CANCER
CANCRdlDE
ipatriotes l'avaient ncmoires dont les
rimprimorio do la Propagande. 5 surnommé le \oiaemi lajTon 0 bre d'ouvrages de dissertations
ïasilics: Vaticanx {ins&i Btblwtheque pompuenne {IS13) les Sept choses fatales de la Rome antique {li\%),etc CANCER (ser — lat. cancer, crabe, d'où cancre) n m Genre de crustacés
bra-
I pas.)
chyures, tamiue des cancridés, type de la tribu des can crinés, renfermant des crabes à carapace large, plate, à front avec trois
dents.(Les espèces cinrer (r d
du genre cancer
sont répandues dans les mers du globe les terrains éocènes. L'espèce la plus < côtes de France est le cancer pagurus oi cre, etc., de grande taille ot comestible.)
CANCER (sêr — lat. ca7>cer, même sens) n. m. Tumeur solide maligne, et plus particulièrement tumeur épithéliale. ,
— Cancer des ramoneurs. Tumeur épithéliale des bourses, appelée, aussi poireau de la suie, commune chez les ramoneurs. (EUe guérit par l'ablation, et ne récidi
— Cancer mélanique. V. mélanodkbmie.
— Encycl. On confond souvent encore so cancer, dans le langage courant, toutes les lides malignes, quel que soit l'élément histologique qui les constitue, et on les distingue, d'après leur aspect extérieur et leur consistance, en cancers squirrheux, encéphalotdes, cancers colloïdes. Il convient de réserver le nom de • cancer « à une espèce définie de tumeurs solides, malignes, formées de cellules épithéliales et portant aussi le nom d'épithéliomes, àl'exclusion des sarcomes et autres tumeurs. C'est Laënnec le premier qui introduisit un peu d ordre dans l'étude des tumeurs : sans le secours du microscope, il avait cru remarquer que , parmi elles , les -mes ressemblent aux tissus existant normalement dans 1 organisme (tumeurs homologues, bénignes), les autres étant formées de tissus n'ayant point leur homologue à 1 état normal (tumeurs hétérologues, malignes). Dans ces dernières, Cruveilhier découvrait le suc cancéreux et en faisait l'élément spécifique que, plus tard, Lebert plaçait dans la cellule cancéreuse. ,,,,,,•
La théorie de Laënnec, tout en ayant le mérite d établir la notion de spécificité, est fausse, et l'anatomie pathologique moderne enseigne que « le tissu qui forme une tumeur a toujours son type dans un tissu de l'organisme ». (Loi de Mùller, 1838.) Cela signifie qu'une tumeur développée chez un mammifère, par exemple, peut prés
des poils
tiendra de plu
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D'où vi
cellula (to
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nfluence paraît s répétés : sou- Qe cicatrice de cet organe est la proportion is le Tyrol, où
; aucune t la^r^gl
ptîon ; l'absence de contour déces sortes de tumeur, dont le voiable, mais sans cesse progressif, ahisseriient des ganglions lymphatiques est un signe dune extrême importance, qui marque le début de la généralisation. Lorsque la peau est ulcérée par les progrès du cancer, le malade entre dans la phase ultime, la cachexie cancéreuse, au cours de laquelle apparaissent les douleurs et des hémorragies, quelques-unes mortelles. Toujours la durée de l'épithéliome est impossible à fixer ; ordinairement, la tumeur met de deux à trois ans à entraîner la mort. L'amaigrissement rapide des malades explique l'opinion fausse, mais très répandue dans le peuple que le cancer ronge comme un véritable parasite et qu on le rend moins avide en lui donnant de la chair en guise de pansement.
Le traitement consiste dans l'ablation, la plus large possible, de la tumeur. Les statistiques montrent que 2d p 100 des malades ayant subi l'amputation du sein pour cancer sont restées plus de trois ans sans récidiver. Les résultats sont d'ailleurs extrêmement variables suivant Ils régions. Les tentatives de sérothérapie et toiites les tentatives thérapeutiques, en dehors de 1 intervention chirurgicale, ont échoué jusqu'à ce jour ; si l'on excepie le cancroîde, le traitement du c
Cancer. Myth. Ecrevisse légendaire, qui devint un des signes du zodiaque. Suivant la légende la plus accréditée, elle avait été envoyée par Hêra au secours de l'hydre de Lerne ; elle piqua Héraclès au pied, et fut tuée par le héros ; la déesse la transporta au ciel. D'après légende, elle dut cet honneur à les amours, en piquant et en nymphe poursuivie par le dieu.
Cancer, quatrième signe du zodiaque, qui correspondait autrefois à la constellation du même nom. n Constel-
iis lamais ne co r développée chez un oist mais jamais de poils, ent les tumeurs ? L'ada cellule naît d'une cellule) |ue pour les tissus norm; on de spécificité entrevue par Laënnec, c un „ admet pas qu'en dehors de la vie embryonnaire, des cellules épithéliales puissent naître de cellules différentes. Rien de précis n'est connu sur les causes de développement du cancer. L'hérédité, admise si souvent, ne joue aucun rôle (statistiques de Snow). La croyance en une diathèse cancéreuse n'a pas plus de valeur Les seules causes prédisposantes, dont 1* réelle, sont les irritations, les traumatismi vent, le cancer de la langue débute sur u leucoplasie linguale, et, si le cancer de exceptionnel chez la femme en France, devient la même pour les deux sexes da les femmes du peuple fument la pipe.
Si, maintenant, on recherche la cause déterminante directe de la prolifération cellulaire monstrueuse qui caractérise l'épithéliome, on ne trouve de satisfaisante, pour l'esprit, que la théorie parasitaire parmi celles qui ont été proposées ; mais elle ne repose encore sur aucune base solide. En sa faveur on invoque, mais pas d'une manière irréfutable, les trois ordres de faits suivants :
1° La contagion, à laquelle on a voulu attribuer de nombreux cas localisés dans des maisons, ou le long de certains cours d'eau ; ■ , .
2" Les inoculations cancéreuses expérimentales, qui ont réussi quelquefois sur des animaux de la même espèce : de rat à rat (Hanau), de souris à souris (Pfeiffer) ;
3° La présence de parasites. Les premières formes décrites comme parasitaires (Darier, Malassez) ont été reconnues plus tard comme étant des lésions de dégénérescence cellulaire, et, aujourd'hui, on n'accorde de caractère parasitaire probable qu'aux éléments rencontrés dans les cellules cancéreuses par Sawstchenko, Borrel, Marie. La régularité des figures, leurs réactions colorantes, la disposition de certains croissants, leur réfringence, semblent difficiles à expliquer par la dégénérescence, mais rappellent les formes d'évolution de certains sporozoaires, désignés sous le nom de coccidies (anciennes psorospermies oviformes) et possédant la propriété do vivre dans les cellules épithéliales. Si, d'autre part, on se rappelle que les invertébrés, et les organismes inférieurs en général, présentent des cas nombreux de tumeurs, lesquelles sont toujours dues à des parasites, on se trouve naturellement porté à généraliser cette loi à l'homme et aux autres vertébrés, et à admettre ainsi que, chez eux, les tumeurs malignes, le cancer, sont d'origine parasitaire. .
Parmi les localisations les plus ordinaires du cancer, U faut noter le sein, l'estomac, l'intestin, la langue, le foie, le testicule, le rein, le poumon. L'épithéliome, quelles que soient les cellules épithéliales dont la prolifération constitue le cancer, qu'elles soient d'origine ectodermique (épithéliome pavimenteux), ou d'origine endodermique {épithéliome cylindro-cubique), est au début complètement indolent, et ce néoplasme malin commence toujours soi- ' —
cancer reste exclusivement
signe du Cancer.
— Encycl. Le signe du Cancer e; par un crabe, ou une ecrevisse
respondante comprend i
représenté par <S ou la constellation corétoiles d'après le catalogue bri-
lf^
■ Flamsteed. — 2. Le
l zodiaque.
étoiles ■
Les
la plus belle n'atteint pas la 3" grande t S sont appelées les deux Anes; entre eues se trouve un groupe nombreux d'étoiles présentant à l'œil nu l'aspect d'une nébuleuse et qu'on appelle VEtable. Le soleil entre dans le signe du Cancer le 21 juin ; c'est le commencement de l'été.
Le tropique du Cancer est un parallèle de la sphère céleste, situé dans l'hémisphère boréal à 23° 27'. Le soleil paraît décrire ce parallèle au solstice d'été (21 juin). A partir de cette date, la déclinaison diminue, le soleil semble rétrograder ; c'est probablement ce qui a fait donner le nom d'£crevisse au signe du Cancer.
Cancer y Velasco (don Geronimo), poète espagnol, né â Barbastro vers la fin du xvi' siècle, mort vers 1655. Il a fait jouer, seul ou on collaboration avec Calderon, Moreto, Luis Vêlez, Matos, Zabaleta, diverses comédies sérieuses, dont la meiUeure est Dineros son calidad (l'Argent fait la noblesse). Parmi ses pièces burlesques, dans lesquelles il présente sous un aspect comique es héros castillans et leurs aventures, on cite surtout : las Mocedades del Cid et la Muerte de Baldomnos. Une des pièces de Cancer, Saint Cenest le meilleur des comédiens, a été imitée par Rotrou.
cancéreux (reû), EUSE adj. Qui est do la nature du cancer, qui appartient au cancer : Ulcère ^.
ÉREUx. Tumeur cancéredse. s^Al.
Substantiv. Personne atteinte d'un can- 3SmJ Le traitement des cancéreux.
Nom d'une famille de ^^^,
app;
, dans la profonde
cancéride
CANCÉRIFORME adj
la forme du
m. Nom rural i
Pathol. Etat
pas.
Cancre (la), fleuve côtier du dép. du Pas-de-Calais, qui passe à Hesdin, Montreuil, Etaptes, et se jette dans la Manche par un large estuaire (baie d'Etaples), après un cours de 97 kilom., dont 16 sont navigables, à 1 aide de la marée, en aval de Montreuil-sur-Mer.
Canciani (Paul), religieux servite, né à Udine en 1725, mort en 1810, publia ; Barbarorum leges antiguse, cum'notis et glossariis (1781-1782), où l'on trouve de précieux documents historiques sur les peuples de la Germanie qui firent irruption dans les Gaules, dans l'Italie et dans l'Espagne.
CANCIONERO {né — du provenç. canso, chant lyrique) n. m. Nom donné, dans la littérature espagnole, à divers recueils de poésies anciennes.
— Encycl. Le plus ancien des recueils connus sous le nom de cancioneros eut pour auteur Jean- Alphonse Baena, gui occupait un emploi de secrétaire à la cour de Jean II, St qui était un juif converti. Il contient les compositions de cinquante-cinq poètes espagnols des xiv et XV» siècles. , o ■
Un autre cancionero , attribué à Lope de Stuniga, contient les œuvres de plusieurs poètes qui suivirent Alphonse V d'Aragon, lorsqu'il se rendit à Naples, ou qui l'accompagnèrent durant sa captivité à Milan.
Juan deFernandez est l'auteur d'un Cancionero gênerai, continué par Fernando de Castillo et dans lequel trouve les poésies de plus de cent poète partir du marquis de Santillane jusque" '^ la publication. Une chose qui que le Cancionero gênerai contif
CANCÉRILLE (Il mil.) n vulgaire du garou.
CANCÉRISME (rissm') n cancéreux.
CANCERLIN n. m. Blas. V. ceâncei.in.
CANCHE (kanch') n. m. Sorte de droit de banvin, désigné sous ce nom dans le cartulaire de Saint-Denis.
CANCHE {kanch') n. f. Genre de graminées, dont le nom scientifique est aire ou airo, et qui font partie de la tribu des avénacées. Cultivées quelquefois comme plantes d ornement.
- EnctcL. La canche flexueuse {aira flexuosa) croît dans les lieux arides et sablonneux, et constitue souvent
prairies hautes. Elle est
épaisses. Les animaux domestiques et particulièrement les moutons, en sont très friands. — La canche gazonnante (aira cespilosa), vivace aussi, habite les prés et les bois humides ; elle forme souvent des touffes élevées, qu ou est obligé de détruire dans les prairies quand on veut éga-
différ(
, époque de Vite d'être notée, c'est l des poésies en dialecte
CanCLAUX (Jean-Baptiste-Camille), général français, né à Paris en 1740, mort en 1817. Ancien combattant de la guerre de Sept ans, Canclaux était, en 1789, colonel du régiment de Dragons-Conti. Lieutenant général en 1792, il tut chargé, en 1793, du commandement de l'armée de l'Ouest. Battu à Torfou par les Vendéens (19 sept.), et rejeté sur Nantes, il s'y défendit héroïquement -, il fut destitué, cependant, quelque temps après. Sous le Directoire il fut ambassadeur à Naples, puis à Madrid. Bonaparte, en 1804, le nomma sénateur, comte de l'Empire. Plus tard, Canclaux se rallia aux Bourbons et devint pair de France.
CancON, ch.-l. de cant. du Lot-et-Garonne, arrond. et à 18 kilom. de Villeneuve-sur-Lot; 1.274 hab. Meulières. — Le canton a 10 comm. et 6.875 hab.
m. L'un des noms
CANCRE (du lat. cancer, même s du crabe tourteau. V. cancer.
— Fig. et fam. 1° Par allusion aux pinces du crabe : homme rapace, avare ; 2» Par allusion sans doute à la marche lente du crabe : paresseux, homme . écolier qui ne travaille pas, qui n'avance pamalheureux : Cancres, '
der
o, ,,... .— .1 Pauvre,
es et pauvres diables. (La Font.
CANCRELAS ou CANCRELAT (la — du holland. kakerk, même sens) n. m. Nom vulgaire des blat
les navires et dans les dépôts de denrées. (V. BLATTiDES.) Il L'Académie (1877) n'admet plus que la dernière forme ; cancrelat.
pi. Famille de crustacés
CANCRIDÉS (rad.
dinés. (Le caractère de la famille des cancridés est dans les deux premières paires de pattes identioues et terminées par un article grêle et pointu.) — Un cancride. CANCRITORME (du lat. cancer, cancri, crabe, et de forme) adj. Qui a la forme d'un crabe. (Peu usité.)
CanCRIN ou CanCRINUS (François-Louis dk), miné-ralofiste allemand, né à Breitenbach (Hesse-Darmstadt) en 1738, mort à Saint-Pétersbourg en 1816. Il a publie plusieurs ouvrages estimés sur la minéralogie et la métallurgie entre autres : Principes élémentaires de la science des mines et des salines (1773-1791), l'un des plus complets sur cette matière; Introduction à la métallurgie et a la docimasie (1784); etc.
CaNCRIN (Georges ou Egor Frantzowitsch, comte de), financier et homme d'Etat russe, d'origine allemande, né â Hanau en 1774, mort près de Saint-Pétersbourg en 1845. Entré au service de la Russie en 1800, il devint intendant général de l'armée. Nommé, en 1823, ministre des finances, il rendit à sa patrie adoptive, par son intelligente administration, des services signalés qui lui méritèrent, en 1839, le titre de . comte . . Il a publié un ouvrage estimé : Economie militaire pendant la paix et pendant la guerre (1822-1823).
CANCRINÉS (rad. cancre) a. m. pi. "Tribu de crustacés, famille des cancridés, caractérisée par les antennes internes logées dans des fossettes creusées sous le front très étroit, et renfermant ces gros crabes vulgairement nommes TOURTEAUX. Genres principaux : cancer ou crabe, perimêla, etc. — Un cancriné.
CANCRINITE (du n. de Çancrin. minéralog. allem.) n. f. Espèce minérale que l'on rattache à la néphéline et qui résulterait de l'altération de c<
YCL. La cancrinite. dont le poids spécifique varie L 2,46 et la dureté de 5 à 5,5, se présente en lamellaires, généralement rosées, quelquefois u vertes. Elle diffère de la néphéline par sa bi- "réfringence égale à 0,029.
CANCRITE n. f. Crabe pétrifié, crabe fossile. CANCRIVORE (dl dévorer) adj. Qui se
cancroîde (d.
Cancer de la peau
cer, et du gr. eidos, forme) n. m.
s muqueuses.
Cancer de la peau et des muqueuses. j„.^„„„
- Encycl. Le cancroîde apparaît rarement au-dessous
de quarante ans; les irritatfons ■•*P"é'=». -' f ,^,V'l'lei''
pipe à tuyau court, prédisposent au cancroîde des lèvres.
Il on ost do mômo do cortainos professions : l'épuration du pôtrolo, la fabrication dos briquottosdohouillo, qui favorisoiit In .i.Wrlu])iM«iri(Mit lin caruToï-lo <{<■> la face; mais la
vr:i u '■ '■ I iM.'Ti, 'V .■x-.iiu.) Lo cancroYdo
Miiri' • . '■■;' "■■'; '■ !';■!■' ■[■lim dos papilles,
SUIT. . I i , . : Il iMj;\tro; lo malade Vui-VA- h.', • 11. !■ ■!■ ' r 'il' ■! Ml il.- :i' ,-[1 saignant. Kilo
phénomèDOs pout duror do» années, avant (juo l'ulccî^raiiuii soit établie dértnilivomoiit. Klio repose sur uno t)as(' indurée, mal limitée, qui progresse lontomont, jusqu'ù envahir une grande partio do la poau do la face, par oxomplo. Lo cancroïde ost rare ailleurs que dans cotte région. Los ganglions no sont pas pris. Autrefois, on respectait ces tumeurs, d'où leur nom do noli me tangcre;
I guérison détinitivo.
CANCROiDES n. m. pi. Groupe de crustacés décanodos brarlivuiL-s. niiiriinant les crabos dits aussi cyclomiitopes,' duui lu .jai-uiiuoo, très largo, est très rôtrécio en arrière. Les caiicroïdos se divisent on cinn familles : cancroîdés, ériphidés, portunidéa, corystidés, telphusidés. —
Un CANCROfDE.
CANCROMINÉS (rad. cancroma) n. m. pi. Famille d'oiseaux échass ors, renfermant les savacous {cancroma) et li's baliiTiirops, tous do grande taille, à largo bec en cuiller (..,P,. .,,,,. ,,.r,irn,- |.ir un onglot recourbé. Habitent les ré- {;iMi ' Ml il . I. I Mruiue et du Brésil. — £^n cancrominé.
CANHA '■ !!<• de bryozoaires gymnolématcs chî-
li'^i II,. li's celluiaridés, renfermant dos colo-
iin's ,1 I uni tii\ iiMi-ulôs, dont le canda reptans, dos
Gand (so prononce Tchandâ), forme spéciale que prit la déesse Dourgû. pour combattre le démon Mahicnâsoura {Mahisdsura), d'après les légendes indoues. On la nomme aussi CandÎ [Tchandl) et Mahisamardinî (« moutriôre de Mahicha -)• Son imaço est celle d'une guerrière à dix bras, foulant aux pieds lo cadavre d'un buffle décapité, du tronc du(|UL'l sort lo géant vaincu.
Gandaba, bourg do l'Océanie espagnole. V. Candava.
GANDAGE (du gr. kandakê, candace, souveraine éthiopienne) n. m. Gonro do crustacés copépodes nageurs, famille des calanidés, renfermant de petits animaux marins dont la tôte est soudée au premier segment thoraciquo, avec les antennes de la nromièro
Sairo très développée. (Los canacos habitent los mers d'Kurope et celles des régions tropicales.)
CANDACE n. f. Nom générique dos reines d'Ethiopie, dans l'antiquité : La question de l'ad- Candace
mission des incirconcis est résolue d'abord par le baptême de l'eunuque de la candack. (E. Renan.)
— Encycl. Le mot candace est la forme latine francisée de kandaké, qui est la transcription grecque d'un mot aftaî [0- — C'était un titre commun à toutes
CANCROÏDES — CAxNDIA
mains en ont fait lo nom propre de colles de avec lesquelles ils furent en relations politiques. Nous connaissons par ou.x plusieurs de ces candaces : 1* La plus ancienne régnait au temps d'Auguste, et elle fit une irruption en Thébaïde, l'an 20 av. J.-C. Le gouverneur romain, Petronius, la repoussa, et, remontant le Nil, arrivajusqu'à Napata (lo Gebel Barkal actuel), qu'il prit et pilla. La reine céda la partie septentrionale de la Nubie à l'empire pour obtenir la paix. 2" Une seconde candace est mentionnée aux Actes des Apôtres (VIII, 27-39). Un de ses eunuques, qui était allé en pèlerinage à Jérusalem, fut rencontré par l'apôtre saint Philippe, et se convertit
Canoahar, ville do l'Afghanistan. V. Kandahab. CÂNDÂIA (se prononce tchandila) n. m. Fils naturel ou légitime d'une brahmine et d'un çoûdra, le cândàla est
CANDALE n. f. Sorte de jupe do toile do coton, que portent les nègres du Sénégal.
— Eau de candale. Liqueur alcoolique parfumée avec do la cannelle et do l'eau do rose.
CanDAIX. Myth. gr. Un des fils de Hélios. Après lo meurtre de son frère Ténagès, il dut quitter Rliodes et HO retira dans l'île de Cos.
Candale (comtes DE), branche dos comtes de Foix, issus de la maison do Grailly. Elle a pour auteur Gaston de Koix, deu.\ième fils d'Archambaud de Grailly et d'Isabelle do Foix. Son fils, Jean de Foix, captai de Buch, obtint du roi d'Angleterre le comté de Candale. Les autres pnncmaux membres de la famille de Foix, comtes de Candale, sont : Jean de Foix, archevêque de Bordeaux, Anne do Foix, mariée à Ladislas, roi de Honerie, Henri do Foix, qui fut tué au siège do Sommières "en 1573, et dont la fille unique, Marguerite do Foix, porta le titre do ■ comte de Candale • dans la maison do Nogaret.
Candale (Honri de Nooaret l'Epernon, duc de), général français, né en 1591, mort en 1639. Passé en 1C13 au service du grand-duc de Toscane, il combattit contre les Turcs. En 1614, il revint à la cour de France, mais pour s'en éloigner bientôt et prendre le commandement de I armée calviniste. Il servit ensuite sous le prince d Orange, puis dans l'armée vénitienne. Plus tard, en 1636, réconcilié avec Richelieu, il fut nomme commandant do I armée d'Italie, et périt au siège do Casai.
CANDANT (de
sur le plat-bord
colto position. (Se dit sur la Méditerranée.)
CandaS, comm. de la Sommo, arrond. et à 9 kilom. do Uoullens ; 1.409 liab. Ch. do f. Nord. Fabriques do toile» ot do galoches.
CanDAULE, roi do Lydie, lo doruicr de la dynastie des Iléraclides (fin du viir ... ni. .!.■ Il est connu surtout iiar uno légoiid ; II. rodoto. Très épris
dos oharmos de sa 1. iniir . , ..oilut que son fa-
vori Gygès la coiitoiui ,..■ , ,.; .Nyssia s'en aper-
çut, et menaça Gygi-, i. ]. i,,,,, m.r, s'il ne frappait lui-mémo lo roi. Gygès nhcsita point : il tua Candaule, ot épousa la reine. Suivant Plutarquo ot d'autres historiens, Gygès s'était simplement révolté contre Candaulo, ot avait pris sa placo après l'avoir tué dans uno bataille.
Candava ou CanDABA, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [île LuçonJ), sur lo rio Grande de la Pampaga, qui se jette dans la baio do Manille ; m. 000 hab. Pèche dans le Pinag (Pinac ou laguna de Candava), vasto lac qui varie d'étendue suivant les saisons. Tissage de toiles. Candava date de 1578.
CanDÉ, ch.-l. do cant. de Maine-et-Loire, arrond. et à 19 kilom. do Segré, au confluent de l'Erdre ot do la Mandy ; 2.142 hab. Ch. de f. Ouest. Fabriques do toiles, serges et flanelles, tanneries, teintureries, cordories, huileries, briqueteries, carrières d'ardoises. C'était autrefois le siôge d'une baronnie considérable, ihe canton a 6 comm. et 10.715 hab.) — Il existe un autre Candé dans le Loir-et- Clior, anoud. cl â 12 kilom. do Blois, sur lo Beuvron do
Candêch ou Candeish. Géogr. V. Kuandéch.
CANDÉrACTION {fak-si) n. f. Chauffage à blanc d'un métal.
Gandeille (Pierre-Joseph), compositeur français, né à Estaires (Nord) on 1744, mort à Chantilly en 1827. Choryphée à l'Opéra en 1767, il devint plus tard chef du chant à ce théâtre. Après avoir fait exécuter quelques motets au Concert spirituel, il aborda la scène avec deux divertissements de danse. Il donna ensuite à l'Opéra la Provençale (1778) ; Laure et Pétrarque (1780), et Pizarre ou la Conquête duPérou{nib). Puis il eut l'idée de remettre en musique Castor et Pollux, de Rameau, mais en conservant les morceaux les plus célèbres de la partition, ce qui lui valut un succès qu'il n'avait pas connu avec ses propres ouvrages. Enfin, il donna encore, en 1793, la Patrie reconnaissante ou l'Apothéose de Beaurepaire. Candeille a laissé en manuscrit les partitions de treize ouvrages qui n'ont pas été représentés.
Candeille (KméXie-JuUe), fille et élèvo du précédei
;i767-1834). En " '•' ■
l'Opéra, dans VIphigên
elle ■■ • '
' Al:i-, Enfin, elle passait, en 1790, au théâtre du Palais- Royal. C'est là qu'elle fit jouer deux comédies : Catherine ou la Belle Fermière (1792), dont elle remplissait le principal rôle, et Bathilde ou le Duo (1793). En 1794, à la Coméaie-Française, elle fit représenter le Commissionnaire. Enfin, en 1795, elle donna au théâtre do la République ta BayadérCf qui échoua.
Elle ne devait plus connaître au théâtre que des revers. Elle vit tomber à l'Opéra-Comique, en 1807, Ida ou t'Orplwline de Berlin, dont elle avait écrit les paroles et la musique, et de même, l'année suivante, à la Comédie- Française, une grande comédie intitulée la Réconciliation. So tournant alors vers d'autres branches de la littérature, elle publia Lydie ou les Mariages manques (1809) ; Bathilde, reine des Francs (1814) ; Souvenirs de Briqhton, de Londres et de Paris (1818); Agnès de France (l821); Geneviève ou le Hameau (1822); Blanche d'Evreux (1824); Dictionnaire du bonheur.
Julie Candeille a publié des concertos, des sonates et dos fantaisies pour piano, ainsi que des romances et des morceaux de chant. Tour à tour, ou tout à la fois, chanteuse, actrice, claveciniste, harpiste, auteur et compositeur dramatique, poète, romancière, institutrice, elle fut amie de Girodet, de Méhul, de Vergniaud, de Fabre d'Eglantine, de Garât, détestée de Napoléon I", protégée par Louis X'VIII, et mourut enfin au seuil de la vieillesse, pauvre et délaissée.
Candela, bourg d'Italie (Apulie [Fouille, prov. do Foggia]) ; 6.200 hab. 'Vins estimés.
CANDÉLABRE (lat.
et labrum, lèvre) n.
forme monumentales.
— Par ext. Grand chandelier à plusieurs branches : Les CANDÉLABRES d'un salon. Il On donne aussi le nom de candélabres aux supports ou aux colonnes qui supportent les lanternes destinées à éclairer les voies publiques et les monuments : Les candélabrss des boulevards.
— Poétiq. Luminaire quelconque :
. . . La nuit rend aux cieuT leurs étoile», leurs gloires, Candélabres que Dieu pend & leurs voûtes noires.
— Arboric. Arbre fruitier taillé de façon que deux branches mères qui partent du même point tout près du sol
s'étendent horizontale- __„__„„
ment dos deux côtés op- 'T^riJ \^\ i \\\\\'^^^ S^,^ posés, se redressent en- "^ ' ' '"■ ' suite verticalement et portent en dessus un certain nombre de branches secondaires ou sous-mères.
— Archit. Couronnement en balustre, qui figure une torchère.
— Encycl. On donne le nom de candélabres aux supports plus ou moins élégants, placés dans les appartements, les passa-
les voies publiques
et destinés à
montionno doux étaient d'or ot qui avaient pour tiges doux statues (lampadophorcs). Les moles plus an-
ciens offrent des imagos do candélabres exécutés dans dos formes que les modernes n'ont cessé
.Ces es
Candélabres: 1. Du xvni* tiëclelPala Fontainebleau) ; 2. De la fln du x%-m. tj (Palais de CompUgnc).
pior. Ces candélabres étaient ordinairement composés do trois parties : le piédestal, qui est généralement en trépied; lo fût, ot le disque, qui supportait la lampo ou los branches destinées à recevoir plusieurs lampes. Ou les faisait do marbre, do bois ou de métal. Il y en a dans toutes les collections d'antiquités un pou complètes. Dans le muséo do Portici, on avait rempli uno salle avec les candélabres trouvés dans les fouilles d'HercuIannm. Aujourd'hui, le candélabre, devenu un ornement répandu partout, revél une infinité de formes qui tiennent à tous les styles.
— Arboric. Les arbres fruitiers cultivés en espalier ou en contre-espalier sont quelquefois soumis à la forme en candélabre. On distinguo trois formes do candélabres : lo candélabre à branches verticales, le candélabre à branche» obliques, et le candélabre à branches croisées. La première forme présente un grave inconvénient : la sève afflue en abondance au sommet des sous-mères, qui deviennent trop vigoureuses pour so mettre à fruit ; la partio basse, au contraire, se charge tellement de productions fruitières qu'elle est bientôt épuisée ; la parti© moyenne sculo est productive. On corrige ce défaut à l'aide de soins incessants, entre autres, de pincements qui tendent à diminuer l'excès do vigueur des sous-mères. L'inconvé-
' moindre pour les arbres produisant des fruits à pépir*' ''"."'"^^'- ....**'. f — ".» --• — :
. de BRIDÉLIE, et do
auxquels CANDÉLABRIE (brl) n. m. Bot.
CLKISTANTHE.
CandELARIA, viUe de !a république Argentine (Etat do Corrientes), sur le Parana. Cette ville, ancienne capitale de l'empire Guarani, fut un chef-lieu de mission au temps des jésuites. — Petite ville de l'archipel des Canaries (ile de Ténériffe); 2.350 hab. Petit port; place forte. — Bourg des Antilles espa^rnoles (île do Cuba fprov. d© Pinardel Rio]); 6.300 hab.
CANDEL-COAL (dél-kôl — de l'angl. candie, chandelle, et coal, houille) n. m. 'Variété de houille anglaise, qu'on appelle également cannel-coat. il On écrit mieux candle-
CANDELETTE [lèt' — du provenç. candeleto, i
aujourd'hui. Simples fausses balancines de basse vergue ou palan de renfort quand le palanquin de basse voile ost simple. Le palan de candelett© est fixé aa bout d'une
pantoire.
Candelo, ville d'Italie (Piémont [prov. de Novarol); 2.800 hab.
Candes, comm. d'Indre-et-Loire, arrond. et à n kil. do Chinon, au confluent de la Vienne et de la Loire ; 388 hab. Magnanerie, prunes renommées. Eglise du xii« siècle ; nombreuses traces d'anciennes murailles qui entouraient ce village. Le château de Candes, situé sur les confins de la Touraino et de l'Anjou, et dont la con-
d'intéressants souvenir
Chauve et assiégé par Geoffroy Martel, qui v trouva la
Philippo-Auguste, Charles Vn, Charles VIII
Louis XI l'Iiabitèri
CANDEUR (lat. candor, blancheur éclatante) n. f. Ingénuité résultant de l'innocence : N'espérez plus de franchise ni de candeur d'un homme qui s'est livré à la cour. (La Bruy.]
— Candeur de cygne. Blancheur de cygne au figuré ; extrême candeur, candeur absolue.
— Syn. Candeur, iogénoité, naïveté, simplicité. La can~ deur est toujours une qualité morale et fait penser à la personne en qui cette oualité réside. Les trois autres mots e-xpriment aussi quelquefois une qualité personnelle, mais ils se disent souvent du style, du discours, des actions, et marquent plutôt ce qui plaît que ce qui édifie. Vingénuité est opposée à toute recherche, elle est passive en ce sens qu'elle se manifeste surtout dans des réponses provoquées par uno interpellation directe. La naïveté est une simplicité d'enfant ; elle pousse à des questions et à des actes dont on ne sont pas toute la portée. Enfin, simplicité est un terme général dans lequel rentrent les trois autres.
— Anton. Dissimulation, fausseté, fiiiesse, loorberie.
CANDI n. m. Bateau autrefois en usage sur la Seine. CANDI (de l'arabe quandi, sucre de canne) adj. Dépuré, cristallisé, et à demi transparent, en parlant du
— Par cxt. Enveloppé de sucre candi : De» fruits candis.
— Substantiv. ; Le» fruits, les bonbons au candi sont couverts tir cristauj: de sucre.
— Encycl. Lo sucre candi est obtena en laissant évaporer complètement du sirop do sucre ordinaire. On lo coule très chaud sur des fils. (Ce sucre cristallise rapidement. On l'emploie pour la fabrication des bonbons et sucreries de toute espèce.) V. sucke.
Candia Canavese, viUe d'Italie (Piémonl [prov. de Turin); 2.250 hab.
l'Académie, au iction élective, qui est patronné par le "gouvernement, il Nom donné, dans quelques universités étrangères, et notamment en Belgique, à certains gradués : CMiom^T en pliiloso- •phie, en lettres, en sciences naturelles, il Corps des candidats. Corps de troupes d'élite qui composaient la garde impériale.ii Candidat de César ou du prince. Ce mot désignait les candidats officiels qui, à partir de César, furent présentés aux suffrages des comices ou du sénat par le chef de l'Etat. (César et Auguste présentèrent des candidats aux charges inférieures au consulat. Auguste présenta d'abord la moitié des candidats, puis tous. Tibère étendit l'action du prince jusqu'aux consuls, dont l'élection fut confiée au sénat. Caliçula revint au système d'Auguste. "Vespasien établit définitivement la candidature officielle pour toutes les charges.)
— Encvcl. Antiq. rom. Ce mot signifie littéralement blanchi, et vient de la coutume des candidats de se vêtir d'une toge d'un blanc éclatant, dû à une préparation crayeuse. On distinguait la candidature légale, et la candidature bénévole. La première consistait dans l'accomplissement des conditions nécessaires pour être candidat ; déclaration de candidature devant le consul, et agrément par celui-ci, par le sénat et par les tribuns; conditions d'âge ; présence à Rome au moment des comices. L'absence de César, quand il brigua le consulat, fut le mo3'en invoqué contre lui, d'où sortit la guerre civile.
Par candidature bénévole on entendait la brigue {ambitus) ou action électorale par laquelle on cherchait à se concilier les suffrages. Tous les moyens étaient bons : promesses et offres d'amitié, largesses aux tribus, telles que jeux, repas publics, flatteries, dont la plus populaire consistait à afi'ecter do connaître par son nom chaque citoyen influent dans son quartier. Le candidat était aidé dans cette tâche par des esclaves spéciaux [nomenclatores) qui lui soufflaient les noms et donnaient rapidement, sur chacun, les renseignements indispensables. L'argent n'était pas épargné, bien que plusieurs lois eussent été promulguées pour réprimer les excès de la brigue. Enfin, dans les temps troublés, ce que n'avait pu faire la corruption, la craiute des esclaves armés et des gladiateurs au service des candidats l'accomplissait.
CANDIDATURE (rad. candidat) n. f. Action de briguer une fonction, une dignité, etc. ; état de celui qui se met ainsi sur les rangs : Poser sa candidature à... Combattre la CANDIDATURE de... Il Candidature officielle. Celle qui est patronnée par le gouvernement. (Se dit surtout quand il s'agit d'élections législatives.)
— Examen précédant le doctorat, dans quelques universités étrangères, notamment en Belgique : Candidatdbe en sciences naturelles.
— Encycl. Dr. Candidatures multiples. Une loi du 17 juillet 1889, qui n'est applicable qu'aux élections à la Chambre des députés, interdit en France, sous des sanctions diverses, les candidatures multiples. Cette loi a eu pour but do mettre obstacle à toutes tentatives plébiscitaires. Nul ne peut être candidat dans plus d'une circonscription ; tout citoyen qui se présente ou est présenté aux élections, générales ou partielles, doit, tout d'abord, et, au plus tard, le cinquième jour avant celui du scrutin, faire connaître, par une déclaration déposée à la préfecture du département intéressé, dans quelle circonscription il entend être candidat.
liane) adj. Blanc. C 'Jne âme Visage
CANDIDE (lat. candidus, Plein de candeur : Un ho7 Il Qui annonce, qui prouve la candeur Procédé candide.
— Par euphémisme. Un peu trop crédule, naïf, bête.
— Substantiv. Celui qui a de la candeur : Le candide reste en arriére. (Du Rozoir.)
CANDIDE (v. étymol. à l'art, précéd.) u. m. Nom spécifique d'un papillon, du genre piéride.
Candide (saint), soldat romain, martyr de la légion thébaine. Ses'reliques ont été transportées à l'abbaye des bénédictins de "Wazor (Liège), avec celles de saint Victor, de la même légion. L'Eglise célèbre sa fête le 16 janvier.
Candide, conte philosophique de Voltaire, qui parut en 1759 sous ce titre : Candide ou l'Optimisme, traduit de l'allemand de M. le docteur Balph, avec les additions qu'on a trouvées dans la poche du docteur lorsqu'il mourut à Minder, l'an de grâce 1759. La philosophie de Leibniz, proclamant que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, était en grande faveur à cette époque. Et cependant, un tremblement de terre venait de ruiner les principales villes du Maroc et de renverser Lisbonne. A ce cataclysme s'ajoutaient les calamités de la guerre de Sept ans; de tous les points du monde s'élevaient les gémissements de l'humanité. Le moment était bien choisi pour attaquer l'optimisme.
Les principaux personnages sont Candide lui-même, son valet Cacambo, sa « maîtresse • Cunégonde, et le frère de celle-ci ; le docteur Pangloss, qui prétend que tout est bien, et le savant Martin, qui soutient que tout est mal ; enfin, une vieille, très remarquable, ex-princesse dont une fesse a été mangée durant un siège. Il faut y ajouter un certain nombre de comparses, dont le rôle a son importance. Tous ces gens se débattent au milieu de la plus incroyable série de malheurs. Et à chaque infortune nouvelle, le " tout est pour le mieux » de l'optimisme philosophique revient comme un refrain ironique.
CANDIANO — CANDRAGUPTA
Gandiano, cinq personnages de ce nom ont occupé à Venise la première magistrature de la république : Gandiano I", élu doge en 887 et mort la même année ; - Gandiano n, fils du précédent, élu doge en 932, mort en 939, qui étendit beaucoup les Etats de Venise par des conquêtes sur les Esclavons, les Dalmates, les Narentins, et soumit la ville de Comacchio ; — Gandiano EU, fils du précédent, élu en 942, mort en 959, qui se signala par une campagne vigoureuse contre les pirates de l'Istrie ; — Gandiano IV, fils du précédent, élu doge en 959, et contre lequel se soulevèrent les Vénitiens révoltés par sa tyrannie. [Ils incendièrent son palais et le massacrèrent (976)]; — Gandiano ■>?■ (Vital), frère du précédent, qui lui succéda après quelques mois d'interrègne. [Il exerça
de Saint-Hilaire.]
candidat (rfa — lat. candidatus, même sens, proprem. vêtu de blanc) n. m. Aspirant à une fonction, " ''" '"
Les deux épisodes le plus souvent rappelés sont le souper où Candide et Martin se rencontrent avec six inconnus qui se trouvent être six rois détrônés, puis le séjour de Candide au pays d'Eldorado, patrie imaginaire de la justice et du bonheur dans la vertu.
Candide, à la fin, retrouve Cunégonde laide, quinteusc et laveuse de vaisselle, tandis que Pangloss, échappé par miracle à la mort, rame sur les galères. Il le délivre et se retire dans une métairie qu'il achète. Là, dépouillé do ses richesses, fatigué par les souffrances, désabusé de ses illusions, instruit par l'exemple d'un sage laboureur, il coule encore des jours tranquilles avec le docteur, Martin, Cacambo et Cunégonde, qui exercent leurs talents et cultivent leur jardin. Comme il n'avait pas d'opinion arrêtée, il a profité des leçons de l'adversité, tandis que Pangloss et Martin discutent à l'envi et se prouvent à qui mieux mieux, sans espoir de se convaincre, l'un que tout est bien, l'autre que tout est mal.
Livre de polémique. Candide a tué l'optimisme par le ridicule; conte philosophique, il se distingue par des contrastes saillants, des rapprochements inattendus, do l'esprit jeté partout à pleines mains. Tour à tour il émeut , il fait rire, il irrite aussi ; mais les idées sont admirablement servies par un style alerte, ingénieux, piquant.
candidement adv. En blanc. (Vieux.) Il Avec candeur ; d'une manière candide : Avouer candidement.
Candido (Pierre de Witte, dit), peintre, statuaire et architecte belge, né à Bruges vers 1548, mort à Munich en 1628, alla se fixer de bonne heure en Italie, et travailla, à Florence , à la décoration de la coupole de Santa-Maria-del-Fiore. Il passa ensuite en Bavière, et construisit, à Munich, le palais de l'archiduc Maximilien. Le magnifique tombeau en marbre noir de l'empereur Louis IV, que renferme la cathédrale de cette ville, est dû également au ciseau de cet artiste. D'autres villes de Bavière, notamment Augsbourg, renferment des œuvres de Pierre Candido, qui est un des importateurs du stylo italien dans l'Allemagne du Sud, au commencement du
Candidus Isaurus, historien grec (commencement du VI' s. de notre ère). Il remplit de hautes fonctions pendant le règne de l'empereur Anastase. Il avait composé une histoire de l'empire d'Orient, qui allait du règne de Léon le Thrace à celui de Zenon l'isaurien (de 457 à 491); mais on ne connaît guère cet ouvrage que par les résumés de Photius.
Gérid par les Turcs. V. Crète.
Candie, ville maritime de l'empire ottoman, sur la côte septentrionale de l'île de Crète. Ch.-l. du viiayet de lîle, dont l'administration est régie par des règlements spéciaux; 24.600 hab., mi-partie hellènes et turcs. Savonneries; source minérale. Port sans valeur, par suite d'ensablements successifs. Le commerce consiste en importation d'objets manufacturés et en exportation de peaux tannées, d'eau-de-vie, de fruits et de savons. Musée. Ruines nombreuses d'édifices construits au moyen âge.
Candie fut fondée par les Arabes au ix» siècle. Prise ultérieurement par les Grecs du bas-empire, eUe passa aux Vénitiens, qui l'occupèrent, en même temps entière, jusqu'à la conquête ottomane, trict de Candie a 93.100 hab. V. Crète.
Candin,
p^que
Lite.
de fer, de cuivre, de plomb argentifère. Fro-
Air I
— Encycl. La candiote modernes tiennent de leurs chent à imiter les détours d'un laby l'épisode de Thésée et d'Ariane, qui ce divertissement, ainsi que ' descrip "" '
t une danse que les Grecs
cêtres. Les danseurs chor-
athe, en rappelant
donné naissance à
î Homère dans la
bouclier d''Achille (Iliade).
Candiote, personne née dans l'île de Candie, ou qui l'habite. — Les Candiotes.
— Adjectiv. Qui appartient à cette île ou à ses habitants : Les pirates candiotes.
CANDIR (fad. candi) v. n. Se cristalliser et prendre une demi-transparence. (Ne s'emploie qu'avec le verbe Faire) : Faire CANDIB du sucre.
Candi, ie part. pass. V. candi.
Se cand/fi v. pr. Se cristalliser : Sucre qui se candit
— Par ext. Se couvrir de sucre cristallisé : Des fruits gui commencent à se candir.
CANDISATION (:a-si) n. f. Cristallisation du sucre en sucre candi. (V. sdcke.) il Opération par laquelle on enveloppe des fruits d'une couche de sucre cristallisé.
Candish ou CavENDISH. Biogr. V. Cavendish.
CANDISSOIRE [di-so-ar') n. f. Vase dans lequel on fait candir les fruits et autres substances que l'on veut recouvrir de sucre cristallisé. V. sdcre.
CANDITE n. f. Nom donné à une variété vitreuse de spinelle noir, qui se trouve dans le district de Candy (ile de Ceylan) et qui est essentiellement formée de magnésie et d'oxyde de fer.
CANDJIAR (kan-ji-ar) n. m. Armur. V. kandjar.
CANDLE {kandf — mot angl. signif. chandelle) n. f. Ancienne unité photométrique encore un peu usitée en Angleterre, représentée par l'intensité lumineuse d'une bougie de spermaceti de 22»" de diamètre, brûlant 120 gr. à l'heure ; cette intensité est équivalente environ à 0,119 de carcel.
Candolle (Augustin-Pyramus de), botaniste, né et mort à Genève (1778-1841). U descendait d'une famille noble do Provence, réformée, qui s'éuit fixée à Genève au xvi- siècle. Après la réunion de Genève à la France, Candolle vint à Paris, où, en même temps qu'il se préparait au grade de docteur en médecine, il s'adonnait à l'étude de la botanique. Remarqué par Desfontaines, il set chargé par lui, à vingt ans, de publier une Histoire
iposition
desplantes grasses (1799-1803). Choisi, en 1802, par Cuvier, pour le suppléer dans la chaire d'histoire naturelle du Collège de France, il prend, en 1804, le grade de « docteur en médecine • avec une thèse célèbre Sur lespropriétésmédicinales des plantes. Lamarck lui confie la rédaction de la 3» édition de la Flore française, dont il fait un ouvrage entièrementnouveau.En 1806, il avait été chargé par le ministre de Champaçny de relever, en cinq ans, 1 état de l'agriculture dans l'empire français ; les Rapports sur ses voyages botaniques et agronomiques (1813) forment une étude très complète de la géographie botanique et agricole de la France. Professeur de botanique aux facultés de Montpellier (1808), il y fait triompher les principes de la méthode naturelle inaugurée par de Jussieu, et'publie sa Théorie élémentatre de la botanique (1813), qu'il regardait comme la partie capitale de son œuvre entière. La théorie est fondée sur l'unité t ganique et considère les faits de soudure, d'à et de dégénérescence-des organes comme des moyens d'expliquer les aberrations qui s'écartent d'une symétrie normale. La seconde Restauration le décide à quitter la France pour sa ville natale, qui venait de s'agréger à la Confédération helvétique : il y trouve un accueil chaleureux de ses compatriotes, qui fondent pour lui une chaire d'histoire naturelle et un jardin botanique. Il fait paraître alors (1817) le premier volume d'un Système naturel des végétaux {Begni vegetabilis aystema naturale), immense ouvrage dans lequel il se proposait de dresser le catalogue complet de toutes les espèces connues, avec leurs variétés. Après la publication du second volume (1820), il restreint son œuvre et la transforme en un Prodrome {Pro~ dromus systematis naturalis regni vegetabilis), qn'û a laissé inachevé. Il a publié, entre temps, son Cours de botanique, en deux panies {Organographie végétale, im-. Physiologie végétale, 1832), et a exercé une influence considérable sur le développement des études botaniques, dont Genève devint le foyer pendant plusieurs années.
Candolle (Alphonse de), naturaliste suisse, fils du précédent, né à Paris en 1806, mort à Genève en 1893. Il succéda à son père dans sa chaire de botanique, à Genève, et continua le Prodrome (1824-1874), (^u'il arrêta aux dicotylédones, et auquel il donna un complément sous le nom de Monographie phanerogamarum (1878-1883). Il s'est occupé spécialement de sa Géographie botanique raisonnée (1855), ainsi que de l'Origine des plantes cultivées (1883). Il s'est attaché enfin à formuler les Lois de la nomenclature botanique (Congrès international de botanique de il a con
nomenclature botanique.
Candolle (Casimir de), botaniste suisse, fils du précédent, né à Genève en 1836, a publié d'importants travaux, tant sur la morphologie générale des végétaux [Considérations sur l'étude de la phyllotaxie, 1881), que sur leur anatomie [Anatomie comparée des feuilles chez les familles de dicotylédones), et leur physiologie (recherches diverses sur la germination, etc.).
CANDOLLÉE (do-lé — de Candolle, n. pr.) n. f. Genre de dilléniacées, comprenant des arbrisseaux qui croissent en Australie. (Ce nom s'applique encore, comme synonyme, aux genres mengiésie, niphobole, plagiochile, radulo et styhdie.)
CANDOLLELLE (do-lèV — de Candolle, n. pr. ) n. f. Genre de végétaux cryptogames némazoaires, correspondant aux genres bacillaire et diatome, mais qui n'a pas été adopté.
CaNDON, ville de l'Océanie espagnole (archipel des Philippines [île Luçon]) ; 18.000 hab. Filage et tissage de coton. Cette ville date de 1594.
CANDONA ou CANDONE n. f. Genre de crustacés ostracodes, famille des cypridés, caractérisés par l'absence de fascicules de soies aux antennes inférieures et d'appendice branchial aux pattes-mâchoires; leur œil est simple. Ils vivent dans l'eau, rampant dans la vase. L'espèce type est la candone blanche (candona candida); elle habite, ainsi que la candona reptans, les eaux douces des régions tempérées.
CandORIER ou CandOURIER (Jean), maire de La Rochelle, sous Charles V. U réussit à convaincre le chef de la garnison anglaise, Philippe Mancel, qu'il avait reçu du roi d'Angleterre une dépêche portant l'ordre de passer en revue la garnison en dehors de la citadelle. Dès que la citadelle fut dégarnie de ses défenseurs, une troupe de Rochelais prit position pour fermer le retour aux Anglais, qui furent obligés de mettre bas les armes. Du Guesclin vint ensuite prendre possession de la ville au nom du roi de France, qui récompensa Candorieren lui octroyantdes lettres de noblesse.
CaNDRA (se prononce Tchandra) n. m. La lune, et aussi le dieu de la lune, dans la religion hindoue. En tant que corps sidéral, la lune orne de son croissant la chevelure de Çiva. Elle est considérée comme le réservoir inépuisable de l'amrKa '(amrta), » liqueur d'immortalité, ambroisie », ou du soma, « liqueur de la libation ». Comme dieu, le rôle de Candra est bienfaisant, et il est représenté sous l'apparence d'un archer monté sur un char à trois roues, traîné par dix chevaux blancs.
Candra-BHÂla. Relig. ind. V. Tchandra-bhâla. CanDRAGDPTA (se prononce Tchandragoupta), roi do l'Inde, identifié au Sandracottos de Mégasthénès et d'Arrion, qui régna, de 315 à 291 avant notre ère, à Pâtalipoutra (la Palibolhra des Grecs), après avoir renversé, à la tête d'une bande de proscrits, le roi çoûdra détesté et méprisé, Mahâpadma Isanda. Il lutta avec succès contre Séleucus Nicator et le força à lui envoyer Mégasthénès pour traiter de la paix. U fut le fondateur de l'illustre dynastie Maurya, sous laquelle l'Inde atteignit l'apogée
CANDRAPRABHA — CANEVAS
do sa grandour pendant lo règne do son potit-flls, Aijoka 1(> iHMii'l. Il iraiiu ;ivi'<- la iiu'ino impartialité lo brahma-
,11 ,,, ' ], i iM, . ' I ■ '.'.M ithi TTi-' Son rôgno fournit
I , , I ,^ ,...!.! 1 I l(».'io indienne, et
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fuiulatour do la raco solaire. On dit (jue
pnait l'iii toises et qu'il vécut — - '"
Caniika-vamoa so prononce Tchandra-mmça), nom Ml I I. l'Inde qui prétondaient être les des-
: !i iii. Sorte do longue
Mcili-^, dus Porsos ot des
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- :i i-lj.iiro do plusieurs oiseaux