui se rapprochaient de ce que nous appelons aujourd'hui les lettres italiques.

CANCELLARIAT {sél, ri-a — du lat. cancellarius) a. m. Dignité du chancelier; exercice de ses fonctions : Etre promu au cancellariat. Durant le CASCELL.\RIAT de...

CANCELLARIDÉS n. m. pi. Famille de mollusques cténobranches, renfermant les genres canceltaire et voisins.

— Un CANCELLABIDÉ.

— Encycl. Les cancellaridés offrent l'exemple de mollusques phytophages ; leur coquille est ovale et pointue, leur pied petit et triangulaire, leurs tentacules très écartés, lis habitent les mers chaudes et sont fossiles depuis le

CANCELLARIUS (sél, ri-uss) n. m. Ant. rom. I" Huissiers qui veillaient à l'extérieur des basiliques, près des grilles ou cancelli, afin que les débats des tribunaux ne fussent pas troublés par les bruits du dehors ; 2' Officiers subalternes, chargés do la même mission à l'entrée du conseil du prince, ii PI. Des cANCELLARn.

secrétariat de

: à deux hauts fonctionn a justice.

CANCELLATION (sél, si-on — rad. canceller) n. f. Ane. Ir. Procédé d'anéantissement d'un acte juridique faux, aduc ou inutile, consistant à recouvrir l'écrit de lignes chancel.

chefs <

forme de croix de Saint-André.

CANCELLE isèn a. f. Nom vulgaire d'une variété do crabe de petite taille.

•c dit des organes botanique

u d'un réseau. Syn. de RgnctjLÉ, ÉB.

CANCELLER isél — du lat. cancellus, barreau) uler par dos ratures, treillis, ot, par

Cancellieri (François-Jérôme), archéologue, né et lort a Rome (nâl-lSS6), devint, «n ISOS, directeur d»

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